En vrac

J’avais envie de mettre à jour mon blog sur ma situation actuelle, mais je n’ai pas de quoi faire un article entier sur un thème, donc voici des nouvelles diverses et variées sur ma vie actuelle :

Vue sur la plaine d’Alsace featuring les Alpes en arrière plan (peu visibles malheureusement…)
  • Je suis en Alsace depuis 8 mois, et je suis contente d’être dans une nouvelle région. Je me rends de plus en plus compte qu’habiter dans une nouvelle région, ce n’est pas seulement découvrir une nouvelle ville, c’est découvrir tout un nouvel environnement. Je ne savais rien (ou presque) de l’Alsace avant d’arriver ici, je n’avais aucun point de repère, et j’ai donc tout à découvrir. Apprendre à me repérer à Mulhouse et dans sa périphérie, apprendre les villes et villages qu’il y a dans les alentours, apprendre la géographie de la région, les endroits à fréquenter dans la ville… Et puis surtout je n’ai pas grandi ici, donc je n’ai pas de souvenirs que les autres ont. Si j’entends parler de collège ou lycée, cela ne m’évoque rien, car ce n’est pas ici que j’ai fait ma scolarité. Bref, je ne connais rien à cette région, j’ai tout à apprendre, c’est un peu déstabilisant de se retrouver dans un univers plutôt inconnu, et j’aime beaucoup en fait.

  • Je ne suis pas partie en Allemagne comme j’avais le projet de le faire après mes études, et ce n’est pas prêt de se réaliser avant quelques années. J’aurais eu l’opportunité de le faire là, puisque je me suis retrouvée sans engagement après avoir quitté mon ancien travail, mais je n’avais ni l’énergie ni le moral pour me retaper ENCORE un déménagement, ENCORE un nouvel endroit à découvrir. Donc je n’ai pas cherché à partir, à aller ailleurs en recherchant un autre travail. Cela met donc mon projet de vie à l’étranger entre parenthèses pendant quelques années, mais en fait je l’accepte plutôt bien. Je l’accepte parce que je suis malgré tout dans un environnement relativement germanophone, puisque l’Allemagne et la Suisse sont à moins de 30 minutes de Mulhouse, et franchement j’apprécie énormément ça, de pouvoir aller aussi facilement dans ces deux pays. Et puis, je peux écouter la radio allemande dans ma voiture, et rien que ça, c’est le kif absolu.

Vue sur les Vosges depuis le Hartmannswillerkopf, un champ de combat de la première guerre mondiale, où les tranchées et fils de barbelé sont encore visibles!
  • Et en plus, j’ai finalement retrouvé un travail ! Et c’est un travail dans un cabinet qui travaille avec des clients allemands et suisses, donc je vais utiliser l’allemand dans mon métier, et je suis ravie car c’était mon objectif ! C’est pour cela que j’ai déménagé en Alsace, et je suis contente que ce projet ait porté ses fruits. Je suis vraiment contente d’avoir trouvé ce poste, même si je vais faire des tâches que je n’ai jamais vraiment apprécié dans mes anciennes expériences… Mais là le contexte sera différent, c’est un poste qui m’ouvrira des opportunités d’avenir intéressantes, et je serai dans un contexte germanophone. Je me suis rendue compte que je ne pouvais pas exercer tout de suite le métier qui m’intéressait vraiment, qu’il fallait que je commence par la base, et ce poste va me permettre de le faire. J’ai beaucoup, beaucoup, réfléchi pendant ma période de recherche d’emploi, et j’ai eu un déclic en lisant cette phrase : « La liberté n’est pas de faire ce que tu aimes, mais d’aimer ce que tu fais. » Cette phrase est discutable, mais elle m’a parlé. Et je me suis rendue compte que je pouvais accepter de faire des tâches que j’aimais moins, mais qui avaient un sens dans un contexte plus global. Donc je vais voir comment je vais vivre ce poste, si je me trompe totalement ou pas…

