Et si je n’étais pas à ma place ?

J’ai commencé ce nouveau travail il y a bientôt 5 mois, je suis toujours en période d’essai, et il faut reconnaître que… cela se passe mal. Très mal je dirais même.

On est actuellement dans une période où il y a BEAUCOUP de travail (il faut travailler les soirs en rentrant chez soi et même parfois les week ends), et on subit beaucoup de pression car les délais sont courts. Cela laisse peu de temps pour se ressourcer, autant physiquement que mentalement. Et je commence à avoir du mal à tenir. Je sais malgré tout que je peux travailler beaucoup, que j’ai une forte capacité de travail, et j’accepte d’avoir à beaucoup travailler, ça fait partie du jeu, c’est une période dans l’année qui est comme ça. Même si cela me travaille beaucoup, car consacrer une très grande partie de sa vie ne fait pas partie de mes valeurs, loin de là… Très loin de là…

Mais ce que je n’accepte absolument pas, c’est de recevoir des remarques sèches de mon manager. C’est la première fois que j’exerce ce métier, et les études ne forment pas pour le faire. Il n’y a personne pour me former, mes collègues qui sont là depuis un an et quelques n’ont pas le temps de le faire, et mon manager non plus. Je me forme donc seule avec les travaux qui ont été faits il y a un an… Mais mon manager est très exigeant et je devrais être performante tout de suite. Or je ne le suis pas, car il faut du temps pour apprendre à s’organiser efficacement et pour apprendre à quoi et comment le faire tout simplement… Je ne suis donc pas du tout dans un contexte épanouissant. Je ne suis pas incitée à être en confiance et à évoluer dans un contexte serein…

Mais encore s’il n’y avait que ça… Je travaille en équipe, c’est à dire que l’on est toute la journée autour d’une table et que si l’on fait nos travaux dans notre coin, on est toujours ensemble. Je ne savais pas si cela allait me convenir, donc j’ai essayé. Et il s’avère que cela me plaît assez bien en fait. MAIS cela ne convient pas aux autres… Mes collègues ont du mal à travailler avec moi car je suis « trop renfermée, pas assez avenante ». Il est vrai que je suis dans ma bulle pour me concentrer. J’ai appris cette semaine qu’une collègue évitait de me parler car elle « ne supportait pas mes réponses », et donc en évitant de me parler, elle m’évite…  On m’a reproché de ne pas assez parler aux autres, de ne pas être assez ouverte avec les autres collègues de mon entreprise, avec lesquels je ne travaille jamais. Mais je ne suis pas à l’aise avec elles car je ne les connais pas, et mon travail me prend déjà beaucoup d’énergie, je suis déjà avec des collègues toute la journée, je n’ai pas envie en plus pendant les pauses d’utiliser mon énergie pour parler à des gens dont je m’en fiche… Mais c’est ce qu’on me demande. Je me pose alors la question, est-ce que je suis vraiment à ma place en travaillant dans une entreprise comme celle-ci?

Ces trois points font que beaucoup de choses se cumulent et que je ne suis pas bien au travail en ce moment (pas bien du tout). Je n’avais pas envie de partir car je suis contente de faire ça, c’est ce que je voulais faire, et je ne sais pas du tout ce que j’ai envie de faire sinon, et parce que si je pars, cela aura été un échec. C’est avouer que c’est un échec, et ce n’est pas évident. Mais les semaines passent, et je m’en fiche de plus en plus. La chose que je vois de plus en plus c’est que je serais beaucoup mieux loin de toutes ces pressions infernales, loin de ce contexte qui ne me convient pas… C’est peut être un échec, mais c’est une expérience que je suis très contente d’avoir vécu car elle m’a apporté beaucoup sur la connaissance de moi et parce qu’elle m’a permis d’expérimenter un métier… Même si elle m’a amené dans une ville que je ne connais pas, où je ne connais personne.

