Pourquoi j’aime le rap

« Sais-tu vraiment ce qu’est le rap français ? Pas une machine à sous, mais une machine à penser » C’est la phrase qui est écrite sur le maillot de cette photo prise en 2010, et qui résume bien l’idée de cet article. (ce t-shirt est de la marque Le Savoir est une arme, qui a été créée par le rappeur Medine) Petite précision avant de commencer : je ne vais pas parler du rap dans son ensemble car tous les sons ne se valent pas, loin de là. Certains n’offrent aucune réflexion, loin de là, très loin de là, et ne sont que commerciaux, et ce n’est pas de ce rap là dont je vais parler. Je vais vous parler du rap conscient, pourquoi j’aime ce genre, et ce qu’il m’a apporté.

J’écris cet article parce que ça m’énerve l’image négative que ce genre musical a. Dès qu’un son de rap se fait entendre, c’est tout de suite « ah éloignez de mes oreilles cette musique de sauvages, comment on peut écouter ça, c’est vraiment de la m**** » et ça me contrarie parce que j’apprécie ce genre et qu’il m’a beaucoup apporté. (Après évidemment, chacun ses goûts, on a le droit de ne pas aimer ce genre de musique)

Ce qui m’a donné envie d’écrire cet article, c’est l’émission de France Inter, Affaires sensibles (j’en reparlerai prochainement) consacrée à NTM. Je trouve cette émission intéressante parce qu’elle amène à réfléchir au sens des paroles de ce groupe (ils ne disent pas F*** la police juste pour le plaisir d’insulter la police), et parce qu’elle défend les lettres de noblesse du rap. Oui certains sons peuvent être très bien écrits, ce ne sont pas juste des mots assemblés les uns aux autres par hasard histoire de sonner bien, il y a de nombreuses figures de style derrière, des effets sont recherchés.

Ce que j’aime dans ce genre, c’est que les rappeurs parlent de leur réalité, la vie dans les banlieues, l’islam, le fait d’être origine étrangère, et leur réalité, on ne la connaît pas, ou on la connaît seulement à travers le prisme des médias, et les médias ils peuvent bien raconter ce qu’ils veulent et déformer la réalité pour véhiculer le message qui les arrange… Alors que ici, c’est eux qui racontent leurs expériences et leur vécu, et cela permet de mieux se rendre compte de ce qu’ils vivent vraiment. Ca m’a vraiment beaucoup ouvert l’esprit.

Pour illustrer cette idée, je vais vous parler de quatre artistes qui m’ont marqué (J’ai mis en lien les paroles des musiques, qui se trouvent sur le site Genius. Ce site a la particularité d’expliquer certains passages des textes.)

  • Salif

Dans son album Curriculum vital, Salif parle de manière brute de sa vie dans les banlieues, avec authenticité. Dans le son « R.U.E. (Reflet d’Une Epoque)« , il parle du piège que représente la rue, de la puissance du groupe dans les banlieues, du sentiment de faire partie d’un ensemble, et de sentir coincé ici. Dans « Cursus scolaire« , il explique pourquoi l’école ne l’intéressait plus, pourquoi il a abandonné et pourquoi il regrette. « Warriors » est une dédicace à son groupe d’amis de jeunesse, il raconte leur vie, et les chemins différents qu’ils ont pris parce que « la misère nous rassemble, mais ce putain de destin nous éloigne »

  • Keny Arkana

Keny Arkana a la rage et exprime sa colère face aux dérives des sociétés capitalistes, et qui cherchent à nous faire avaler les messages qui les arrangent. Elle vous nous inciter à réfléchir face au conditionnement de la société et à s’opposer à ce que l’on nous impose.

Désobéissance civile résume bien ses idées :

« Trop nombreux sont ceux qui ont oubliés le passé
L’histoire de l’homme : une honte, faut-il te le ressasser ?

Le monde une spirale ou les mêmes erreurs sont retracées
A force de côtoyer l’horreur, nos cœurs sont devenus glacés
Nous parlent que d’profits, la condition de l’homme effacé
Mondialisation et concurrence sont leurs uniques phrasés
Les peuples unilatéralement écrasés, la création menacée
Multinationales et croissance ont tracée leurs routes sur nos libertés
Ils ont juré, craché qu’rien n’entravera la leur à l’heure ou les
Dictatures sont cachées
A cause de leurs profits, immédiat l’avenir est gâché
Cette bande d’ingrats ont réduit la planète à un grand marché
La loi des plus riches et beaucoup crèvent avant d’être âgés »

Elle exprime cette rage dans La rage :

« Parce qu’on a la rage, on restera debout quoi qu’il arrive
La rage d’aller jusqu’au bout et là où veut bien nous mener la vie
Parce qu’on a la rage, on pourra plus se taire ni s’asseoir dorénavant
On se tiendra prêt parce qu’on a la rage, le cœur et la foi
Parce qu’on a la rage, on restera debout quoi qu’il arrive
La rage d’aller jusqu’au bout et là où veut bien nous mener la vie
Parce qu’on a la rage, rien ne pourra plus nous arrêter
Insoumis, sage, marginal, humaniste ou révolté »

Dans V pour Vérités, elle dénonce le fait que les médias et les politiques tournent les messages à leur avantage pour semer la peur et la haine dans nos coeurs…

(Le présentateur télé après avoir été interrompu pendant son émission : )

« Mesdames et Messieurs, nous réitérons nos excuses après cet acte révoltant, Nous venons de récupérer définitivement l’antenne, nous insistons sur le fait que ce groupuscule étant extrêmement dangereux, tout ce que vous venez d’entendre n’est naturellement que purs mensonges »

Elle fait aussi des sons plus calmes, comme Prière :

  • Kery James

Mon son préféré de Kery James, c’est lui :

Bon ça s’adresse pas du tout à moi, mais je trouve ce son vraiment inspirant et motivant. Il insuffle une forte envie de réussir et de se surpasser malgré les obstacles de la vie. (rien que d’en parler, je me sens émue, c’est dire)

« Parce que la vie est un combat
Pour ceux d’en haut comme pour ceux d’en bas »

« Lève toi et marche ! »

« Et si tu pleures, pleure des larmes de détermination
Car ceci n’est pas une plainte, c’est une révolution !