  • Je suis donc dans une nouvelle ville, et qui dit nouvel environnement, dit réseau à reconstruire… Je ne connais personne ici… J’ai sympathisé avec une ancienne collègue, mais c’est une stagiaire qui part dans deux semaines, donc bon… Donc je suis tout à fait seule à Mulhouse. Et vous savez quoi, je le vis plutôt bien en fait. L’année dernière, j’ai été au chômage aussi, et j’avais très peur de me retrouver toute seule toute la journée sans avoir personne à qui parler. C’est pour ça que j’étais contente d’être en couple, et que j’ai eu du mal à accepter de quitter mon ex. Et ironie de la vie, cette année je me suis retrouvée au chômage, et j’étais célibataire ET EN PLUS j’étais dans une vie où je ne connaissais personne ! Et pourtant, je l’ai très bien vécu. Je me suis rendue compte que les peurs n’étaient parfois que des peurs… Je ne sais pas trop encore comment je vais sympathiser avec des gens… Je fais des sorties organisées sur le site On va sortir, j’aime beaucoup, mais je ne sais pas si cela va me permettre de sympathiser avec du monde. On verra, mais bizarrement je suis plutôt sereine et en confiance, je sais que les choses vont bouger petit à petit, même si ça risque de prendre du temps…

Coucher de soleil sur les cigognes d’Alsace :)
  • Je me rends compte aussi, quasiment un an après la rupture avec mon ex, que je n’ai toujours aucune envie d’être en couple, et que je n’ai même aucune envie de me faire approcher par un mec. Je me braque si un mec m’approche, a envie de plus me connaître, parce que ma dernière relation a été en fait assez éprouvante. Mon dernier mec essayait d’aller à l’encontre de ce que j’étais, et je n’ai pas envie de revivre ça, de prendre le risque de revivre ça. De devoir lutter en permanence pour affirmer qui je suis, de devoir accepter des choses que je ne fais pas seule… Enfin bref j’ai un bel équilibre seule dans ma vie, et je n’ai pas envie qu’il soit brisé par une intervention extérieure. Donc bref, cela passera quand je ferai une rencontre qui me donnera envie de le briser, mais je me braque très facilement pour le moment.

  • Et j’en ai écrit pas mal pour le moment, donc je vais m’arrêter là :)
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Bien vivre * un travail (trop) intensif

* L’expression correcte serait plutôt « Vivre le mieux possible un travail (trop) intensif. »

La période très intensive est passée à mon travail, et je voulais partager avec vous ce qui m’a aidé à la vivre la mieux possible. Je ne peux pas dire que je l’ai bien vécue puisqu’elle m’a dégoûtée de mon travail, mais j’ai essayé de la vivre le mieux possible.

Cette période intense a duré 2 mois et demi environ. Par période intensive, j’entends longues journées + travail le soir en rentrant chez soi + le week end, + des délais courts à tenir et donc beaucoup de stress, de pression + subir régulièrement des remarques de ses supérieurs parce qu’on a oublié ou mal fait quelque chose (quand on débute et que l’on doit tout faire dans l’urgence, ce n’est pas évident de tout bien faire). (c’est juste pour expliquer la situation dans laquelle j’étais)

Mon travail est assez stressant car j’ai des nouvelles missions toutes les semaines, c’est à dire que je me déplace dans une nouvelle entreprise toutes les semaines, donc je suis dans de nouveaux endroits très régulièrement et mes interlocuteurs sont toujours différents. Cet inconnu entraîne du stress. De plus, on a beaucoup de choses à faire, et peu de temps pour le faire, et on a beaucoup de pression. Pour lutter contre ce stress, j’ai médité. Et c’est vraiment la méditation qui m’a été le plus salutaire. Je n’avais jamais médité régulièrement lorsque je travaillais, mais là je me suis forcée à le faire, et cela m’a fait beaucoup de bien. Je médite le soir juste avant de dormir car c’est cet horaire qui me convient le mieux. On peut aussi le faire le matin, mais l’avantage du soir c’est que cela permet de faire une coupure entre la journée de travail et le sommeil. Cela permet de se vider la tête  et ça fait vraiment du bien. Seulement lire ne m’apportait pas ce bienfait. Cela me permet de déstresser et aussi de me recentrer sur le moment présent. J’avais tendance à m’inquiéter sur comment telle nouvelle mission allait se passer ou sur comment j’allais bien pouvoir faire telle tâche, et le fait de méditer m’a rappelé que cela ne servait à rien de m’inquiéter pour quelque chose qui ne se déroulait pas maintenant et que c’était plus bénéfique de penser à maintenant. Je médite maintenant tous les soirs de semaine, et je suis vraiment vraiment beaucoup moins stressée. Cela permet aussi de prendre du temps pour toi, et de se reconnecter à soi. De prendre conscience que l’on est, que l’on est toujours présente et que l’on existe malgré le travail. Et ça fait vraiment, vraiment beaucoup de bien…

