Ce que ma précédente relation m’a appris

Deux mois après ma rupture, j’avais envie de partager avec vous ce que cette relation amoureuse m’avait appris. Voici les grandes leçons que j’en ai tiré :

       * Les besoins et les peurs de l’autre ne doivent pas devenir tes contraintes : j’insiste sur le mot besoin. Le besoin, c’est une exigence, c’est quand l’autre se sert de nous pour combler quelque chose qui lui manque. L’amour de besoin (d’après Jacques Salomé), c’est quand l’autre nous dit « aime moi, aime moi », ce n’est alors plus de l’amour, c’est une demande d’être aimé. L’autre exige d’être aimé, et cela ne peut pas déboucher sur une relation saine et équilibrée. C’est ce qui s’est passé avec mon désir de partir en Allemagne, ou de partir dans une ville où je pouvais avoir un travail où je parlais allemand. Il n’a jamais accepté cette envie, car pour lui une relation à distance est impossible. Il a en effet besoin d' »affection, de bisous, de câlins », et étant en couple, je devais lui apporter, et je devais faire passer le couple en premier, peu importe mes envies, elles pouvaient bien attendre.

Quant aux peurs, j’en ai parlé précédemment : en lisant cet article, Le prince et l’hirondelle, un conte sur l’attachement dans le couple, j’ai eu la confirmation que oui, décidément, ce n’était pas l’amour qui le guidait mais bien ses peurs. Il a peur de la solitude, et il a besoin de l’autre pour l’empêcher d’être seul avec lui même  et pour lui apporter de l’affection qu’il est tout à fait incapable de s’apporter lui-même. Donc non, dans ce cas, ce n’était pas sain de renoncer à mon projet de partir. C’était obéir aux peurs de l’autre, et ce n’était surtout pas de l’amour.

Donc si l’autre remet en cause une de tes envies, un de tes projets, assure toi que c’est pour une raison saine.

     * La peur de la solitude ne doit pas être ton guide une des raisons qui m’a empêché de mettre un terme à cette relation, c’est parce que j’étais au chômage, et donc toujours seule chez moi, et ce pour une longue durée. Etre toute seule chez soi est plutôt ennuyeux, et pesant à terme, j’avais donc peur de mal le vivre à moyen terme, et j’étais bien contente d’avoir cette relation pour me sortir de ma solitude. Sauf que, cela fait deux mois que je suis célibataire, et je me suis rendue compte que, certes, la solitude me pèse parfois, mais je trouve toujours un moyen pour me sentir mieux, et cela amène ainsi à faire plein de choses.  J’ai ainsi pu me recentrer sur moi, explorer des activités, plus voir mes amis, ce que je ne faisais pas quand j’étais avec lui. Je suis plus libre, et plus heureuse.

Entre nous, je regrette un peu d’être restée dans cette relation pendant ma période de chômage. Sans elle, cette période aurait pu être plus enrichissante.

Donc oui, la solitude fait peur. Mais pour l’apprivoiser, il faut se retrouver seuler, et si on s’en donne les moyens, on peut parvenir à la surmonter, et à finalement trouver enrichissant de se retrouver seule, car cela ouvre des opportunités…

Source: Photo of a day - National Geographic
Source: Photo of a day – National Geographic

    * une personne se plaint beaucoup : ce n’est peut être pas sa vraie personnalité, elle recherche surtout de l’attention et de l’affection : mon ex était comme ça, toujours à se plaindre, à tout voir en noir, à vouloir de la compassion pour les « difficultés » qu’il vivait, et si je ne lui apportais pas la compassion et l’affection dont il avait besoin, il me le reprochait. En lisant le livre (que je vous recommande fortement) Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même de Lise Bourbeau, elle parle d’un type de blessure (l’abandon) qui amène les gens à rechercher constamment l’attention des autres, et pour cela, la personne utilise différents stratagèmes, notamment se plaindre. C’est ce que mon ex faisait. Et en lisant un tweet de lui dernièrement, je me suis rendue compte que maintenant que je n’étais plus là pour lui apporter de l’affection, il se plaint beaucoup moins, mais au contraire accepte la situation… 

Donc méfiez-vous des personnes qui se plaignent constamment et qui recherchent toujours de l’affection, c’est peut être leur moyen de défense pour éviter une blessure. Peut être aussi que cela révèle un dysfonctionnement dans le couple : l’autre ne se sent plus aimé, donc il fait tout pour attirer notre attention. Sauf que bon, dans mon cas, je ne supporte pas les personnes qui se plaignent constamment, donc cela a plus pour effet de m’éloigner qu’autre chose…

Donc avant de cataloguer la personne, analysez la situation et posez vous les bonnes questions.

