Ce que la maladie de mon frère a changé chez moi

J’en avais parlé il y a deux ans (ma seule et unique grande Une sur Hellocoton, qui a fait exploser les statistiques de mon blog, et de très loin mon article le plus lu sur mon blog) (ça n’a pas d’importance, c’est juste pour rallonger l’introduction de cet article pour que le fait essentiel n’apparaisse pas sur Hellocoton ^^), mon petit frère est décédé à l’âge de 11 ans des suites d’un cancer, il y a de ça 12 ans (pfiou oui ça fait très très loin, ça me fait bizarre que ça soit aussi lointain…), et je me rends compte que voir un enfant aussi jeune tomber malade et en mourir, ça a impacté ma vie et ma manière de penser, et ce encore aujourd’hui.
Voici donc les changements que j’ai pu identifier (je me confie sans filtre dans cet article, je ne me suis jamais dévoilée ainsi à qui que ce soit) :

* Je suis désolée d’écrire ça, mais les décès des personnes âgées, des grands parents, me laissent plus ou moins insensible. Je veux dire, c’est normal que vous soyez triste et qu’un décès soit douloureux, et je le comprends, mais j’ai du mal à compatir à votre douleur parce que c’est dans l’ordre des choses qu’une personne âgée décède alors que ce n’est pas dans l’ordre des choses qu’un enfant s’en aille. (J’ai lu dernièrement un article de blog d’une personne qui parlait de la perte de sa grand mère, et je n’ai pas réussi à ressentir vraiment d’émotions, et cela m’a un peu troublé)

* Je suis désolée d’écrire ça aussi, mais je n’ai pas de compassion envers les gens qui « ont peur des aiguilles » parce que si tu es (gravement) malade et que tu doives aller à l’hôpital, que tu aies peur ou non, il faudra bien que tu les subisses ces aiguilles. Mon frère n’a pas eu le choix, donc je suis assez insensible à cet argument. (Et les gens qui ne donnent pas leur sang à cause de cet argument m’énervent un peu)

* De la même manière, je ne comprends pas les gens qui s’opposent au don d’organes.

* La peur de mourir dans un accident de la route est assez présente quand je conduis. Cela ne me freine pas, mais j’en ai particulièrement conscience. Parce que c’est une mort tellement évitable (je ne veux culpabiliser personne dans cette phrase, mais la plupart des accidents pourrait être évitée), tellement soudaine, que je ne souhaite pas que ma famille soit confrontée à cela. Et après avoir été frappés par la maladie de manière totalement inexplicable, cela me fait peur que quelque chose d’aussi évitable nous arrive. (Je ne suis pas sûre d’être claire ici)

* J’ai conscience de la fragilité de la vie, que tout peut aller bien et que du jour au lendemain, tout ne peut plus aller bien. On ne sait pas ce que l’avenir nous réserve, et j’ai particulièrement conscience de cela. Je suis moins sereine après l’annonce de la naissance d’un enfant, parce que oui tout va bien maintenant, mais on ne sait pas ce qu’il peut se passer plus tard… Ce n’est pas une pensée envahissante, juste une ombre qui passe. Cependant, je m’interroge sur l’impact que cela a sur mon désir d’avoir des enfants. Avoir conscience qu’un enfant peut tomber malade sans raison peut être un frein dans le fait d’en vouloir et je me demande si cela m’impacte ou pas. Je pense que oui, mais d’un autre côté je n’ai pas envie que cette peur prenne le dessus… De plus, comme j’ai une conscience accrue qu’un enfant peut décéder, j’ai plus envie d’avoir trois enfants, car si l’un des trois décède, au moins il en restera deux (comme ça a été le cas pour ma soeur et moi) (j’en ai parlé à une amie et elle m’a répondu « ah oui le décès de ton frère t’a beaucoup impacté, tu es déjà allée voir un psy? » Donc ne me dites pas la même chose, merci)

* Je n’aime pas répondre à la question « Et toi, tu as combien de frères et soeurs? », parce que je réponds que j’ai une soeur, et je ne parle pas de mon frère. Si je parle de lui, cela crée tout de suite un malaise, un silence désagréable parce que c’est triste, et parce que je ne veux pas être perçue comme une fille qui a vécu des choses douloureuses dans sa vie, donc je ne parle de lui que rarement. Mais à chaque fois qu’on me pose cette fameuse question, je pense toujours très fort « et j’ai un frère aussi, mais il n’est plus là… »