C’est d’ailleurs important de prendre du temps pour soi, de se préserver. Même si on a peu de temps, c’est vraiment important de s’aérer l’esprit et de ne pas tout le temps penser travail. De plus, penser autant au travail est nuisible à la concentration. Donc parlez avec vos proches, coloriez, lisez, allez vous promener, bref changez vous les idées. (ça me fait penser à une citation qui dit « Si vous n’avez pas le temps de méditer 15 minutes, alors méditez 30 minutes »)

Faire du sport et se dépenser fait vraiment beaucoup de bien aussi. Au moins deux fois par semaine, j’allais me promener le long de la grande rivière de ma ville, et marcher et entendre les bruits de la nature, l’eau qui s’écoule, les oiseaux qui chantent, m’apaisait beaucoup. J’aimais beaucoup voir mes amis les canards et les ragondins ici. Et cela permet aussi d’évacuer sa frustration, ses tensions, tout son ressenti negatif. J’ai pris l’habitude de le faire car rester assise pendant plus de 10h derrière un ordi est frustrant, j’avais besoin de depenser mon énergie. Et donc même un vendredi soir à 21h où il faisait -7°, je suis allée marcher et cela m’a bien apaisé…

Je faisais du sport le week end aussi, j’ai trouvé un club de course d’orientation qui fait des cours tous les samedi après midi. Pour moi qui ne suis pas disponible en semaine et qui n’aime pas me lever le samedi matin, c’était parfait. Et courir dans la nature me faisait beaucoup de bien, après une semaine enfermée dans des bureaux (surtout que parfois j’étais coincée entre l’entreprise et l’hotel et que je ne pouvais pas du tout marcher de la semaine).

J’ai ensuite suffisamment dormi. Et même si ma collègue soutient que c’est une question de volonté de travailler tard et de dormir moins, je soutiens que non, il est essentiel de dormir suffisamment pour avoir un bon moral et pour avoir une bonne capacité de concentration. Il faut prendre soin de soi le plus possible.

Cela passe aussi par l’alimentation. Si manger est un moyen acceptable de passer sa frustration lors de périodes intenses, il faut aussi manger équilibré à côté pour pouvoir donner du bon carburant à notre corps. Et donc même si c’est restaurant midi (et soir), cela fait du bien à notre corps de prendre des aliments qui lui apportent de la bonne énergie. (d’ailleurs parenthèse hors sujet : c’est possible de manger végétarien même en mangeant dans des restaurants différents tous les jours) (végétalien c’est beaucoup plus compliqué par contre)

Il est ensuite important, très important, d’être entourée et de pouvoir s’exprimer. J’ai beaucoup parlé à mes proches pendant cette période, j’ai dit ce qui m’énervait, ce que je vivais mal, et cela m’a fait du bien, de parler mais aussi d’être soutenue. Je discutais aussi avec d’autres personnes qui me changeaient simplement les idées et qui me faisaient sourire, ce qui était précieux lors de cette période là. (oui discuter sur Fb pendant le travail c’est pas bien, mais cela me faisait tellement de bien au moral)

Échanger avec ses collègues et se soutenir est aussi intéressant, mais je n’ai pas vraiment eu l’occasion d’expérimenter cette situation. (une de mes collègues a même plutôt compliqué la situation pour moi)

Être indulgente envers soi est aussi important : nous ne sommes pas des robots, nous ne pouvons pas travailler 24h/24h, et si on ne peut plus, et bien on ne peut plus. On fait le maximum lors de périodes similaires, c’est déjà éprouvant, donc inutile d’en rajouter encore en nous mettant la pression et en étant critique de manière négative envers nous. Oui on peut craquer, oui on peut ne plus en pouvoir, oui on peut être fatiguée et ne plus réussir à travailler, oui on peut ne pas être une super héroïne/un super héros, et c’est normal.

Ainsi, tous ces moyens en place m’ont permis de vivre le mieux possible cette période trop intense. Bien sûr cela n’a pas été facile, loin de là. Il m’est arrivé de pleurer, de ne plus en pouvoir, mais grâce à ces solutions, j’ai réussi à tenir jusqu’au bout de mon contrat, qui se finit mardi.

