Etre en accord avec sa personnalité

Ou : Certes je suis une personne introvertie. Mais je peux m’affirmer à l’oral.

Source : National Geographic - Photo of a day
Source : National Geographic – Photo of a day

J’ai fait plein de présentation orales pendant mes deux dernières années d’études, mais cela ne m’a apporté aucune confiance dans la façon dont je faisais mes présentations. Est-ce que j’étais intéressante? Convaincante? Est-ce que j’avais une attitude correcte? Aucune idée. Comme je ne me sens pas vraiment à l’aise à l’oral, j’ai toujours eu une perception négative de l’attitude que j’avais.

Parce que je suis une personne réservée, introvertie, qui s’exprime peu dans un groupe, qui n’est pas à l’aise quand elle parle devant plusieurs personnes, qui ne fait pas rigoler les gens, qui parle peu, j’avais l’impression que je ne savais pas m’affirmer à l’oral, que je n’avais pas une attitude convaincante et intéressante, et que cela sera toujours le cas. Je pensais que seules les personnes à l’aise et extraverties pouvaient être des bonnes oratrices. Et les autres? Démerdez vous avec votre manque de confiance en vous.

Et pourtant. Et pourtant, en début de semaine, j’ai fait une formation qui visait à nous faire travailler l’impression que l’on renvoyait. Nous avons fait une présentation qui a été filmée, et les autres du groupe nous ont dit ce qu’ils avaient trouvé de bien dans notre présentation, et quels étaient les axes d’amélioration. Et en fait, ils avaient bien aimé ma présentation, et m’avait trouvé affirmé et convaincante. Or je ne pensais pas que je l’étais.

Et pourtant je l’ai été, et le mieux, c’est que je l’ai été tout en respectant ma personnalité. En effet, il y a une chose essentielle que j’ai retenu de cette formation : pour que votre discours soit convaincant et frappant, il faut qu’il soit en accord avec votre personnalité. Les personnes extraverties, créatives et drôles sont valorisées, ce sont elles qui retiennent le plus l’attention. Mais si nous cherchons à faire les gestes et attitudes que ces personnes font pour attirer l’attention, cela sera un échec car l’auditoire ressentira un décalage. Il faut être soi.

Et être soi quand on est une personne réservée et introvertie, c’est faire des gestes qui nous correspondent : utiliser une gestuelle simple, avec des gestes mesurés mais qui ponctuent de manière efficace notre discours. C’est ne pas utiliser l’humour si ce n’est pas votre personnalité, mais c’est, bien sûr, toujours avoir le sourire et le regard ouvert en direction du public !

En se servant de notre personnalité de manière intelligente, cela rend service à notre discours. J’ai bien utilisé ma personnalité discrète et cela a servi ma présentation. Puisque ce qui est dit compte seulement pour 7% dans l’impact de la présentation, le savoir être – l’attitude que l’on a – est vraiment essentiel.

Mais pour que notre personnalité soit en cohérence avec notre présentation, il faut bien sûr se connaître et s’accepter avant. Accepter ce que l’on est. Oui je suis une personne introvertie et discrète, non je ne serai jamais une personne qui fait de grands gestes et qui fait rire les gens, mais c’est ce que je suis, et je peux m’en servir pour faire une présentation convaincante. J’ai déjà parlé de l’importance d’accepter sa personnalité dans cet article sur la dépendance affective, mais je me rends de plus en plus compte que c’est vraiment quelque chose d’essentiel qui nous permet de nous sentir mieux dans notre vie.

Même si vous pensez n’avoir aucun point fort dans votre façon de faire des présentations, vous en avez. Il est essentiel de trouver le positif et de le travailler : en travaillant vos talents, vous vous révèlerez vous-même, et c’est ainsi que vous serez la meilleure.

« Faites vous confiance, vos plus beaux atouts sont en vous »

cf « Déploie tes ailes, deviens qui tu es, ose ! » ;)

Source : National Geographic - Photo of a day
Source : National Geographic – Photo of a day
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Prendre le temps – Vie professionnelle

31 décembre 2015… Dernier jour de l’année, mais aussi – ET SURTOUT – dernier jour de mon contrat d’apprentissage dans ce poste inintéressant et non épanouissant. Dernier jour de l’année, pour amener une nouvelle vie où tous les possibles sont ouverts. Et oui, je n’ai plus aucun engagement, la recherche d’un emploi m’ouvre grand les bras.