    * ton partenaire ne doit en aucun cas t’insulter ou te critiquer pour justifier son point de vue : suite à certains évènements que je n’assume pas pour en parler en public (non je ne l’ai pas trompé), mon ex m’a traité de « salope ». Et je vous assure que ce mot m’a profondément blessée, et qu’il a aussi impacté notre vie sexuelle. Il a utilisé ce mot pour exprimer l’indignation et la souffrance qu’il ressentait suite à ce que j’avais fait. Or, votre partenaire ne doit pas en aucun cas vous insulter, même si cela lui fait du bien de parler ainsi, car cela le libère lui. Cela le libère peut-être, mais vous cela fait l’effet inverse : cela blesse profondément, et vous vous sentez encore moins bien face à lui. Donc il vit peut être mal une situation, mais il doit vous l’exprimer en termes corrects, et exprimer sa frustration d’une autre manière que via des insultes. Il vous doit le respect.

De même, quand je n’étais pas d’accord avec lui, ou que je lui disais que je n’aimais pas sa façon de réagir, je me prenais des critiques en retour (ex: « tu as vraiment l’esprit fermé, je te croyais plus mature que ça »). Or attaquer l’autre n’est pas du tout un bon moyen de régler une situation. Cela blesse l’autre et n’incite pas à continuer la conversation face à quelqu’un qui est absolument persuadé d’avoir raison, et qui ne veut pas vraiment écouter votre point de vue, puisque de tout façon, c’est vous qui avez tort de réagir ainsi. Votre partenaire vous doit le respect, même s’il n’est pas d’accord avec vous.

Sérieusement ?! Source: Photo of a day - National Geographic
Sérieusement ?!
Source: Photo of a day – National Geographic

    * l’amour de soi est essentiel : et pour finir, je vous renvoie à cet article où j’en parle plus longuement : J’apprends à m’aimer vraiment #1. Je me suis rendue compte qu’il était essentiel de s’aimer vraiment, pour 1. se sentir bien avec soi-même, et 2. pour attirer les bonnes personnes, celles qui nous correspondent, et qui vont nous apporter des bonnes choses. 

Cela évite aussi que l’autre se serve de nous pour combler sa solitude car il est incapable de rester seul avec lui-même, qu’il ait des exigences envers nous, et ainsi, la relation est plus équilibrée et plus saine.

Voilà pour les principales leçons que j’ai retenues de cette relation, j’espère que cela vous aura été utile ! 

Et vous, quelles leçons avez-vous appris de vos relations amoureuses? Dites le nous en commentaire !

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Apprendre à s’aimer (vraiment) #1

Fin juillet, rupture avec mon copain/ex. Et oui, encore une rupture, et c’est loin d’être la première… Je me rends alors compte que j’ai encore des choses à régler avec moi-même. En effet, si j’attire des personnes avec lesquelles je ne pourrai pas avoir une relation saine parce qu’elles sont dépendantes, ou évitantes, ou autre, c’est parce que j’émets des vibrations attirant ces personnes là. Je cherche à combler quelque chose, alors je recherche inconsciemment des personnes pouvant comblant mes manques.

S’aimer et se concentrer sur soi

Depuis que je m’intéresse au sujet des relations qui font souffrir, surtout avec le livre Je ne souffrirai plus par amour de Lucia Etxebarria, je me disais deux choses :

  • il faut s’aimer pour être dans une relation équilibrée, et oui ça tombe bien, oui je m’aime
  • en me renseignant sur les comportements nocifs dans les relations, je pourrai les repérer et éviter les personnes agissant de cette manière

Et je me suis rendue compte que, non ces deux points n’étaient pas suffisants. J’ai l’impression de m’aimer et de bien vivre ma solitude, mais pas tant que ça en fait, et c’est un point qui mérite d’être vraiment travaillé. Et oui, c’est bien de savoir quels comportements sont nocifs, mais en avoir connaissance ne suffit pas à les éviter. Surtout qu’en se disant « je ne veux pas ça », au final on finit par attirer ce comportement puisque notre inconscient est focalisé là dessus. Il faut d’abord savoir qu’est ce qui chez nous attire les personnes comme ça, et qu’est ce que je peux travailler en moi pour ne plus avoir ces besoins à combler. Et ça, c’est une erreur que je fais depuis plusieurs années : me concentrer sur l’autre, au lieu de me concentrer sur moi

Source : blog Exploserdamour.com
Source : blog Exploserdamour.com

S’aimer, qu’est ce que c’est?

