29 ans, en équilibre

Cette année, j’avais envie d’écrire cet article pour peut être rassurer et déculpabiliser celles et ceux qui en auraient besoin… Déculpabiliser parce que la situation de ma vie n’est pas très différente d’il y a un an, elle est même « pire » (entre guillemets), puisque je suis célibataire cette fois, et au chômage, toujours…

Et pourtant… Et pourtant, je me sens mieux que l’année dernière.

J’avance dans ma vie, même si on pourrait penser que non. Je suis à nouveau au chômage, mais j’ai trouvé un travail entre temps. Ca a été une expérience très intéressante, qui m’a aidé à mieux me connaître, et à mieux savoir ce que je recherche dans le monde professionnel. (Et ça fait une jolie ligne sur mon CV) Je voulais faire ce travail parce que sinon je ne savais pas quoi faire d’autre, je savais pourquoi ce métier m’attirait, et je suis très contente d’avoir pu le tester. Même si je me serais bien passée de retourner au chômage, même si ce n’est pas facile à digérer qu’un travail sur lequel on planifiait des projets et un avenir ne soit en fait qu’une erreur, même si j’avais déménagé pour ce travail, je suis contente d’avoir pu l’expérimenter, et je suis contente d’être dans la région dans laquelle je suis actuellement. J’ai confiance en l’avenir, je commence à mieux cerner quel genre de poste me conviendrait, dans quel contexte, il ne reste plus qu’à me lancer, et j’espère que tout va bien se passer cette fois…

J’ai été triste de quitter la ville où j’étais avant, parce que je l’aime beaucoup, et parce que j’avais un groupe d’amis là bas, j’avais rencontré de belles personnes avec lesquelles je me sentais bien, mais j’ai tout quitté parce que je voulais un travail qui me permette de parler allemand. Je ne suis pas partie en Allemagne parce que c’était compliqué, mais je suis très contente d’être dans une région à laquelle je ne connais rien. Avant j’habitais à 1h de route de chez mes parents, avant j’étais dans ma région d’origine, même si ce n’était pas le même département, maintenant j’habite à 1h de TGV de chez mes parents (3h de route environ), maintenant je suis dans une nouvelle région, et toute cette nouveauté je trouve cela plutôt excitant et intéressant. Ce n’est pas un nouveau pays, mais c’est une nouvelle région dans laquelle j’ai beaucoup moins de répères, et je suis heureuse d’être là.

Les gens m’ont demandé si j’avais l’intention de rentrer chez moi, de redéménager, mes anciens managers étaient persuadés que j’allais le faire, mais je n’ai aucune raison de le faire. J’ai la chance d’être ici, et je veux en profiter, je ne veux pas la gâcher. Surtout que je n’ai pas eu le temps de vraiment la découvrir en 6 mois (travail trop intensif), et je veux aller à la rencontre de cette ville que j’ai plus effleurée que découverte pour le moment. Et je pense que c’est une bonne idée que je m’éloigne un peu de ma famille, que je m’éloigne plus.

Donc non, je suis contente d’être dans cette nouvelle ville, et même si je n’ai plus mon travail, que je n’ai aucun-e ami-e ici (je n’ai pas eu le temps de rencontrer des gens because travail trop intensif), je suis contente d’être là.

Source : Find your way, ferrohanc, Deviant Art

Et donc forcément, je n’ai pas rencontré de gens, donc je suis toujours célibataire. Pendant ces six derniers mois, ma (presque) seule préoccupation c’était  de trouver un équilibre malgré mon travail envahissant. Je pensais à mon équilibre avant tout, j’avais déjà du mal à le gérer, donc je ne voulais pas rajouter un mec là dedans… En juillet ça fera un an que je serai célibataire, mais je le vis très bien. Ca reste un peu difficile de bien le vivre et de ne pas ressentir l’envie d’être en couple vis à vis des autres qui sont en couple, parce que bon j’ai 29 ans quand même… Mais je m’en fiche, je suis heureuse comme ça.

Et j’avance aussi sur le plan de l’épanouissement personnel. La méditation me fait beaucoup de bien, j’arrive à prendre plus de recul vis à vis de mes pensées, j’évite au maximum les pensées négatives dont le seul intérêt est d’avoir un impact négatif sur nous, et je me sens moins stressée. J’ai de plus en plus conscience de ma personnalité, je sais que je suis introvertie, peut être un peu plus sensible que les autres, je sais que j’ai encore mon moi intérieur à découvrir, que je cache encore beaucoup de choses au fond de moi et qu’il faut que j’aille à leur rencontre. Ca avance tout doucement.

