« Et si j’étais comme ça », alors… ça ne changerait rien

En 2013, quand c’était compliqué avec N., je me disais « Si je n’étais plus dépendante de lui, si j’étais patiente, si j’acceptais la situation, s’il prenait moins de place dans ma vie, alors il serait plus en confiance, alors il me parlerait plus et on serait plus proche. » Et j’ai – enfin – réussi à ne plus être dépendante, on a – enfin – des contacts apaisés, sans tensions, mais, devinez quoi : la situation n’a pas changé du tout. Lorsqu’on s’est rencontré, il a décidé (décidé n’est pas forcément le bon terme, mais je m’interroge quand même sur la dimension du choix ici) que je resterai toujours au bord du chemin de sa vie, que je ne ferai jamais partie de sa vie, et quoique je fasse, ça ne changera jamais. J’ai pris conscience de ça dernièrement, que je pouvais bien faire tout ce que je voulais, ça ne changera jamais rien à la situation, il ne veut pas que l’on ait une amitié plus profonde, autre chose que des rapports amicaux superficiels, et ça ne changera jamais.

C’est ce qu’il se passe dans une relation non satisfaisante, on se dit « et si j’étais plus comme ça, et si j’étais moins comme ça, alors il m’aimerait plus, alors il serait plus gentil, alors il ne me ferait pas de remarques. » Le poids de la responsabilité de la relation et de la culpabilité reposent sur nous, mais c’est une illusion. On croit pouvoir changer la situation, on croit que l’autre va se sentir plus en confiance, on croit qu’il va réagir à notre attitude, vouloir se rapprocher de nous. Mais en fait non.

Seule la personne peut décider d’elle même de vouloir changer, seule la personne peut décider d’elle même de nous accorder plus de place dans sa vie. Une phrase d’un roman d’Agnès Ledig l’illustre particulièrement bien :

« Tu peux tendre la main à une personne, mais tu ne peux pas la sortir du trou dans laquelle elle s’enfonce si elle ne prend pas la main que tu lui tends. A moins d’y tomber avec elle, ce qui ne résout pas les choses. On est à deux au fond du trou, mais on est quand même au fond du trou. »

(je savais déjà ça, mais cette phrase illustre tellement bien l’idée qu’elle m’a permis d’en prendre plus conscience et donc je devais la partager) (ça vient du livre Juste avant le bonheur) (Je ne sais pas si je vous le conseille, car la moitié de l’histoire est joyeuse et l’autre triste, donc à vous de voir… – TW : décès)

L’idée de « et si » génère beaucoup, beaucoup d’espoir. C’est une chose qui fait tenir la relation, qui l’entretient, de se dire qu’avec de la patience, cela peut changer… Et donc c’est difficile d’accepter que non ça ne changera jamais rien… Mais il faut savoir se résigner, déposer les armes, (partir), redevenir nous même, et enlever ce sentiment de responsabilité et de culpabilité…

Car on mérite mieux que de se donner du mal et d’user notre énergie pour une personne qui en fait mauvais usage, pour une personne à qui cela n’apporte rien de positif. D’autres personnes sauraient tirer du positif de cette énergie, et surtout d’autres personnes pourraient nous apporter des choses positives.

D’ailleurs, N. n’a pas confiance en lui, et il contre ce manque de confiance en rabaissant et en dénigrant les autres. Ce que je trouve fort dommage car c’est un cercle vicieux qui éloigne les gens de lui et qui donc entraîne encore moins de confiance en lui… J’ai longtemps voulu l’aider à avoir plus confiance en lui, mais une amie m’a dit une chose très juste « ce n’est pas forcément la meilleure manière, mais chacun choisit son chemin pour aller mieux. » Et donc il a choisi son chemin, et quoique je fasse, quoique d’autres personnes fassent, personne ne pourra l’y détourner tant qu’il n’aura pas envie lui même de changer…

Conclusion :

« Ne perdez pas de temps à taper sur un mur en espérant le transformer en porte » (Coco Chanel)

(cet article est un peu décousu et n’a pas de réelle conclusion mais ce sont des prises de conscience importantes sur les relations que je souhaitais partager avec vous :) )

PS : En fait je me rends compte qu’il faut que je fasse le deuil de cette pseudo amitié, parce que maintenant que c’est apaisé et que j’ai réussi à prendre de la distance, je me rends compte qu’il ne m’apporte plus grand chose. Je partage occasionnellement des choses avec lui, mais vraiment ce n’est pas profond et c’est peu significatif. Mais autant avant j’acceptais qu’on arrête de se parler parce que c’était tendu entre nous et ce n’était pas un contexte épanouissant, ni sain. Mais maintenant, la seule chose qui nous éloigne c’est le fait que finalement… on n’a pas grand chose à partager, qu’il y a trop de barrières entre nous pour que cela soit une amitié constructive et intéressante, et j’ai du mal à l’admettre, qu’en fait, après toutes ces années, toutes ces tensions, toutes ces prises de tête, tous ces espoirs, toutes ces discussions, après tout ça, ben en fait l’éloignement se fait de lui-même, et juste voilà. Et le « juste voilà », il est un peu compliqué à accepter…

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L’acné et moi

Ca faisait depuis longtemps que j’avais cet article en tête, et le voici enfin : à bientôt 30 ans 29 ans, je souffre toujours d’acné, et j’avais envie de partager mon histoire avec vous.