Apprendre, comprendre, entreprendre, même si on a mal
S’élever, progresser, lutter, même quand on a mal

Banlieusards, forts et fiers de l’être
On est pas condamnés à l’échec »

Dans Au pays des droits de l’homme ?, il dénonce les conditions des prisons. Oui les personnes qui sont en prison ont commis quelque chose de mal, mais ne méritent-elles pas des conditions de détention humaines pour autant? On ne réfléchit jamais ou presque à ce sujet, et ce son permet de s’interroger là dessus. Parce que les conditions de détention sont loin de faire rêver…

Dans A l’ombre du show business, il dénonce le fait que le rap soit sous-médiatisé, et il résume ce dont je parle dans cet article. (Charles Aznavour a participé à cette musique)

« Ils tentent d’étouffer notre art faut être honnête
Ils refusent de reconnaître qu’en ce siècle les rappeurs sont les héritiers des poètes
Notre poésie est urbaine, l’art est universel
Notre poésie est humaine
Nos textes sont des toiles que dévoilent nos mal-êtres
Des destins sans étoiles
Nos lettres, photographies des instants
Deviendront des témoins chantant le passé au présent »

« Mon art est engagé, mon art à un sens
Mon art à une opinion, mon art est intense
Mon art ne s’excuse pas s’ il vous gène
Car il apaise nos cœurs, c’est le cri des Indigènes
Oh que j’aime la langue de Molière, j’suis à fleur de mots, tu sais ;
Y’a une âme derrière ma couleur de peau
Et si je pratique un art triste, c’est que mon cœur est une éponge
On est rappeurs et artistes même si ça vous dérange »

 

  • Médine

Ah Médine ! Je pourrais consacrer un article de blog voire plus à cet artiste tellement il aborde de thèmes dans ses sons. Il parle de sexisme, de lutte pour les droits des femmes, il s’oppose à l’excision, il parle d’évènements historiques comme le 11 septembre 2001, il parle de la guerre d’Algérie (le son 17 Octobre fait référence au 17 octobre 1961 où la police française a brutalement réprimé une manifestation d’Algériens à Paris) (vous connaissiez cet épisode de l’histoire française vous? Moi non avant d’écouter ce son) (les paroles figurent dans les manuels d’histoire de terminale !), il dénonce les conditions des détenus à Guatanamo et le fait que beaucoup de personnes incarcérées ici n’étaient pas coupables, il parle d’histoires d’hommes historiques peu connues en Occident, comme Malcom X, il raconte des histoires d’enfants qui ont souffert à cause de la cruauté des hommes (« Enfant du destin, enfant de la guerre »), comme des enfants indiens (d’Amérique), de la zone israëlo-palestienne, de l’esclavage, ou encore des exactions faites en Birmanie. (et oui les rappeurs en ont parlé bien avant les médias)

C’est ce son de Médine qui m’a fait prendre conscience qu’on vivait dans une société raciste, où on est tellement habitué au racisme que cela ne nous choque pas ou plus, et qu’on a nous aussi des comportements ou des pensées racistes mais que l’on n’a pas conscience que cela en est.

Cette musique fait référence à un événement de juillet 2004 : une femme a prétexté que des hommes noirs et arabes l’avaient attaqué dans le métro parisien sous prétexte qu’elle est juive. Cette prétendue agression a provoqué un scandale retentissant, tout le monde s’est insurgé qu’on agresse des juif.ve.s. Finalement on s’est assez rapidement rendu compte que cette agression n’était qu’un mensonge, et qu’il ne s’était rien passé en fait. Cette agression était un mensonge, mais cela n’avait choqué personne que des individus non blancs soient accusés de faire un tel acte. Parce que dans l’inconscient collectif, »personne non blanche » = « agresseur.se en puissance ». Et c’est ce que ce son dénonce, parce que personne ne s’est excusé qu’ils aient été accusés injustement.

« Question : Arabes et noirs ont-ils eu réparation ?
Réponse : Trois petits points de suspension…
Question : Vous sentez-vous français après cette scène ?
Réponse : J’attends le prochain match pour siffler la Marseillaise »

Ce son me permet de mieux comprendre que, oui on se plaint des problèmes dans les banlieues ou que oui les personnes non blanches n’ont pas toujours un comportement correct, qu’ils s’en prennent aux blancs. Mais en même temps on vit dans une société raciste, et ils doivent faire tous les jours avec le racisme. Donc ça n’a rien d’étonnant si cela nous retombe dessus ensuite…

Cet autre son aide à prendre du recul sur l’islamophobie aussi :

Elle m’a fait prendre conscience que l’islamophobie est vraiment très présente, parce que la société veut nous inciter à ne pas faire confiance aux personnes d’origine arabe, et surtout musulmanes. Et ce son dédramatise vraiment le discours des médias et des politiques qui veulent nous faire peur…

Deux messages de Medine : « L’amour des siens, c’est pas la haine des autres » et « C’est la force de la culture face à la culture de la force »

J’ai vu Médine en concert, et c’était un moment fort, de voir ce rappeur dénoncer des thèmes, de s’engager, et qu’en même temps il y ait une super ambiance. C’était vraiment un beau moment, j’ai beaucoup aimé.

 

Après, au delà des paroles, je trouve le style musical intéressant parce que je le trouve apaisant. Je trouve qu’il me permet d’extérioriser de la colère, de l’énervement, et après avoir écouté des sons de rap, je me sens plus calme (C’est propre à chacun, chaque style de musique apporte des choses différentes, mais seul le rap me fait cet effet)

 

Voilà, j’espère que cet article vous aura apporté une autre vision du rap 🙂 Honnêtement quel autre musical a une telle richesse d’enseignement et de réflexions ?

 

PS : Pour l’anecdote, la citation « Ecrire c’est magique, ça peut te sortir de l’enfer » qui se trouve dans mon profil Hellocoton vient d’un son de Medine. Une autre citation qui m’a beaucoup aidé pendant mes (longues) études, « Détermination discipline travail » (simple directe et efficace), vient d’un album du rappeur Alpha 5.20. Et le sous-titre de mon blog « Déploie tes ailes, deviens qui tu es, ose ! » vient d’un son de Keny Arkana 🙂

PPS : Evitez svp de poster un commentaire pour juste dire que vous n’écoutez pas du rap parce que vraiment vous n’appréciez pas ce genre musical (ça ne peut pas plaire à tout le monde), ça sera franchement hors sujet, ce n’est pas du tout l’objet de cet article.