Pour avoir des relations d’amour véritable, et pas des relations d’attachement, il faut s’aimer soi-même  : comment peut-on demander à quelqu’un de nous apporter de l’amour si on ne peut pas nous en donner à nous même ? L’attachement, c’est ce qui comble nos peurs, nos besoins. L’Amour, c’est ce qui nous rend libre, et nous fait nous sentir bien avec nous même et avec les autres.

(D’ailleurs petite parenthèse, j’ai résolu la question que je me posais par rapport à mon envie de partir en Allemagne et le fait que j’étais en couple. Mon ex refusait toute relation à distance parce qu’il ne supporte pas ça, parce qu’il a besoin « d’affection, de câlin, de bisous », de voir la personne, de discuter avec. Et en lisant cet article, Le prince et l’hirondelle, un conte sur l’attachement dans le couple, j’ai eu la confirmation que oui, décidément, ce n’était pas l’amour qui le guidait mais bien ses peurs. Il a peur de la solitude, et il a besoin de l’autre pour l’empêcher d’être seul avec lui même  et pour lui apporter de l’affection qu’il est tout à fait incapable de s’apporter lui-même. Donc non, dans ce cas, ce n’était pas sain de renoncer à mon projet de partir. C’était obéir aux peurs de l’autre, et ce n’était surtout pas de l’amour.)

Ainsi, en s’aimant et en étant soi-même, nous nous permettons d’attirer les bonnes personnes, celles qui nous aiment pour ce que l’on est vraiment, et qui nous correspondent. S’aimer, c’est mettre de la valeur sur soi, et c’est permettre à l’autre de mettre de la valeur sur nous. S’aimer, c’est se percevoir comme une opportunité, et permettre aux autres de nous percevoir comme une opportunité. S’aimer, c’est s’honorer, c’est prendre soin de soi, c’est s’accepter telles que l’on est, et accepter nos parts d’ombre et de lumière.

Armée de ces prises de conscience, j’ai posé l’intention de m’aimer vraiment et j’ai commencé les changements.

Je médite

J’ai d’abord médité avec l’aide d’un programme qui a pour but d’améliorer son estime de soi. Je l’ai fait avec l’application Headspace, qui propose un programme de 30 jours qui permet de prendre conscience que nos pensées ne sont que des pensées, qu’elles sont changeantes, et donc qu’il faut savoir les laisser passer et ne surtout pas s’accrocher à elles, car elles ont un impact sur l’estime que nous avons de nous. J’ai ainsi pris conscience de toutes ces petites phrases anodines que je me disais, mais qui avaient un impact sur moi. Bien se parler est vraiment essentiel pour avoir de l’amour pour soi.

Source : blog exploserdamour.com
Source : blog exploserdamour.com

Je fais des choses pour moi, et uniquement pour moi

J’apprends aussi à me détacher des autres, pour vraiment bien vivre ma solitude. C’est pas facile puisque comme je suis sans travail, je suis toute la journée et semaine chez moi, et là c’est sûr que je suis vraiment confrontée à moi… Donc pour cela, je fais en sorte d’avoir des activités uniquement pour moi, parce que cela me fait plaisir, et pas parce que c’est valorisant auprès des autres, et qu’ainsi j’obtiens leur « affection » et leur attention l’espace d’un instant. Je cherche à vraiment me retrouver moi, et à renouer avec moi même, avec ce que j’aime, avec ce qui me fait vibrer et qui me permet de me sentir bien.

Et depuis début août, je me sens mieux avec moi-même, j’arrive plus à me détacher des autres, et à avoir une meilleure estime de soi.