Je ne suis pas du tout encore partie, il faut que j’en discute avec mes responsables… et ce n’est pas rassurant. Mais je pense à un article du magazine Flow, qui dit qu’il faut savoir arrêter parfois de persévérer, que persévérer, c’est parfois s’enfoncer dans une voie qui ne nous convient pas, que parfois arrêter, dire stop, c’est être au début d’une nouvelle aventure qui apportera beaucoup plus et qui sera beaucoup plus épanouissante… Il faut seulement réussir à le faire, à franchir cet ultime obstacle…

Bienvenue 2017 !

(Oui je suis très très en retard, mais le voilà, il arrive)

Je n’avais pas encore fait d’article pour faire le bilan de 2016, mais je trouve ça intéressant de se retourner sur l’année écoulée. Surtout quand celle-ci a a priori été peu enrichissante…

2016, mon contrat d’apprentissage se finit enfin. Enfin fini les journées d’ennui, je vais enfin pouvoir me tourner vers mon avenir professionnel ! Je fais le choix de ne pas enchaîner directement sur un nouveau travail, histoire de me laisser le temps de réfléchir à ce que je veux faire et de me reposer suite à mes études intensives… (une très très très bonne idée vu le rythme que j’ai actuellement…) J’ai donc été au chômage pendant 9 mois, une période pendant laquelle je me suis recentrée sur moi, qui m’a permis d’apprendre à m’écouter et de trouver mon équilibre. J’ai appris à expérimenter vraiment la solitude.

Cette période ouvrait de nombreuses perspectives, comme voyager ou rencontrer du monde, mais paradoxalement c’est l’année où j’ai le moins voyagé et où je n’ai rencontré personne de nouveau. Je ne ressentais pas le besoin d’aller explorer le monde pour aller à ma rencontre. J’avais envie d’aller à ma rencontre dans ma vie quotidienne. D’expérimenter des activités que je n’avais précédemment pas le temps de faire… C’est ainsi que j’ai découvert le côté apaisant et positif de la création. Je me suis promenée, j’ai pris le temps de lire dehors, j’ai profité de mes amis, et c’était vraiment bien, j’étais contente de pouvoir passer du temps avec eux.

Pendant ce temps là, j’ai recherché un travail. Ca a été compliqué car je visais l’Allemagne mais mon ex me prenait la tête là dessus, et ça n’a pas simplifié les choses… J’ai malgré tout réussi à me libérer de son influence et j’ai candidaté dans une région de la France qui ne lui plaisait pas, car c’était trop loin pour lui, mais j’ai bien fait car cela a marché au final.

En parlant d’ex, j’ai été en couple pendant 8 mois. Et si au début tout était rose, tout était bien, je pensais avoir enfin trouvé une personne avec laquelle je pourrais avoir une relation saine et équilibrée… Et bien non. Je me suis rendue compte au bout de 2-3 mois qu’il était dépendant, et que ce n’était pas avec lui que j’aurais une relation épanouissante. Je n’ai pas réussi à le quitter plus tôt (peur de la solitude, culpabilité…), et sans lui ma période de chômage aurait été plus enrichissante. Mais cette relation m’a beaucoup appris sur moi-même car je me suis rendue compte que j’avais encore du travail à faire sur moi pour m’aimer. Elle m’a amené à me questionner une nouvelle fois sur les relations, et ce fut enrichissant. Cela a porté ses fruits notamment car je me suis enfin libérée de l’emprise de ce cher N. Ce fut un long chemin, mais j’y suis enfin arrivée…

Suite à cette relation, j’ai suivi un programme de méditation sur l’amour de soi, pendant 30 jours consécutifs. Cela m’a fait beaucoup de bien, cela m’a appris à relativiser mes pensées et à m’en détacher, et surtout cela m’a réellement appris les bienfaits de la méditation. Et je suis très heureuse d’avoir pu le découvrir car la méditation est salutaire dans mon travail actuellement…