* Je sais que des choses peuvent arriver sans explications dans la vie. C’est une chose douloureuse à admettre et à accepter que oui un enfant peut tomber gravement malade, et que oui c’est comme ça, il n’y a aucune explication, point final. Il nous a fallu longtemps, à ma famille et moi, pour l’accepter. Le plus compliqué, pour moi, cela a été de concilier cela avec la religion. Comment accepter que Dieu accepte que de jeunes enfants tombent gravement malades et en décèdent? Vraiment, c’est compliqué de faire avec cette réalité. Cela m’a éloigné de la religion pendant quelques années, mais je ne me sentais pas en paix avec Dieu pendant ces années là. Finalement j’ai rencontré un mec (musulman) très croyant et son intérêt pour la religion m’a donné envie de faire la paix avec Dieu. Je me suis replongée dans ma religion (catholique) et puis finalement, je sais pas, j’ai fini par trouver la paix. J’ai ressenti la présence de Dieu et j’ai compris qu’Il était Amour et qu’Il nous accompagnait dans cette épreuve. Pour réussir à concilier cela, j’ai accepté l’idée que c’est arrivé de manière indépendante de Dieu, parce que cela devait arriver, et Dieu était là pour nous accompagner, mais qu’Il n’était pas responsable de cela. Je ne peux pas accepter, je ne peux vraiment pas accepter, que Dieu ait décidé que mon frère soit malade. Vraiment je ne veux pas et ne peux pas croire en un Dieu qui soit comme cela.
Et donc j’ai accepté que des choses dans la vie puissent arriver sans raison, et quand des personnes se demandent pourquoi telle maladie, tel drame, arrive, je peux juste leur dire « parce que c’est ainsi », mais je sais que c’est un chemin d’acceptation que l’on doit faire soi-même, et que peu importe ce que les autres disent, seul-e nous même pouvons accepter cette vérité.
J’ai donc conscience qu’un cancer peut arriver sans aucune raison, et que même si on tente de s’en préserver en mangeant sain et en faisant de l’activité sportive (en gros), cela diminuera seulement le risque de ne pas en avoir un, mais ne l’éliminera jamais totalement… (on vit dans un monde tellement pollué de toute façon…)

* Je ne suis donc pas attirée par toutes les questions existencielles, parce que pour moi la seule réponse possible, c’est « parce que c’est ainsi ». J’ai conscience que c’est une forme de protection, que la seule réponse possible que je peux accepter, c’est le « c’est ainsi ». C’est une quête douloureuse pour moi et donc « c’est ainsi », et cela me suffit.

* Il m’a fallu longtemps, longtemps, pour réussir à parler de mon frère sans pleurer. Il m’a fallu 10 ans environ pour y arriver. Ca a commencé à évoluer il y a 3 ans, quand j’ai eu le déclic qu’il fallait que je m’attaque au problème si je ne voulais pas retomber dans une situation de dépendance affective. Je peux pas trop expliquer ce qu’il s’est passé, j’ai pris conscience que le départ de mon frère était un poids et qu’il fallait que j’ose en parler, que je pouvais en parler. Et donc depuis j’arrive plus facilement à en parler. Aujourd’hui j’ai enfin la sensation d’être en paix avec mon deuil (et ne me dites pas le contraire s’il vous plaît). C’est un chemin assez douloureux le deuil, on sait quand il commence, mais on ne sait pas quand il finit. De devoir accepter, de se sentir en paix, de bien vivre et de vivre bien avec le poids de cet événement… C’est assez compliqué de l’appréhender et de se sentir bien.