Projets pour continuer

Pour septembre, je lis le livre Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, pour mieux me comprendre et mieux comprendre mes comportements, et j’ai décidé de poster une photo par jour sur Instagram, dans le but de montrer aux autres qui je suis vraiment. J’ai en effet remarqué que j’ai tendance à me censurer avec les autres, par peur de leur jugement, parce que j’ai des valeurs différentes de l’ordre général établi (ex: être vegan) (même si je ne le suis pas complétement, mais c’est un autre sujet) ou parce que j’ai peur d’avoir des goûts « bizarres » et qui soient critiqués. J’ai pris conscience qu’il fallait que je me force à être moi-même devant les autres, parce que ce n’est pas ce que je fais habituellement… Cependant, pour Instagram, je fais bien attention à ne pas tomber dans le piège de la validation des autres. C’est à dire que la seule chose qui compte, c’est d’être contente de soi, et surtout pas que les autres valident ce que l’on a fait, nous montrent qu’ils ont apprécié ou au contraire qu’il n’y ait pas de réaction. Je fais les choses pour moi avant tout.

Et vous, que faites-vous pour vous aimer plus? 

Je vous laisse avec cette vidéo particulièrement motivante et enthousiasmante de David Laroche :

Et je remercie chaleureusement Maryline du blog Exploser d’Amour pour tous ces précieux conseils et son aide précieuse !

Source : derek-k, DeviantArt
Source : derek-k, DeviantArt

Ou comment combler le vide de sa solitude

La dépendance affective se manifeste seulement quand on est en couple? Oh non, bien sûr que non, pas besoin d’être en couple pour être dépendante affective, et je vais vous l’expliquer à travers mon expérience. Je suis une personne solitaire, avec peu d’amis et je ne suis véritablement proche de personne.

La solitude renvoie une image négative de soi

J’ai des contacts avec peu de monde, et dans cette solitude, il est facile de s’y perdre. La solitude renvoie une image négative de soi : tu as peu d’amis, les gens ne t’aiment pas, tu n’es pas digne d’être aimée, tu n’es pas intéressante, tu es ennuyeuse, tu ne fais pas rire les gens, non vraiment tu es vraiment une personne sans aucun intérêt. C’est pas forcément conscient, c’est une croyance qui s’imprime en soi lorsque l’on constate sa difficulté à sociabiliser et à être proche des gens. Avoir une telle image de soi ne pousse pas à s’aimer soi-même, loin de là. (Alors que bon c’est notre personnalité qui nous pousse à être comme ça, rien d’autre, ça ne remet rien en cause)

 Source : National Geographic - Photo of a day
Source : National Geographic – Photo of a day

Alors pour fuir ce vide, il est possible de se réfugier dans divers stratagèmes.

L’attirance des autres devient notre attirance

Dans ma vie amoureuse, j’ai remarqué à plusieurs reprises ma tendance à être attirée par une personne dès que celle-ci me manifeste des signes d’intérêt. Dans une telle solitude, où les personnes manifestent peu souvent des signes d’intérêt, où leur amour et leur affection ne sont pas ressentis tous les jours, il est alors facile de se précipiter dès qu’une personne nous montre qu’elle nous apprécie, et même mieux encore, qu’elle est attirée par nous et qu’elle envisage plus avec nous. Génial, une personne nous aime ! Cette chaleur que l’on ressent, cette joie nous amène à une méprise facile : c’est de l’amour, cette personne m’attire aussi. Alors que c’est plus de l’attirance, de l’attachement. Mais on n’en a pas conscience dans l’immédiat. On est heureuse, quelqu’un s’intéresse à nous, et c’est tout ce qui compte.

Mais bien évidemment, une telle attirance ne peut que s’altérer avec le temps. L’ennui finit par faire surface, ainsi que le manque de désir. La rupture est alors inévitable… (Sauf si on continue à se voiler la face) Et c’est ce qui conduit à multiplier les relations amoureuses, comme c’est le cas pour moi.

Des relations prenantes pour combler le vide de sa vie

Mais il est aussi possible d’être dépendant de quelqu’un sans être dans une relation amoureuse. Il suffit de trouver une personne avec laquelle on est « proche », mais avec laquelle la relation est conflictuelle, et non satisfaisante. Une personne dont on cherche désespérément à attire son intérêt, mais malgré tout ce qu’on fait, c’est un échec, la relation n’est pas une belle amitié comme on le souhaite. Et dans ce cas, cette relation occupe toutes nos pensées : que faire pour attirer son intérêt? Est-ce qu’il va me répondre? Est-ce qu’il m’apprécie? Est-ce que je n’en fais pas trop? Et autres questions du style, qui monopolisent notre esprit, presque entièrement tourné vers lui. C’est ce qui s’est passé avec N., une pseudo amitié qui a duré bien trop longtemps (histoire en 3 parties sur mon ancien blog : 1, 2 et 3) , et dans une moindre mesure avec un autre ancien ami, qui m’a beaucoup monopolisé aussi.