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Mon musée personnel : ma personnalité à travers 15 objets

Le magazine Flow (janvier-février 2018) a fait un article dans lequel plusieurs personnes présentent 15 objets qui leur appartiennent et expliquent pourquoi ces objets font partie de leur vie ou sont importants pour elles. Cela m’a donné envie de faire la même chose. Donc voici 15 objets qui m’accompagnent (les numéros sur la photo sont faux en fait, désolée ^^)

  1. Ma plante : j’ai cette plante depuis de très nombreuses années, elle m’a accompagné pendant mes études et mes divers (et nombreux) déménagements. Elle se porte toujours bien puisque pour la première fois, elle m’a fait des petites plantes à planter cette année! J’ai replanté 7 bébés plantes issus d’elle, autant dire que la succession est assurée! Je voulais aussi agrandir ma collection de plantes mais le manque de place dans mes appartements ne le permettait pas. Mais enfin dans mon appartement actuel, j’ai de la place, et j’ai plus d’une dizaine de plantes maintenant, que je chouchoute. J’aime particulièrement m’occuper des plantes, je trouve cela gratifiant et apaisant.
  2. Mes cartouches de jeux vidéo : Je joue beaucoup aux jeux vidéos, mais surtout à Pokémon et à Zelda. Pokémon est une licence qui m’accompagne depuis ses débuts en France (au début des années 2000), et j’ai investi beaucoup de temps dans ces jeux et sur Internet. Ils m’ont aussi permis de rencontrer des gens, grâce à la communauté Pokémon sur Internet. Je discute toujours avec certaines de ces personnes. Pour Zelda, c’est surtout le dernier jeu qui est sorti sur la dernière console de Nintendo, la Nintendo Switch, qui m’occupe de très nombreuses heures… 
  3.  Une balise de course d’orientation : Ca ne ressemble à rien sur la photo, mais c’est une mini balise de course d’orientation. Je l’ai obtenue lorsque j’ai passé ma balise, c’est à dire un diplôme qui atteste de notre niveau dans cette discipline. J’ai découvert la course d’orientation par hasard en novembre 2016, car c’était une activité que je pouvais faire le week-end, et depuis je suis accro! J’apprécie beaucoup le fait de courir dans la nature, cela détend beaucoup après une semaine de travail.
  4. Le magazine Flow : Il ne pouvait pas ne pas figurer ici! J’ai rarement eu un coup de fort aussi pour un magazine, j’achète tous les numéros sans exception depuis le numéro 1, et je savoure chaque lecture. J’aime ce magazine qui me fait me sentir bien, qui me met dans une bulle de bien être et de tranquillité. Ce magazine nous fait nous aspirer à une vie plus sereine et plus créative, ce que j’apprécie beaucoup.
  5. Mon cristal de quartz : Je le possède depuis récemment. Mon travail me prend beaucoup d’énergie, et un week-end où j’étais beaucoup fatiguée, j’ai testé le bain à l’élixir de quartz (j’en parle ici), et cela m’a fait beaucoup de bien, je me suis sentie plus énergique dans la semaine qui a suivi! Depuis je porte ce cristal avec moi au travail, et je trouve que cela me donne plus d’énergie, je me sens plus en forme. (Et c’est un cadeau de mon copain, donc il a une valeur affective)
  6. Ma bague : Je suis difficile en bijoux parce que je n’apprécie pas les bijoux gênants. Pour que j’apprécie de les porter, ils doivent se faire invisible. Je n’aime pas trop dépenser beaucoup d’argent en bijoux, et je trouve cela un peu difficile de trouver un bijou de qualité mais qui ne coûte pas très cher. Généralement c’est de la pacotille qui s’use très vite… Mais j’ai trouvé cette bague dans le magasin SIX pour 12€ et elle tient très bien depuis toutes ces années que je l’ai! Du coup je ne porte quasiment que elle puisque elle me satisfait et que je n’en ai pas trouvé d’aussi bien depuis. (J’en ai trouvé une sur Etsy il y a quelques mois aussi)
  7. Une peluche de cigogne : La peluche n’a pas vraiment d’importance pour moi, je ne sais plus d’où elle vient, elle est surtout là pour figurer la région où j’habite depuis un an et demi : l’Alsace. Comme la cigogne est le symbole de l’Alsace, j’aime bien rechercher ces animaux et je suis toujours très contente quand j’en vois. Malheureusement il n’y en a pas beaucoup à Mulhouse mais il m’arrive d’en voir dans la grande rivière qui traverse la ville, l’Ill. J’apprécie la région où j’habite et je ne veux pas déménager avant longtemps, donc la cigogne a sa place dans ce musée personnel.
  8. Une boîte DIY faite par ma mère : Cette petite boîte décorée par les soins de ma mère renferme un calendrier de l’Avant qu’elle a fait elle-même. Pendant longtemps, dans notre famille, nous nous offrions des cadeaux que nous faisions nous-mêmes. Nous ne recherchions pas la valeur financière, mais la valeur symbolique et affective du geste. Nous sommes toujours attachées à cela, même si nous nous offrons beaucoup moins de cadeaux fait main.
  9. Une boîte de thé : J’aime beaucoup le thé, et une journée ne commence bien que si j’ai ma tasse de thé! J’apprécie beaucoup en découvrir des nouveaux, et je savoure toujours ce moment détente.
  10. Mon collier colombe : Ce collier est une colombe qui représente le Saint Esprit dans la religion catholique. J’ai ce collier depuis très très longtemps, je crois que je l’avais acheté dans une abbaye ou un monastère où je faisais un week-end de retraite avec l’aumônerie étudiante. Je le porte toujours et je n’aime pas porter un autre collier. Je suis très attachée à ce collier parce que je suis attachée à ma croyance en Dieu. Je me suis éloignée de la religion catholique car elle ne répond plus à mes envies actuelles, mais elle m’a apporté énormément de choses positives pendant ma vie, et je reste attachée à elle et au fait de croire.
  11. Des livres et des CDs de la musique des films d’Harry Potter : J’ai découvert Harry Potter au collège, et depuis ces livres ne m’ont plus quitté. J’ai toujours les classeurs que j’ai fait quand j’étais ado, avec des extraits de magazine qui parlaient des films, ça fait des beaux souvenirs de jeunesse! Plus de quinze ans plus tard, je relis toujours les livres, et c’est toujours la même magie qui me transporte, je me sens bien quand je suis dans cet univers (les films c’est différent, il n’y a que les films du tome 7 que j’apprécie de revoir) (D’ailleurs,  je vous conseille très fortement la fan fiction écrite par Alixe qui raconte les 19 ans qui se passent entre la fin du tome 7 et l’épilogue. L’histoire est vraiment très bien racontée et est plutôt réaliste.) Pour les musiques, j’écoute beaucoup de musiques de film, et c’est toujours un plaisir pour moi d’écouter les musiques des films d’Harry Potter.
  12. Des DVD et CDs de la musique des films du studio Ghibli : J’apprécie beaucoup les films de Miyazaki et du studio Ghibli. J’ai découvert Princesse Mononoké par hasard en empruntant la musique du film dans la bibliothèque de mon village, et ça a été un énorme coup de coeur. Cette soundtrack est et restera à tout jamais ma préférée. Je ne me lasse pas de regarder les films de Miyazaki aussi, on est transporté dans un univers fait de magie, qui peuvent être parfois légers ou d’autres fois un peu moins, et qui nous font réfléchir. J’écoute aussi régulièrement les musiques de ces films et j’ai déjà vu Joe Hisaishi en concert deux fois, et c’était tellement magique, tellement émouvant…
  13. Des livres de Douglas Kennedy et de Robin Cook : Douglas Kennedy et Robin Cook sont mes auteurs préférés. J’apprécie les livres de Douglas Kennedy car il fait vivre des cauchemars à ses personnages, on est pris par le suspense, et en même temps il nous fait réfléchir sur nos vies quotidiennes qui peuvent être des prisons. Robin Cook écrit des thrillers médicaux, c’est à dire des livres à suspense avec une intrigue toujours (ou presque) située dans le domaine médical. Il veut ainsi nous inviter à réfléchir sur les (potentielles) dérives de la santé. C’est donc intéressant et en plus l’histoire est prenante.
  14. Des cartes postales : J’aime beaucoup envoyer et recevoir des cartes postales. Ca a tellement plus de charme qu’un simple sms, on est tellement plus touché par l’attention de voir que la personne a pris le temps pour acheter la carte et pour l’écrire, c’est toujours un plaisir à chaque fois. J’ai de la chance, car ma mère et ma soeur aiment bien envoyer des cartes aussi – et heureusement car je connais peu de gens qui apprécient de le faire. Certaines cartes sont très belles aussi, et j’aime bien en acheter juste parce qu’elles sont jolies.
  15. La mer en bouteille DIY : Ce petit flacon est un exemple d’activité manuelle que j’apprécie de faire (ça rend mal sur cette photo mais en vrai c’est joli ) J’aime bien faire des activités manuelles, et elles sont assez diversifiées. Je trouve que construire un objet par soi-même, dessiner, peindre est plus valorisant que réussir quelque chose dans un jeu vidéo. Un jeu vidéo c’est du virtuel, ce n’est pas concret, et puis surtout plein de monde réussit les mêmes choses… Alors qu’un objet, seul-e-s nous le faisons, et on peut voir notre résultat de manière concrète. Je trouve ça bien de sortir du virtuel parfois pour faire des choses plus « réelles ».

