Etre en forme malgré un rythme gourmand en énergie

Mon nouveau travail m’impose un rythme assez soutenu la semaine : j’ai des journées longues et chargées (et se forcer toute la journée à faire des choses qui n’ont aucun intérêt pour nous et qui ne nous stimulent pas consomme encore plus d’énergie que juste faire quelque chose qui nous intéresse ou nous plaît), et en plus de ça, je ne travaille pas dans la ville où j’habite donc je prends le train tous les jours et mon temps de transport assez significatif me fait rentrer assez tard chez moi et me prend aussi de l’énergie.

Donc depuis juin, je cherche à mettre en place des choses pour ne pas être dévorée par la fatigue et par mon travail. Je veux vivre la semaine, et pas juste travailler. Etre en couple ne simplifie pas forcément les choses aussi, il faut réussir à trouver un ajustement qui nous convient pour pouvoir se ressourcer suffisamment et rester en forme.

De plus, je me suis rendue compte que la fatigue a un impact énorme sur mon moral. C’est simple, quand je suis en forme, je supporte bien mon travail et je suis (plus ou moins) productive, et mon moral est bon, et quand je suis fatiguée, je ne suis pas productive, je ne supporte pas mon travail, et mon moral est mauvais. (Je parle de productivité parce que notre temps est facturé aux clients donc il faut tout le temps être productif.ve sinon on fait perdre de l’argent au cabinet)

Je voulais donc partager mes astuces avec vous pour avoir de l’énergie malgré tout :

Pour commencer, deux bases :

  • La première, vous vous en doutez, mais c’est la base de tout : dormir suffisamment.

Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais je vois tout de suite la différence entre une nuit où j’ai dormi suffisamment et une nuit où je me suis couchée trop tard ou que j’ai mal dormi.

  • La deuxième est liée au cycle féminin.

Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais selon la période de notre cycle (ovulation, règles…), notre corps n’a pas les mêmes besoins ni la même énergie. Pour résumer, il y a quatre périodes : (je me suis servie de l’article du site Le palais savant)

  • La semaine après ses règles : c’est une période de force physique, de confiance, et d’énergie dynamique, tournée vers l’inspiration (phase « vierge »)
  • L’ovulation : le rayonnement change, c’est un amour tourné vers les autres. On a envie d’aider ses amis, d’être là pour les autres, de soutenir et réconforter. C’est une période propice pour créer et nourrir ses projets
  • La période avant les règles : attention forte accumulation d’énergie qui doit sortir! Vous risquez de vous surprendre à dire ce que vous pensez avec dureté, et vous serez moins patiente pour les banalités ou la routine du quotidien.
  • Les règles : On est complètement tournées vers l’intérieur, plus de fatigue physique. On a beaucoup plus besoin de sommeil, si possible ralentissez le rythme.

Comme vous pouvez le constater, l’énergie diffère selon les semaines. Je n’avais pas conscience de cela avant, mais depuis que je fais ce travail, je me suis rendue compte qu’il y a des semaines où je suis plus fatiguée sans raison et d’autres où j’ai plus d’énergie sans raison.

C’est important de prendre conscience de ça, car les semaines où on a plus d’énergie, c’est mieux d’en profiter pour faire des choses, et les semaines où on est plus fatiguée, c’est important de prendre plus de temps pour soi pour se reposer et se ressourcer. Cela aide à mieux tenir.

Ensuite pour rentrer dans les détails :

  • Trouver son rythme :

Ce travail me faisait me lever plus tôt que n’importe quelle autre obligation que j’avais eu pendant ma vie. Et qui dit se lever plus tôt, dit se coucher plus tôt. J’ai donc essayé d’avancer mon heure de coucher pour pouvoir dormir suffisamment, et… ça a été difficile. Je n’aimais pas l’heure à laquelle je me couchais, et je n’aimais pas non plus l’heure à laquelle je me réveillais.

Et puis finalement, au bout de 3 mois, j’ai décidé d’arrêter de m’imposer ce rythme qui ne me convenait pas, et de prendre un train qui part 30 minutes plus tard et qui me fait arriver 10 minutes trop tard au travail. Mais je pars plus tard le soir pour compenser ou je prends sur ma pause déjeuner, donc mon temps de travail est respecté. Et je m’en porte beaucoup mieux. C’est juste 30 minutes, c’est rien, mais ces 30 minutes sont plus en adéquation avec mon rythme naturel de vie.

De plus, je ne suis pas du matin et je ne suis pas (du tout) productive à 8h30, alors que je le suis toujours à 18h, quand je dois partir (ce qui me frustre à chaque fois), donc ce rythme est plus intéressant par rapport à mon travail.