J’ai de l’acné depuis longtemps, j’en avais surtout sur les joues et sur le menton. Je ne savais pas trop quoi faire contre ça, donc je mettais de la crème matin et soir (je n’arrive plus du tout à me souvenir quoi par contre…), je lavais mon visage avec un savon spécial visage, et une fois par semaine, je faisais un gommage classique, avec un produit de supermarché. Bien sûr mon acné était toujours là. J’ai vu une dermatologue qui m’a prescrit un produit. Je crois que cela faisait du bien à ma peau. Cela aurait pu faire du bien à ma peau. Mais je réduisais tous les bienfaits de ces soins à cause d’une mauvaise habitude : j’étais toujours en train de me toucher mes boutons. Oui je le savais, ce n’était pas bien, je le savais très bien, mais cela ne m’empêchait pas d’arrêter. Pourtant je voyais bien que ma peau était mieux à mon réveil, parce qu’elle avait le temps de travailler tranquillement pendant la nuit et de se reconstituer en paix. Mais je ruinais tout ce travail pendant la journée, en infectant et en abîmant ma peau.

Donc j’ai continué ainsi jusqu’à mes 26 ans (juin 2014). Puis j’ai finalement eu une prise de conscience. Deux mois plus tôt, je venais de rencontrer mon cher inconnu du net, et j’avais pris la ferme décision de travailler vraiment sur ma dépendance affective et donc sur mon estime de moi et sur l’amour de moi. Je venais de rencontrer mon ex, et cela m’a donné l’impulsion pour arrêter de toucher toujours à ma peau.

Parallèlement à cela, j’ai découvert le blog de Camille G., où elle parle de son combat contre l’acné. Camille parle beaucoup de l’alimentation, qui a un impact sur son acné. Le gluten, les sucres raffinés et les mauvaises graisses contribuent à développer l’acné. J’ai diminué le gluten, le sucre raffiné (et les mauvaises graisses), mais je ne peux pas affirmer que cela a un impact sur mon acné. Je peux juste dire que je me sens bien plus légère après un repas sans gluten qu’avec gluten, et que je ne supporte plus de manger des produits trop sucrés.

Je me suis aussi plus renseignée sur les soins et les produits naturels. J’ai découvert le rhassoul, et ah les masques au rhassoul, quel bonheur… Pour une fois, un produit nettoyait et purifiait vraiment ma peau. Rien à voir avec les gommages, je sentais vraiment que ma peau était moins grasse, et elle était toute douce et toute lisse le lendemain. Cela faisait beaucoup de bien, et je m’en suis beaucoup servi quand ma peau était plus grasse (c’est à dire avant mes règles).

Je suis ensuite passée à l’huile de jojoba et à l’aloe vera. Ce sont des produits intéressants contre l’acné : l’aloe vera permet de lutter efficacement contre l’acné grâce à ses propriétés cicatrisantes, anti-inflammatoires, hydratantes et antiseptiques, et l’huile de jojoba a une composition proche de celle de notre sébum. Ainsi, notre peau va automatiquement le réguler et moins en produire. J’aime beaucoup ces produits. Je n’ai pas de marque d’huile de jojoba préférée, mais pour l’aloe vera, seul celui de LR me satisfait. (malheureusement LR est une marque qui vend seulement à domicile, il faut donc connaître des vendeur.se.s pour en acheter…)

Ma peau s’améliorait petit à petit. En septembre 2015, un dermatologue me prescrit un antibiotique, et cela a fait beaucoup de bien à ma peau. Cela lui a permis de s’assainir en profondeur, d’éliminer des kystes tenaces. Elle est repartie sur des bases plus saines.

Finalement mon acné sur les joues a fortement diminué. Surtout parce que je touchais beaucoup, beaucoup moins ma peau.