Voilà ces 15 objets vous en auront appris plus sur moi, j’espère que cet article vous aura intéressé, et si vous êtes inspirés pour faire la même chose, on vous lira avec plaisir 🙂

Etre en forme malgré un rythme gourmand en énergie

Mon nouveau travail m’impose un rythme assez soutenu la semaine : j’ai des journées longues et chargées (et se forcer toute la journée à faire des choses qui n’ont aucun intérêt pour nous et qui ne nous stimulent pas consomme encore plus d’énergie que juste faire quelque chose qui nous intéresse ou nous plaît), et en plus de ça, je ne travaille pas dans la ville où j’habite donc je prends le train tous les jours et mon temps de transport assez significatif me fait rentrer assez tard chez moi et me prend aussi de l’énergie.

Donc depuis juin, je cherche à mettre en place des choses pour ne pas être dévorée par la fatigue et par mon travail. Je veux vivre la semaine, et pas juste travailler. Etre en couple ne simplifie pas forcément les choses aussi, il faut réussir à trouver un ajustement qui nous convient pour pouvoir se ressourcer suffisamment et rester en forme.

De plus, je me suis rendue compte que la fatigue a un impact énorme sur mon moral. C’est simple, quand je suis en forme, je supporte bien mon travail et je suis (plus ou moins) productive, et mon moral est bon, et quand je suis fatiguée, je ne suis pas productive, je ne supporte pas mon travail, et mon moral est mauvais. (Je parle de productivité parce que notre temps est facturé aux clients donc il faut tout le temps être productif.ve sinon on fait perdre de l’argent au cabinet)

Je voulais donc partager mes astuces avec vous pour avoir de l’énergie malgré tout :

Pour commencer, deux bases :

  • La première, vous vous en doutez, mais c’est la base de tout : dormir suffisamment.

Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais je vois tout de suite la différence entre une nuit où j’ai dormi suffisamment et une nuit où je me suis couchée trop tard ou que j’ai mal dormi.

  • La deuxième est liée au cycle féminin.

Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais selon la période de notre cycle (ovulation, règles…), notre corps n’a pas les mêmes besoins ni la même énergie. Pour résumer, il y a quatre périodes : (je me suis servie de l’article du site Le palais savant)

  • La semaine après ses règles : c’est une période de force physique, de confiance, et d’énergie dynamique, tournée vers l’inspiration (phase « vierge »)
  • L’ovulation : le rayonnement change, c’est un amour tourné vers les autres. On a envie d’aider ses amis, d’être là pour les autres, de soutenir et réconforter. C’est une période propice pour créer et nourrir ses projets
  • La période avant les règles : attention forte accumulation d’énergie qui doit sortir! Vous risquez de vous surprendre à dire ce que vous pensez avec dureté, et vous serez moins patiente pour les banalités ou la routine du quotidien.
  • Les règles : On est complètement tournées vers l’intérieur, plus de fatigue physique. On a beaucoup plus besoin de sommeil, si possible ralentissez le rythme.