  • Ne pas s’obliger à faire des choses que l’on n’a pas envie (si on peut les éviter) :

Je ne peux donc pas rentrer chez moi le midi et je suis obligée de manger dans mon entreprise. Cependant, ce moment ne m’apporte rien de positif. J’apprécie mes collègues, mais on ne sait généralement pas quoi se dire pendant les repas de midi. Il y a des blancs, je ne me sens pas à l’aise, ça dure plus longtemps que ce que j’aimerais, bref je déteste ce contexte et il n’est donc pas du tout ressourçant pour moi. Cependant, on est une petite structure, et donc c’est plus difficile si on ne veut pas manger avec les autres.

Mais j’ai besoin de me ressourcer le midi, je préfère de loin lire un livre, donc je fais en sorte de ne pas aller au repas avec les autres. Je me dis que les autres qui peuvent rentrer chez elles, personne ne leur dit rien, elles ne sont pas moins intégrées pour autant, donc je m’en fiche. En été, je sors manger dehors, mais par cette saison, c’est plus difficile…

C’est un exemple de moment gourmand en énergie mais que l’on pourrait éviter pour garder son énergie pour soi.

  • Faire des pauses :

Alors non je ne parle pas de faire des longues pauses de 10-15 minutes régulièrement, puisque ce n’est bien sûr pas la politique de mon entreprise (le temps c’est de l’argent), mais de trouver le moyen de faire des pauses qui coupent vraiment de ce que l’on est en train de faire et qui permettent de s’aérer l’esprit.

Le magazine Flow en parle dans un article, ce qui repose c’est de chercher le contraste par rapport à ses activités habituelles. Pour cela, après avoir passé une heure et demie ou deux heures devant son ordinateur, cela fait du bien de se lever pour aller chercher un café, faire un tour aux toilettes, boire un coup…

Je me rends compte que cela me fatigue plus de passer 4h assise devant mon ordinateur sans ouvrir la bouche, que si j’ai discuté un peu avec des gens (des clients ou mes collègues) ou que je me suis levée un peu. La monotonie n’est pas reposante.

De plus, j’ai l’habitude de méditer tous les soirs 15 minutes avant de dormir, mais en ce moment j’ai envie de me coucher plus tôt, et la méditation ne m’arrangeait plus trop. La méditation a aussi pour effet de donner un coup de fouet, de redonner de l’énergie. Ainsi, les jours où j’étais fatiguée, j’ai médité pendant ma pause de midi. Je m’enferme dans les toilettes, et je médite. Prendre conscience de soi, de son corps est aussi un moyen de retrouver son énergie. Je me sens plus en forme et concentrée les après midi après avoir pris ce temps.

La sieste est aussi un moyen pour se reposer. Juste fermer les yeux pendant 5 minutes, s’isoler de toute stimulation extérieure permet de se reposer. Je le fais tout le temps quand je suis très fatiguée, et je me sens beaucoup mieux l’après midi.

  • Prendre du temps pour soi :

Je me suis particulièrement rendue compte de l’importance de ces moments en solitaire quand j’ai commencé à être en couple. Avant je passais toutes mes soirées ou presque seule la semaine, et cela me ressourçait de ces journées gourmandes en énergie. Maintenant ce n’est plus pareil, puisque je suis introvertie et que les soirées avec mon copain ne me permettent pas de me ressourcer autant que j’en aurais besoin.

Du coup, une fois par semaine je passe la soirée seule, et cela me fait beaucoup de bien. Je me rends compte que je suis beaucoup plus fatiguée ou irritable le jeudi quand je n’ai pas pu être seule le mercredi soir.

C’est important de faire des activités qui nous font du bien, qui nous ressourcent.

  • Ne pas tout reporter au week-end :

Avec un rythme intense la semaine, c’est naturellement tentant de ne faire aucune tâche ménagère ou aucune corvée les soirs. Cependant, il faut bien les faire un jour, et ce jour, c’est le week end. Mais le week end est précieux, puisque c’est ce moment qui nous permet de vraiment se reposer et de récupérer de la fatigue de la semaine.

Du coup, je me force à faire des tâches la semaine, même si cela prend sur mon temps de repos le soir. Mais savoir que faire cette tâche maintenant me libère du temps le week-end me réjouit, et me permet ainsi de plus me reposer à ce moment.

Bien sûr, si mon corps a besoin de se reposer, je me repose, ça attendra pour une autre fois!

Cependant, une activité qui est bien le week-end et qui permet de gagner plein de temps la semaine, c’est la cuisine. J’aime beaucoup cuisiner tous mes plats pour la semaine le week-end, comme ça le soir j’ai seulement à rentrer chez moi, et à faire réchauffer mon plat. Cela me fait gagner du temps et de l’énergie. Mais j’ai plus de mal à faire ceci depuis que je suis en couple, mais j’essaye de m’y atteler un peu.