Et c’est là que je me suis rendue compte de l’origine de mon acné : elle est hormonale. C’est à dire qu’elle me fait le plaisir de revenir tous . les . mois, lors de mon ovulation et la semaine précédant mes règles. Je m’en suis rendue compte parce qu’elle revenait avant mes règles et parce qu’elle est située au niveau du menton, lieu de l’acné hormonale. Pour contrer cela, j’applique un masque de rhassoul, qui permet à la peau de se purifier et d’être moins grasse. Et surtout j’ai découvert un produit qui me fait beaucoup de bien : de la tisane de sauge. Lorsque je sens que j’ai une poussée d’acné, je bois une tisane de sauge, et cela fait vraiment (vraiment) du bien à ma peau.

Et quand je vois un bouton arriver, je ne lui laisse pas le plaisir de s’épanouir, j’applique le soir une goutte d’huile essentielle de tea tree pour le calmer, et c’est effectivement efficace. (Enfin en ce moment, j’utilise de l’Hexamidine, qui s’achète en pharmacie, parce que les médicaments conventionnels inspirent plus confiance à mon ex que les produits naturels) (c’est lui qui me l’a offert alors que je n’avais rien demandé)

Pour laver ma peau, je suis passée au savon de Marseille. Il est très bien, je l’aime beaucoup. Je démaquillais ma peau tous les soirs avec un démaquillant. Mais depuis quelques temps, j’ai découvert les lingettes lavables en microfibres de Lamazuna qui ne nécessitent de l’eau, et je suis vraiment fan. J’ai été un peu sceptique au début, mais finalement, je trouve que cela nettoie plus ma peau en profondeur. Actuellement je n’utilise plus aucun savon pour laver ma peau, et elle ne s’en porte pas plus mal.

Ainsi, petit à petit, mon acné a beaucoup diminué. Il est toujours présent aujourd’hui parce que l’acné hormonale, mais j’ai vraiment, vraiment moins de boutons qu’avant. C’est un long travail à mettre place, cela prend du temps.

Mais ce qui a été la clé chez moi, c’est vraiment ce déclic de vouloir aller mieux. Jusqu’à mes 26 ans, je m’en foutais un peu d’avoir de l’acné. Enfin j’en avais, c’était comme ça, je ne pensais pas que je pouvais vraiment faire quelque chose et ne plus en avoir. Et puis, j’ai décidé de commencer à m’aimer vraiment et de combattre cette dépendance affective.

D’après Le grand dictionnaire des malaises et des maladies de Jacques Martel, la signification de l’acné est la suivante : « L’acné est une expression visible d’irritation, de critique, de ressentiment, de rejet, de peur, de honte ou d’insécurité face à moi-même ou aux autres, et témoigne d’une non-acceptation de moi-même. Je me trouve moche et parfois même dégoutant.e!  Ces expressions sont toutes liées à l’affirmation de mon identité, à l’amour et à mon acceptation inconditionnelle de moi-même.  (…) Je me replie sur moi et je veux rester ainsi. Je n’arrive pas à m’aimer suffisamment : alors les autres ne peuvent m’aimer. »

Et ce n’est pas un hasard pour moi si mon acné a fortement diminué depuis que j’ai pris la décision d’aller mieux et de m’aimer vraiment…

Comment j’arrive à avoir des rapports amicaux apaisés avec N.

Et oui… N. et moi on se reparle, et devinez quoi, ça se passe bien en fait. J’ai hésité à publier cet article parce que, soyons honnêtes, nos rapports amicaux n’ont rien d’idéal et ce n’est clairement pas une amitié modèle. Mais on s’apprécie et on s’entend bien, donc on se parle (#logiquestupide). J’ai voulu publier cet article parce que je voulais partager avec vous comment j’ai réussi à en arriver là (il m’a fallu 9 ans pour que j’en arrive à là), et cela peut peut être vous donner des pistes si une relation vous fait souffrir. Et même de manière générale, j’ai appris des leçons sur les relations qui permettent de faire en sorte qu’elles se passent mieux. Et soyons honnête bis, j’accepte cette relation parce qu’elle est amicale, mais clairement une relation amoureuse ne doit pas fonctionner ainsi, ce n’est pas une relation épanouissante et saine. Je me demande d’ailleurs régulièrement comment ça se passe avec sa copine, comment fonctionne leur relation, mais bon je n’aurai jamais la réponse…

Entrons dans le vif du sujet. Pour résumer pourquoi ça se passe bien, deux mots clés : acceptation et lâcher prise.

Acceptation parce que je l’accepte comme il est et donc comme nos rapports amicaux sont, et lâcher prise parce que je ne me prends plus la tête, je ne prends plus les choses pour moi, et je laisse couler.

En 2008, quand on s’est rencontré, j’avais du mal à accepter plusieurs choses :

  • Le fait qu’il ne parle pas de lui, ou du moins qu’il dévoile peu de choses sur lui,
  • Sa susceptibilité et le fait qu’il avait beaucoup tendance à critiquer et à remettre (injustement) en cause les gens, à le faire comprendre de manière relativement virulente si ce qu’on disait ne lui plaisait pas ou si on n’était pas d’accord avec lui,
  • Le fait que malgré toutes ses belles paroles, je me sentais difficilement en confiance et réellement appréciée par lui, parce qu’il ne s’ouvrait pas à moi et parce que notre relation n’était pas réellement réciproque.