Je n’ai pas été en couple avec ces personnes là, mais leur présence dans ma vie était très forte et ne laissait pas de place à une véritable histoire d’amour. C’est un moyen de ne jamais être seule avec soi-même.

Source : National Geographic - Photo of a day
Source : National Geographic – Photo of a day

Tenter d’attirer vainement l’attention des autres

J’ai aussi remarqué que cette tendance se manifestait avec d’autres personnes : des personnes qui envahissaient mon esprit, dont j’avais envie d’attirer l’attention, je voulais leur montrer que je m’intéressais à elle, et je voulais, surtout, qu’elles s’intéressent à moi. Mais elles n’avaient pas l’intention de le faire, du moins pas plus que ce qu’elles faisaient déjà. C’est une sensation qui envahit notre esprit, qui prend possession de lui, et qui fait ressentir des sensations négatives : on attend despérément que l’autre nous réponde, qu’il s’intéresse à nous, qu’il nous parle. Cela vient rompre notre sérénité, et cela brise la tranquillité de notre relation avec cette personne, puisqu’on y met des exigences, des besoins, et on ne laisse plus les choses se dérouler comme elles devraient se dérouler, alors que parfois cette personne nous apprécie sincèrement, mais juste, la relation ne peut pas être plus proche. Mais c’est aussi un moyen de combler le vide de sa solitude.

Se concentrer sur soi pour vivre pour soi

Depuis fin juillet, je suis confrontée à cette solitude : je ne suis plus en couple, je suis au chômage, donc seule chez moi, autrement dit le meilleur moment pour me replonger dans cette dépendance. Mais j’essaye justement de me concentrer sur moi, de vivre pour moi, et non plus de vivre pour les autres, à travers les autres, et ainsi je serai libération

Toi aussi, rayonne ! - Source : National Geographic - Photo of a day
Toi aussi, rayonne ! – Source : National Geographic – Photo of a day

Le couple et la communication

Dans mes deux relations précédentes, des problèmes se sont posés à cause de la fréquence de communication. En effet, aujourd’hui tout le monde a un téléphone portable, et presque tout le monde a un forfait Internet illimité. On est donc, en théorie, joignable en permanence, et on peut joindre l’autre en permanence. Mais cette permanence constante implique beaucoup de pression.

Je vais commencer par Facebook, et je reviendrai à la fréquence des communications ensuite. Être ami avec son partenaire sur Facebook implique une visibilité plus ou moins importante de ce que l’autre fait : les amis qu’il ajoute, ses commentaires, et autres. Et toute cette visibilité peut facilement entraîner beaucoup de questions, et ainsi de la jalousie : « qui est cette fille que tu as ajouté en ami? » « c’est quoi ce commentaire que tu as laissé à ce mec? » De même, on voit aussi quand l’autre s’est connecté, ce qui sous entend que s’il est connecté, il est disponible, donc il devrait avoir le temps de répondre, or il ne l’a pas fait. Bref, cela implique beaucoup de pressions et de doutes inutiles. Mon dernier ex H. n’aimait pas du tout Facebook car ses parents ont commencé à se disputer à cause de cet outil. Et cela m’arrangeait bien, car je n’aime pas avoir mon partenaire en ami sur Facebook, pour les raisons citées précédemment. Je n’ai pas envie de voir avec qui il est ami, ses commentaires et autres, cela entraîne du négatif inutile. Ainsi Facebook entraîne une certaine visibilité qu’il faut savoir gérer et avec laquelle il faut savoir prendre de la distance.

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Pour en revenir à la fréquence des communications, deux situations opposées existent. Avec mon ex précédent, M., c’était simple, il utilisait très peu son téléphone portable, et il n’aimait pas passer du temps au téléphone. Ainsi, on pouvait passer toute la journée sans se parler, et quand j’étais dans la ville de mon entreprise, on se parlait une fois au milieu de la semaine pendant 15 minutes, et cela lui convenait très bien.