  • Se booster (grâce à la nature) :

Quand on manque vraiment d’énergie, on peut se tourner vers des compléments. Prendre des vitamines fait du bien et donne un coup de boost à son corps. Le ginseng par exemple est une bonne aide.

La lithothérapie peut aider aussi. Le quartz est une pierre qui redonne de l’énergie. On peut l’utiliser de plusieurs façons. On peut prendre un bain d’élixir de quartz (j’aime bien ce nom, ça fait potion de sorcière) : pour cela, mettre les cristaux dans un verre d’eau la veille, et les laisser reposer toute la nuit pour que l’eau se charge en énergie. Le lendemain, faire couler un bain, et verser cet élixir dans l’eau. Se détendre dans son bain, et hop le lendemain vous serez plus énergique ! On peut aussi porter un cristal de quartz sur soi, la pierre vous transmettra ainsi son énergie toute la journée. Pour la recharger, il faut la mettre dans une géode ou la laisser au soleil.

Je n’ai pas encore testé les huiles essentielles, mais je pense le faire.

  • Faire des activités la semaine (si on a l’énergie pour) :

Avec un rythme intense, il est tentant de ne rien faire la semaine. Cependant, c’est frustrant pour le mental. Et avoir un bon mental permet d’avoir plus d’énergie. Ainsi, je me force parfois à faire une activité dans la semaine. Ainsi je suis allée à une soirée organisée dans un restaurant avec On va sortir (c’est là que j’ai rencontré mon copain), cela me permet ainsi de rencontrer du monde, de me changer les idées, et de changer ma routine.

Mais j’écoute mon corps aussi. Cette soirée me prend pas mal d’énergie (team introvertie), et donc je n’y vais pas souvent. De plus, j’avais essayé d’aller à un cours de danse le mercredi soir, mais c’était trop la course ce soir là, cela m’énervait et me stressait et je n’en retirais rien de positif malgré mon amour de cette activité, donc j’ai arrêté. Je fais une activité sportive le week end, et j’en profite bien plus. C’est aussi un moyen de me ressourcer, cela me détend et je me sens mieux et bien plus d’attaque pour reprendre la semaine.

 

Pour conclure, je dirais que le plus important, c’est de s’écouter. Et de ne pas se laisser entraîner dans ce rythme travail-fatigue sans chercher à prendre du recul et à trouver des solutions pour le vivre mieux.

(Ma fatigue est toujours plus ou moins présente selon les semaines, il y a toujours certains jours où je suis fatiguée, mais j’essaie de faire du mieux possible)

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Je m’ennuie (passionnément) au travail

Depuis juin, j’ai un nouveau travail et le moins que l’on puisse dire c’est que ce travail ne me passionne pas du tout, loin de là, et même pire il m’ennuie. Peu importe à quel point mes journées sont remplies, je m’ennuie. Je m’ennuie 8 heures voire 9 heures par jour parce que mes tâches ne m’intéressent et ne me stimulent absolument pas.

L’année dernière, je quittais un CDI sans objectif professionnel derrière parce que les conditions de ce job étaient beaucoup trop intenses et ne me convenaient pas du tout. Je me suis retrouvée face à cette magnifique question que je me pose régulièrement depuis que j’ai mon bac « Quel poste me conviendrait? »

J’ai un Master et grâce à des alternances, j’ai pu avoir différentes expériences professionnelles. Aucune ne m’a plu à 100%, j’ai toujours fini ces alternances en m’ennuyant prodigieusement. Je savais donc ce que je ne voulais pas faire, mais je ne savais toujours pas ce que je voulais faire.

Il y avait encore un contexte professionnel que je n’avais pas encore essayé, et je pensais que cela pouvait me convenir parce qu’il m’offrait de la diversité, des tâches variées et des contacts avec les clients. C’est exactement ce que je recherchais. Quelle chance, l’entretien a marché et me voici embauchée.

Je me suis donc retrouvée à un poste que j’ai toujours dit pendant mes études que je ne ferai jamais. Tu entends JAMAIS. Mais le reste n’avait pas fonctionné, donc j’ai voulu tenter. Le problème c’est que je n’avais pas encore d’expérience dans ce type de structure, et donc j’ai commencé au bas de l’échelle. J’exerce actuellement un poste niveau bac +2 maximum alors que j’ai un Master. Quasiment toutes mes connaissances acquises pendant ce Master me sont inutiles. J’exécute des tâches répétitives qui demandent très peu de réflexion toute la journée. Je fais aussi des tâches administratives. Toute la journée. 8h par jour. 5 jours par semaine.