La première partie de 2016 a été centrée sur moi, j’ai pu enfin prendre le temps de vivre. Et puis est arrivée la deuxième partie…

Nouvelle ville, nouveau travail, nouvel environnement… Que de changements. Je me suis refaite au rythme du travail, et ça n’a pas été facile car c’est un travail où l’on va chez les clients, on est en déplacement, on est très régulièrement confronté à des nouvelles choses, on a toutes les semaines des délais à tenir… Bref c’est un environnement assez stressant et particulier. J’ai donc consacré la deuxième partie de l’année à trouver mon équilibre malgré ce travail envahissant. Ca a pris du temps…

Je suis contente de faire ce travail actuellement, même si je suis toujours en période d’essai, et c’est loin d’être dit qu’elle va être confirmée… Mais je suis contente de vivre cette expérience. (Je ferai un article sur mon travail quand mon avenir professionnel sera plus assuré…)

J’ai aussi découvert une nouvelle ville. Encore une, à nouveau. Il m’a fallu du temps, pour accepter ce changement. Je m’y suis faite, et je suis contente d’être là. Mais mon travail étant un peu trop prenant, je n’ai pas encore eu l’occasion de rencontrer des gens là bas…

2016, ce fut une année enrichissante, pas forcément en expériences, mais plutôt en découvertes. Découverte de moi, découverte d’un autre équilibre de vie, découverte d’un nouveau travail, d’une nouvelle ville… L’enrichissement ne se fait pas forcément dans les grandes expériences, mais il se fait là où on souhaite le trouver, et c’est ce que j’ai fait en 2016.

Pour 2017, j’aimerais continuer sur cette lancée. Et passer de « me sentir bien avec moi-même » à m’ouvrir aux autres, me tourner vers les autres. Et faire en sorte que cela se passe bien à mon travail. Et continuer à trouver un équilibre malgré cette profession envahissante…

Source : Photo of a day - National Geographic - 2017, partons en voyage !
Source : Photo of a day – National Geographic – 2017, partons en voyage !

Les mécanismes de l’emprise

Même si j’ai arrêté de discuter avec N. dernièrement, j’ai encore du mal à être neutre vis à vis de lui. Je revis les mêmes choses que j’ai toujours vécues avec lui. Sauf que cette fois je ne veux pas que cette emprise et ce négatif reviennent dans ma vie. J’arrive donc à prendre du recul pour analyser et me rendre compte du pourquoi à chaque fois qu’on se parle il prend beaucoup trop de place dans ma vie et pourquoi je suis son emprise. Je remercie d’ailleurs Rozie qui m’a aidé à prendre la décision d’arrêter de discuter avec lui. Je me suis rendue compte que même si on sait très bien que non, ce n’est pas une bonne idée de discuter avec des gens comme ça, c’est bien plus difficile d’arrêter. Bien plus difficile… C’est donc important de ne pas rester isolée et de ne pas hésiter à en discuter avec des personnes de confiance qui pourront vous aider.

Voici donc certains mécanismes de l’emprise :