Je n’avais pas encore commencé à chercher car cette année 2015 fut très intensive, je n’avais pas la motivation de me rajouter cette pression de trouver un travail, et je tenais à faire une pause après ces 2 années et demie d’études très intensives. Janvier commence, je m’accorde deux semaines de répit, avec le plaisir de ne pas penser à mon avenir professionnel.

Et heureusement que je n’ai pas commencé un nouveau travail car je n’avais clairement pas la force morale pour commencer une nouvelle vie dès janvier. Cette fin d’année avait été difficile et j’ai plutôt mal vécu le mois de décembre, il fallait que ce contrat s’arrête, je ne supportais vraiment plus mon poste – où je servais encore moins à quelque chose que précédemment.

Mais une fois ces deux semaines passées, la pression de rechercher un travail s’est à nouveau imposée. Mes objectifs étaient clairs :

  • travailler dans un cabinet d’audit ( = vérifier les comptes des entreprises pour voir s’il n’y a ni fraudes ni erreurs) pendant 2 ou 3 ans, car ce type d’expérience est très valorisée sur le marché de l’emploi et cela permet d’offrir plus d’opportunités par la suite. Chose très utile étant donné que je ne sais toujours pas ce que je veux faire.
  • partir en Allemagne ou ailleurs en France pour travailler dans un cabinet franco-allemand car j’aime l’Allemand et je veux pratique cette langue. Et comme je vais bientôt avoir 28 ans, si je veux faire une expérience à l’étranger, c’est maintenant qu’il faut que je la fasse.

Les objectifs sont clairs, bien définis, je sais très bien quoi faire et dans quelle direction chercher pour trouver. Easy, allons-y, commençons  à chercher.

Source : National Geographic - Photo of a day
Source : National Geographic – Photo of a day

Sauf que. Sauf que non en fait. Un mois est passé et je n’ai toujours aucune envie de chercher, ou je dirais plutôt de trouver.

Ces études ont été très intensives, clairement. Des études j’en ai faites, mais celles-ci étaient les plus dures. De plus, pendant 2 ans j’ai été en apprentissage. Ce travail se trouvait dans une autre ville que celle de mes études, ce qui m’a amené à être entre deux villes pendant 1 an et demi, et à vivre dans 5 appartements. Ce travail s’est trouvé aussi être inintéressant : je me suis retrouvée à accomplir des tâches que je ne voulais surtout pas faire et qui n’étaient en plus pas du tout au niveau de mon master. Ce qui était utile à l’entreprise n’était pas en adéquation avec mon niveau d’études, et ce qui l’était n’était pas utile à la société, ou disons plutôt que l’entreprise ne voyait pas d’intérêt à ce que je faisais, alors qu’elle aurait dû. Il y a eu une erreur de recrutement, ils n’avaient pas besoin d’un bac +5 pour ce poste, mais plutôt d’un bac +2.

Or voilà, j’ai dû rester et faire avec. Faire avec ce poste où je passais une grande partie de mes journées à m’ennuyer, où je n’étais pas motivée, où je n’étais pas mise en confiance, où je n’avais aucune reconnaissance envers ce que je faisais, où je ne me sentais pas utile à la société. Deux ans (ou presque) comme ça, à supporter un poste où mes compétences n’étaient pas du tout utilisées alors que de l’autre côté, je travaillais sérieusement pour mes études, et pour des choses plutôt compliquées.

Ces deux années et demie d’études, je les ai faites parce que le marché du travail demande un bac+5 pour accéder au type de poste qui m’intéresse. Un poste qui demande de l’analyse, de la réflexion et pas un poste avec majoritairement des tâches automatiques. J’avais déjà fait 6 années d’études, ces 2 années supplémentaires, je m’en serais très très bien passée. Les études c’est bien joli, mais devoir travailler le soir et le week end, c’est beaucoup moins agréable. Mais je l’ai fait et j’en suis fière et heureuse.

Cependant, le poste auquel j’aspire, ce n’est à nouveau pas moi qui veut le faire, mais le marché du travail qui me demande de le faire. Or, si je suis honnête envers moi même, je ne veux pas effectuer ce travail. C’est un métier qui demande beaucoup d’investissements, beaucoup d’heures de travail, beaucoup de déplacements, pour des tâches, qui a priori ne m’intéressent pas. Or ce n’est pas ce que je recherche. Je veux un travail qui m’offre une certaine stabilité et qui me permette de faire une activité régulière en dehors de mes horaires.