Et je m’ennuie. Je m’ennuie.

De plus, j’ai finalement peu de contacts avec les clients. Un peu mais pas trop. Et mes collègues et moi sommes chacune face à notre ordinateur toute la journée, avec peu de contacts. De plus, je travaille dans une structure où notre temps est facturé aux clients. C’est à dire que notre temps, c’est de l’argent. C’est à dire qu’il faut se dépêcher en permanence et qu’il y a beaucoup de pression. C’est à dire que je dois me dépêcher pour faire des tâches qui ne m’intéressent et ne me stimulent pas.

Autant dire que je ne m’épanouis pas du tout à mon poste, bien au contraire. J’ai accepté ce poste dans l’espoir de gagner en expérience pour faire des tâches plus intéressantes. Mais actuellement je ne suis plus sûre que les tâches que je pourrai faire plus tard m’intéresseront vraiment.

Pourquoi je reste à ce poste du coup? Parce que je ne sais pas quoi faire. Je n’ai strictement aucune idée du poste qui me conviendrait. J’aime bien mon domaine d’études mais je déteste la façon dont c’est appliqué dans le monde du travail. Ce qui pourrait me convenir demande un fort investissement et je refuse de passer ma vie à travailler. Vraiment. Je n’ai pas envie de tenter ailleurs parce que j’ai déjà fait plusieurs expériences pro et que pour le moment je ne veux pas prendre le risque de m’ennuyer encore à nouveau. Et c’est usant de toujours changer, la stabilité fait du bien aussi.

Je ne veux plus rechercher un poste dans mon domaine d’études. Je réfléchis à un autre projet professionnel, mais je ne sais pas trop quoi encore.

Je suis incapable d’être enthousiaste de mon poste. Quand on me demande si ça va au travail, je réponds d’un ton neutre voire blasé « Oui ça va, rien de spécial ». Je n’aime pas parler de mon job. Les seules choses positives dans mes journées, ce sont les podcasts que j’écoute. Au moins j’apprends des choses et au moins mon cerveau est stimulé.

Je m’ennuie au travail et cela commence à me peser. Je me reconnais moins car avant je me réjouissais des petits détails et des petites découvertes qui embellissent et émerveillent le quotidien. Avant j’étais positive, maintenant j’ai du mal à l’être. Je ne veux pas que mon travail me déprime, il faut donc que je change mon état d’esprit pour retrouver celle que j’étais avant. Je ne veux pas me perdre.

Je m’ennuie passionnément au travail, et cela me pèse.

En vrac

J’avais envie de mettre à jour mon blog sur ma situation actuelle, mais je n’ai pas de quoi faire un article entier sur un thème, donc voici des nouvelles diverses et variées sur ma vie actuelle :

Vue sur la plaine d’Alsace featuring les Alpes en arrière plan (peu visibles malheureusement…)
  • Je suis en Alsace depuis 8 mois, et je suis contente d’être dans une nouvelle région. Je me rends de plus en plus compte qu’habiter dans une nouvelle région, ce n’est pas seulement découvrir une nouvelle ville, c’est découvrir tout un nouvel environnement. Je ne savais rien (ou presque) de l’Alsace avant d’arriver ici, je n’avais aucun point de repère, et j’ai donc tout à découvrir. Apprendre à me repérer à Mulhouse et dans sa périphérie, apprendre les villes et villages qu’il y a dans les alentours, apprendre la géographie de la région, les endroits à fréquenter dans la ville… Et puis surtout je n’ai pas grandi ici, donc je n’ai pas de souvenirs que les autres ont. Si j’entends parler de collège ou lycée, cela ne m’évoque rien, car ce n’est pas ici que j’ai fait ma scolarité. Bref, je ne connais rien à cette région, j’ai tout à apprendre, c’est un peu déstabilisant de se retrouver dans un univers plutôt inconnu, et j’aime beaucoup en fait.

  • Je ne suis pas partie en Allemagne comme j’avais le projet de le faire après mes études, et ce n’est pas prêt de se réaliser avant quelques années. J’aurais eu l’opportunité de le faire là, puisque je me suis retrouvée sans engagement après avoir quitté mon ancien travail, mais je n’avais ni l’énergie ni le moral pour me retaper ENCORE un déménagement, ENCORE un nouvel endroit à découvrir. Donc je n’ai pas cherché à partir, à aller ailleurs en recherchant un autre travail. Cela met donc mon projet de vie à l’étranger entre parenthèses pendant quelques années, mais en fait je l’accepte plutôt bien. Je l’accepte parce que je suis malgré tout dans un environnement relativement germanophone, puisque l’Allemagne et la Suisse sont à moins de 30 minutes de Mulhouse, et franchement j’apprécie énormément ça, de pouvoir aller aussi facilement dans ces deux pays. Et puis, je peux écouter la radio allemande dans ma voiture, et rien que ça, c’est le kif absolu.