* Je culpabilise assez facilement pour diverses choses, et je me demande si cela a un lien avec la maladie de mon frère. Le fait que ça soit lui qui soit parti et pas moi, le fait de ne pas avoir été assez présente pendant sa maladie, de m’être énervée parfois, de ne pas avoir compris ce qu’il se passait… Je m’interroge sur l’impact que cela a sur moi.
Par ailleurs, je culpabilise un peu de m’éloigner géographiquement parlant de ma mère, parce qu’on est les seuls enfants qu’il lui reste avec ma soeur (mes parents ont divorcé) et donc je suis fière d’avoir réussi à partir habiter à 3 heures de route de chez mes parents, d’avoir réussi à m’affranchir de cela, mais il y a quand même toujours ce poids de la culpabilité vis-à-vis de ma mère qui est plus ou moins présent.

* Je me suis faite tatouer le mot « éphémère » parce que

Ainsi, tout passe sur la terre

Esprit, grâce, beauté, talent

Telle est une fleur éphémère

Que renverse le moindre vent…

* J’ai parlé des choses dont j’ai conscience mais je trouve cela assez difficile de se rendre compte vraiment de l’impact qu’une telle épreuve a sur nous, dans toute son étendue et toute son intensité. Donc je ne sais pas tout ^^

J’ai bien conscience que vous n’allez pas forcément apprécier certaines phrases que j’ai écrites et je suis désolée de cela, j’ai écrit les choses telles que je les ressens.

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Bienvenue 2017 !

(Oui je suis très très en retard, mais le voilà, il arrive)

Je n’avais pas encore fait d’article pour faire le bilan de 2016, mais je trouve ça intéressant de se retourner sur l’année écoulée. Surtout quand celle-ci a a priori été peu enrichissante…

2016, mon contrat d’apprentissage se finit enfin. Enfin fini les journées d’ennui, je vais enfin pouvoir me tourner vers mon avenir professionnel ! Je fais le choix de ne pas enchaîner directement sur un nouveau travail, histoire de me laisser le temps de réfléchir à ce que je veux faire et de me reposer suite à mes études intensives… (une très très très bonne idée vu le rythme que j’ai actuellement…) J’ai donc été au chômage pendant 9 mois, une période pendant laquelle je me suis recentrée sur moi, qui m’a permis d’apprendre à m’écouter et de trouver mon équilibre. J’ai appris à expérimenter vraiment la solitude.

Cette période ouvrait de nombreuses perspectives, comme voyager ou rencontrer du monde, mais paradoxalement c’est l’année où j’ai le moins voyagé et où je n’ai rencontré personne de nouveau. Je ne ressentais pas le besoin d’aller explorer le monde pour aller à ma rencontre. J’avais envie d’aller à ma rencontre dans ma vie quotidienne. D’expérimenter des activités que je n’avais précédemment pas le temps de faire… C’est ainsi que j’ai découvert le côté apaisant et positif de la création. Je me suis promenée, j’ai pris le temps de lire dehors, j’ai profité de mes amis, et c’était vraiment bien, j’étais contente de pouvoir passer du temps avec eux.

Pendant ce temps là, j’ai recherché un travail. Ca a été compliqué car je visais l’Allemagne mais mon ex me prenait la tête là dessus, et ça n’a pas simplifié les choses… J’ai malgré tout réussi à me libérer de son influence et j’ai candidaté dans une région de la France qui ne lui plaisait pas, car c’était trop loin pour lui, mais j’ai bien fait car cela a marché au final.

En parlant d’ex, j’ai été en couple pendant 8 mois. Et si au début tout était rose, tout était bien, je pensais avoir enfin trouvé une personne avec laquelle je pourrais avoir une relation saine et équilibrée… Et bien non. Je me suis rendue compte au bout de 2-3 mois qu’il était dépendant, et que ce n’était pas avec lui que j’aurais une relation épanouissante. Je n’ai pas réussi à le quitter plus tôt (peur de la solitude, culpabilité…), et sans lui ma période de chômage aurait été plus enrichissante. Mais cette relation m’a beaucoup appris sur moi-même car je me suis rendue compte que j’avais encore du travail à faire sur moi pour m’aimer. Elle m’a amené à me questionner une nouvelle fois sur les relations, et ce fut enrichissant. Cela a porté ses fruits notamment car je me suis enfin libérée de l’emprise de ce cher N. Ce fut un long chemin, mais j’y suis enfin arrivée…