En 2012, quand on a repris à nouveau réellement contact, je savais tout ça, et ce que j’avais du mal à accepter c’était que nos rapports amicaux n’étaient pas conformes à une amitié épanouissante, et pour moi, ce n’était pas possible. Je voulais des amitiés épanouissantes et réciproques, mais ce n’était pas le cas avec lui. Ca a causé beaucoup de conflits intérieurs, et je me suis longtemps demandée si c’était une cause valable de sortir quelqu’un de sa vie, surtout si cette personne nous apprécie. (réponse : OUI )

Aujourd’hui, 3 ans après la fin de nos contacts, cela se passe bien car :

  • J’accepte comme il est, je sais que je ne pourrai pas le changer, et donc j’accepte. Grâce notamment (surtout) à lui, j’ai compris que cela ne servait à rien de chercher à aider quelqu’un qui n’avait rien demandé, qui n’avait jamais manifesté l’intention ni l’envie de se sentir mieux. Donc je ne perds plus mon énergie à essayer de trouver des solutions, il est comme il est, c’est lui que ça regarde, moi j’accepte seulement. J’ai failli retomber dans ce piège fin 2016, mais une pause dans nos contacts m’a permis de prendre réellement de la distance. J’accepte les limites qu’il y a dans notre relation. Ca va faire 10 ans cette année que je le connais, je sais comment il est, je sais qu’il ne changera jamais, donc cela ne sert à rien que je perde et que j’use mon énergie pour essayer de changer une situation qui ne changera jamais.
  • J’ai pris de la distance et je ne prends plus les choses personnellement : je sais maintenant que c’est lui qui réagit beaucoup trop fort et beaucoup trop vivement quand il m’accuse d’être « susceptible » par exemple, donc je ne le prends pas personnellement. Je sais aussi que si parfois il est plus froid, cela n’a rien à voir avec moi. S’il était plus froid par message avec moi, je me posais beaucoup (beaucoup) de questions en me demandant s’il m’appréciait toujours, si je ne l’avais pas vexé ou autre. Maintenant je prends de la distance, et je sais que cela ne remet rien en cause, qu’un message plus froid ne signifie pas qu’il m’apprécie moins.
  • J’accepte le fait que nos rapports ne soient pas réciproques ni conformes à une amitié épanouissante. J’ai lâché prise là dessus. Si je lui parle, je sais qu’il va me répondre, et voilà. Et s’il ne me répond pas, peu importe, ce sont des choses qui arrivent. Bien sûr, ce n’est pas une relation qui mérite que je m’implique beaucoup pour elle, et je garde mes distances malgré tout.
  • Si je lui donne quelque chose, et que je n’ai rien en retour, je ne le prends pas mal parce que il ne m’a rien demandé, c’était mon choix personnel de lui donner quelque chose, donc je n’ai pas à exiger de lui qu’il me donne quelque chose en retour. J’ai beaucoup fait cette erreur, je lui donnais beaucoup, et je le vivais mal parce qu’il ne me donnait pas autant en retour, loin de là. Mais j’ai fini par comprendre qu’il ne m’avait rien demandé, que je le faisais pour attirer son attention et recevoir son affection. Donc je donne sans rien attendre en retour.
  • Il ne remplit plus ma vie. Avant, je pensais beaucoup (beaucoup) beaucoup à lui, je réfléchissais beaucoup sur notre relation, je me posais beaucoup de questions, je cherchais à l’aider, bref il comblait un vide. Maintenant, j’ai passé 3 ans sans aucun contact avec lui, donc je sais que je peux très bien me passer de lui, et que je peux être très heureuse sans lui. Je me suis construite moi, loin de lui, je sais qui je suis, je sais ce qui m’intéresse, et je n’ai donc plus besoin de chercher à attirer désespérément son attention. Je fais les choses pour moi, je les apprécie parce que moi ça me plaît et cela change tout. Je suis moi, et je ne veux plus m’intéresser à ce qui l’intéresse dans le but qu’il s’intéresse à moi ou dans le but d’avoir à quelque chose à lui dire.

Pour résumer la situation actuelle : je m’en fiche. J’ai fini par comprendre et intégrer le fait qu’il m’appréciait, mais qu’il ne le montre pas de la même manière que les autres. Donc on se parle, tant mieux, on ne se parle plus, peu importe c’est ainsi.