Source : John Peter, Deviant Art

J’ai aussi pris beaucoup de distance vis à vis de la dépendance affective. J’ai bien avancé, je m’en suis rendue compte en reparlant avec N. La période où on se parle est passée, on a quasiment plus de contacts, mais je suis contente qu’on se soit reparlé, car j’ai pu voir mes avancées, voir que je pouvais prendre de la distance, et j’éprouve de la gratitude pour cette pseudo amitié car elle m’apprend tellement sur les relations humaines… Même si bon c’est loin d’être la plus joyeuse et la plus profonde qui soit, c’est celle qui m’apprend le plus.

Donc j’avance, je ne vous cache pas que cela me fait bizarre d’approcher des 30 ans, d’avancer dans le cycle de la vie, mais j’avance et c’est le principal.

Apprendre à s’aimer (vraiment) #1

Fin juillet, rupture avec mon copain/ex. Et oui, encore une rupture, et c’est loin d’être la première… Je me rends alors compte que j’ai encore des choses à régler avec moi-même. En effet, si j’attire des personnes avec lesquelles je ne pourrai pas avoir une relation saine parce qu’elles sont dépendantes, ou évitantes, ou autre, c’est parce que j’émets des vibrations attirant ces personnes là. Je cherche à combler quelque chose, alors je recherche inconsciemment des personnes pouvant comblant mes manques.

S’aimer et se concentrer sur soi

Depuis que je m’intéresse au sujet des relations qui font souffrir, surtout avec le livre Je ne souffrirai plus par amour de Lucia Etxebarria, je me disais deux choses :

  • il faut s’aimer pour être dans une relation équilibrée, et oui ça tombe bien, oui je m’aime
  • en me renseignant sur les comportements nocifs dans les relations, je pourrai les repérer et éviter les personnes agissant de cette manière

Et je me suis rendue compte que, non ces deux points n’étaient pas suffisants. J’ai l’impression de m’aimer et de bien vivre ma solitude, mais pas tant que ça en fait, et c’est un point qui mérite d’être vraiment travaillé. Et oui, c’est bien de savoir quels comportements sont nocifs, mais en avoir connaissance ne suffit pas à les éviter. Surtout qu’en se disant « je ne veux pas ça », au final on finit par attirer ce comportement puisque notre inconscient est focalisé là dessus. Il faut d’abord savoir qu’est ce qui chez nous attire les personnes comme ça, et qu’est ce que je peux travailler en moi pour ne plus avoir ces besoins à combler. Et ça, c’est une erreur que je fais depuis plusieurs années : me concentrer sur l’autre, au lieu de me concentrer sur moi

Source : blog Exploserdamour.com
Source : blog Exploserdamour.com

S’aimer, qu’est ce que c’est?

Pour avoir des relations d’amour véritable, et pas des relations d’attachement, il faut s’aimer soi-même  : comment peut-on demander à quelqu’un de nous apporter de l’amour si on ne peut pas nous en donner à nous même ? L’attachement, c’est ce qui comble nos peurs, nos besoins. L’Amour, c’est ce qui nous rend libre, et nous fait nous sentir bien avec nous même et avec les autres.

(D’ailleurs petite parenthèse, j’ai résolu la question que je me posais par rapport à mon envie de partir en Allemagne et le fait que j’étais en couple. Mon ex refusait toute relation à distance parce qu’il ne supporte pas ça, parce qu’il a besoin « d’affection, de câlin, de bisous », de voir la personne, de discuter avec. Et en lisant cet article, Le prince et l’hirondelle, un conte sur l’attachement dans le couple, j’ai eu la confirmation que oui, décidément, ce n’était pas l’amour qui le guidait mais bien ses peurs. Il a peur de la solitude, et il a besoin de l’autre pour l’empêcher d’être seul avec lui même  et pour lui apporter de l’affection qu’il est tout à fait incapable de s’apporter lui-même. Donc non, dans ce cas, ce n’était pas sain de renoncer à mon projet de partir. C’était obéir aux peurs de l’autre, et ce n’était surtout pas de l’amour.)

Ainsi, en s’aimant et en étant soi-même, nous nous permettons d’attirer les bonnes personnes, celles qui nous aiment pour ce que l’on est vraiment, et qui nous correspondent. S’aimer, c’est mettre de la valeur sur soi, et c’est permettre à l’autre de mettre de la valeur sur nous. S’aimer, c’est se percevoir comme une opportunité, et permettre aux autres de nous percevoir comme une opportunité. S’aimer, c’est s’honorer, c’est prendre soin de soi, c’est s’accepter telles que l’on est, et accepter nos parts d’ombre et de lumière.