Suite à cette relation, j’ai suivi un programme de méditation sur l’amour de soi, pendant 30 jours consécutifs. Cela m’a fait beaucoup de bien, cela m’a appris à relativiser mes pensées et à m’en détacher, et surtout cela m’a réellement appris les bienfaits de la méditation. Et je suis très heureuse d’avoir pu le découvrir car la méditation est salutaire dans mon travail actuellement…

La première partie de 2016 a été centrée sur moi, j’ai pu enfin prendre le temps de vivre. Et puis est arrivée la deuxième partie…

Nouvelle ville, nouveau travail, nouvel environnement… Que de changements. Je me suis refaite au rythme du travail, et ça n’a pas été facile car c’est un travail où l’on va chez les clients, on est en déplacement, on est très régulièrement confronté à des nouvelles choses, on a toutes les semaines des délais à tenir… Bref c’est un environnement assez stressant et particulier. J’ai donc consacré la deuxième partie de l’année à trouver mon équilibre malgré ce travail envahissant. Ca a pris du temps…

Je suis contente de faire ce travail actuellement, même si je suis toujours en période d’essai, et c’est loin d’être dit qu’elle va être confirmée… Mais je suis contente de vivre cette expérience. (Je ferai un article sur mon travail quand mon avenir professionnel sera plus assuré…)

J’ai aussi découvert une nouvelle ville. Encore une, à nouveau. Il m’a fallu du temps, pour accepter ce changement. Je m’y suis faite, et je suis contente d’être là. Mais mon travail étant un peu trop prenant, je n’ai pas encore eu l’occasion de rencontrer des gens là bas…

2016, ce fut une année enrichissante, pas forcément en expériences, mais plutôt en découvertes. Découverte de moi, découverte d’un autre équilibre de vie, découverte d’un nouveau travail, d’une nouvelle ville… L’enrichissement ne se fait pas forcément dans les grandes expériences, mais il se fait là où on souhaite le trouver, et c’est ce que j’ai fait en 2016.

Pour 2017, j’aimerais continuer sur cette lancée. Et passer de « me sentir bien avec moi-même » à m’ouvrir aux autres, me tourner vers les autres. Et faire en sorte que cela se passe bien à mon travail. Et continuer à trouver un équilibre malgré cette profession envahissante…

Source : Photo of a day - National Geographic - 2017, partons en voyage !
Source : Photo of a day – National Geographic – 2017, partons en voyage !

Je suis en colère – sois une Lumière

Les évènements politiques de ces derniers mois ont montré une tendance à se refermer sur soi. Le Royaume Uni a choisi de sortir de l’Union Européenne, énormément de critiques sont faites sur les migrants, (entre autres choses), et dernièrement le point d’orgue : avec l’élection de Trump, c’est la victoire électorale du sexisme, du racisme, de l’homophobie, de l’islamophobie, de la xénophobie, du climato-scepticisme, du renfermement sur soi, du populisme, et tant d’autres choses encore…

Depuis plusieurs années, je travaille sur ces valeurs : respect de l’environnement (la terre et les animaux), tolérance, ouverture sur les autres, compréhension sans juger, bienveillance, aider les autres, apaisement, respect… Toutes ces valeurs qui sont reniées, notamment par l’élection aux Etats Unis, mais aussi bien sûr dans de nombreux autres pays.

Et cela me met en colère de voir que les gens, dans la majorité, vont plutôt dans l’autre sens : rejetons l’autre, dénigrons le, peu importe si ça lui fait du mal, et détruisons la planète, on s’en fout de toute façon. Je me sens impuissante, blessée de voir que les autres ne cherchent  pas à s’élever vers plus de lumière et de respect, bien au contraire.

Je ne sais pas quoi faire de cette colère pour le moment, mais une chose est sûre : elle me pousse à agir. Tout ce que je garde en moi depuis des années, tout ce que j’absorbe sur Internet, tout ce que je lis, tout ce que j’apprends, tout ce que je fais, mais que je garde pour moi, a envie de s’extérioriser. J’ai envie de m’exprimer, d’agir. J’ai envie d’inspirer les autres par mes actions, de leur montrer ce que je fais de positif pour les humains et pour l’environnement, de leur montrer comme cela apporte du positif, aux autres et à moi. J’ai envie de leur montrer aux autres que c’est possible d’être une Lumière, que c’est possible d’agir de manière positive.