Pour conclure : sois toi-même, tu es une belle personne qui a de la valeur, ne laisse jamais personne te laisse croire le contraire.

(PS: je suis fière d’avoir réussi à en arriver là parce que je me sens clairement mieux, mais je ne suis pas sûre d’être fière de publier cet article ^^)

Les mécanismes de l’emprise

Même si j’ai arrêté de discuter avec N. dernièrement, j’ai encore du mal à être neutre vis à vis de lui. Je revis les mêmes choses que j’ai toujours vécues avec lui. Sauf que cette fois je ne veux pas que cette emprise et ce négatif reviennent dans ma vie. J’arrive donc à prendre du recul pour analyser et me rendre compte du pourquoi à chaque fois qu’on se parle il prend beaucoup trop de place dans ma vie et pourquoi je suis son emprise. Je remercie d’ailleurs Rozie qui m’a aidé à prendre la décision d’arrêter de discuter avec lui. Je me suis rendue compte que même si on sait très bien que non, ce n’est pas une bonne idée de discuter avec des gens comme ça, c’est bien plus difficile d’arrêter. Bien plus difficile… C’est donc important de ne pas rester isolée et de ne pas hésiter à en discuter avec des personnes de confiance qui pourront vous aider.

Voici donc certains mécanismes de l’emprise :

  • La solitude et le manque affectif te feront tomber dans ce piège : Ah oui, ça ils savent bien s’y prendre pour nous faire tomber dans leur piège… Avec des petits mots doux utilisés régulièrement (« ma belle », « ma toute belle », « princesse », des « tu m’es essentielle », et même des « je t’aime » (au tout début de nos rapports)), histoire de donner une sensation de proximité et de donner un sentiment d’être privilégiée. Et comme on manque d’amour, d’affection, que l’on se sent seule, c’est facile de tomber dans le piège de personnes qui a priori peuvent nous apporter l’affection dont on manque.
  • Le manque d’amour de toi et le manque de confiance en toi seront aussi des clés : quand on est contact avec une personne comme ça, elle prend toute la place dans notre vie. Il occupe toujours nos pensées, à nous faire réfléchir à ce que l’on pourrait faire pour que cela se passe bien, à si on a mal agi, à pourquoi il est plus froid, à ce que l’on pourrait faire pour attirer son attention, pour qu’il s’intéresse à nous… Et dans tout ça, on oublie de penser à nous, on se détourne de nous. C’est intéressant de se détourner de soi quand on n’a pas confiance en soi et que l’on ne s’aime pas. De plus, on peut penser que l’on ne mérite pas mieux qu’une personne comme ça, qu’une relation équilibrée et heureuse n’est pas pour nous…
  • Le mystère qu’il entretient te donnera envie de persister et d’en savoir plus : Même s’il ne s’intéresse pas vraiment à toi, il refuse de parler de lui. Il laisse passer quelques informations par ci, par là, mais sinon il refuse de dire ce qu’il fait, il refuse de dire quel est son travail, il refuse de dire beaucoup de choses. Et c’est frustrant. Très frustrant. Et cette frustration incite a continuer de lui parler, en espérant un jour percer le mystère. C’est difficile d’abandonner et d’accepter que, non, on n’en saura pas plus. J’ai trouvé dernièrement son profil Linkedin (et c’est justement pour ça que ça me soûle profondément d’avoir un profil Linkedin), et oh miracle, j’ai enfin pu découvrir quel était son travail. (et ce n’était pas du tout ce que je pensais) Et bizarrement, ça m’a apaisé d’en savoir (un peu) plus sur lui, et j’ai moins eu envie de discuter avec lui. C’est là que je me suis rendue compte que la frustration de ne pas pouvoir en savoir plus était un moyen de créer un piège et d’inciter à continuer à discuter.