Mais si je me lance là dedans, c’est que je ne sais pas ce que je veux faire d’autre. Mais ma motivation et mon moral parlent pour moi. Je suis bien plus motivée pour préparer mon examen auquel j’ai échoué que pour rechercher un emploi. Je n’ai pas du tout envie de quitter mon appartement et la ville dans laquelle je suis actuellement, je n’ai pas du tout la motivation et la force de quitter mon environnement pour en découvrir un autre, pour tout recommencer, encore une fois. Clairement, pour le moment, si je m’écoute, je n’ai pas envie de ça.

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J’ai envie de pouvoir enfin prendre le temps de vivre et de me consacrer à des choses que j’aime, j’ai envie de pouvoir prendre le temps.

Et de plus, si je pars à l’étranger, je ne vais pas être proche de mon copain, ce qui va m’amener à vivre une relation à distance, à passer du temps dans les transports, à être entre deux villes, et clairement je n’ai pas envie de ça à nouveau. Je sais que ce n’est pas un bon argument de limiter ses envies selon l’autre, mais une relation à distance, ce n’est pas du tout quelque chose à quoi j’aspire. Et ça me donne encore moins envie de partir.

Je culpabilise parce que, oui je suis au chômage et je ne travaille pas, mais actuellement je n’ai pas la force de me lancer dans un nouveau projet qui va me demander beaucoup d’énergie. Je crois que le mieux c’est de m’accorder du temps, du temps pour me ressourcer, pour redéfinir vraiment bien mes envies et réfléchir à ce que je veux, et pas ce que le marché du travail veut.

Je crois que parfois il faut s’accorder le droit de prendre du recul pour mieux repartir ensuite, pour mieux le vivre à l’avenir et pour plus savoir vers où on va.

Projets & envies non conventionnels

Je suis allée visiter le nouvel appartement de ma soeur et de son copain dernièrement : un bel appartement confortable et grand, où ils habitent ensemble. Et je me suis dit que moi je n’étais pas prête de vivre ça, que je ne l’avais même jamais vécu, même si j’ai 2 ans de plus qu’elle. Et pourtant, si j’avais envie, je pourrais le vivre : être dans un appartement digne du nom d’appartement plus que du nom de studio et habiter avec mon mec (enfin pas tout de suite, dans les mois à venir). Mais non parce que j’ai d’autres envies.

Comme je n’ai plus de travail, j’ai le choix de définir ce que je veux de ma vie, c’est à dire où je veux aller. Je pourrais faire le choix de continuer à construire ma vie là où j’habite ou faire mes choix en fonction de là où habite mon copain pour que l’on puisse se rapprocher. Cependant, depuis plusieurs années, j’ai ce fort désir d’aller voir ailleurs comment ça se passe, de vivre une expérience à l’étranger. Tous les blogs que je lis tenus par des personnes qui se sont expatriées, qui ont vécu une expérience à l’étranger, ça me donne envie de vivre la même chose.

Source: National Geographic - Photo of a day
Source: National Geographic – Photo of a day

Et c’est une envie forte que j’ai, et je n’ai pas envie de renoncer à celle-ci sous prétexte que je suis en couple et que ce choix va très certainement nous amener à vivre une relation à distance pendant 2 voire 3 ans (Ok je me projette) , comme il ne peut pas partir à l’étranger pour cause d’études. Donc oui j’ai 27 ans, mais je n’aspire pas encore aux mêmes choses que ceux de mon âge : faire des projets à long terme dans un endroit, trouver un CDI. Non j’ai encore soif de découvertes, soif de vivre des expériences.

Et pourtant, je pourrais choisir la facilité : aller dans une ville que je connais déjà un peu, construire une relation de couple sans distance, rester dans un pays où la langue n’est pas un obstacle. Mais non j’aspire à d’autres choses. Et certes, je regarde avec une certaine envie l’appartement de ma soeur et de son mec, mais ce n’est pas la vie que je veux pour le moment. Je me sens bien dans la vie que j’ai pour le moment, je me sens en accord avec moi même et mes envies, et c’est la seule chose qui compte.

Ecouter son coeur et ses envies, même si ce n’est pas le chemin le plus facile, c’est l’essentiel.