Armée de ces prises de conscience, j’ai posé l’intention de m’aimer vraiment et j’ai commencé les changements.

Je médite

J’ai d’abord médité avec l’aide d’un programme qui a pour but d’améliorer son estime de soi. Je l’ai fait avec l’application Headspace, qui propose un programme de 30 jours qui permet de prendre conscience que nos pensées ne sont que des pensées, qu’elles sont changeantes, et donc qu’il faut savoir les laisser passer et ne surtout pas s’accrocher à elles, car elles ont un impact sur l’estime que nous avons de nous. J’ai ainsi pris conscience de toutes ces petites phrases anodines que je me disais, mais qui avaient un impact sur moi. Bien se parler est vraiment essentiel pour avoir de l’amour pour soi.

Source : blog exploserdamour.com
Source : blog exploserdamour.com

Je fais des choses pour moi, et uniquement pour moi

J’apprends aussi à me détacher des autres, pour vraiment bien vivre ma solitude. C’est pas facile puisque comme je suis sans travail, je suis toute la journée et semaine chez moi, et là c’est sûr que je suis vraiment confrontée à moi… Donc pour cela, je fais en sorte d’avoir des activités uniquement pour moi, parce que cela me fait plaisir, et pas parce que c’est valorisant auprès des autres, et qu’ainsi j’obtiens leur « affection » et leur attention l’espace d’un instant. Je cherche à vraiment me retrouver moi, et à renouer avec moi même, avec ce que j’aime, avec ce qui me fait vibrer et qui me permet de me sentir bien.

Et depuis début août, je me sens mieux avec moi-même, j’arrive plus à me détacher des autres, et à avoir une meilleure estime de soi.

Projets pour continuer

Pour septembre, je lis le livre Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, pour mieux me comprendre et mieux comprendre mes comportements, et j’ai décidé de poster une photo par jour sur Instagram, dans le but de montrer aux autres qui je suis vraiment. J’ai en effet remarqué que j’ai tendance à me censurer avec les autres, par peur de leur jugement, parce que j’ai des valeurs différentes de l’ordre général établi (ex: être vegan) (même si je ne le suis pas complétement, mais c’est un autre sujet) ou parce que j’ai peur d’avoir des goûts « bizarres » et qui soient critiqués. J’ai pris conscience qu’il fallait que je me force à être moi-même devant les autres, parce que ce n’est pas ce que je fais habituellement… Cependant, pour Instagram, je fais bien attention à ne pas tomber dans le piège de la validation des autres. C’est à dire que la seule chose qui compte, c’est d’être contente de soi, et surtout pas que les autres valident ce que l’on a fait, nous montrent qu’ils ont apprécié ou au contraire qu’il n’y ait pas de réaction. Je fais les choses pour moi avant tout.

Et vous, que faites-vous pour vous aimer plus? 

Je vous laisse avec cette vidéo particulièrement motivante et enthousiasmante de David Laroche :

Et je remercie chaleureusement Maryline du blog Exploser d’Amour pour tous ces précieux conseils et son aide précieuse !

Source : derek-k, DeviantArt
Source : derek-k, DeviantArt

Ou comment combler le vide de sa solitude

La dépendance affective se manifeste seulement quand on est en couple? Oh non, bien sûr que non, pas besoin d’être en couple pour être dépendante affective, et je vais vous l’expliquer à travers mon expérience. Je suis une personne solitaire, avec peu d’amis et je ne suis véritablement proche de personne.

La solitude renvoie une image négative de soi

J’ai des contacts avec peu de monde, et dans cette solitude, il est facile de s’y perdre. La solitude renvoie une image négative de soi : tu as peu d’amis, les gens ne t’aiment pas, tu n’es pas digne d’être aimée, tu n’es pas intéressante, tu es ennuyeuse, tu ne fais pas rire les gens, non vraiment tu es vraiment une personne sans aucun intérêt. C’est pas forcément conscient, c’est une croyance qui s’imprime en soi lorsque l’on constate sa difficulté à sociabiliser et à être proche des gens. Avoir une telle image de soi ne pousse pas à s’aimer soi-même, loin de là. (Alors que bon c’est notre personnalité qui nous pousse à être comme ça, rien d’autre, ça ne remet rien en cause)

 Source : National Geographic - Photo of a day
Source : National Geographic – Photo of a day

Alors pour fuir ce vide, il est possible de se réfugier dans divers stratagèmes.