Je ne pensais pas faire de bénévolat car mon nouveau travail est très intensif, mais je sens qu’il faut que je le fasse, qu’il faut que j’apporte du positif et que je ne peux pas rester uniquement centrée sur ma vie et mon bien-être. J’ai envie de leur montrer comme c’est mieux de faire le choix du positif et de l’ouverture aux autres et à l’environnement.

Et vous, que ressentez-vous ?

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PS : je n’ai bien sûr pas oublié mon blog, mais j’ai plutôt eu besoin de me recentrer sur moi  pour accepter et accueillir le mieux possible ma nouvelle vie. Cela se passe bien, je suis plutôt contente, et je reviens très vite avec un nouvel article :)

PPS : Merci à Marie Ribeill

Une semaine de randonnée #2 [Le Chemin de Stevenson]

Et pour changer un peu, voici un article qui apporte de la légèreté et qui permet de s’évader :) Voici la suite de ma semaine de randonnée sur le chemin de Stevenson !

Nous avons donc réussi les deux premiers jours de marche, même si la fin des journées a été difficile, car 20km environ à pieds avec un sac de 11-12km, ça use bien! Mais les magnifiques et variés paysages motivent pour continuer, c’est une belle expérience qui s’annonce.

*3e journée : désaccords et pluie*

Pour le début de la 3e journée, du Bouchet Saint Nicolas à Pradelles, nous marchons chacune à notre rythme : elle, très vite, et moi… au rythme que je peux… Mes pieds commencent à me faire mal, la plante des pieds me brûle, donc cela ralentit ma progression. Je fais la matinée seule, et ce décalage entre nous me pèse : le but de ma coéquipière est clairement d’arriver le plus vite possible, alors que je souhaite prendre mon temps. Personne ne nous attend à l’arrivée, donc autant profiter de cette expérience dans la nature… De plus, j’étais contente de partir avec quelqu’un parce que je suis déjà plutôt seule la plupart du temps, donc là je suis déçue de me retrouver seule. Donc conseil : avant de partir avec quelqu’un, renseignez vous sur l’allure de l’autre, et demandez vous si vos envies sont compatibles ou non. Je n’avais pas du tout pensé à ça avant de partir, et c’est dommage car cela a apporté du négatif dans ma semaine…

Randonner sous la pluie, et être accompagnée de jolis fleurs violettes...
Randonner sous la pluie, et être accompagnée de jolis fleurs violettes…

La 3e journée a amené quelques animations : et oui, la pluie va nous accompagner un peu ! Mais cela donne de l’énergie de marcher sous la pluie, même si mes chaussures ne sont pas imperméables, et donc que mes pieds pataugent… Mais j’avance bien et l’arrivée dans le joli village historique de Pradelles est très agréable.

Le village historique de Pradelles
Le village historique de Pradelles

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*4e journée : Bête du Gévaudan, nous voilà !*

Après une tisane partagée avec un autre randonneur, nous reprenons la route. Direction Langogne, une « grande » ville et une forêt… où la Bête du Gévaudan a sévit il y a quelques années ! Nous quittons donc le paysage volcanique pour rentrer dans des forêts : c’est très agréable de changer d’environnement.

Entrons dans la tanière de la Bête du Gévaudan...
Entrons dans la tanière de la Bête du Gévaudan…

Nos corps se sont habitués à la marche, et cela se passe de mieux en mieux. Cela se passe même tellement mieux que nous avons fait un détour en nous trompant de chemin ! La randonnée est agréable, nous traversons des villages aux noms rigolos tels que « Fouzilhac » ou « Fouzilhic », et nous arrivons à notre gîte où nous partageons un repas sympathique avec d’autres randonneurs.

:D
:D

*5e journée : détour par l’abbaye de Notre Dame des Neiges *

Nous continuons notre chemin, et décidons de faire un détour pour voir l’abbaye de Notre Dame des Neiges, une petite abbaye perdue au milieu des bois. Rien de marquant à signaler pour cette journée, nous sommes habituées à faire des journées d’environ 20km de marche, chacune à notre rythme…

Les ruines du Donjon de Luc
Les ruines du Donjon de Luc

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Nous croisons les ruines du château de Luc, et montons dans la forêt pour voir l’abbaye, reconstruite il y a un siècle car les bâtiments ont été détruits après un incendie.