Cette absence de contacts n’est pas forcément facile à gérer. Déjà il faut comprendre et accepter le fait que l’autre n’a pas besoin d’être en contact avec l’autre, mais que cela ne remet pas en cause le fait qu’il pense à nous et qu’il nous aime. Ce n’est pas évident quand on ne fonctionne pas de la même manière. C’est aussi difficile à accepter le fait que, certes on peut compter sur l’autre, mais pas aussi souvent que l’on voudrait. C’est un rythme à prendre et à accepter.

Avec mon autre ex, H., j’ai été confrontée à la situation inverse. Lui, de son côté, voulait que l’on se parle très très souvent. 2 ou 3 heures sans contact, pour lui c’était trop. Cette situation été renforcée par le fait que je ne travaillais pas, et donc que en théorie j’étais joignable constamment, car toujours seule. Le problème de vouloir se parler constamment, c’est qu’il faut trouver quelque chose à se dire. Et on se retrouve vite confrontée à la question du quantitatif qui prime sur le qualitatif… On s’envoyait des messages histoire de se dire quelque chose, mais ce n’était pas toujours intéressant ni pertinent, mais il fallait bien montrer, prouver, à l’autre que l’on pensait à lui…

Source : DeviantArt by alecsps
Source : DeviantArt by alecsps

Le fait de vouloir se parler constamment met une pression : il faut toujours avoir son tel avec soi, et même quand on est avec des autres, il faut lui faire un signe pour lui prouver que l’on pense à lui. Ainsi, même pendant une soirée avec des amis, il fallait lui envoyer un ou plusieurs messages, même si cela impliquait de se déconnecter du moment réel avec les amis pour se plonger dans notre virtuel. Mais même si l’on est seul, concentré sur une tâche, l’autre peut avoir du mal à le comprendre que cela déconcentre de discuter sur ton téléphone, et mal le prendre. Cela le mettait ainsi mal à l’aise, il n’osait pas me contacter car il avait peur de me déranger…

Un autre problème se posait car on communiquait via Whatsapp, qui passe par Internet donc, car il préfère Whatsapp aux sms. Ok, mais je n’ai pas un forfait Internet illimité (je déteste être connectée en permanence à internet, donc je m’en fiche), donc quand je me connectais via la 3G/4G, cela me mettait du hors forfait. Mais même quand j’étais dehors il fallait discuter, donc cela conduisait à des tensions : je lui envoyais un message puis je coupais internet car je ne savais pas quand il allait répondre, et il le prenait mal car « c’est impoli de poser une question et de se mettre en mode avion ensuite ». Alors que je coupais seulement Internet, et que si on communiquait via sms, ce problème ne se poserait pas. Ou il l’interprétait mal, « tu coupes internet pour m’empêcher de discuter avec toi », alors que non absolument pas. Encore une fois, si on communiquait via sms, ce problème ne se poserait pas. Cette absence de connexion Internet nous a donc souvent posé des problèmes.

Ainsi, la fréquence ou l’absence de contacts a entraîné des complications et tensions dans mes deux dernières relations, à cause de la joignabilité permanente que sous-entendent les téléphones portables… C’est un équilibre à trouver, ce qui n’est pas toujours évident, mais parfois j’avoue j’ai eu envie de retourner à l’époque sans téléphone portable ni internet, pour ne plus avoir cette pression ;)

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Et vous, comment se passe la communication dans votre couple? Avez-vous réussi à trouver un équilibre?

Je me suis retrouvée

Il y a deux mois, j’ai voulu écrire cet article « Je me suis retrouvée » parce que je venais de trouver un travail comme je le souhaitais, en lien avec l’Allemagne et où je pouvais parler allemand. Malgré les tensions et les complications avec mon copain qui ne voulait absolument pas d’une relation à distance et qui ne comprenait que j’avais ce fort désir de faire ce travail, malgré ces obstacles, j’avais réussi à m’en libérer pour trouver le travail exactement comme je le souhaitais, même si cela signifiait relation à distance plutôt éloignée et compliquée avec mon copain.

Mais je n’ai pas pu écrire cet article. Parce que cela sonnait faux ce « je me suis retrouvée ». Certes j’avais réussi à avoir le travail que je voulais, mais non je ne m’étais pas « retrouvée ».