Et vous, qu’est ce qui vous aide quand vous avez trop de travail?

Et si je n’étais pas à ma place ?

J’ai commencé ce nouveau travail il y a bientôt 5 mois, je suis toujours en période d’essai, et il faut reconnaître que… cela se passe mal. Très mal je dirais même.

On est actuellement dans une période où il y a BEAUCOUP de travail (il faut travailler les soirs en rentrant chez soi et même parfois les week ends), et on subit beaucoup de pression car les délais sont courts. Cela laisse peu de temps pour se ressourcer, autant physiquement que mentalement. Et je commence à avoir du mal à tenir. Je sais malgré tout que je peux travailler beaucoup, que j’ai une forte capacité de travail, et j’accepte d’avoir à beaucoup travailler, ça fait partie du jeu, c’est une période dans l’année qui est comme ça. Même si cela me travaille beaucoup, car consacrer une très grande partie de sa vie ne fait pas partie de mes valeurs, loin de là… Très loin de là…

Mais ce que je n’accepte absolument pas, c’est de recevoir des remarques sèches de mon manager. C’est la première fois que j’exerce ce métier, et les études ne forment pas pour le faire. Il n’y a personne pour me former, mes collègues qui sont là depuis un an et quelques n’ont pas le temps de le faire, et mon manager non plus. Je me forme donc seule avec les travaux qui ont été faits il y a un an… Mais mon manager est très exigeant et je devrais être performante tout de suite. Or je ne le suis pas, car il faut du temps pour apprendre à s’organiser efficacement et pour apprendre à quoi et comment le faire tout simplement… Je ne suis donc pas du tout dans un contexte épanouissant. Je ne suis pas incitée à être en confiance et à évoluer dans un contexte serein…

Mais encore s’il n’y avait que ça… Je travaille en équipe, c’est à dire que l’on est toute la journée autour d’une table et que si l’on fait nos travaux dans notre coin, on est toujours ensemble. Je ne savais pas si cela allait me convenir, donc j’ai essayé. Et il s’avère que cela me plaît assez bien en fait. MAIS cela ne convient pas aux autres… Mes collègues ont du mal à travailler avec moi car je suis « trop renfermée, pas assez avenante ». Il est vrai que je suis dans ma bulle pour me concentrer. J’ai appris cette semaine qu’une collègue évitait de me parler car elle « ne supportait pas mes réponses », et donc en évitant de me parler, elle m’évite…  On m’a reproché de ne pas assez parler aux autres, de ne pas être assez ouverte avec les autres collègues de mon entreprise, avec lesquels je ne travaille jamais. Mais je ne suis pas à l’aise avec elles car je ne les connais pas, et mon travail me prend déjà beaucoup d’énergie, je suis déjà avec des collègues toute la journée, je n’ai pas envie en plus pendant les pauses d’utiliser mon énergie pour parler à des gens dont je m’en fiche… Mais c’est ce qu’on me demande. Je me pose alors la question, est-ce que je suis vraiment à ma place en travaillant dans une entreprise comme celle-ci?

Ces trois points font que beaucoup de choses se cumulent et que je ne suis pas bien au travail en ce moment (pas bien du tout). Je n’avais pas envie de partir car je suis contente de faire ça, c’est ce que je voulais faire, et je ne sais pas du tout ce que j’ai envie de faire sinon, et parce que si je pars, cela aura été un échec. C’est avouer que c’est un échec, et ce n’est pas évident. Mais les semaines passent, et je m’en fiche de plus en plus. La chose que je vois de plus en plus c’est que je serais beaucoup mieux loin de toutes ces pressions infernales, loin de ce contexte qui ne me convient pas… C’est peut être un échec, mais c’est une expérience que je suis très contente d’avoir vécu car elle m’a apporté beaucoup sur la connaissance de moi et parce qu’elle m’a permis d’expérimenter un métier… Même si elle m’a amené dans une ville que je ne connais pas, où je ne connais personne.