Vue sur les Vosges depuis le Hartmannswillerkopf, un champ de combat de la première guerre mondiale, où les tranchées et fils de barbelé sont encore visibles!
  • Et en plus, j’ai finalement retrouvé un travail ! Et c’est un travail dans un cabinet qui travaille avec des clients allemands et suisses, donc je vais utiliser l’allemand dans mon métier, et je suis ravie car c’était mon objectif ! C’est pour cela que j’ai déménagé en Alsace, et je suis contente que ce projet ait porté ses fruits. Je suis vraiment contente d’avoir trouvé ce poste, même si je vais faire des tâches que je n’ai jamais vraiment apprécié dans mes anciennes expériences… Mais là le contexte sera différent, c’est un poste qui m’ouvrira des opportunités d’avenir intéressantes, et je serai dans un contexte germanophone. Je me suis rendue compte que je ne pouvais pas exercer tout de suite le métier qui m’intéressait vraiment, qu’il fallait que je commence par la base, et ce poste va me permettre de le faire. J’ai beaucoup, beaucoup, réfléchi pendant ma période de recherche d’emploi, et j’ai eu un déclic en lisant cette phrase : « La liberté n’est pas de faire ce que tu aimes, mais d’aimer ce que tu fais. » Cette phrase est discutable, mais elle m’a parlé. Et je me suis rendue compte que je pouvais accepter de faire des tâches que j’aimais moins, mais qui avaient un sens dans un contexte plus global. Donc je vais voir comment je vais vivre ce poste, si je me trompe totalement ou pas…

  • Je suis donc dans une nouvelle ville, et qui dit nouvel environnement, dit réseau à reconstruire… Je ne connais personne ici… J’ai sympathisé avec une ancienne collègue, mais c’est une stagiaire qui part dans deux semaines, donc bon… Donc je suis tout à fait seule à Mulhouse. Et vous savez quoi, je le vis plutôt bien en fait. L’année dernière, j’ai été au chômage aussi, et j’avais très peur de me retrouver toute seule toute la journée sans avoir personne à qui parler. C’est pour ça que j’étais contente d’être en couple, et que j’ai eu du mal à accepter de quitter mon ex. Et ironie de la vie, cette année je me suis retrouvée au chômage, et j’étais célibataire ET EN PLUS j’étais dans une vie où je ne connaissais personne ! Et pourtant, je l’ai très bien vécu. Je me suis rendue compte que les peurs n’étaient parfois que des peurs… Je ne sais pas trop encore comment je vais sympathiser avec des gens… Je fais des sorties organisées sur le site On va sortir, j’aime beaucoup, mais je ne sais pas si cela va me permettre de sympathiser avec du monde. On verra, mais bizarrement je suis plutôt sereine et en confiance, je sais que les choses vont bouger petit à petit, même si ça risque de prendre du temps…

Coucher de soleil sur les cigognes d’Alsace 🙂
  • Je me rends compte aussi, quasiment un an après la rupture avec mon ex, que je n’ai toujours aucune envie d’être en couple, et que je n’ai même aucune envie de me faire approcher par un mec. Je me braque si un mec m’approche, a envie de plus me connaître, parce que ma dernière relation a été en fait assez éprouvante. Mon dernier mec essayait d’aller à l’encontre de ce que j’étais, et je n’ai pas envie de revivre ça, de prendre le risque de revivre ça. De devoir lutter en permanence pour affirmer qui je suis, de devoir accepter des choses que je ne fais pas seule… Enfin bref j’ai un bel équilibre seule dans ma vie, et je n’ai pas envie qu’il soit brisé par une intervention extérieure. Donc bref, cela passera quand je ferai une rencontre qui me donnera envie de le briser, mais je me braque très facilement pour le moment.

  • Et j’en ai écrit pas mal pour le moment, donc je vais m’arrêter là 🙂

Bien vivre * un travail (trop) intensif

* L’expression correcte serait plutôt « Vivre le mieux possible un travail (trop) intensif. »

La période très intensive est passée à mon travail, et je voulais partager avec vous ce qui m’a aidé à la vivre la mieux possible. Je ne peux pas dire que je l’ai bien vécue puisqu’elle m’a dégoûtée de mon travail, mais j’ai essayé de la vivre le mieux possible.