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  • L’espoir que ça se passe mieux plus tard te donnera envie d’y croire, de l’aider, de chercher des solutions et de continuer : Bien sûr, comme la situation n’est pas satisfaisante, on imagine que cela ne peut que s’améliorer. On essaie de s’adapter à lui pour lui convenir, pour qu’il s’ouvre un peu plus à nous. Et ces personnes ont toujours des problèmes et cela sera une mission pour nous de les aider à les résoudre. Dans son cas, il n’a pas confiance en lui, et le développement personnel étant un sujet qui m’intéresse particulièrement, j’ai réfléchi à comment l’aider pour le soutenir, pour qu’il gagne confiance en lui…. Il est surdoué, et j’ai même lu un livre sur ce sujet pour mieux le comprendre, dans l’espoir d’améliorer nos rapports et de l’aider. (Quelle perte de temps) J’ai failli retomber dans ce piège dernièrement, l’espoir de l’aider et que cela aille mieux… C’est aussi un moyen de nous valoriser, de se dire que l’on aide quelqu’un. Parler avec une personne comme ça, c’est faire rentrer les « si » dans sa vie. « Si j’étais comme ça », « si je n’étais pas jalouse », « si je ne lui pose pas de questions »… Que de « si » qui induisent un espoir que cela peut se passer mieux plus tard, et qui sont très piégeants.
  • La culpabilité t’accompagnera : Ce qui m’a empêché de l’envoyer se faire foutre d’arrêter de lui parler en 2013, c’est la culpabilité. Culpabilité d’arrêter de lui parler, car il m’appréciait et je ne pouvais pas lui faire ça. (même si lui ne m’aurait probablement pas recontacté) Et c’est la culpabilité car il nous en veut, et on veut améliorer les choses, ou car si on était comme ça, et si on faisait ça, et s’il avait raison, alors tout se passerait bien. On culpabilise d’être comme on est et de lui faire du mal.
  • Cette personne ne te laissera pas indifférente et les moments très agréables seront une chaleur, un souvenir enthousiasmant : Nos six premiers mois de contacts avec N. ont été très intenses. On s’entendait très très très bien, on était très proches, on délirait bien tous les deux, il était généreux avec moi bref c’était une belle période. J’ai ressenti beaucoup de choses pour lui à ce moment là (était-ce de l’amour ? il était exclu que cela soit plus qu’amical entre nous, donc la question restera suspens), et tous ces moments positifs sont restés. Ils sont restés avec l’espoir que un jour peut être on redeviendra proches. C’est un souvenir positif qui fait croire que cette personne peut redevenir comme ça plus tard, et qui entretient la nostalgie. Je me suis prise une grosse claque de nostalgie dernièrement, en me souvenant de manière inattendue de la générosité dont il avait fait preuve envers moi. Ca m’a fait mal quand j’ai vu la distance qu’il y avait entre nous maintenant, et je me suis dit que c’était vraiment une quête inutile. Une période positive comme ça reste un piège, car elle entretient l’espoir, qu’un jour, cela sera bien à nouveau… Alors que pas du tout.

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Je me rends compte vraiment de tous ces pièges maintenant. Mais quand on est impliqué dans une telle relation, c’est difficile de prendre de la distance, et d’arriver à se dire que oui, on mérite tellement mieux que d’avoir tout ce négatif dans sa vie. Tellement mieux… Et même quand on le sait, c’est difficile de vraiment s’éloigner de personnes comme ça. Ca fait 9 ans que je le connais, et à chaque fois qu’on se reparle, je retombe dans le même piège, et actuellement j’ai du mal à être neutre vis à vis de lui. Donc restez loin des personnes comme lui, vous valez mieux que ça :)

Je vous invite à lire les blogs de Rozie et de Marie qui parlent aussi de ce sujet :)

Je me suis – enfin – libérée

Dernièrement, ce « cher » N. est revenu sur le forum sur lequel nous nous sommes rencontrés, et qui fait que depuis 9 ans, on n’a jamais pu perdre totalement contact. Il y a 3 ans, j’avais enfin réussi à le dégager de ma vie suite à un gros clash entre nous. Bref, je lui en voulais, il m’en voulait, on a arrêté de se parler, et on ne s’est plus croisé pendant presque 3 ans.

Et puis finalement, il est revenu… Et, ah, catastrophe, j’ai ressenti ce que j’ai toujours ressenti quand je le voyais sur le net (nos rapports sont uniquement virtuels, mais ça suffit pour créer une relation de dépendance) : une envie de lui parler, d’attirer son attention, enfin bref, il ne me laissait pas indifférente, impossible d’être neutre quand il est là. Et ça faisait quasiment 3 ans qu’on ne s’était pas du tout parlé… Et pourtant, tout m’est retombé dessus.

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Mais cette fois, c’était différent. Parce que depuis 2 ans et demi, je travaille sur moi pour me libérer de cette dépendance affective. Parce que j’ai beaucoup appris et progressé, et que c’était hors de question que je retombe dans mes travers des années précédentes. Parce que, par amour pour moi et par respect pour moi, je ne pouvais pas revenir en arrière. Je ne pouvais pas le faire. Donc on s’est vaguement parlé par posts interposés sur le forum, et ça s’est arrêté là. Je ne ressentais pas l’envie de lui parler en privé parce que la dernière année où nous nous sommes parlés a été usante et épuisante vis à vis de lui, je ne voulais surtout pas ressentir ce négatif. Et puis il n’a pas été correct envers moi, donc j’avais des raisons de lui en vouloir. Donc j’ai gardé mes distances.