Je ne suis pas du tout encore partie, il faut que j’en discute avec mes responsables… et ce n’est pas rassurant. Mais je pense à un article du magazine Flow, qui dit qu’il faut savoir arrêter parfois de persévérer, que persévérer, c’est parfois s’enfoncer dans une voie qui ne nous convient pas, que parfois arrêter, dire stop, c’est être au début d’une nouvelle aventure qui apportera beaucoup plus et qui sera beaucoup plus épanouissante… Il faut seulement réussir à le faire, à franchir cet ultime obstacle…

Accueillir une nouvelle vi(ll)e

J’suis partie fin septembre, j’ai quitté cette ville dans laquelle je me sentais si bien, j’ai quitté mon appartement du 8e étage et sa belle vue, j’ai quitté mes amis avec lesquels je passe de si bons moments, j’suis partie, j’suis partie pour une nouvelle vie, une nouvelle ville.

J’suis arrivée là bas, et tout recommencer à zéro. Découvrir une nouvelle ville, découvrir ce nouvel environnement, tout réapprendre, devoir me réhabituer, construire de nouveaux repères, tout à reconstruire. Et puis faire le deuil de ce que j’ai quitté, cette ville dans laquelle je me sentais bien, dans laquelle je me plaisais, et qui me plaît plus que ma ville actuelle. Et puis faire le deuil de ces amitiés, on se verra toujours – bien sûr -, mais cela ne sera plus pareil, je ne serai plus là les week ends pour nos sorties.

J’suis arrivée là bas, et tout recommencer à zéro. Devoir rencontrer de nouvelles personnes, de nouvelles personnes avec lesquelles sympathiser pour faire des sorties ensemble. Trouver de nouvelles activités, devoir réinventer ses habitudes, faire le deuil de ce que l’on ne pourra plus faire – ces cours de danse dans cette école que j’aimais tant.

Beaucoup de chamboulements, beaucoup de bouleversements, se dire « et tout ça pour parler allemand, franchement quelle idée, si je n’avais pas eu cet intérêt au moins je serais restée là bas, dans cette ville, vers mes amis, vers ma famille. » Mais se sentir à sa place malgré tout, se dire que si je ne l’avais pas fait, je l’aurais regretté.

Premiers temps pas faciles, mais le temps passe, et puis les habitudes se font. Et puis l’acceptation arrive, l’apaisement, la joie des découvertes de choses qui nous réjouissent et qui nous plaisent. Les habitudes qui se font, et qui nous conviennent aussi.

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Même si être proche de quelqu’un me manque, même si avoir des personnes avec lesquelles sortir me manque, je prends mon mal en patience, je réfléchis à ce que je pourrais faire pour changer ça, et je comble mon week end pour en être satisfaite malgré tout.

Nouveau travail aussi. Nouveau rythme, découvrir ce travail intense… Apprendre à trouver son équilibre malgré les longues journées, malgré les multiples dossiers et tâches, malgré les déplacements, malgré les nuits à l’hôtel, malgré les nombreux et divers collègues rencontrés. S’habituer à ne pas avoir de routine, s’habituer à tous ces changements fréquents.

Mais être contente d’être ici, contente de vivre cette aventure et de tenter sa chance dans ce métier. Advienne que pourra par la suite… Pour le moment j’apprends à me sentir bien dans ce travail. Et puis, être contente d’avoir fait cette pause. Je n’aurais jamais pu tenir dans un travail tel que celui-ci après avoir fini mon alternance, et ce que j’ai appris pendant cette pause m’est très utile dans la construction de mon équilibre.

Bref, j’apprends à apprivoiser et à accueillir une nouvelle vi(ll)e, ça se fait petit à petit, j’avance doucement, doucement vers du mieux être…

Source : Photo of a day, National Geographic
Source : Photo of a day, National Geographic

Neuf mois de chômage : bilan

Demain est un grand jour : je reprends le travail après neuf mois sans activité professionnelle. Il est donc temps de partager avec vous mes ressentis sur comment j’ai vécu cette période, et ce qu’elle m’a apporté.

  • Une période pour prendre du recul

J’ai fait le choix de ne pas chercher du travail pendant mon contrat d’apprentissage et donc de ne pas enchaîner directement fin de mes études et nouveau travail, car j’avais besoin de prendre du recul sur l’activité professionnelle que je voulais exercer, et j’avais besoin de repos après ces études bien intensives… Et je suis vraiment très contente d’avoir fait ce choix, car cela m’a permis d’être plus sûre de mes choix, et de reprendre de l’énergie. Je suis donc prête pour ce travail intensif (nombreuses heures de travail + déplacements) qui m’attend, même si j’avoue que rentrer dans un tel rythme ne me rassure pas vraiment, on verra comment je vais le vivre.