  • La solitude et le manque affectif te feront tomber dans ce piège : Ah oui, ça ils savent bien s’y prendre pour nous faire tomber dans leur piège… Avec des petits mots doux utilisés régulièrement (« ma belle », « ma toute belle », « princesse », des « tu m’es essentielle », et même des « je t’aime » (au tout début de nos rapports)), histoire de donner une sensation de proximité et de donner un sentiment d’être privilégiée. Et comme on manque d’amour, d’affection, que l’on se sent seule, c’est facile de tomber dans le piège de personnes qui a priori peuvent nous apporter l’affection dont on manque.
  • Le manque d’amour de toi et le manque de confiance en toi seront aussi des clés : quand on est contact avec une personne comme ça, elle prend toute la place dans notre vie. Il occupe toujours nos pensées, à nous faire réfléchir à ce que l’on pourrait faire pour que cela se passe bien, à si on a mal agi, à pourquoi il est plus froid, à ce que l’on pourrait faire pour attirer son attention, pour qu’il s’intéresse à nous… Et dans tout ça, on oublie de penser à nous, on se détourne de nous. C’est intéressant de se détourner de soi quand on n’a pas confiance en soi et que l’on ne s’aime pas. De plus, on peut penser que l’on ne mérite pas mieux qu’une personne comme ça, qu’une relation équilibrée et heureuse n’est pas pour nous…
  • Le mystère qu’il entretient te donnera envie de persister et d’en savoir plus : Même s’il ne s’intéresse pas vraiment à toi, il refuse de parler de lui. Il laisse passer quelques informations par ci, par là, mais sinon il refuse de dire ce qu’il fait, il refuse de dire quel est son travail, il refuse de dire beaucoup de choses. Et c’est frustrant. Très frustrant. Et cette frustration incite a continuer de lui parler, en espérant un jour percer le mystère. C’est difficile d’abandonner et d’accepter que, non, on n’en saura pas plus. J’ai trouvé dernièrement son profil Linkedin (et c’est justement pour ça que ça me soûle profondément d’avoir un profil Linkedin), et oh miracle, j’ai enfin pu découvrir quel était son travail. (et ce n’était pas du tout ce que je pensais) Et bizarrement, ça m’a apaisé d’en savoir (un peu) plus sur lui, et j’ai moins eu envie de discuter avec lui. C’est là que je me suis rendue compte que la frustration de ne pas pouvoir en savoir plus était un moyen de créer un piège et d’inciter à continuer à discuter.

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  • L’espoir que ça se passe mieux plus tard te donnera envie d’y croire, de l’aider, de chercher des solutions et de continuer : Bien sûr, comme la situation n’est pas satisfaisante, on imagine que cela ne peut que s’améliorer. On essaie de s’adapter à lui pour lui convenir, pour qu’il s’ouvre un peu plus à nous. Et ces personnes ont toujours des problèmes et cela sera une mission pour nous de les aider à les résoudre. Dans son cas, il n’a pas confiance en lui, et le développement personnel étant un sujet qui m’intéresse particulièrement, j’ai réfléchi à comment l’aider pour le soutenir, pour qu’il gagne confiance en lui…. Il est surdoué, et j’ai même lu un livre sur ce sujet pour mieux le comprendre, dans l’espoir d’améliorer nos rapports et de l’aider. (Quelle perte de temps) J’ai failli retomber dans ce piège dernièrement, l’espoir de l’aider et que cela aille mieux… C’est aussi un moyen de nous valoriser, de se dire que l’on aide quelqu’un. Parler avec une personne comme ça, c’est faire rentrer les « si » dans sa vie. « Si j’étais comme ça », « si je n’étais pas jalouse », « si je ne lui pose pas de questions »… Que de « si » qui induisent un espoir que cela peut se passer mieux plus tard, et qui sont très piégeants.
  • La culpabilité t’accompagnera : Ce qui m’a empêché de l’envoyer se faire foutre d’arrêter de lui parler en 2013, c’est la culpabilité. Culpabilité d’arrêter de lui parler, car il m’appréciait et je ne pouvais pas lui faire ça. (même si lui ne m’aurait probablement pas recontacté) Et c’est la culpabilité car il nous en veut, et on veut améliorer les choses, ou car si on était comme ça, et si on faisait ça, et s’il avait raison, alors tout se passerait bien. On culpabilise d’être comme on est et de lui faire du mal.
  • Cette personne ne te laissera pas indifférente et les moments très agréables seront une chaleur, un souvenir enthousiasmant : Nos six premiers mois de contacts avec N. ont été très intenses. On s’entendait très très très bien, on était très proches, on délirait bien tous les deux, il était généreux avec moi bref c’était une belle période. J’ai ressenti beaucoup de choses pour lui à ce moment là (était-ce de l’amour ? il était exclu que cela soit plus qu’amical entre nous, donc la question restera suspens), et tous ces moments positifs sont restés. Ils sont restés avec l’espoir que un jour peut être on redeviendra proches. C’est un souvenir positif qui fait croire que cette personne peut redevenir comme ça plus tard, et qui entretient la nostalgie. Je me suis prise une grosse claque de nostalgie dernièrement, en me souvenant de manière inattendue de la générosité dont il avait fait preuve envers moi. Ca m’a fait mal quand j’ai vu la distance qu’il y avait entre nous maintenant, et je me suis dit que c’était vraiment une quête inutile. Une période positive comme ça reste un piège, car elle entretient l’espoir, qu’un jour, cela sera bien à nouveau… Alors que pas du tout.