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Source: National Geographic – Photo of a day

Fuck 2015… ou presque

(Oh là là il y a un mot pas joli dans le titre…)

2015,

Dès le début, je savais que tu n’allais pas être une année que j’allais aimer. Déjà, dès début 2015, je le disais « je veux déjà être à fin 2015. » Et effectivement, tout n’a pas très très bien commencé entre nous. Je suis retournée dans mon entreprise chérie adorée, c’est à dire que je devais quitter la ville de mes études où je venais de passer 4 mois, à habiter chez mon mec. J’ai retrouvé ce travail pas épanouissant qui ne m’intéresse pas, et nous avons commencé une relation plus ou moins à distance puisque l’on ne pouvait se voir que le week end. Cela s’est assez vite mal passé puisque ce n’est pas du tout une personne portée sur les contacts à distance. J’ai donc très vite ressenti un sentiment de solitude dans mon couple, et je l’ai mal vécu. Je savais que c’était sa personnalité et que cela ne remettait rien en cause, mais ce n’était pas un type de relation qui me convenait.

Nous avons donc rompu 2 mois plus tard. Oui 2015, tu commençais bien, même si certes tu me libérais d’une relation qui n’était pas ma place, ce n’était pas vraiment la joie… Mais j’ai réussi à retrouver assez rapidement un équilibre, comme j’étais dans la ville de mon entreprise, et que je faisais des activités qui me plaisaient et m’épanouissaient. Mais un mois plus tard, ce rythme devait s’arrêter.

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En effet, retour en cours, pour 3 mois. Retour donc ENCORE dans la ville de mes études, retour dans un nouvel appartement (le 5e en moins de 2 ans, mais tout va bien), et surtout retour dans sa ville à lui. On ne s’est jamais vu, mais je ressentais bien plus sa présence dans cette ville que dans la ville de mon entreprise, où il n’était jamais venu. Mon semestre de cours s’est plutôt mal passé : fort sentiment de solitude, j’ai eu du mal à trouver ma place, je n’avais plus la motivation pour passer mon temps à travailler, et j’en avais marre d’être dans un appartement qui n’était pas mon CHEZ MOI. Donc semestre plutôt peu épanouissant…

Fin juin, je retourne dans la ville de mon entreprise. Ô joie, je retrouve mon entreprise qui m’avait tellement manqué ! Pas heureuse de retrouver mon poste où je m’ennuie, mais par contre très heureuse de retrouver MON appartement et surtout de retrouver la ville de mon entreprise, où j’ai des amitiés et des activités plus épanouissantes. Mais cela n’a pas suffit à me faire sentir bien. Je voulais en effet passer un examen fin octobre qui demandait vraiment beaucoup de travail : donc toujours beaucoup de pression, toujours toujours. Et de culpabilité parce que je ne travaillais pas assez. Je ne voyais pas beaucoup de monde, donc la solitude a fini par me peser, ainsi que ce travail où je ne servais pas à grand chose.

Début septembre, arrêt maladie pour prendre du recul. Ca m’a fait du bien, mais ça n’a pas changé grand chose à la situation. J’ai commencé la danse et le chant, ce qui m’a fait beaucoup de bien. Mais je ne recherchais pas spécialement à remplir ma vie, parce que je devais travailler, et aussi parce que de toute façon 2016 sera l’année de nouveaux projets, et donc l’année de départ de la ville de mon entreprise… Donc sensation de vie au ralenti, de ne pas pouvoir avancer, d’être quasiment uniquement concentrée sur mon travail, et puis voilà. L’examen est passé fin octobre, et a apporté une nouvelle période : MON MEMOIRE.

Un énorme travail qui demandait beaucoup de temps, et qui a rendu mon mois de novembre vraiment très intensif. Profiter de la vie? Ah oui non, très peu pour moi merci. Je ne passais pas TOUTE ma vie à travailler, mais je n’avais que peu de liberté. Donc jusqu’à là, une année vraiment peu épanouissante, et qui devait l’être ainsi jusqu’à fin décembre.

Source: National Geographic - Photo of a day - Un lama parce qu'il est marrant et qu'il me fait sourire...
Source: National Geographic – Photo of a day – Un lama parce qu’il est marrant et qu’il me fait sourire…

Mais la vie réserve parfois des surprises. J’ai ainsi pris le temps d’aller à une rencontre où des membres d’un forum se rendaient (même si ce n’était PAS sérieux, mais fuck, la vie sociale c’est important aussi et ça fait vraiment beaucoup de bien), et j’ai passé l’après midi avec un membre de ce forum, auquel j’avais peu parlé avant…

Et puis en fait, on s’est rendu compte qu’on avait passé un bon après midi, on a gardé contact et on s’est parlé de plus en plus… Et on s’est rapproché de plus en plus… Et puis paf l’amour qui te tombe comme ça dessus sans prévenir, surtout que ce n’était vraiment pas du tout dans mes projets, moi qui veux partir l’année prochaine. Mais les sentiments ça ne se calcule pas ;)