Cette période intense a duré 2 mois et demi environ. Par période intensive, j’entends longues journées + travail le soir en rentrant chez soi + le week end, + des délais courts à tenir et donc beaucoup de stress, de pression + subir régulièrement des remarques de ses supérieurs parce qu’on a oublié ou mal fait quelque chose (quand on débute et que l’on doit tout faire dans l’urgence, ce n’est pas évident de tout bien faire). (c’est juste pour expliquer la situation dans laquelle j’étais)

Mon travail est assez stressant car j’ai des nouvelles missions toutes les semaines, c’est à dire que je me déplace dans une nouvelle entreprise toutes les semaines, donc je suis dans de nouveaux endroits très régulièrement et mes interlocuteurs sont toujours différents. Cet inconnu entraîne du stress. De plus, on a beaucoup de choses à faire, et peu de temps pour le faire, et on a beaucoup de pression. Pour lutter contre ce stress, j’ai médité. Et c’est vraiment la méditation qui m’a été le plus salutaire. Je n’avais jamais médité régulièrement lorsque je travaillais, mais là je me suis forcée à le faire, et cela m’a fait beaucoup de bien. Je médite le soir juste avant de dormir car c’est cet horaire qui me convient le mieux. On peut aussi le faire le matin, mais l’avantage du soir c’est que cela permet de faire une coupure entre la journée de travail et le sommeil. Cela permet de se vider la tête  et ça fait vraiment du bien. Seulement lire ne m’apportait pas ce bienfait. Cela me permet de déstresser et aussi de me recentrer sur le moment présent. J’avais tendance à m’inquiéter sur comment telle nouvelle mission allait se passer ou sur comment j’allais bien pouvoir faire telle tâche, et le fait de méditer m’a rappelé que cela ne servait à rien de m’inquiéter pour quelque chose qui ne se déroulait pas maintenant et que c’était plus bénéfique de penser à maintenant. Je médite maintenant tous les soirs de semaine, et je suis vraiment vraiment beaucoup moins stressée. Cela permet aussi de prendre du temps pour toi, et de se reconnecter à soi. De prendre conscience que l’on est, que l’on est toujours présente et que l’on existe malgré le travail. Et ça fait vraiment, vraiment beaucoup de bien…

C’est d’ailleurs important de prendre du temps pour soi, de se préserver. Même si on a peu de temps, c’est vraiment important de s’aérer l’esprit et de ne pas tout le temps penser travail. De plus, penser autant au travail est nuisible à la concentration. Donc parlez avec vos proches, coloriez, lisez, allez vous promener, bref changez vous les idées. (ça me fait penser à une citation qui dit « Si vous n’avez pas le temps de méditer 15 minutes, alors méditez 30 minutes »)

Faire du sport et se dépenser fait vraiment beaucoup de bien aussi. Au moins deux fois par semaine, j’allais me promener le long de la grande rivière de ma ville, et marcher et entendre les bruits de la nature, l’eau qui s’écoule, les oiseaux qui chantent, m’apaisait beaucoup. J’aimais beaucoup voir mes amis les canards et les ragondins ici. Et cela permet aussi d’évacuer sa frustration, ses tensions, tout son ressenti negatif. J’ai pris l’habitude de le faire car rester assise pendant plus de 10h derrière un ordi est frustrant, j’avais besoin de depenser mon énergie. Et donc même un vendredi soir à 21h où il faisait -7°, je suis allée marcher et cela m’a bien apaisé…

Je faisais du sport le week end aussi, j’ai trouvé un club de course d’orientation qui fait des cours tous les samedi après midi. Pour moi qui ne suis pas disponible en semaine et qui n’aime pas me lever le samedi matin, c’était parfait. Et courir dans la nature me faisait beaucoup de bien, après une semaine enfermée dans des bureaux (surtout que parfois j’étais coincée entre l’entreprise et l’hotel et que je ne pouvais pas du tout marcher de la semaine).

J’ai ensuite suffisamment dormi. Et même si ma collègue soutient que c’est une question de volonté de travailler tard et de dormir moins, je soutiens que non, il est essentiel de dormir suffisamment pour avoir un bon moral et pour avoir une bonne capacité de concentration. Il faut prendre soin de soi le plus possible.