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Je me rends compte vraiment de tous ces pièges maintenant. Mais quand on est impliqué dans une telle relation, c’est difficile de prendre de la distance, et d’arriver à se dire que oui, on mérite tellement mieux que d’avoir tout ce négatif dans sa vie. Tellement mieux… Et même quand on le sait, c’est difficile de vraiment s’éloigner de personnes comme ça. Ca fait 9 ans que je le connais, et à chaque fois qu’on se reparle, je retombe dans le même piège, et actuellement j’ai du mal à être neutre vis à vis de lui. Donc restez loin des personnes comme lui, vous valez mieux que ça :)

Je vous invite à lire les blogs de Rozie et de Marie qui parlent aussi de ce sujet :)

Je me suis – enfin – libérée

Dernièrement, ce « cher » N. est revenu sur le forum sur lequel nous nous sommes rencontrés, et qui fait que depuis 9 ans, on n’a jamais pu perdre totalement contact. Il y a 3 ans, j’avais enfin réussi à le dégager de ma vie suite à un gros clash entre nous. Bref, je lui en voulais, il m’en voulait, on a arrêté de se parler, et on ne s’est plus croisé pendant presque 3 ans.

Et puis finalement, il est revenu… Et, ah, catastrophe, j’ai ressenti ce que j’ai toujours ressenti quand je le voyais sur le net (nos rapports sont uniquement virtuels, mais ça suffit pour créer une relation de dépendance) : une envie de lui parler, d’attirer son attention, enfin bref, il ne me laissait pas indifférente, impossible d’être neutre quand il est là. Et ça faisait quasiment 3 ans qu’on ne s’était pas du tout parlé… Et pourtant, tout m’est retombé dessus.

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Mais cette fois, c’était différent. Parce que depuis 2 ans et demi, je travaille sur moi pour me libérer de cette dépendance affective. Parce que j’ai beaucoup appris et progressé, et que c’était hors de question que je retombe dans mes travers des années précédentes. Parce que, par amour pour moi et par respect pour moi, je ne pouvais pas revenir en arrière. Je ne pouvais pas le faire. Donc on s’est vaguement parlé par posts interposés sur le forum, et ça s’est arrêté là. Je ne ressentais pas l’envie de lui parler en privé parce que la dernière année où nous nous sommes parlés a été usante et épuisante vis à vis de lui, je ne voulais surtout pas ressentir ce négatif. Et puis il n’a pas été correct envers moi, donc j’avais des raisons de lui en vouloir. Donc j’ai gardé mes distances.

Et un jour, il a abordé un sujet qui a de l’importance pour moi, et je l’ai contacté en privé. J’ai hésité pendant 3 jours, je me suis demandée si je ne faisais pas une erreur, si ça n’allait pas nous reconduire à une reprise de contact et à une relation de dépendance, comme ça avait toujours été le cas. Mais ça me tenait à coeur, donc je l’ai contacté. On a échangé quelques messages, et je me suis finalement rendue compte que, même si j’étais incapable d’être indifférente face à lui, je m’étais libérée de lui, de son emprise sur moi.

Je m’étais enfin libérée.