Donc dans toute cette année peu épanouissante, une rencontre a illuminé cette fin d’année, et m’a apporté beaucoup de joie… Et j’ai hâte maintenant de voir ce que 2016 me réserve, et cette fois, promis je ne dirai pas « 2016, je n’étais pas pressée de te voir, et je souhaite que tu sois déjà finie » ;)

Je ne sais pas du tout ce que 2016 me réserve puisque je dois rechercher un nouveau travail, que je veux aller dans une nouvelle ville où je pourrai parler Allemand, et que cette fois je ne suis pas seule… J’ai hâte de voir ce qui m’attend, en espérant que cette fois cela sera épanouissant et intéressant!

PS: JE VAIS ENFIN ARRETER DE VOUS PARLER DE MES ETUDES ET DE MON ENTREPRISE, CA SE FETE NON? :D

PPS: Et comme quoi, avec de la motivation et de la détermination, on finit par arriver au bout de ses projets… « Détermination discipline travail » ;) 2015, une année pas intéressante, mais au moins je suis fière d’avoir atteint mes objectifs et d’avoir réussi à me battre malgré tout.

J’ai échoué.

Source: National Geographic - Photo of a day
Source: National Geographic – Photo of a day

Je vous avais parlé de mon fameux examen dans cet article là, Abandonner ou pas?. Et puis finalement… les résultats sont tombés aujourd’hui. J’avais tellement pas envie de savoir les résultats que j’avais complètement oublié que c’était aujourd’hui… Donc j’ai passé 2 matières, et je n’ai validé aucune des deux. J’ai échoué, pour la première fois de toutes mes études (et pourtant j’en ai fait des longues études), j’ai échoué. Mais comme je n’ai pas l’intention d’abandonner là, et parce que je sais que j’ai les capacités pour l’avoir ce foutu examen, j’ai bien l’intention de le repasser l’année prochaine, en 2016, et de l’obtenir cette fois.

Mais en attendant, je voulais faire un retour sur cet échec. Ça fait depuis 2 ans et demi maintenant que cet examen était mon objectif, j’ai fait une spécialité nous préparant à le passer, spécialité qui nous a demandé des heures (et même des mois) de cours en plus. Pour moi c’était clair, ce truc j’avais les moyens et les capacités de l’obtenir. Et puis finalement, la dernière ligne droite s’est avérée être plus compliquée que prévu. En juillet je suis retournée dans mon entreprise chérie adorée, je venais de passer un semestre intensif, j’en avais marre de travailler, et je n’ai pas trouvé la motivation de passer ma vie à travailler. Surtout que cet examen demandait BEAUCOUP de travail, et comme je travaillais déjà la journée dans mon entreprise, il aurait fallu que je travaille vraiment beaucoup.

Et il aurait fallu que je fasse ça pendant 3-4 mois. Or pour moi, c’était hors de question. Surtout que mon apprentissage se passait mal, comme déjà dit plein de fois, ce n’était pas un poste épanouissant ni intéressant, donc j’avais encore moins la motivation pour passer ma vie à travailler en dehors de ça. Et j’ai pris petit à petit conscience que non je n’allais pas pouvoir l’avoir cet examen, que je n’allais pas pouvoir travailler suffisamment, et qu’EN PLUS, ça allait être à cause de cet apprentissage de merde, qui me faisait perdre du temps, parce que mes journées n’étaient pas ultra remplies, LOIN DE LA.

Source: National Geographic - Photo of a day
Source: National Geographic – Photo of a day

La prise de conscience s’est faite, l’acceptation aussi, mais ça n’a pas été sans heurts ni remous. Beaucoup de colère, de rage, d’énervement, beaucoup de sentiments négatifs. Une semaine d’arrêt maladie, une occasion de travailler, mais en fait non, échec total. Trop énervée face à cette situation d’impuissance. J’ai relâché la pression, je me suis accordée une semaine de répit. J’ai pris du recul, retrouvé de l’énergie.

Mais je n’ai pas pu me remettre à travailler. Enfin j’ai travaillé, mais pas plus qu’avant. Mais j’étais plus sereine. Quand le stress était trop fort, ou que mon état d’esprit était trop négatif, j’ai médité. Ça m’a apaisé, ça m’a apporté beaucoup de bien. Et puis finalement je me suis présentée à l’examen en étant sereine. J’avais fait ce que je pouvais, et wait and see.