L’attirance des autres devient notre attirance

Dans ma vie amoureuse, j’ai remarqué à plusieurs reprises ma tendance à être attirée par une personne dès que celle-ci me manifeste des signes d’intérêt. Dans une telle solitude, où les personnes manifestent peu souvent des signes d’intérêt, où leur amour et leur affection ne sont pas ressentis tous les jours, il est alors facile de se précipiter dès qu’une personne nous montre qu’elle nous apprécie, et même mieux encore, qu’elle est attirée par nous et qu’elle envisage plus avec nous. Génial, une personne nous aime ! Cette chaleur que l’on ressent, cette joie nous amène à une méprise facile : c’est de l’amour, cette personne m’attire aussi. Alors que c’est plus de l’attirance, de l’attachement. Mais on n’en a pas conscience dans l’immédiat. On est heureuse, quelqu’un s’intéresse à nous, et c’est tout ce qui compte.

Mais bien évidemment, une telle attirance ne peut que s’altérer avec le temps. L’ennui finit par faire surface, ainsi que le manque de désir. La rupture est alors inévitable… (Sauf si on continue à se voiler la face) Et c’est ce qui conduit à multiplier les relations amoureuses, comme c’est le cas pour moi.

Des relations prenantes pour combler le vide de sa vie

Mais il est aussi possible d’être dépendant de quelqu’un sans être dans une relation amoureuse. Il suffit de trouver une personne avec laquelle on est « proche », mais avec laquelle la relation est conflictuelle, et non satisfaisante. Une personne dont on cherche désespérément à attire son intérêt, mais malgré tout ce qu’on fait, c’est un échec, la relation n’est pas une belle amitié comme on le souhaite. Et dans ce cas, cette relation occupe toutes nos pensées : que faire pour attirer son intérêt? Est-ce qu’il va me répondre? Est-ce qu’il m’apprécie? Est-ce que je n’en fais pas trop? Et autres questions du style, qui monopolisent notre esprit, presque entièrement tourné vers lui. C’est ce qui s’est passé avec N., une pseudo amitié qui a duré bien trop longtemps (histoire en 3 parties sur mon ancien blog : 1, 2 et 3) , et dans une moindre mesure avec un autre ancien ami, qui m’a beaucoup monopolisé aussi.

Je n’ai pas été en couple avec ces personnes là, mais leur présence dans ma vie était très forte et ne laissait pas de place à une véritable histoire d’amour. C’est un moyen de ne jamais être seule avec soi-même.

Source : National Geographic - Photo of a day
Source : National Geographic – Photo of a day

Tenter d’attirer vainement l’attention des autres

J’ai aussi remarqué que cette tendance se manifestait avec d’autres personnes : des personnes qui envahissaient mon esprit, dont j’avais envie d’attirer l’attention, je voulais leur montrer que je m’intéressais à elle, et je voulais, surtout, qu’elles s’intéressent à moi. Mais elles n’avaient pas l’intention de le faire, du moins pas plus que ce qu’elles faisaient déjà. C’est une sensation qui envahit notre esprit, qui prend possession de lui, et qui fait ressentir des sensations négatives : on attend despérément que l’autre nous réponde, qu’il s’intéresse à nous, qu’il nous parle. Cela vient rompre notre sérénité, et cela brise la tranquillité de notre relation avec cette personne, puisqu’on y met des exigences, des besoins, et on ne laisse plus les choses se dérouler comme elles devraient se dérouler, alors que parfois cette personne nous apprécie sincèrement, mais juste, la relation ne peut pas être plus proche. Mais c’est aussi un moyen de combler le vide de sa solitude.

Se concentrer sur soi pour vivre pour soi

Depuis fin juillet, je suis confrontée à cette solitude : je ne suis plus en couple, je suis au chômage, donc seule chez moi, autrement dit le meilleur moment pour me replonger dans cette dépendance. Mais j’essaye justement de me concentrer sur moi, de vivre pour moi, et non plus de vivre pour les autres, à travers les autres, et ainsi je serai libération

Toi aussi, rayonne ! - Source : National Geographic - Photo of a day
Toi aussi, rayonne ! – Source : National Geographic – Photo of a day

Je me suis retrouvée

Il y a deux mois, j’ai voulu écrire cet article « Je me suis retrouvée » parce que je venais de trouver un travail comme je le souhaitais, en lien avec l’Allemagne et où je pouvais parler allemand. Malgré les tensions et les complications avec mon copain qui ne voulait absolument pas d’une relation à distance et qui ne comprenait que j’avais ce fort désir de faire ce travail, malgré ces obstacles, j’avais réussi à m’en libérer pour trouver le travail exactement comme je le souhaitais, même si cela signifiait relation à distance plutôt éloignée et compliquée avec mon copain.