Source : Photo of a day - National Geographic
Source : Photo of a day – National Geographic

Il m’a beaucoup fait culpabiliser sur cette envie d’avoir ce travail alors que c’était un projet que j’avais depuis longtemps, que je lui en avais parlé avant que l’on se mette ensemble, car pour lui, aimer l’autre, cela signifie habiter ensemble, construire un couple, faire des compromis même si ces compromis nous amènent à repousser quelque chose qui nous tient vraiment à coeur, ou nous amène à vivre dans une ville que l’on déteste et dans laquelle on sait que l’on sera pas heureux.

Et de manière générale, je me sentais moins libre avec lui, plus oppressée, je ne savais pas comment il allait réagir si je voulais faire quelque chose seule de mon côté, si je n’avais pas envie qu’il vienne habiter chez moi pendant un mois. Je sentais qu’il attendait beaucoup de moi, qu’il attendait que je lui donne beaucoup d’affection, beaucoup de marques d’amour, verbales ou physiques, qu’il attendait que je lui envoie régulièrement des messages même si j’étais avec d’autres personnes. Il m’a offert beaucoup de cadeaux, et je sentais qu’il attendait un retour derrière, que je lui dise « je t’aime » parce qu’il m’avait offert quelque chose.

Mais ce n’était pas de ça dont j’avais besoin. J’avais besoin de quelqu’un à qui je pouvais parler de mes projets, de mes envies, quelqu’un à qui je pouvais dire « non je n’ai pas envie » sans me prendre en retour une incompréhension, un silence et/ou une dispute parce que « quand on aime quelqu’un, on est censé avoir envie de cela » (par exemple « tu devrais être heureuse que je vienne chez toi pendant un mois »)

Source : Photo of a day - National Geographic
Source : Photo of a day – National Geographic

Donc non en étant avec lui, je ne pouvais pas « me retrouver ». En début d’année je voulais travailler sur le thème « j’apprends à m’aimer », mais je n’y arrivais pas avec lui. Soit parce que apprendre à s’aimer ne peut se faire qu’en étant célibataire ou soit parce que je n’étais pas dans un couple épanouissant pour bien apprendre à le faire.

J’ai hésité plusieurs fois à me séparer avec lui, mais il retenait à chaque fois, quand je voyais tout l’amour, toutes les marques d’affection qu’il me donnait, quand je voyais tout ce qu’il faisait pour moi, et aussi parce que je suis sans travail (donc toujours chez moi) pour une période assez longue, et j’avoue que cela m’a fait peur de passer toute cette période seule, et aussi parce que je ne pouvais accepter que j’allais encore échouer dans une relation. Je me disais qu’on allait pouvoir revenir aux débuts où on était juste bien…

On s’est séparé il y a quelques jours, et il a du mal à le comprendre, pour lui les torts viennent surtout de moi, si je changeais, si je lui donnais plus, si je voulais que l’on passe plus de temps ensemble, et si je voulais faire plus de compromis, et si… et « avec tout ce que je t’ai donné et avec tout ce que j’ai fait pour toi », oui mais l’amour ce n’est pas que des cadeaux et des gestes d’affection, et ce n’est pas toujours faire passer l’autre avant soi pour le rendre heureux lui… (ça me fait penser à un son de Vitaa mais je l’ai pas retrouvé donc vous avez de la chance je vais pas mettre du Vitaa sur mon blog) (oui oui j’ai écouté Vitaa, j’assume :p)

Bref je suis à nouveau célibataire, et je me pose des questions sur moi, sur pourquoi je me suis encore engagée dans une relation qui ne me convenait pas, pourquoi j’ai fait cette erreur, sur ce qu’il faut que je fasse pour apprendre à m’aimer vraiment, pour m’aimer vraiment, pour me sentir vraiment en paix avec moi même et avec les autres. J’ai encore du travail à faire… Mais là cette fois, sans la culpabilisation, sans tout ce négatif, je peux enfin dire « je me suis retrouvée ».