Comme vous pouvez le constater, l’énergie diffère selon les semaines. Je n’avais pas conscience de cela avant, mais depuis que je fais ce travail, je me suis rendue compte qu’il y a des semaines où je suis plus fatiguée sans raison et d’autres où j’ai plus d’énergie sans raison.

C’est important de prendre conscience de ça, car les semaines où on a plus d’énergie, c’est mieux d’en profiter pour faire des choses, et les semaines où on est plus fatiguée, c’est important de prendre plus de temps pour soi pour se reposer et se ressourcer. Cela aide à mieux tenir.

Ensuite pour rentrer dans les détails :

  • Trouver son rythme :

Ce travail me faisait me lever plus tôt que n’importe quelle autre obligation que j’avais eu pendant ma vie. Et qui dit se lever plus tôt, dit se coucher plus tôt. J’ai donc essayé d’avancer mon heure de coucher pour pouvoir dormir suffisamment, et… ça a été difficile. Je n’aimais pas l’heure à laquelle je me couchais, et je n’aimais pas non plus l’heure à laquelle je me réveillais.

Et puis finalement, au bout de 3 mois, j’ai décidé d’arrêter de m’imposer ce rythme qui ne me convenait pas, et de prendre un train qui part 30 minutes plus tard et qui me fait arriver 10 minutes trop tard au travail. Mais je pars plus tard le soir pour compenser ou je prends sur ma pause déjeuner, donc mon temps de travail est respecté. Et je m’en porte beaucoup mieux. C’est juste 30 minutes, c’est rien, mais ces 30 minutes sont plus en adéquation avec mon rythme naturel de vie.

De plus, je ne suis pas du matin et je ne suis pas (du tout) productive à 8h30, alors que je le suis toujours à 18h, quand je dois partir (ce qui me frustre à chaque fois), donc ce rythme est plus intéressant par rapport à mon travail.

  • Ne pas s’obliger à faire des choses que l’on n’a pas envie (si on peut les éviter) :

Je ne peux donc pas rentrer chez moi le midi et je suis obligée de manger dans mon entreprise. Cependant, ce moment ne m’apporte rien de positif. J’apprécie mes collègues, mais on ne sait généralement pas quoi se dire pendant les repas de midi. Il y a des blancs, je ne me sens pas à l’aise, ça dure plus longtemps que ce que j’aimerais, bref je déteste ce contexte et il n’est donc pas du tout ressourçant pour moi. Cependant, on est une petite structure, et donc c’est plus difficile si on ne veut pas manger avec les autres.

Mais j’ai besoin de me ressourcer le midi, je préfère de loin lire un livre, donc je fais en sorte de ne pas aller au repas avec les autres. Je me dis que les autres qui peuvent rentrer chez elles, personne ne leur dit rien, elles ne sont pas moins intégrées pour autant, donc je m’en fiche. En été, je sors manger dehors, mais par cette saison, c’est plus difficile…

C’est un exemple de moment gourmand en énergie mais que l’on pourrait éviter pour garder son énergie pour soi.

  • Faire des pauses :

Alors non je ne parle pas de faire des longues pauses de 10-15 minutes régulièrement, puisque ce n’est bien sûr pas la politique de mon entreprise (le temps c’est de l’argent), mais de trouver le moyen de faire des pauses qui coupent vraiment de ce que l’on est en train de faire et qui permettent de s’aérer l’esprit.

Le magazine Flow en parle dans un article, ce qui repose c’est de chercher le contraste par rapport à ses activités habituelles. Pour cela, après avoir passé une heure et demie ou deux heures devant son ordinateur, cela fait du bien de se lever pour aller chercher un café, faire un tour aux toilettes, boire un coup…

Je me rends compte que cela me fatigue plus de passer 4h assise devant mon ordinateur sans ouvrir la bouche, que si j’ai discuté un peu avec des gens (des clients ou mes collègues) ou que je me suis levée un peu. La monotonie n’est pas reposante.

De plus, j’ai l’habitude de méditer tous les soirs 15 minutes avant de dormir, mais en ce moment j’ai envie de me coucher plus tôt, et la méditation ne m’arrangeait plus trop. La méditation a aussi pour effet de donner un coup de fouet, de redonner de l’énergie. Ainsi, les jours où j’étais fatiguée, j’ai médité pendant ma pause de midi. Je m’enferme dans les toilettes, et je médite. Prendre conscience de soi, de son corps est aussi un moyen de retrouver son énergie. Je me sens plus en forme et concentrée les après midi après avoir pris ce temps.

La sieste est aussi un moyen pour se reposer. Juste fermer les yeux pendant 5 minutes, s’isoler de toute stimulation extérieure permet de se reposer. Je le fais tout le temps quand je suis très fatiguée, et je me sens beaucoup mieux l’après midi.

  • Prendre du temps pour soi :

Je me suis particulièrement rendue compte de l’importance de ces moments en solitaire quand j’ai commencé à être en couple. Avant je passais toutes mes soirées ou presque seule la semaine, et cela me ressourçait de ces journées gourmandes en énergie. Maintenant ce n’est plus pareil, puisque je suis introvertie et que les soirées avec mon copain ne me permettent pas de me ressourcer autant que j’en aurais besoin.

Du coup, une fois par semaine je passe la soirée seule, et cela me fait beaucoup de bien. Je me rends compte que je suis beaucoup plus fatiguée ou irritable le jeudi quand je n’ai pas pu être seule le mercredi soir.

C’est important de faire des activités qui nous font du bien, qui nous ressourcent.

  • Ne pas tout reporter au week-end :

Avec un rythme intense la semaine, c’est naturellement tentant de ne faire aucune tâche ménagère ou aucune corvée les soirs. Cependant, il faut bien les faire un jour, et ce jour, c’est le week end. Mais le week end est précieux, puisque c’est ce moment qui nous permet de vraiment se reposer et de récupérer de la fatigue de la semaine.