Et un jour, il a abordé un sujet qui a de l’importance pour moi, et je l’ai contacté en privé. J’ai hésité pendant 3 jours, je me suis demandée si je ne faisais pas une erreur, si ça n’allait pas nous reconduire à une reprise de contact et à une relation de dépendance, comme ça avait toujours été le cas. Mais ça me tenait à coeur, donc je l’ai contacté. On a échangé quelques messages, et je me suis finalement rendue compte que, même si j’étais incapable d’être indifférente face à lui, je m’étais libérée de lui, de son emprise sur moi.

Je m’étais enfin libérée.

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Je ressens beaucoup plus de distance, et puis surtout, surtout, je sais que je ne veux pas revivre tout ce que j’ai vécu avec lui. C’était beaucoup trop de négatif, et je ne veux plus ressentir ce négatif dans ma vie. Je n’ai pas besoin de négatif ni de lui pour remplir ma vie. Je suis très heureuse sans lui, et je ne veux pas qu’il vienne pourrir ça.

Et je me suis rendue compte que, si moi j’avais évolué, lui ce n’était a priori pas le cas. Il s’est dévalorisé (« je suis un faible ») et victimisé dans nos échanges, et c’est là que je me suis rendue compte, que je ne voulais plus discuter avec lui. Je garde mes distances avec des personnes qui ont des mentalités similaires dans la vie, donc je ne voyais pas pourquoi, avec lui, je devais faire une exception. Et je refuse de la faire, cette exception.

Donc cher N., c’est avec grand plaisir que je t’annonce que je me suis enfin libérée de toi, que je ne ressens plus le besoin de t’avoir dans ma vie, et que j’en suis très heureuse.

D’ailleurs, je traîne une tendinite au coude droit depuis des années, et d’après le Dictionnaire des Malaises et des Maladies de Jacques Martel, elle peut être causée par ceci : « Comme j’ai tendance à oublier les leçons apprises dans le passé, je tends donc à refaire les mêmes erreurs. Je vis beaucoup de colère face à une situation et j’aurais envie de donner un coup de poing à quelqu’un, mais je me retiens. J’accepte de renoncer à mes vieilles idées et mes vieux patterns pour prendre la meilleure direction pour mon évolution. J’accepte aussi de laisser circuler l’amour dans les évènements qui se présentent à moi. »

Et cette fois, cher N., je choisis de ne pas reproduire les erreurs du passé, de m’apaiser et de ne pas recommencer…

Ce que ma précédente relation m’a appris

Deux mois après ma rupture, j’avais envie de partager avec vous ce que cette relation amoureuse m’avait appris. Voici les grandes leçons que j’en ai tiré :

       * Les besoins et les peurs de l’autre ne doivent pas devenir tes contraintes : j’insiste sur le mot besoin. Le besoin, c’est une exigence, c’est quand l’autre se sert de nous pour combler quelque chose qui lui manque. L’amour de besoin (d’après Jacques Salomé), c’est quand l’autre nous dit « aime moi, aime moi », ce n’est alors plus de l’amour, c’est une demande d’être aimé. L’autre exige d’être aimé, et cela ne peut pas déboucher sur une relation saine et équilibrée. C’est ce qui s’est passé avec mon désir de partir en Allemagne, ou de partir dans une ville où je pouvais avoir un travail où je parlais allemand. Il n’a jamais accepté cette envie, car pour lui une relation à distance est impossible. Il a en effet besoin d' »affection, de bisous, de câlins », et étant en couple, je devais lui apporter, et je devais faire passer le couple en premier, peu importe mes envies, elles pouvaient bien attendre.

Quant aux peurs, j’en ai parlé précédemment : en lisant cet article, Le prince et l’hirondelle, un conte sur l’attachement dans le couple, j’ai eu la confirmation que oui, décidément, ce n’était pas l’amour qui le guidait mais bien ses peurs. Il a peur de la solitude, et il a besoin de l’autre pour l’empêcher d’être seul avec lui même  et pour lui apporter de l’affection qu’il est tout à fait incapable de s’apporter lui-même. Donc non, dans ce cas, ce n’était pas sain de renoncer à mon projet de partir. C’était obéir aux peurs de l’autre, et ce n’était surtout pas de l’amour.

Donc si l’autre remet en cause une de tes envies, un de tes projets, assure toi que c’est pour une raison saine.

     * La peur de la solitude ne doit pas être ton guide une des raisons qui m’a empêché de mettre un terme à cette relation, c’est parce que j’étais au chômage, et donc toujours seule chez moi, et ce pour une longue durée. Etre toute seule chez soi est plutôt ennuyeux, et pesant à terme, j’avais donc peur de mal le vivre à moyen terme, et j’étais bien contente d’avoir cette relation pour me sortir de ma solitude. Sauf que, cela fait deux mois que je suis célibataire, et je me suis rendue compte que, certes, la solitude me pèse parfois, mais je trouve toujours un moyen pour me sentir mieux, et cela amène ainsi à faire plein de choses.  J’ai ainsi pu me recentrer sur moi, explorer des activités, plus voir mes amis, ce que je ne faisais pas quand j’étais avec lui. Je suis plus libre, et plus heureuse.