Mais je n’ai pas pu écrire cet article. Parce que cela sonnait faux ce « je me suis retrouvée ». Certes j’avais réussi à avoir le travail que je voulais, mais non je ne m’étais pas « retrouvée ».

Source : Photo of a day - National Geographic
Source : Photo of a day – National Geographic

Il m’a beaucoup fait culpabiliser sur cette envie d’avoir ce travail alors que c’était un projet que j’avais depuis longtemps, que je lui en avais parlé avant que l’on se mette ensemble, car pour lui, aimer l’autre, cela signifie habiter ensemble, construire un couple, faire des compromis même si ces compromis nous amènent à repousser quelque chose qui nous tient vraiment à coeur, ou nous amène à vivre dans une ville que l’on déteste et dans laquelle on sait que l’on sera pas heureux.

Et de manière générale, je me sentais moins libre avec lui, plus oppressée, je ne savais pas comment il allait réagir si je voulais faire quelque chose seule de mon côté, si je n’avais pas envie qu’il vienne habiter chez moi pendant un mois. Je sentais qu’il attendait beaucoup de moi, qu’il attendait que je lui donne beaucoup d’affection, beaucoup de marques d’amour, verbales ou physiques, qu’il attendait que je lui envoie régulièrement des messages même si j’étais avec d’autres personnes. Il m’a offert beaucoup de cadeaux, et je sentais qu’il attendait un retour derrière, que je lui dise « je t’aime » parce qu’il m’avait offert quelque chose.

Mais ce n’était pas de ça dont j’avais besoin. J’avais besoin de quelqu’un à qui je pouvais parler de mes projets, de mes envies, quelqu’un à qui je pouvais dire « non je n’ai pas envie » sans me prendre en retour une incompréhension, un silence et/ou une dispute parce que « quand on aime quelqu’un, on est censé avoir envie de cela » (par exemple « tu devrais être heureuse que je vienne chez toi pendant un mois »)

Source : Photo of a day - National Geographic
Source : Photo of a day – National Geographic

Donc non en étant avec lui, je ne pouvais pas « me retrouver ». En début d’année je voulais travailler sur le thème « j’apprends à m’aimer », mais je n’y arrivais pas avec lui. Soit parce que apprendre à s’aimer ne peut se faire qu’en étant célibataire ou soit parce que je n’étais pas dans un couple épanouissant pour bien apprendre à le faire.

J’ai hésité plusieurs fois à me séparer avec lui, mais il retenait à chaque fois, quand je voyais tout l’amour, toutes les marques d’affection qu’il me donnait, quand je voyais tout ce qu’il faisait pour moi, et aussi parce que je suis sans travail (donc toujours chez moi) pour une période assez longue, et j’avoue que cela m’a fait peur de passer toute cette période seule, et aussi parce que je ne pouvais accepter que j’allais encore échouer dans une relation. Je me disais qu’on allait pouvoir revenir aux débuts où on était juste bien…

On s’est séparé il y a quelques jours, et il a du mal à le comprendre, pour lui les torts viennent surtout de moi, si je changeais, si je lui donnais plus, si je voulais que l’on passe plus de temps ensemble, et si je voulais faire plus de compromis, et si… et « avec tout ce que je t’ai donné et avec tout ce que j’ai fait pour toi », oui mais l’amour ce n’est pas que des cadeaux et des gestes d’affection, et ce n’est pas toujours faire passer l’autre avant soi pour le rendre heureux lui… (ça me fait penser à un son de Vitaa mais je l’ai pas retrouvé donc vous avez de la chance je vais pas mettre du Vitaa sur mon blog) (oui oui j’ai écouté Vitaa, j’assume :p)

Bref je suis à nouveau célibataire, et je me pose des questions sur moi, sur pourquoi je me suis encore engagée dans une relation qui ne me convenait pas, pourquoi j’ai fait cette erreur, sur ce qu’il faut que je fasse pour apprendre à m’aimer vraiment, pour m’aimer vraiment, pour me sentir vraiment en paix avec moi même et avec les autres. J’ai encore du travail à faire… Mais là cette fois, sans la culpabilisation, sans tout ce négatif, je peux enfin dire « je me suis retrouvée ».