Cela passe aussi par l’alimentation. Si manger est un moyen acceptable de passer sa frustration lors de périodes intenses, il faut aussi manger équilibré à côté pour pouvoir donner du bon carburant à notre corps. Et donc même si c’est restaurant midi (et soir), cela fait du bien à notre corps de prendre des aliments qui lui apportent de la bonne énergie. (d’ailleurs parenthèse hors sujet : c’est possible de manger végétarien même en mangeant dans des restaurants différents tous les jours) (végétalien c’est beaucoup plus compliqué par contre)

Il est ensuite important, très important, d’être entourée et de pouvoir s’exprimer. J’ai beaucoup parlé à mes proches pendant cette période, j’ai dit ce qui m’énervait, ce que je vivais mal, et cela m’a fait du bien, de parler mais aussi d’être soutenue. Je discutais aussi avec d’autres personnes qui me changeaient simplement les idées et qui me faisaient sourire, ce qui était précieux lors de cette période là. (oui discuter sur Fb pendant le travail c’est pas bien, mais cela me faisait tellement de bien au moral)

Échanger avec ses collègues et se soutenir est aussi intéressant, mais je n’ai pas vraiment eu l’occasion d’expérimenter cette situation. (une de mes collègues a même plutôt compliqué la situation pour moi)

Être indulgente envers soi est aussi important : nous ne sommes pas des robots, nous ne pouvons pas travailler 24h/24h, et si on ne peut plus, et bien on ne peut plus. On fait le maximum lors de périodes similaires, c’est déjà éprouvant, donc inutile d’en rajouter encore en nous mettant la pression et en étant critique de manière négative envers nous. Oui on peut craquer, oui on peut ne plus en pouvoir, oui on peut être fatiguée et ne plus réussir à travailler, oui on peut ne pas être une super héroïne/un super héros, et c’est normal.

Ainsi, tous ces moyens en place m’ont permis de vivre le mieux possible cette période trop intense. Bien sûr cela n’a pas été facile, loin de là. Il m’est arrivé de pleurer, de ne plus en pouvoir, mais grâce à ces solutions, j’ai réussi à tenir jusqu’au bout de mon contrat, qui se finit mardi.

Et vous, qu’est ce qui vous aide quand vous avez trop de travail?

Et si je n’étais pas à ma place ?

J’ai commencé ce nouveau travail il y a bientôt 5 mois, je suis toujours en période d’essai, et il faut reconnaître que… cela se passe mal. Très mal je dirais même.

On est actuellement dans une période où il y a BEAUCOUP de travail (il faut travailler les soirs en rentrant chez soi et même parfois les week ends), et on subit beaucoup de pression car les délais sont courts. Cela laisse peu de temps pour se ressourcer, autant physiquement que mentalement. Et je commence à avoir du mal à tenir. Je sais malgré tout que je peux travailler beaucoup, que j’ai une forte capacité de travail, et j’accepte d’avoir à beaucoup travailler, ça fait partie du jeu, c’est une période dans l’année qui est comme ça. Même si cela me travaille beaucoup, car consacrer une très grande partie de sa vie ne fait pas partie de mes valeurs, loin de là… Très loin de là…

Mais ce que je n’accepte absolument pas, c’est de recevoir des remarques sèches de mon manager. C’est la première fois que j’exerce ce métier, et les études ne forment pas pour le faire. Il n’y a personne pour me former, mes collègues qui sont là depuis un an et quelques n’ont pas le temps de le faire, et mon manager non plus. Je me forme donc seule avec les travaux qui ont été faits il y a un an… Mais mon manager est très exigeant et je devrais être performante tout de suite. Or je ne le suis pas, car il faut du temps pour apprendre à s’organiser efficacement et pour apprendre à quoi et comment le faire tout simplement… Je ne suis donc pas du tout dans un contexte épanouissant. Je ne suis pas incitée à être en confiance et à évoluer dans un contexte serein…

Mais encore s’il n’y avait que ça… Je travaille en équipe, c’est à dire que l’on est toute la journée autour d’une table et que si l’on fait nos travaux dans notre coin, on est toujours ensemble. Je ne savais pas si cela allait me convenir, donc j’ai essayé. Et il s’avère que cela me plaît assez bien en fait. MAIS cela ne convient pas aux autres… Mes collègues ont du mal à travailler avec moi car je suis « trop renfermée, pas assez avenante ». Il est vrai que je suis dans ma bulle pour me concentrer. J’ai appris cette semaine qu’une collègue évitait de me parler car elle « ne supportait pas mes réponses », et donc en évitant de me parler, elle m’évite…  On m’a reproché de ne pas assez parler aux autres, de ne pas être assez ouverte avec les autres collègues de mon entreprise, avec lesquels je ne travaille jamais. Mais je ne suis pas à l’aise avec elles car je ne les connais pas, et mon travail me prend déjà beaucoup d’énergie, je suis déjà avec des collègues toute la journée, je n’ai pas envie en plus pendant les pauses d’utiliser mon énergie pour parler à des gens dont je m’en fiche… Mais c’est ce qu’on me demande. Je me pose alors la question, est-ce que je suis vraiment à ma place en travaillant dans une entreprise comme celle-ci?