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Source : Photo of a day – National Geographic
  • Chômage = vacances ?! 

Sachez le, je ne me suis jamais autant mis la pression que pendant cette période. Justement à cause de cette image, « les chômeurs sont des glandeurs, et ils sont en vacances, ces privilégiés et profiteurs de la société ». Je voulais donc que ma journée soit productive, et j’ai rarement relâché la pression la semaine…  J’avais aussi conscience que, normalement, je n’aurai pas à nouveau la chance d’avoir une aussi longue période sans activité professionnelle, et je voulais être sûre de bien utiliser cette période, de bien la rentabiliser, de ne pas avoir de regrets. J’avais donc du mal à m’accorder des temps de repos, du temps où ne rien faire… J’avais même parfois envie de retravailler pour pouvoir, justement, relâcher la pression, et pouvoir rentrer chez moi le soir sans avoir à culpabiliser et à me demander « est-ce que cette journée a été productive ? » Je me suis réveillée plusieurs fois très tôt le matin, à cause de cette pression de plein de choses à faire justement…

J’ai fini par relâcher la pression le soir parce que je me suis rendue compte que travailler engendrait du stress (« j’aurais dû plus travailler, je ne serai jamais prête pour mon travail »), et j’ai profité de mes soirées. Mais il y a seulement le week end où je m’autorisais à ne rien faire de productif.

Donc si j’ai un conseil à vous donner, c’est : ne faites pas comme moi. Profitez du temps libre accordé par cette période pour faire des choses que vous ne faites pas habituellement : faire des sorties culturelles, se promener, découvrir sa région, prenez le temps, faites du sport, lisez ou toute autre chose que vous aimez faire.

  • Le chômage & la solitude

Une des choses les plus difficiles dans le chômage, c’est le fait d’être seule toute la semaine chez soi, sans avoir de raison de sortir. C’est assez pesant et ennuyant à force. Pour mieux vivre cette période, j’ai fait du bénévolat (soutien scolaire auprès de jeunes en difficulté), et j’ai fait du sport (dans un club de sport). Cela me permettait d’être en contact avec des personnes et me donnait une raison de sortir de chez moi. Bien sûr, je voyais aussi mes amis et ma famille. C’est important, il ne faut pas s’enfermer sur soi sous prétexte que l’on n’a pas d’activité professionnelle.

  • Une période pour faire ce qu’on n’a pas le temps habituellement

J’ai découvert la méditation fin 2014, mais je n’arrivais pas à faire en sorte que cela devienne une habitude, voire une part de ma routine. Je méditais deux trois fois tous les mois, pas plus. Je n’ai pas spécialement envie de (prendre le temps de) méditer le matin, et le soir au vu du temps qu’il me restait avant de dormir, j’avais le choix entre deux choses : lire ou méditer. Et c’était bien souvent la lecture qui l’emportait. Or, en août, j’ai fait un programme de méditation sur l’estime de soi, et pour que cela ait des effets, le mieux est de faire un exercice tous les jours. Je l’ai donc fait, profitant du temps que j’avais. Et j’ai pu me rendre compte des bienfaits de la méditation, c’est devenu quelque chose en quoi j’accorde de l’importance, qui me fait vraiment du bien. Je compte donc bien continuer à méditer malgré mon travail, à trouver un moment pour le faire dans la journée. Même si cela donne de l’énergie et améliore le moral dans la journée, je préfère le faire le soir car cela fait une coupure bienfaisante entre la journée et le moment de dormir.

Je donne la méditation comme exemple car c’est ce que j’ai expérimenté, mais à vous de trouver quelle habitude de vie ou quel loisir vous aimeriez intégrer dans votre routine de vie, mais qui ne trouve pas sa place à cause des exigences de la vie de travail. J’en ai aussi profité pour faire de la calligraphie tous les jours ou presque en septembre, et je me suis rendue compte des bienfaits que cela avait sur moi, je compte donc bien continuer à le faire régulièrement.