Source : Photo of a day - National Geographic
Source : Photo of a day – National Geographic

PS: voici un beau message de Maryline, du blog Exploser d’amour:

« L’amour est une vibration positive qui fait du bien. C’est comme ça qu’on reconnaît l’amour :) Lorsqu’il utilise la culpabilisation, qu’il ne t’accepte que lorsque tu l’aimes et que tu es là, lorsqu’il exige un retour sur ce qu’il t’a donné, c’est plutôt de l’ordre de l’attachement et la peur de te perdre voire de la dépendance mais pas de l’amour. Dans un couple il est essentiel d’accepter l’autre entièrement sinon tu te sens coupée d’une partie de toi-même et tu finis par ne plus être vraiment toi et à perdre ton énergie vitale. Je suis désolée pour votre rupture mais peut-être est-ce un mal pour un bien et tu trouveras quelqu’un de plus compatible avec ton envie professionnelle. »

Avec une jolie vidéo inspirante :

https://www.facebook.com/femmedinfluencefr/videos/1607263129523751/

« Je suis reconnaissance d’avoir été aimée, d’être aimée maintenant, et de pouvoir aimer. Parce que ça libère ! L’amour libère ! Ça ne t’emprisonne pas. »

28 ans, en décalage

28 ans… Bientôt 30 ans, la vingtaine défile… Et cette année, contrairement aux dernières années depuis mes 25 ans, âge auquel on se rend compte que l’insouciance de la vingtaine s’éloigne pour rentrer dans l’âge adulte approchant des 30 ans, cette année, j’ai moins bien vécu ce chiffre en plus.

Contrairement à mes 26 ans, je ressens moins de sérénité actuellement. (Cet article sur mes 26 ans génère toujours beaucoup de vues sur mon blog, je ne sais pas pourquoi) (Je n’ai pas écrit d’article quand j’ai eu 27 ans, donc je prends celui d’il y a deux ans ^^) Ma vie est en effet plus à l’arrêt actuellement.

Source: Photo of a day - National Geographic / ma vie : un champ de fleurs prêtes à éclore, mais qui sont encore en sommeil...
Source: Photo of a day – National Geographic / ma vie : un champ de fleurs prêtes à éclore, mais qui sont encore en sommeil…

Au niveau professionnel, j’ai fini mon fucking contrat d’apprentissage fin décembre 2015, et depuis je n’ai aucune avancée concrète pour mon travail. C’est un choix comme je l’ai expliqué dans l’article « Prendre le temps« , mais 4 mois plus tard je n’ai pas de piste concrète et les candidatures aux postes qui m’intéressaient prioritairement n’ont rien donné du tout, donc je suis toujours dans le flou actuellement. Mais la formation que j’ai faite en février m’a rassuré sur ma confiance en moi au niveau professionnel, et j’ai repris de l’énergie pour aborder plus sereinement un nouveau travail.

Avoir 28 ans sans travail ni rien de concret est assez pesant. Cependant, c’est plus ou moins un choix, et j’ai confiance en l’avenir, même si cela a un côté stressant.

Source: Photo of a day - National Geographic
Source: Photo of a day – National Geographic

Au niveau personnel… #Compliqué Relation mise en suspens avec mon copain, trop de négatif, de pression et d’incertitudes ces derniers temps… Je ne sais plus si j’ai envie de continuer, j’ai peur d’être en couple avec une personne dépendante… Notre couple connaît beaucoup de négatif et de tensions depuis plusieurs semaines, cela joue dans ce climat de pressions, donc… #Incertitudes

J’aborde ainsi mes 28 ans en n’étant pas engagée dans une relation stable et durable, sans visibilité. Mais il était prévu que je sois célibataire de toute façon puisque j’ai pour projet de partir à l’étranger et que mes envies de découvertes étaient/sont prioritaires sur mes envies d’être en couple. Être en couple est loin d’être le seul moyen de s’épanouir et d’être heureuse.

J’ai 28 ans et je suis un peu perdue actuellement, mais je fais en sorte de bien le vivre : c’est une période temporaire, je ne perds pas de vue mes projets et je me donne toujours les moyens de les réaliser, ainsi que d’avancer sur le chemin de l’amour de soi et de la découverte de soi… (Un peu plus difficile quand on est en couple cependant, enfin pour moi du moins)

Source: National Geographic - Photo of a day / Une image d'ours, histoire d'avoir une ligne directrice par rapport à mon article sur mes 26 ans :p
Source: National Geographic – Photo of a day / Une image d’ours, histoire d’avoir une ligne directrice par rapport à mon article sur mes 26 ans :p