Source : Photo of a day - National Geographic
Source : Photo of a day – National Geographic

PS: voici un beau message de Maryline, du blog Exploser d’amour:

« L’amour est une vibration positive qui fait du bien. C’est comme ça qu’on reconnaît l’amour :) Lorsqu’il utilise la culpabilisation, qu’il ne t’accepte que lorsque tu l’aimes et que tu es là, lorsqu’il exige un retour sur ce qu’il t’a donné, c’est plutôt de l’ordre de l’attachement et la peur de te perdre voire de la dépendance mais pas de l’amour. Dans un couple il est essentiel d’accepter l’autre entièrement sinon tu te sens coupée d’une partie de toi-même et tu finis par ne plus être vraiment toi et à perdre ton énergie vitale. Je suis désolée pour votre rupture mais peut-être est-ce un mal pour un bien et tu trouveras quelqu’un de plus compatible avec ton envie professionnelle. »

Avec une jolie vidéo inspirante :

https://www.facebook.com/femmedinfluencefr/videos/1607263129523751/

« Je suis reconnaissance d’avoir été aimée, d’être aimée maintenant, et de pouvoir aimer. Parce que ça libère ! L’amour libère ! Ça ne t’emprisonne pas. »

28 ans, en décalage

28 ans… Bientôt 30 ans, la vingtaine défile… Et cette année, contrairement aux dernières années depuis mes 25 ans, âge auquel on se rend compte que l’insouciance de la vingtaine s’éloigne pour rentrer dans l’âge adulte approchant des 30 ans, cette année, j’ai moins bien vécu ce chiffre en plus.

Contrairement à mes 26 ans, je ressens moins de sérénité actuellement. (Cet article sur mes 26 ans génère toujours beaucoup de vues sur mon blog, je ne sais pas pourquoi) (Je n’ai pas écrit d’article quand j’ai eu 27 ans, donc je prends celui d’il y a deux ans ^^) Ma vie est en effet plus à l’arrêt actuellement.

Source: Photo of a day - National Geographic / ma vie : un champ de fleurs prêtes à éclore, mais qui sont encore en sommeil...
Source: Photo of a day – National Geographic / ma vie : un champ de fleurs prêtes à éclore, mais qui sont encore en sommeil…

Au niveau professionnel, j’ai fini mon fucking contrat d’apprentissage fin décembre 2015, et depuis je n’ai aucune avancée concrète pour mon travail. C’est un choix comme je l’ai expliqué dans l’article « Prendre le temps« , mais 4 mois plus tard je n’ai pas de piste concrète et les candidatures aux postes qui m’intéressaient prioritairement n’ont rien donné du tout, donc je suis toujours dans le flou actuellement. Mais la formation que j’ai faite en février m’a rassuré sur ma confiance en moi au niveau professionnel, et j’ai repris de l’énergie pour aborder plus sereinement un nouveau travail.

Avoir 28 ans sans travail ni rien de concret est assez pesant. Cependant, c’est plus ou moins un choix, et j’ai confiance en l’avenir, même si cela a un côté stressant.

Source: Photo of a day - National Geographic
Source: Photo of a day – National Geographic

Au niveau personnel… #Compliqué Relation mise en suspens avec mon copain, trop de négatif, de pression et d’incertitudes ces derniers temps… Je ne sais plus si j’ai envie de continuer, j’ai peur d’être en couple avec une personne dépendante… Notre couple connaît beaucoup de négatif et de tensions depuis plusieurs semaines, cela joue dans ce climat de pressions, donc… #Incertitudes

J’aborde ainsi mes 28 ans en n’étant pas engagée dans une relation stable et durable, sans visibilité. Mais il était prévu que je sois célibataire de toute façon puisque j’ai pour projet de partir à l’étranger et que mes envies de découvertes étaient/sont prioritaires sur mes envies d’être en couple. Être en couple est loin d’être le seul moyen de s’épanouir et d’être heureuse.

J’ai 28 ans et je suis un peu perdue actuellement, mais je fais en sorte de bien le vivre : c’est une période temporaire, je ne perds pas de vue mes projets et je me donne toujours les moyens de les réaliser, ainsi que d’avancer sur le chemin de l’amour de soi et de la découverte de soi… (Un peu plus difficile quand on est en couple cependant, enfin pour moi du moins)

Source: National Geographic - Photo of a day / Une image d'ours, histoire d'avoir une ligne directrice par rapport à mon article sur mes 26 ans :p
Source: National Geographic – Photo of a day / Une image d’ours, histoire d’avoir une ligne directrice par rapport à mon article sur mes 26 ans :p

Bilan – Un an et demi après la dépendance affective

(#titreracoleur)

La dépendance affective, cette fameuse dépendance affective, sujet de beaucoup d’articles sur mon ancien blog… Et un an et demi plus tard, qu’en est-il maintenant? Après toutes mes prises de conscience et mes avancées, et après une relation amoureuse, où est-ce que j’en suis maintenant?