Source : Photo of a day - National Geographic
Source : Photo of a day – National Geographic
  • Une période pour s’écouter

En période de chômage, on a rarement des obligations. Cela laisse donc la possibilité d’organiser ses journées comme on le souhaite et de faire les activités que l’on souhaite. Cela donne ainsi la possibilité d’avoir plus conscience de soi et de son rythme. Je me suis donc rendue compte de l’importance du sport, d’une activité physique et des bienfaits que cela avait. Je faisais de la danse quand j’étais en alternance, mais les jours où je n’avais pas sport, je rentrais chez moi le soir, bien heureuse de rentrer me mettre tranquillement devant mon ordi, et puis voilà. Mais à force d’être assise toute la journée, je me suis rendue compte qu’il était important d’écouter son corps. Lui aussi a besoin d’être pris en considération, et le faire bouger est important. Sortir prendre l’air, marcher pendant 30 minutes ou même faire du sport fait du bien,  car cela permet de se vider la tête et de ne pas penser à toutes ses préoccupations pendant ce temps là, et de profiter d’autre chose, de ce qui nous entoure, de sentir le soleil, l’air, la nature… Et on se sent bien mieux après.

Je me suis aussi rendue compte que j’aimais beaucoup prendre du temps le matin pour lire, savourer mon petit déjeuner, et j’aimerais beaucoup continuer à avoir du temps le matin avant d’aller au travail pour prendre le temps de faire des choses. Donc j’ai l’intention de me lever plus tôt (et donc de me coucher plus tôt) pour avoir ce temps à disposition, on verra si j’arriverai à le faire…

Cela invite aussi à s’écouter : de combien d’heures de sommeil avons-nous besoin pour être en forme le lendemain ? à quel moment de la journée sommes-nous la plus productive ? quel est notre rythme de travail ? (bon après malheureusement, le monde du travail s’en fiche pas mal de tout ça, mais quand on a la chance de pouvoir en prendre conscience, c’est plutôt précieux)

  • Une période pour redevenir créatrice de sa vie

Paradoxalement (ou pas), j’ai eu une conscience accrue des moments où je perdais mon temps lorsque j’étais au chômage. C’est les moments où on ne sait pas trop quoi faire, donc on ouvre une application, une page Internet, histoire d’errer quelque part et d’avoir quelque chose à faire… J’ai donc arrêté d’aller sur Instagram plusieurs fois dans la journée (pour ça, rien de plus simple, j’ai supprimé l’application de la page d’accueil de mon téléphone, comme ça j’ai perdu le réflexe d’aller dessus quand je regardais mon portable), et je me suis éloignée d’Internet. Je consulte Hellocoton moins souvent dans la journée, je lis moins de blogs, et mon activité sur Internet s’est fortement réduite. Une fois que j’ai fait le tour de ce qui je lis actuellement, je ne cherche pas à explorer autre chose, et je me lance dans une activité. Bien sûr, je continue à lire des blogs et à naviguer sur le net, car j’aime bien ces moments où je ne fais rien, mais le temps accordé y est moins important.

Justement parce que quand on travaille, on part du principe que tout notre moment passé pour notre métier a déjà été productif, et donc que c’est bon hein le soir, on a bien le droit de ne rien faire et de glander autant qu’on le souhaite. Mais en lisant, ou en regardant des films, des séries, la télévision, on est seulement spectateur, observateur et pas acteur de sa vie. On ne crée rien, on expérimente rien, or on se découvre en créant des choses et en expérimentant nos talents, notre personnalité. J’ai donc compris l’importance de faire des choses par soi-même plutôt que de se contenter d’observer ce que les autres font.

  • Conclusion

J’ai donc mis cette période à profit pour mieux me découvrir et pour apprécier certaines choses que je n’avais pas le temps de faire précédemment. J’espère pouvoir conserver ces habitudes qui m’apportent beaucoup et ne pas me faire emporter par le rythme de mon travail et la fatigue de celui-ci…

PS : il y a beaucoup de choses dont je m’en suis rendue compte pendant ma période de célibat, j’avais beaucoup moins l’occasion de m’écouter et d’être attentive à moi quand j’étais en couple, parce que c’était le  couple qui primait avec lui…

Et vous, si vous avez eu une longue période de non activité professionnelle, que vous a-t-elle apporté?

Source : Photo of a day - National Geographic
Source : Photo of a day – National Geographic

 

Le temps et le chômage, quelques pistes

Au chômage, une ressource, qui était précédemment particulièrement restreinte, devient beaucoup plus abondante : le temps. Et oui, plus d’obligations, plus d’horaires à respecter dans la journée, c’est à nous de organiser. A nous de remplir le vide de nos journées.