L'abbaye de Notre Dame des Neiges
L’abbaye de Notre Dame des Neiges

Et ensuite dodo reposant au gîte de La Bastide, car demain une marche de 30km nous attend…

*6e journée : faire du stop, c’est tricher?!*

Comme c’est une longue marche aujourd’hui, ma coéquipière préférait partir avant moi pour pouvoir marcher à son rythme. Elle part donc avant moi, et je me retrouve seule pour faire cette longue journée.

Mirandol
Mirandol

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Je commence donc la journée avec des pensées négatives : j’allais faire 9h de marche seule et cela me réjouissait moyennement, surtout que je me mettais la pression comme ma coéquipière allait arriver bien avant moi, et cela me soûlait vraiment cette telle différence d’allure entre nous… Donc je n’étais pas motivée du tout aujourd’hui.

J’ai fait la matinée de 15km tranquillement, tout en me disant, que non je n’avais pas envie de faire l’après midi toute seule avec cette pression. J’ai discuté avec un couple de promeneurs que nous avions déjà vus, et c’était une rencontre agréable et intéressante. J’ai ensuite pris mon temps à midi, puis j’ai suivi une route départementale, en quête de trouver une gentille voiture qui voudrait bien m’emmener jusqu’à ma prochaine étape! J’ai trouvé un véhicule qui m’a permis de faire sans efforts les 14km restants et c’était grisant!

Je suis donc arrivée assez tôt au village et j’ai pu découvrir l’endroit tranquillement, j’étais sereine et apaisée. Mais j’ai pris la décision d’arrêter mon voyage le lendemain, car marcher oui c’est bien, mais avec un sac de 12kg sur le dos, c’est difficile et usant, et le faire seule, avec la pression de sa coéquipière, qui va super vite, ce n’est pas agréable du tout… et je voulais faire autre chose de mes vacances que seulement marcher toute la journée. Demain sera donc ma dernière étape.

*7e étape : des dénivelés pour arriver dans un joli village traversé par une rivière !*

Et pour finir en beauté, une belle montée bien raide sur le mont Lozère, qui culmine à 1700m, enfin non 1699m, de hauteur! (D’ailleurs il y a une station de ski sur ce mont, sisi) La montée se passe bien, et même si cela demande beaucoup d’efforts, c’est finalement le plus agréable dans une randonnée. L’effort demande exige de la concentration, le plat c’est reposant mais aussi ennuyeux, et la descente, c’est exigeant car il faut faire attention à ne pas tomber, surtout avec un gros sac sur le dos, et sur les chemins plein de cailloux… Donc c’est dangereux et pas toujours agréable.

On croise de jolies vaches sur notre route!
On croise de jolies vaches sur notre route!

Le Mont Lozère offre une belle vue, et je confirme que la Lozère est une belle région ! On change à nouveau de paysage : la nature devient aride, avec beaucoup de gros gros rochers et peu d’arbres. On arrive dans le Sud de la France, et cela s’entend à l’accent des habitants!

La vue du Mont Lozère...
La vue du Mont Lozère…

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Et après une descende d’un dénivelé qui nous fait passer de 1700m de hauteur à 800m, on arrive dans le très joli village de Pont-de-Montvert. Ma coéquipière m’avait lâché bien avant pour arriver tôt parce qu’elle voulait se baigner, j’ai donc du trouver le camping seule. Et la fin a été trèèèès difficile… Mais j’y suis arrivée finalement ! On a passé une bonne soirée à visiter ce beau village, et j’ai partagé un verre avec le couple de randonneurs, que j’avais déjà croisé. On a vraiment fait des rencontres sympathiques pendant cette semaine, je suis ravie.