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Je ressens beaucoup plus de distance, et puis surtout, surtout, je sais que je ne veux pas revivre tout ce que j’ai vécu avec lui. C’était beaucoup trop de négatif, et je ne veux plus ressentir ce négatif dans ma vie. Je n’ai pas besoin de négatif ni de lui pour remplir ma vie. Je suis très heureuse sans lui, et je ne veux pas qu’il vienne pourrir ça.

Et je me suis rendue compte que, si moi j’avais évolué, lui ce n’était a priori pas le cas. Il s’est dévalorisé (« je suis un faible ») et victimisé dans nos échanges, et c’est là que je me suis rendue compte, que je ne voulais plus discuter avec lui. Je garde mes distances avec des personnes qui ont des mentalités similaires dans la vie, donc je ne voyais pas pourquoi, avec lui, je devais faire une exception. Et je refuse de la faire, cette exception.

Donc cher N., c’est avec grand plaisir que je t’annonce que je me suis enfin libérée de toi, que je ne ressens plus le besoin de t’avoir dans ma vie, et que j’en suis très heureuse.

D’ailleurs, je traîne une tendinite au coude droit depuis des années, et d’après le Dictionnaire des Malaises et des Maladies de Jacques Martel, elle peut être causée par ceci : « Comme j’ai tendance à oublier les leçons apprises dans le passé, je tends donc à refaire les mêmes erreurs. Je vis beaucoup de colère face à une situation et j’aurais envie de donner un coup de poing à quelqu’un, mais je me retiens. J’accepte de renoncer à mes vieilles idées et mes vieux patterns pour prendre la meilleure direction pour mon évolution. J’accepte aussi de laisser circuler l’amour dans les évènements qui se présentent à moi. »

Et cette fois, cher N., je choisis de ne pas reproduire les erreurs du passé, de m’apaiser et de ne pas recommencer…

Accueillir une nouvelle vi(ll)e

J’suis partie fin septembre, j’ai quitté cette ville dans laquelle je me sentais si bien, j’ai quitté mon appartement du 8e étage et sa belle vue, j’ai quitté mes amis avec lesquels je passe de si bons moments, j’suis partie, j’suis partie pour une nouvelle vie, une nouvelle ville.

J’suis arrivée là bas, et tout recommencer à zéro. Découvrir une nouvelle ville, découvrir ce nouvel environnement, tout réapprendre, devoir me réhabituer, construire de nouveaux repères, tout à reconstruire. Et puis faire le deuil de ce que j’ai quitté, cette ville dans laquelle je me sentais bien, dans laquelle je me plaisais, et qui me plaît plus que ma ville actuelle. Et puis faire le deuil de ces amitiés, on se verra toujours – bien sûr -, mais cela ne sera plus pareil, je ne serai plus là les week ends pour nos sorties.

J’suis arrivée là bas, et tout recommencer à zéro. Devoir rencontrer de nouvelles personnes, de nouvelles personnes avec lesquelles sympathiser pour faire des sorties ensemble. Trouver de nouvelles activités, devoir réinventer ses habitudes, faire le deuil de ce que l’on ne pourra plus faire – ces cours de danse dans cette école que j’aimais tant.

Beaucoup de chamboulements, beaucoup de bouleversements, se dire « et tout ça pour parler allemand, franchement quelle idée, si je n’avais pas eu cet intérêt au moins je serais restée là bas, dans cette ville, vers mes amis, vers ma famille. » Mais se sentir à sa place malgré tout, se dire que si je ne l’avais pas fait, je l’aurais regretté.

Premiers temps pas faciles, mais le temps passe, et puis les habitudes se font. Et puis l’acceptation arrive, l’apaisement, la joie des découvertes de choses qui nous réjouissent et qui nous plaisent. Les habitudes qui se font, et qui nous conviennent aussi.