Pour rappel, la dépendance affective c’est un truc toujours aussi compliqué à définir, que j’avais défini ainsi: « Un besoin affectif inassouvi et persistant, que l’on tente de combler de façon inappropriée avec d’autres personnes » « C’est le fait de certains couples, unis par un lien excessif et déséquilibré, ne comportant pas les caractéristiques d’une relation saine: la considération, l’honnêteté, l’empathie, le respect mutuels » « C’est le fait d’être incapable de mettre fin à une relation qui fait souffrir » (cf aussi le livre de Lucia Extebarria, Je ne souffrirai plus par amour)

J’ai donc pris conscience que j’avais tendance à m’attacher à des personnes avec lesquelles la réciprocité n’existait pas, des personnes qui a priori n’étaient pas heureuses ni épanouies, et ainsi cela me permettait de combler ma solitude, de ressentir un sentiment d’utilité puisque je cherchais à les aider à aller mieux, cela m’occupait et ainsi cela me renvoyait un sentiment plutôt positif, ou du moins cela me permettait de fuir le négatif, et de ne pas me consacrer à moi et de ne pas me poser de questions sur moi.

Cependant, c’est absolument vain de chercher à aider quelqu’un contre son gré, qui ne veut pas aller mieux, et qui n’a d’ailleurs même pas conscience qu’elle pourrait aller mieux, se sentir mieux avec elle-même et les autres. De plus, c’est une relation non réciproque et cela sera toujours ainsi. C’est ainsi s’épuiser et souffrir pour une personne qui ne nous donne absolument rien en retour, mais à laquelle on demande beaucoup, beaucoup trop. En effet, on souhaite que cette personne comble nos manques, nous aide à combler nos failles. Or, seules nous pouvons nous aider à aller mieux. Et cela ne sera surtout pas le cas avec une personne pas équilibrée qui ne nous apporte rien.

Scent of summer - Incredi - Deviantart
What’s your flavour ? – Incredi – Deviantart

J’ai donc pris conscience de manière brutale il y a plus d’un an et demi (hello mon inconnu du net) qu’il fallait avant tout que je travaille sur moi pour ne plus m’attacher (= devenir dépendante) de personnes qui ne pouvaient pas m’apporter de positif, mais qui au contraire allaient me faire souffrir encore plus. Je suis donc allée chez un psy, j’ai lu sur le sujet, je me suis posée des questions, je me suis faite tatouer histoire de marquer le coup « Pour ne jamais oublier, pour ne jamais recommencer », je me suis concentrée sur moi, j’ai fait des activités que j’aimais pour moi, sans penser à qui que ce soit, sans me demander si ce que je faisais là pouvait intéresser cette fameuse personne, j’ai rencontré des personnes équilibrées et positives, bref j’ai appris à vivre sereinement ma solitude, et à me sentir bien avec moi même.

Quelques mois plus tard, j’ai rencontré mon ex. Rencontre inattendue, je n’avais vraiment pas du tout prévu de me mettre en couple maintenant, parce que je commençais à me sentir vraiment bien avec moi-même et ma solitude, et j’avais peur de ce que je pouvais ressentir et penser si je me mettais en couple. J’ai beaucoup fait attention aux questions suivantes avec lui: « Essaye-t-il de me soumettre à son emprise? Me laisse-t-il être moi-même? Est-il exigeant? Fait-il preuve d’autorité? Semble-t-il équilibré? Aime-t-il la solitude? » Ce sont les principales questions que je me posais pour savoir si je partais dans une relation équilibrée et saine.

Cela s’est bien passé au début, j’acceptais le fait qu’on se parle peu puisqu’on ne pouvait pas se voir because les vacances et parce qu’il est peu porté sur les contacts sms et appels. Il me donnait aussi et faisait des choses pour moi, bref j’avais le sentiment d’être dans une relation réciproque et je le vivais bien. Mais petit à petit, j’ai eu à me poser plusieurs questions sur des choses que j’éprouvais : « Est-ce la dépendance affective qui parle? Est-ce que je suis dans mon droit de ressentir ceci? Est-ce que j’en demande trop? »

Depuis que je me suis penchée sur ce sujet de la dépendance affective, j’ai fortement conscience des comportements et pensées à ne pas avoir. Et quand je ressens ces sensations, émotions, sentiments, quelque chose en moi s’allume et me dit : attention, ce n’est pas forcément la faute de l’autre si tu réagis ainsi, mais c’est peut être une faille, une peur, un doute qui te fait agir ainsi. Cela me renvoie à moi même et je réfléchis sur pourquoi je réagis ainsi et ce que je peux faire pour améliorer ce sentiment négatif. Cependant, comme j’ai conscience de cela, cela me fait ressentir autre chose aussi : la culpabilité. Si j’avais une réaction vraiment équilibrée, je ne réagirais pas de façon négative et je ne ferais pas subir ce négatif à mon partenaire.