Du coup, je me force à faire des tâches la semaine, même si cela prend sur mon temps de repos le soir. Mais savoir que faire cette tâche maintenant me libère du temps le week-end me réjouit, et me permet ainsi de plus me reposer à ce moment.

Bien sûr, si mon corps a besoin de se reposer, je me repose, ça attendra pour une autre fois!

Cependant, une activité qui est bien le week-end et qui permet de gagner plein de temps la semaine, c’est la cuisine. J’aime beaucoup cuisiner tous mes plats pour la semaine le week-end, comme ça le soir j’ai seulement à rentrer chez moi, et à faire réchauffer mon plat. Cela me fait gagner du temps et de l’énergie. Mais j’ai plus de mal à faire ceci depuis que je suis en couple, mais j’essaye de m’y atteler un peu.

  • Se booster (grâce à la nature) :

Quand on manque vraiment d’énergie, on peut se tourner vers des compléments. Prendre des vitamines fait du bien et donne un coup de boost à son corps. Le ginseng par exemple est une bonne aide.

La lithothérapie peut aider aussi. Le quartz est une pierre qui redonne de l’énergie. On peut l’utiliser de plusieurs façons. On peut prendre un bain d’élixir de quartz (j’aime bien ce nom, ça fait potion de sorcière) : pour cela, mettre les cristaux dans un verre d’eau la veille, et les laisser reposer toute la nuit pour que l’eau se charge en énergie. Le lendemain, faire couler un bain, et verser cet élixir dans l’eau. Se détendre dans son bain, et hop le lendemain vous serez plus énergique ! On peut aussi porter un cristal de quartz sur soi, la pierre vous transmettra ainsi son énergie toute la journée. Pour la recharger, il faut la mettre dans une géode ou la laisser au soleil.

Je n’ai pas encore testé les huiles essentielles, mais je pense le faire.

  • Faire des activités la semaine (si on a l’énergie pour) :

Avec un rythme intense, il est tentant de ne rien faire la semaine. Cependant, c’est frustrant pour le mental. Et avoir un bon mental permet d’avoir plus d’énergie. Ainsi, je me force parfois à faire une activité dans la semaine. Ainsi je suis allée à une soirée organisée dans un restaurant avec On va sortir (c’est là que j’ai rencontré mon copain), cela me permet ainsi de rencontrer du monde, de me changer les idées, et de changer ma routine.

Mais j’écoute mon corps aussi. Cette soirée me prend pas mal d’énergie (team introvertie), et donc je n’y vais pas souvent. De plus, j’avais essayé d’aller à un cours de danse le mercredi soir, mais c’était trop la course ce soir là, cela m’énervait et me stressait et je n’en retirais rien de positif malgré mon amour de cette activité, donc j’ai arrêté. Je fais une activité sportive le week end, et j’en profite bien plus. C’est aussi un moyen de me ressourcer, cela me détend et je me sens mieux et bien plus d’attaque pour reprendre la semaine.

 

Pour conclure, je dirais que le plus important, c’est de s’écouter. Et de ne pas se laisser entraîner dans ce rythme travail-fatigue sans chercher à prendre du recul et à trouver des solutions pour le vivre mieux.

(Ma fatigue est toujours plus ou moins présente selon les semaines, il y a toujours certains jours où je suis fatiguée, mais j’essaie de faire du mieux possible)

Les podcasts que j’écoute au travail #1

L’avantage de mon travail où je m’ennuie, c’est que mon cerveau est disponible pour autre chose, donc je peux écouter des podcasts. J’en ai déjà écouté beaucoup et je voulais vous faire part de mes préférés. J’ai prévu deux articles pour le moment, pour éviter que celui-ci soit trop long. Les émissions que j’écoute le plus sont celles-ci (il y a les liens des émissions dans les titres) :

GRAND BIEN VOUS FASSE

C’est une émission sur France Inter, animée par Ali Rebeihi. Un sujet est abordé pendant une heure, et des spécialistes de celui-ci interviennent pour en discuter. Des auditeur-rices témoignent aussi en direct. Cette émission parle de différents sujets de santé ou de société, et je la trouve intéressante. C’est une émission qui fait se sentir bien, qui ouvre notre esprit et qui en même temps amène à réfléchir sur la société et sur notre vie, sur ce que l’on pourrait apporter pour se sentir mieux.

Quelques émissions que j’ai apprécié :

  • Les bienfaits de la méditation : je médite 15 minutes tous les soirs avant de m’endormir, et cette pratique m’est salutaire pour m’aider à mettre à distance mon travail et pour contrer le stress du travail. Cela me permet aussi de me retrouver, d’avoir conscience de moi, et j’aime particulièrement ce moment. Ecouter cette émission permet de se rappeler pourquoi la méditation fait du bien, et encourage à continuer cette pratique.
  • Comment identifier un adulte surdoué : Le fait que je me sois toujours ennuyée dans mes différentes expériences professionnelles et que j’ai beaucoup de mal à trouver ma place dans le monde du travail m’interroge. Je me suis donc intéressée au sujet de la surdouance et cela m’a donné quelques pistes pour savoir ce dont j’avais besoin pour nourrir mon esprit (mais je ne sais pas si je suis surdouée ou pas et je m’en fiche), et cela m’a fait du bien. Cette émission donne quelques pistes. Elle m’a amené à lire le livre de Gabriel Wahl qui intervient dans l’émission, Les adultes surdoués, éditions Que sais-je, et c’est un livre qui donne des pistes de réflexion intéressantes mais qui ne dissipe pas le flou que l’on peut avoir, loin de là. C’est une première approche sur la surdouance, ce livre ne suffit pas.  Mais j’ai beaucoup aimé le discours de cet auteur parce qu’il dit qu’on peut être surdoué-e et heureux-se, alors que la pensée largement répandue est que surdoué-e = malheureux-se. Or je ne suis pas malheureuse, et cette idée me bloquait beaucoup dans mes questionnements. Entendre Gabriel Wahl m’a libérée et je me suis sentie plus légitime de m’intéresser à ce sujet.
  • Peut-on vraiment aimer plusieurs personnes à la fois? : Le sujet du polyamour m’intrigue et me fait réfléchir. Je ne sais pas si j’y serai confrontée un jour, mais je trouve cela intéressant comme configuration (juste intéressant, ça ne veut pas dire que cela me correspondrait), et entendre les témoignages de ces personnes qui s’épanouisse dans des relations amoureuses multiples amène à ouvrir son esprit sur d’autres configurations amoureuses.
  • La vie Ikéa : Une émission consacrée à ce géant de l’aménagement de nos intérieurs, Ikéa. Elle permet de prendre du recul sur cette entreprise, et sur le fait que oui partout dans le monde, tout le monde a les mêmes meubles ou presque… Je trouve qu’elle donne une perspective intéressante sur cette firme.