Ces trois points font que beaucoup de choses se cumulent et que je ne suis pas bien au travail en ce moment (pas bien du tout). Je n’avais pas envie de partir car je suis contente de faire ça, c’est ce que je voulais faire, et je ne sais pas du tout ce que j’ai envie de faire sinon, et parce que si je pars, cela aura été un échec. C’est avouer que c’est un échec, et ce n’est pas évident. Mais les semaines passent, et je m’en fiche de plus en plus. La chose que je vois de plus en plus c’est que je serais beaucoup mieux loin de toutes ces pressions infernales, loin de ce contexte qui ne me convient pas… C’est peut être un échec, mais c’est une expérience que je suis très contente d’avoir vécu car elle m’a apporté beaucoup sur la connaissance de moi et parce qu’elle m’a permis d’expérimenter un métier… Même si elle m’a amené dans une ville que je ne connais pas, où je ne connais personne.

Je ne suis pas du tout encore partie, il faut que j’en discute avec mes responsables… et ce n’est pas rassurant. Mais je pense à un article du magazine Flow, qui dit qu’il faut savoir arrêter parfois de persévérer, que persévérer, c’est parfois s’enfoncer dans une voie qui ne nous convient pas, que parfois arrêter, dire stop, c’est être au début d’une nouvelle aventure qui apportera beaucoup plus et qui sera beaucoup plus épanouissante… Il faut seulement réussir à le faire, à franchir cet ultime obstacle…

Accueillir une nouvelle vi(ll)e

J’suis partie fin septembre, j’ai quitté cette ville dans laquelle je me sentais si bien, j’ai quitté mon appartement du 8e étage et sa belle vue, j’ai quitté mes amis avec lesquels je passe de si bons moments, j’suis partie, j’suis partie pour une nouvelle vie, une nouvelle ville.

J’suis arrivée là bas, et tout recommencer à zéro. Découvrir une nouvelle ville, découvrir ce nouvel environnement, tout réapprendre, devoir me réhabituer, construire de nouveaux repères, tout à reconstruire. Et puis faire le deuil de ce que j’ai quitté, cette ville dans laquelle je me sentais bien, dans laquelle je me plaisais, et qui me plaît plus que ma ville actuelle. Et puis faire le deuil de ces amitiés, on se verra toujours – bien sûr -, mais cela ne sera plus pareil, je ne serai plus là les week ends pour nos sorties.

J’suis arrivée là bas, et tout recommencer à zéro. Devoir rencontrer de nouvelles personnes, de nouvelles personnes avec lesquelles sympathiser pour faire des sorties ensemble. Trouver de nouvelles activités, devoir réinventer ses habitudes, faire le deuil de ce que l’on ne pourra plus faire – ces cours de danse dans cette école que j’aimais tant.

Beaucoup de chamboulements, beaucoup de bouleversements, se dire « et tout ça pour parler allemand, franchement quelle idée, si je n’avais pas eu cet intérêt au moins je serais restée là bas, dans cette ville, vers mes amis, vers ma famille. » Mais se sentir à sa place malgré tout, se dire que si je ne l’avais pas fait, je l’aurais regretté.

Premiers temps pas faciles, mais le temps passe, et puis les habitudes se font. Et puis l’acceptation arrive, l’apaisement, la joie des découvertes de choses qui nous réjouissent et qui nous plaisent. Les habitudes qui se font, et qui nous conviennent aussi.

arabian-oryx

Même si être proche de quelqu’un me manque, même si avoir des personnes avec lesquelles sortir me manque, je prends mon mal en patience, je réfléchis à ce que je pourrais faire pour changer ça, et je comble mon week end pour en être satisfaite malgré tout.

Nouveau travail aussi. Nouveau rythme, découvrir ce travail intense… Apprendre à trouver son équilibre malgré les longues journées, malgré les multiples dossiers et tâches, malgré les déplacements, malgré les nuits à l’hôtel, malgré les nombreux et divers collègues rencontrés. S’habituer à ne pas avoir de routine, s’habituer à tous ces changements fréquents.

Mais être contente d’être ici, contente de vivre cette aventure et de tenter sa chance dans ce métier. Advienne que pourra par la suite… Pour le moment j’apprends à me sentir bien dans ce travail. Et puis, être contente d’avoir fait cette pause. Je n’aurais jamais pu tenir dans un travail tel que celui-ci après avoir fini mon alternance, et ce que j’ai appris pendant cette pause m’est très utile dans la construction de mon équilibre.

Bref, j’apprends à apprivoiser et à accueillir une nouvelle vi(ll)e, ça se fait petit à petit, j’avance doucement, doucement vers du mieux être…

Source : Photo of a day, National Geographic
Source : Photo of a day, National Geographic