Pont-de-Montvert
Pont-de-Montvert

*8e journée : beaucoup beaucouuuup de kilomètres !*

Dernière journée, c’est reparti pour chez moi ! J’attends le bus qui m’amène à une ville où je peux prendre le train, ravie de ne plus avoir ce fardeau de sac à porter…

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Et un petit bilan de cette semaine :

Ce que je n’ai pas aimé :

  • devoir marcher toute la journée, et ne quasiment rien pouvoir faire d’autre
  • ne pas pouvoir prendre mon temps
  • porter mon fardeau de sac bien lourd

Ce que j’ai aimé : 

  • tous les beaux et divers paysages
  • les rencontres avec les gens
  • changer d’endroit tous les jours et découvrir de nouvelles choses
  • être dans la nature
  • quitter ma routine
  • la fierté de l’avoir fait

Voilà, si vous avez des questions ou autre, j’y répondrai avec plaisir :)

Eloge d’une introvertie

(nb: le titre est exagéré) Le 5 février, le magazine Flow nous suggérait, dans son calendrier, « d’écrire une lettre d’amour… adressée à nous-même ». J’ai trouvé cette idée très bonne parce qu’effectivement, même si on essaie d’être sur le chemin de l’amour de soi, coucher sur papier les choses qui font de nous une personne aimable est bien plus difficile… C’est se mettre à nu face à nous même, et ce n’est pas évident. J’ai donc voulu me plier à l’exercice, mais je ne l’ai jamais fait finalement. Pas facile de se déclarer son amour à soi-même… La formation que j’ai faite quelques jours plus tard m’a mis encore plus en accord avec moi-même, mais je n’ai jamais pris le temps d’écrire cette lettre… jusqu’à maintenant :)

Source : DeviantArt, i_can_by_humannotdancer-d7y4wmp.jpg
Source : DeviantArt, i_can_by_humannotdancer-d7y4wmp.jpg

Chère toi,

Je me décide enfin à prendre la plume pour t’écrire ce que je ressens pour toi. Tu sais ce n’est pas facile d’avouer ses sentiments, il faut oser se dévoiler et c’est loin d’être évident. Mais aujourd’hui je me sens prête.

La première fois que je t’ai vue, je n’ai pas vraiment prêté attention à toi. Tu ne semblais pas à l’aise au milieu de toutes ces personnes inconnues, et j’ai eu comme première impression que tu étais une personne timide et qui manquait de confiance en elle. Mais nous avons eu l’occasion de nous découvrir et de nous rapprocher, et j’en suis très heureuse. J’ai en effet découvert une personne très intéressante et très riche, que l’on ne soupçonne pas derrière son côté introverti. 

Tu t’intéresses beaucoup aux autres – toujours avec le sourire -, et tu as toujours un mot positif à dire pour nous encourager, pour nous soutenir ou pour nous inciter à voir les belles choses de la vie. Tu as l’esprit ouvert et tu essayes le plus possible de ne pas juger une personne sans la connaître. On ne sait pas ce que la personne a connu et tu en as bien conscience. J’aime beaucoup ta curiosité qui te pousse à t’intéresser à de multiples choses et à de multiples personnes. 

Avec toi, je vois toujours la vie du côté positif. Tu ne te plains quasiment jamais, et tu sais admirer les choses simples de la vie. Tu sais profiter de la nature et tu aimes te promener au milieu de celle-ci, ce qui rend les promenades avec toi très agréables. Mais tu sais aussi profiter de la ville, tu aimes te promener au hasard des rues et tu découvres toujours des petits détails cachés, des bâtiments insolites, qui valent le coup d’être remarqués. Avec toi, la vie n’est jamais grise.

J’aime aussi beaucoup ton côté battant et déterminé. Tu sais ce que tu veux et tu te donnes les moyens de réaliser tes objectifs, même si cela demande des compromis dont tu te serais bien passé. Mais malgré cela, tu sais être reconnaissante de ce que tu as l’opportunité de vivre. Ce sont toutes ces opportunités qui font la richesse de ta vie et tu es très heureuse de les vivre.

J’aime ton grand coeur, ta tendance à donner aux autres et à les aider, mais tout en te préservant toi-même et en faisant attention à toi pour que tu restes la première personne de ta vie. Je me sens bien avec toi, je me sens détendue et apaisée, tu sais être calme. (Sauf quand tu conduis, mais c’est une autre histoire!)