Good morning world - Incredi - Deviantart
Good morning world – Incredi – Deviantart

Il faut donc gérer toutes ces émotions, et cela peut s’avérer être pesant. De savoir, mais de ne pas réussir à réagir de manière juste. Pour cela, j’ai compris plusieurs choses qui étaient importantes et qui m’aidaient à mieux vivre mes relations avec les autres :

  • Apprendre à me connaître et m’apprécier, m’aimer comme je suis. C’est vraiment le point plus essentiel. Cela permet de s’accepter telle que l’on est et de ne pas rejeter un sentiment de culpabilité, de honte à l’autre. Par exemple, j’ai compris l’année dernière que j’étais introvertie, que j’aimais la solitude et que cela me convenait très bien, même si c’est contraire aux injonctions sociales. Et avoir compris ce fait et l’avoir accepté, cela m’a apporté beaucoup de paix, envers moi même et envers les autres.

 

  • Faire des choses que l’on aime, le faire pour soi parce que cela nous fait plaisir, prendre du temps pour soi, se consacrer à soi.

 

  • Travailler sur soi, comprendre quelle peur il y a derrière cette réaction négative. Pourquoi est-ce que je réagis ainsi et de quoi ai-je peur? Cela permet de mieux se comprendre, de se rassurer et de réfléchir à ce que l’on peut faire pour ne plus réagir ainsi la prochaine fois, ou du moins d’atténuer ce sentiment négatif.

 

  • En parler avec son partenaire, et être avec un partenaire bienveillant, qui nous accepte telle que l’on est. Exprimer ce que l’on ressent peut permettre de mieux canaliser le négatif, et de l’atténuer car le discours en face nous rassure. Cela permet de se rendre compte que son attitude n’est pas lié à nous et que cela ne remet rien en cause par rapport à nous. Il a agi comme cela, parce que cela lui convenait, pas pour nous faire du tort. Cela peut ainsi nous aider pour les prochaines fois et ainsi on pourra se rappeler ce moment positif pour atténuer le négatif.

 

  • S’entourer de personnes positives, qui nous apportent du positif. Ce sont des personnes qui vont nous faire nous sentir bien, nous apporter quelque chose de positif. Faire le tri dans son entourage pour éliminer toutes les personnes qui nous prennent notre énergie d’une mauvaise manière.

 

  • Méditer. C’est vraiment une chose qui m’apporte beaucoup de positif, qui me permet de m’apaiser et de me sentir mieux après. Cela permet de se poser, de faire le point, de se concentrer sur nous même, et on se sent bien plus apaisée après. Cela permet aussi de prendre du recul sur ce que l’on ressent, de diminuer le négatif, et de juger moins durement ce que l’on ressent. C’est vraiment une chose essentielle pour moi. Je me sers de l’application Headspace qui est vraiment géniale et complète, et qui propose des « packs » de méditation centrés sur des points que l’on veut travailler plus précisément. Comme l’estime de soi ou les relations.
Scent of summer - Incredi - Deviantart
Scent of summer – Incredi – Deviantart

Ainsi, souffrir moins de la dépendance affective demande un gros travail sur soi : apprendre à mieux se connaître, mieux se comprendre, savoir quelles sont nos peurs, apprendre à s’aimer, et si nous sommes en couple, être avec un partenaire bienveillant, qui nous aidera à nous accepter et à nous aimer telle que nous sommes.

C’est un travail qui demande du temps, beaucoup de temps. Mais cela vaut le coup de se lancer, car cela permet de se sentir mieux avec soi-même – je me sens beaucoup plus apaisée depuis que j’ai appris à me connaître et à plus m’accepter telle que je suis -, et de se sentir mieux avec les autres – cela évite des réactions négatives, des situations de conflit alors que l’autre a réagi de manière juste pour lui et que cela ne remet strictement rien en cause par rapport à nous. Il faut ainsi preuve de bienveillance envers soi : on fait ce que l’on peut, comme on peut, selon notre personnalité, notre histoire, cela prend le temps que cela doit prendre, le principal est de faire ce qu’il faut pour que l’on se sente bien avec soi-même et avec les autres.

« Faut déjà croire en soi même pour pouvoir changer la donne »

(Keny Arkana – le thème du son d’où est issu cette phrase n’a strictement rien à voir avec le sujet de l’article :p)