Bien sûr, on n’est pas complètement libre : il y a toutes ces candidatures ingrates et inintéressantes à faire, ce qui prend une partie de la journée, ainsi que les entretiens et leur préparation, qui demandent du temps. Mais il n’y a pas que ça, et étant au chômage, enfin non, recherchant un travail, expression beaucoup plus valorisante et active, depuis plus de 4 mois, je voulais vous faire part de mon expérience et vous donner des conseils.

Source : National Geographic - Photo of a day // Libertééééééeeee - ou pas
Source : National Geographic – Photo of a day // Libertéééééé – ou pas

* Se concentrer sur seulement quelques projets *

Presque toute la journée libre ouvre un champ immense de possibilités : je vais enfin pouvoir m’intéresser et me consacrer à ce que je n’avais pas le temps de faire précédemment. Lire, faire du sport, faire des activités, faire des travaux manuels, cuisiner, dessiner, m’occuper de mon blog, et tant d’autres encore… Cependant, même si c’est tentant de se laisser aller à la tentation de se lancer dans plusieurs projets, il est essentiel de ne pas se disperser. Chaque activité demande du temps, et à vouloir faire trop de choses, il sera facile de se perdre et de ne finalement pas s’investir vraiment pour chaque activité.

J’ai commencé le chant en septembre, et c’est un loisir qui me demandait un investissement quotidien car j’avais besoin de pratique régulière. Parfait pour cette période de chômage ! Mais justement, j’ai choisi d’arrêter cette activité, parce que ce n’était pas à cette tâche que je voulais me consacrer quotidiennement. J’ai recentré mes priorités sur ce que je voulais vraiment faire et sur ce que je voulais construire.

Il faut en effet éviter de se mettre la pression à fond : il faut que j’avance sur tel projet, tel projet et tel projet, au risque de se retrouver surchargée et d’avoir beaucoup de pression.

Source : National Geographic - Photo of a day
Source : National Geographic – Photo of a day

* Donner du temps aux autres *

Avoir du temps pour soi laisse aussi la possibilité de donner notre temps aux autres. Comme passer toute ma semaine toute seule chez moi me pesait, j’ai cherché à faire du bénévolat. Grâce à une amie, j’ai trouvé des cours d’accompagnement scolaire. Et je suis très heureuse de cela car cela me donne une raison de sortir de chez moi, cela me donne un sentiment d’utilité et de bonne utilisation de mon temps, cela me donne de l’énergie, et cela m’ouvre l’esprit. L’association avec laquelle je suis aide des jeunes en difficulté, dont les parents sont d’origine étrangère. Cela permet de mieux se rendre compte de leur vie et de leurs difficultés. Il faut cependant savoir garder du temps pour soi et pour ses recherches d’emploi. Car après tout, notre priorité principale reste trouver du travail…

Source : National Geographic, ah non photo prise par moi :p
Source : National Geographic, ah non photo prise par moi :p

* Organiser son temps et savoir déconnecter *

Il est aussi important de savoir organiser son temps : se fixer des horaires pour avoir un cadre de vie régulier et s’accorder des temps de pause pour se permettre de déconnecter. Je me mets beaucoup la pression la semaine parce que je considère qu’il faut qu’elle soit productive, mais le week end je relâche et j’évite de penser le plus possible de penser à mon avenir professionnel. Il faut aussi savoir relâcher la pression en semaine : il n’y a plus de vacances, mais c’est essentiel de s’en accorder. Cela fait du bien de relâcher la pression. Il ne faut ainsi pas hésiter à partir occasionnellement, les recherches peuvent attendre. Je suis partie trois jours dernièrement dans le Jura, et je culpabilisais. Mais je me suis sentie à ma place en me promenant dans la nature, j’ai été reconnaissante d’avoir cette chance d’avoir la possibilité de découvrir ce qui m’entoure et de pouvoir profiter des bienfaits de la nature. Il faut aussi savoir prendre ses distances avec sa recherche d’emploi, parce que faire des tâches abrutissantes et non reconnues qui ont peu de sens, cela n’a rien d’épanouissant…

Voilà j’espère que cet article vous aura intéressé et vous aura donné des pistes :)