Et j’ai échoué, mais je n’ai aucun regret. J’ai fait ce que j’ai pu, et je ne regrette pas de ne pas avoir passé ma vie à travailler. Il faudra que je retravaille en 2016, en dehors de mon job, mais le contexte sera différent. Même si j’ai un peu de mal à accepter le fait que 2016 sera ENCORE une année chargée de travail, j’accepte le fait d’avoir échoué cette année.

Parce que parfois, il faut savoir penser à soi avant tout, penser à son bien être, et éviter de faire des choses qui vous font sentir mal. Donc j’ai échoué, mais je vais continuer à me battre, et je l’aurai ce fucking diplôme. Parce que j’en ai les capacités et que je le mérite.

Source: National Geographic - Photo of a day
Source: National Geographic – Photo of a day

Welcome back here !

Bonjour, ça faisait longtemps que je n’avais pas posté ici!

Et ça fait depuis un certain temps que je ne lis plus vraiment de blogs non plus, donc voici des nouvelles :)

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Source: Naked in the Rain – DevianatArt

J’ai rendu mon mémoire de fin de master mercredi, donc je commence à refaire surface ! Cette année j’ai donc eu mes 3 mois de cours d’avril à juin qui ont été assez durs parce que j’en avais vraiment vraiment marre et parce que beaucoup de travail… Donc pas beaucoup de temps ni de tranquillité d’esprit… Et  puis une fois les cours finis, retour en entreprise, mais toujours pas de tranquillité d’esprit, car j’avais mon mémoire à faire et de plus, comme j’en avais parlé, je voulais passer un examen fin octobre histoire d’obtenir un double diplôme parce que-c’est-la-classe-sur-le-CV, et comme je travaillais la semaine, je n’avais pas beaucoup de temps pour étudier, or cet examen demandait vraiment beaucoup de travail… Donc je ne cherchais pas spécialement à remplir ma vie, je prenais les opportunités que l’on me donnait, mais je n’étais pas en recherche d’activités, de sorties, de rencontres… Et j’ai délaissé mon blog parce que je n’avais ni la motivation ni l’envie de prendre du temps d’écrire des articles qui n’étaient que peu lus…

J’ai passé cet examen d’ailleurs, j’ai fait ce que j’ai pu, je n’ai pas encore les résultats, mais même si j’échoue, je le vivrai bien parce que j’ai fait ce que j’ai pu. Je n’avais vraiment pas du tout la motivation pour passer ma vie à travailler, et je ne regrette pas de ne pas m’être épuisée au travail. Je l’ai abordé de manière sereine, donc wait and see…

Et ensuite une fois cet examen fini, here we go, pas de pause, c’est parti pour rédiger le mémoire qu’il faut rendre dans un mois! Et on peut dire que cela a été vraiment vraiment tendu… Enormément de travail à faire, donc énorme pression et focus uniquement là dessus. Je n’ai pas totalement sacrifié ma vie sociale, j’ai continué mes cours de chant et de danse, même si j’en ai loupé quelques fois, mais il faut savoir ce que l’on veut dans la vie… Donc un mois de novembre vraiment très tendu où je sentais ma vie m’échapper, où je me suis de plus en plus éloignée des blogs parce que je n’avais pas vraiment de temps à consacrer à ma vie et donc où je n’avais pas spécialement envie de lire la vie des autres…

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Source: Naked in the Rain – DevianatArt

Mais maintenant c’est fini! Je n’ai plus cette pression des études (il va falloir que je cherche du travail maintenant, mais c’est une autre histoire :p), et je sens que je peux reprendre possession de ma vie, recommencer à vivre tout simplement, et ça, ça fait vraiment plaisir… Donc je retrouve l’envie d’écrire sur mon blog, pour le plaisir de partager avant tout! Et si mes articles sont lus, tant mieux, s’ils ne le sont pas, tant pis, ce qui compte avant tout, c’est le plaisir d’écrire et le plaisir de partager. Et puis mettre des mots sur sa vie, traduire ce que l’on ressent, je trouve que cela apporte beaucoup, cela permet de voir ce que l’on pensait avant, de voir comment on a évolué, bref un blog c’est vraiment bien en fait…

Voilà, je remercie celles qui sont toujours là et je vous remercie de m’avoir lue :*

PS: ça bouge niveau sentimental, restez connectées comme on dit…

PSS: il neige sur mon blog, merci WordPress de lui permettre d’avoir la classe :p