LA TÊTE AU CARRE

C’est aussi une émission sur France Inter, animée par Mathieu Vidard.  Un ou des spécialistes d’un sujet interviennent et apportent des précisions sur celui-ci pendant une heure. Cette fois cette émission parle de sujets scientifiques, de manière accessible à tou.te.s. Elle est intéressante car elle permet une approche sur des sujets très variés, et permet d’en apprendre plus sur ceux-ci. On peut ainsi en apprendre plus sur les civilisations précolombiennes, les espèces invasives, sur les sciences des données et elle pose des questions sur les enjeux éthiques de la PMA ou de l’intelligence artificielle…

Avant de discuter du thème de l’émission, quinze minutes sont consacrées à l’actualité scientifique.

Quelques émissions que j’ai apprécie :

  • La santé et le genre : Certaines personnes sont dites « cis », c’est à dire qu’elles s’identifient au genre qui leur a été assigné à leur naissance, mais d’autres ne le sont pas. Elles peuvent avoir été assignées femme et se sentir être un homme ou inversement. (Certaines personnes peuvent aussi se sentir agenre – sans genre -, entre autres). Cette émission s’intéresse aux personnes non cis, et elle permet d’avoir une meilleure idée de ce qu’elles ressentent, pensent et de leur vécu. Ce sujet apporte une ouverture d’esprit.
  •  Plongée avec les cachalots : Depuis que j’ai vu le magnifique film Océans, qui montre de magnifiques images des océans et des animaux qui y vivent, la mer m’attire et m’apaise particulièrement. Cette émission nous invite à une plongée dans la mer pour aller à la rencontre des cachalots, des espèces qui réservent bien des surprises… C’est une émission intrigante et apaisante, qui nous donne envie à nous aussi d’aller plonger pour naviguer aux côtés de ces géants.
  • Rêveries et méditations cosmiques : Deux astrophysiciens (Hubert Reeves et Trinh Xuan Than) sont invités dans cette émission, et ils parlent de leur passion de l’univers et de l’espace. Ils nous invitent à une contemplation de l’espace, du ciel qui recouvre notre planète et qu’on prend très rarement le temps de contempler malgré les belles images qu’il nous propose. Ce thème est une invitation à la rêverie et à la contemplation cosmique, une invitation à la méditation… J’ai écoute cette émission trois fois et je ne m’en lasse toujours pas et elle m’a aussi donné envie d’acheter les livres écrits par les invités.

CA PEUT PAS FAIRE DE MAL

Et enfin la dernière émission de cet article : Un peu de lecture, ça peut pas faire de mal, toujours sur France Inter. Une fois par semaine, un livre est mis en avant dans cette émission. Des extraits de l’oeuvre sont choisis et lus, et ils permettent de suivre une histoire. La façon dont l’histoire est racontée est très appréciable, d’autant plus que de la musique s’y rajoute, ce qui nous transporte encore plus dans le récit.

  • Alice au pays des merveilles : Je n’ai encore jamais lu Alice au Pays des Merveilles (c’est prévu, je possède déjà le livre) et ce podcast a permis de m’en donner un avant goût. L’interprétation est bien faite, et la musique qui l’accompagne nous transporte dans l’univers fou dans lequel Alice est tombée. J’ai beaucoup apprécié cette écoute qui m’a encore plus donné envie de lire cette oeuvre.
  • L’homme qui voulait vivre sa vie, Douglas Kennedy : Douglas Kennedy est un de mes auteurs préférés, j’aime beaucoup sa façon de plonger ses personnages dans des cauchemars, et les réflexions qu’il nous fait avoir sur notre vie quotidienne qui ressemblent parfois à des prisons dont on ne peut s’échapper… Cela permet de prendre du recul sur notre vie.
  • J’ai apprécié d’écouter cette lecture d’extraits choisis d’un de ses livres. Dans cette histoire, le héros tue dans un accès de rage l’amant de sa femme, et la solution qu’il trouve pour échapper à l’emprisonnement, c’est… prendre l’identité de sa victime. L’émission retrace bien le livre et on se fait absorber par le suspense de l’histoire. Par contre, la fin n’est pas racontée et je ne sais pas si c’est prévu, mais le cas échéant, attendez vous à avoir envie de lire le livre 🙂
  • Harry Potter : J’ai déjà écouté le premier livre d’Harry Potter et malheureusement le narrateur gâche un peu le plaisir parce que c’est lui qui fait toutes les voix de tous les personnages. Et certains personnages sont mal interprétés, dans le sens où la personnalité qui ressort de leur façon de parler ne correspond pas à leur personnalité décrite dans le roman. C’est très dommage, et cela ne m’a pas donné envie de continuer à écouter la saga Harry Potter. Et oui, je fais partie de ces gens qui ne se lasseront jamais de lire et de relire et de relire encore ces livres, à chaque lecture c’est toujours la même magie qui me transporte.
  • Ce podcast retrace les sept livres de la saga Harry Potter. Les extraits des livres lus sont issus des films et des livres audio. Ce sont seulement quelques extraits choisis parmi les sept tomes, mais si vous vous voulez vous replonger dans la saga Harry Potter pendant une heure, ce podcast est pour vous 🙂

C’est tout pour cette fois, à un prochain article pour vous faire découvrir d’autres émissions 🙂 Et si vous avez des podcast à me conseiller, je suis preneuse !

Je m’ennuie (passionnément) au travail

Depuis juin, j’ai un nouveau travail et le moins que l’on puisse dire c’est que ce travail ne me passionne pas du tout, loin de là, et même pire il m’ennuie. Peu importe à quel point mes journées sont remplies, je m’ennuie. Je m’ennuie 8 heures voire 9 heures par jour parce que mes tâches ne m’intéressent et ne me stimulent absolument pas.