Je suis vraiment très heureuse de t’avoir rencontrée, cela m’apporte beaucoup de positif et cela m’a permis de voir la vie d’un autre angle. Je t’en suis très reconnaissante, merci pour tout ce que tu m’apportes.

Je t’aime,

Ton amie fidèle et sincère

Source : DeviantArt, summer_home___by_humannotdancer-d7ri679
Source : DeviantArt, summer_home___by_humannotdancer-d7ri679

Voilà… Un article qui vous aura permis de mieux me connaître :) Je vous invite à faire cet exercice, ça ne peut être que positif de s’écrire à soi même les choses que l’on aime chez soi, car cela invite à se mettre vraiment face à soi même.

PS: Merci d’être là, je vous apprécie beaucoup aussi ;)

PPS: Je vais essayer de reprendre mon blog et de publier un article par semaine, c’est tellement positif de tenir un blog!

28 ans, en décalage

28 ans… Bientôt 30 ans, la vingtaine défile… Et cette année, contrairement aux dernières années depuis mes 25 ans, âge auquel on se rend compte que l’insouciance de la vingtaine s’éloigne pour rentrer dans l’âge adulte approchant des 30 ans, cette année, j’ai moins bien vécu ce chiffre en plus.

Contrairement à mes 26 ans, je ressens moins de sérénité actuellement. (Cet article sur mes 26 ans génère toujours beaucoup de vues sur mon blog, je ne sais pas pourquoi) (Je n’ai pas écrit d’article quand j’ai eu 27 ans, donc je prends celui d’il y a deux ans ^^) Ma vie est en effet plus à l’arrêt actuellement.

Source: Photo of a day - National Geographic / ma vie : un champ de fleurs prêtes à éclore, mais qui sont encore en sommeil...
Source: Photo of a day – National Geographic / ma vie : un champ de fleurs prêtes à éclore, mais qui sont encore en sommeil…

Au niveau professionnel, j’ai fini mon fucking contrat d’apprentissage fin décembre 2015, et depuis je n’ai aucune avancée concrète pour mon travail. C’est un choix comme je l’ai expliqué dans l’article « Prendre le temps« , mais 4 mois plus tard je n’ai pas de piste concrète et les candidatures aux postes qui m’intéressaient prioritairement n’ont rien donné du tout, donc je suis toujours dans le flou actuellement. Mais la formation que j’ai faite en février m’a rassuré sur ma confiance en moi au niveau professionnel, et j’ai repris de l’énergie pour aborder plus sereinement un nouveau travail.

Avoir 28 ans sans travail ni rien de concret est assez pesant. Cependant, c’est plus ou moins un choix, et j’ai confiance en l’avenir, même si cela a un côté stressant.

Source: Photo of a day - National Geographic
Source: Photo of a day – National Geographic

Au niveau personnel… #Compliqué Relation mise en suspens avec mon copain, trop de négatif, de pression et d’incertitudes ces derniers temps… Je ne sais plus si j’ai envie de continuer, j’ai peur d’être en couple avec une personne dépendante… Notre couple connaît beaucoup de négatif et de tensions depuis plusieurs semaines, cela joue dans ce climat de pressions, donc… #Incertitudes

J’aborde ainsi mes 28 ans en n’étant pas engagée dans une relation stable et durable, sans visibilité. Mais il était prévu que je sois célibataire de toute façon puisque j’ai pour projet de partir à l’étranger et que mes envies de découvertes étaient/sont prioritaires sur mes envies d’être en couple. Être en couple est loin d’être le seul moyen de s’épanouir et d’être heureuse.

J’ai 28 ans et je suis un peu perdue actuellement, mais je fais en sorte de bien le vivre : c’est une période temporaire, je ne perds pas de vue mes projets et je me donne toujours les moyens de les réaliser, ainsi que d’avancer sur le chemin de l’amour de soi et de la découverte de soi… (Un peu plus difficile quand on est en couple cependant, enfin pour moi du moins)

Source: National Geographic - Photo of a day / Une image d'ours, histoire d'avoir une ligne directrice par rapport à mon article sur mes 26 ans :p
Source: National Geographic – Photo of a day / Une image d’ours, histoire d’avoir une ligne directrice par rapport à mon article sur mes 26 ans :p