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Même si être proche de quelqu’un me manque, même si avoir des personnes avec lesquelles sortir me manque, je prends mon mal en patience, je réfléchis à ce que je pourrais faire pour changer ça, et je comble mon week end pour en être satisfaite malgré tout.

Nouveau travail aussi. Nouveau rythme, découvrir ce travail intense… Apprendre à trouver son équilibre malgré les longues journées, malgré les multiples dossiers et tâches, malgré les déplacements, malgré les nuits à l’hôtel, malgré les nombreux et divers collègues rencontrés. S’habituer à ne pas avoir de routine, s’habituer à tous ces changements fréquents.

Mais être contente d’être ici, contente de vivre cette aventure et de tenter sa chance dans ce métier. Advienne que pourra par la suite… Pour le moment j’apprends à me sentir bien dans ce travail. Et puis, être contente d’avoir fait cette pause. Je n’aurais jamais pu tenir dans un travail tel que celui-ci après avoir fini mon alternance, et ce que j’ai appris pendant cette pause m’est très utile dans la construction de mon équilibre.

Bref, j’apprends à apprivoiser et à accueillir une nouvelle vi(ll)e, ça se fait petit à petit, j’avance doucement, doucement vers du mieux être…

Source : Photo of a day, National Geographic
Source : Photo of a day, National Geographic

Je suis en colère – sois une Lumière

Les évènements politiques de ces derniers mois ont montré une tendance à se refermer sur soi. Le Royaume Uni a choisi de sortir de l’Union Européenne, énormément de critiques sont faites sur les migrants, (entre autres choses), et dernièrement le point d’orgue : avec l’élection de Trump, c’est la victoire électorale du sexisme, du racisme, de l’homophobie, de l’islamophobie, de la xénophobie, du climato-scepticisme, du renfermement sur soi, du populisme, et tant d’autres choses encore…

Depuis plusieurs années, je travaille sur ces valeurs : respect de l’environnement (la terre et les animaux), tolérance, ouverture sur les autres, compréhension sans juger, bienveillance, aider les autres, apaisement, respect… Toutes ces valeurs qui sont reniées, notamment par l’élection aux Etats Unis, mais aussi bien sûr dans de nombreux autres pays.

Et cela me met en colère de voir que les gens, dans la majorité, vont plutôt dans l’autre sens : rejetons l’autre, dénigrons le, peu importe si ça lui fait du mal, et détruisons la planète, on s’en fout de toute façon. Je me sens impuissante, blessée de voir que les autres ne cherchent  pas à s’élever vers plus de lumière et de respect, bien au contraire.

Je ne sais pas quoi faire de cette colère pour le moment, mais une chose est sûre : elle me pousse à agir. Tout ce que je garde en moi depuis des années, tout ce que j’absorbe sur Internet, tout ce que je lis, tout ce que j’apprends, tout ce que je fais, mais que je garde pour moi, a envie de s’extérioriser. J’ai envie de m’exprimer, d’agir. J’ai envie d’inspirer les autres par mes actions, de leur montrer ce que je fais de positif pour les humains et pour l’environnement, de leur montrer comme cela apporte du positif, aux autres et à moi. J’ai envie de leur montrer aux autres que c’est possible d’être une Lumière, que c’est possible d’agir de manière positive.

Je ne pensais pas faire de bénévolat car mon nouveau travail est très intensif, mais je sens qu’il faut que je le fasse, qu’il faut que j’apporte du positif et que je ne peux pas rester uniquement centrée sur ma vie et mon bien-être. J’ai envie de leur montrer comme c’est mieux de faire le choix du positif et de l’ouverture aux autres et à l’environnement.

Et vous, que ressentez-vous ?

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PS : je n’ai bien sûr pas oublié mon blog, mais j’ai plutôt eu besoin de me recentrer sur moi  pour accepter et accueillir le mieux possible ma nouvelle vie. Cela se passe bien, je suis plutôt contente, et je reviens très vite avec un nouvel article :)

PPS : Merci à Marie Ribeill