Entre nous, je regrette un peu d’être restée dans cette relation pendant ma période de chômage. Sans elle, cette période aurait pu être plus enrichissante.

Donc oui, la solitude fait peur. Mais pour l’apprivoiser, il faut se retrouver seuler, et si on s’en donne les moyens, on peut parvenir à la surmonter, et à finalement trouver enrichissant de se retrouver seule, car cela ouvre des opportunités…

Source: Photo of a day - National Geographic
Source: Photo of a day – National Geographic

    * une personne se plaint beaucoup : ce n’est peut être pas sa vraie personnalité, elle recherche surtout de l’attention et de l’affection : mon ex était comme ça, toujours à se plaindre, à tout voir en noir, à vouloir de la compassion pour les « difficultés » qu’il vivait, et si je ne lui apportais pas la compassion et l’affection dont il avait besoin, il me le reprochait. En lisant le livre (que je vous recommande fortement) Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même de Lise Bourbeau, elle parle d’un type de blessure (l’abandon) qui amène les gens à rechercher constamment l’attention des autres, et pour cela, la personne utilise différents stratagèmes, notamment se plaindre. C’est ce que mon ex faisait. Et en lisant un tweet de lui dernièrement, je me suis rendue compte que maintenant que je n’étais plus là pour lui apporter de l’affection, il se plaint beaucoup moins, mais au contraire accepte la situation… 

Donc méfiez-vous des personnes qui se plaignent constamment et qui recherchent toujours de l’affection, c’est peut être leur moyen de défense pour éviter une blessure. Peut être aussi que cela révèle un dysfonctionnement dans le couple : l’autre ne se sent plus aimé, donc il fait tout pour attirer notre attention. Sauf que bon, dans mon cas, je ne supporte pas les personnes qui se plaignent constamment, donc cela a plus pour effet de m’éloigner qu’autre chose…

Donc avant de cataloguer la personne, analysez la situation et posez vous les bonnes questions.

    * ton partenaire ne doit en aucun cas t’insulter ou te critiquer pour justifier son point de vue : suite à certains évènements que je n’assume pas pour en parler en public (non je ne l’ai pas trompé), mon ex m’a traité de « salope ». Et je vous assure que ce mot m’a profondément blessée, et qu’il a aussi impacté notre vie sexuelle. Il a utilisé ce mot pour exprimer l’indignation et la souffrance qu’il ressentait suite à ce que j’avais fait. Or, votre partenaire ne doit pas en aucun cas vous insulter, même si cela lui fait du bien de parler ainsi, car cela le libère lui. Cela le libère peut-être, mais vous cela fait l’effet inverse : cela blesse profondément, et vous vous sentez encore moins bien face à lui. Donc il vit peut être mal une situation, mais il doit vous l’exprimer en termes corrects, et exprimer sa frustration d’une autre manière que via des insultes. Il vous doit le respect.

De même, quand je n’étais pas d’accord avec lui, ou que je lui disais que je n’aimais pas sa façon de réagir, je me prenais des critiques en retour (ex: « tu as vraiment l’esprit fermé, je te croyais plus mature que ça »). Or attaquer l’autre n’est pas du tout un bon moyen de régler une situation. Cela blesse l’autre et n’incite pas à continuer la conversation face à quelqu’un qui est absolument persuadé d’avoir raison, et qui ne veut pas vraiment écouter votre point de vue, puisque de tout façon, c’est vous qui avez tort de réagir ainsi. Votre partenaire vous doit le respect, même s’il n’est pas d’accord avec vous.

Sérieusement ?! Source: Photo of a day - National Geographic
Sérieusement ?!
Source: Photo of a day – National Geographic

    * l’amour de soi est essentiel : et pour finir, je vous renvoie à cet article où j’en parle plus longuement : J’apprends à m’aimer vraiment #1. Je me suis rendue compte qu’il était essentiel de s’aimer vraiment, pour 1. se sentir bien avec soi-même, et 2. pour attirer les bonnes personnes, celles qui nous correspondent, et qui vont nous apporter des bonnes choses. 

Cela évite aussi que l’autre se serve de nous pour combler sa solitude car il est incapable de rester seul avec lui-même, qu’il ait des exigences envers nous, et ainsi, la relation est plus équilibrée et plus saine.

Voilà pour les principales leçons que j’ai retenues de cette relation, j’espère que cela vous aura été utile ! 

Et vous, quelles leçons avez-vous appris de vos relations amoureuses? Dites le nous en commentaire !