L’année dernière, je quittais un CDI sans objectif professionnel derrière parce que les conditions de ce job étaient beaucoup trop intenses et ne me convenaient pas du tout. Je me suis retrouvée face à cette magnifique question que je me pose régulièrement depuis que j’ai mon bac « Quel poste me conviendrait? »

J’ai un Master et grâce à des alternances, j’ai pu avoir différentes expériences professionnelles. Aucune ne m’a plu à 100%, j’ai toujours fini ces alternances en m’ennuyant prodigieusement. Je savais donc ce que je ne voulais pas faire, mais je ne savais toujours pas ce que je voulais faire.

Il y avait encore un contexte professionnel que je n’avais pas encore essayé, et je pensais que cela pouvait me convenir parce qu’il m’offrait de la diversité, des tâches variées et des contacts avec les clients. C’est exactement ce que je recherchais. Quelle chance, l’entretien a marché et me voici embauchée.

Je me suis donc retrouvée à un poste que j’ai toujours dit pendant mes études que je ne ferai jamais. Tu entends JAMAIS. Mais le reste n’avait pas fonctionné, donc j’ai voulu tenter. Le problème c’est que je n’avais pas encore d’expérience dans ce type de structure, et donc j’ai commencé au bas de l’échelle. J’exerce actuellement un poste niveau bac +2 maximum alors que j’ai un Master. Quasiment toutes mes connaissances acquises pendant ce Master me sont inutiles. J’exécute des tâches répétitives qui demandent très peu de réflexion toute la journée. Je fais aussi des tâches administratives. Toute la journée. 8h par jour. 5 jours par semaine.

Et je m’ennuie. Je m’ennuie.

De plus, j’ai finalement peu de contacts avec les clients. Un peu mais pas trop. Et mes collègues et moi sommes chacune face à notre ordinateur toute la journée, avec peu de contacts. De plus, je travaille dans une structure où notre temps est facturé aux clients. C’est à dire que notre temps, c’est de l’argent. C’est à dire qu’il faut se dépêcher en permanence et qu’il y a beaucoup de pression. C’est à dire que je dois me dépêcher pour faire des tâches qui ne m’intéressent et ne me stimulent pas.

Autant dire que je ne m’épanouis pas du tout à mon poste, bien au contraire. J’ai accepté ce poste dans l’espoir de gagner en expérience pour faire des tâches plus intéressantes. Mais actuellement je ne suis plus sûre que les tâches que je pourrai faire plus tard m’intéresseront vraiment.

Pourquoi je reste à ce poste du coup? Parce que je ne sais pas quoi faire. Je n’ai strictement aucune idée du poste qui me conviendrait. J’aime bien mon domaine d’études mais je déteste la façon dont c’est appliqué dans le monde du travail. Ce qui pourrait me convenir demande un fort investissement et je refuse de passer ma vie à travailler. Vraiment. Je n’ai pas envie de tenter ailleurs parce que j’ai déjà fait plusieurs expériences pro et que pour le moment je ne veux pas prendre le risque de m’ennuyer encore à nouveau. Et c’est usant de toujours changer, la stabilité fait du bien aussi.

Je ne veux plus rechercher un poste dans mon domaine d’études. Je réfléchis à un autre projet professionnel, mais je ne sais pas trop quoi encore.

Je suis incapable d’être enthousiaste de mon poste. Quand on me demande si ça va au travail, je réponds d’un ton neutre voire blasé « Oui ça va, rien de spécial ». Je n’aime pas parler de mon job. Les seules choses positives dans mes journées, ce sont les podcasts que j’écoute. Au moins j’apprends des choses et au moins mon cerveau est stimulé.

Je m’ennuie au travail et cela commence à me peser. Je me reconnais moins car avant je me réjouissais des petits détails et des petites découvertes qui embellissent et émerveillent le quotidien. Avant j’étais positive, maintenant j’ai du mal à l’être. Je ne veux pas que mon travail me déprime, il faut donc que je change mon état d’esprit pour retrouver celle que j’étais avant. Je ne veux pas me perdre.

Je m’ennuie passionnément au travail, et cela me pèse.

Pourquoi j’ai disparu de la blogosphère

Bonjour à toutes et à tous, (ça fait trop formel comme formule de politesse, c’est pas grave)

Ca faisait longtemps, très longtemps, que je n’avais pas écrit pour mon blog, mais je crois que j’ai envie de reprendre le clavier et de republier à nouveau.

Je me suis éloignée de la blogosphère et du virtuel pour plusieurs raisons :

  • Mon travail et les temps de trajet me prennent pas mal de temps. Lire des blogs prend pas mal de temps. Je rentre tard chez moi le soir, et j’ai moins de temps pour moi, et je me suis demandée si j’avais envie de passer ce temps là à lire des articles de blogs ou si j’avais envie de faire autre chose.
  • Je me suis interrogée sur le fait de publier sa vie et ses pensées en public. Ecrire ou publier des photos sur le net revient à s’exposer et à potentiellement recevoir des commentaires, qui vont donner leurs avis sur ce que l’on a écrit, qui vont valider ou ne pas valider ce que nous avons écrit. Et j’ai eu envie de prendre du recul sur cette visibilité et sur cette validation ou non validation. Le dernier article que j’ai publié est très intime, peut être même un peu trop, je me suis beaucoup (trop?)  exposée. Et je ne suis pas sûre de l’avoir bien vécu en fait. Ce que l’on ressent, c’est perso, et on n’a pas toujours envie d’avoir les avis des autres dessus, même si c’est positif. C’est pour ça que j’ai désactivé les commentaires sur mon blog.  Et puis j’ai ressenti l’envie de ne plus avoir la validation des gens. Oui vos commentaires me font plaisir, mais à ce moment là je n’avais plus envie d’avoir des « c’est bien tu avances ». Je voulais me retrouver plus confrontée à moi-même, seule, sans avis ou soutiens extérieurs. J’ai aussi remis en cause mes publications sur Instagram. Je me suis demandée ce que cela m’apportait, à part le fait de recevoir quelques likes. Pourquoi ce besoin de partager sa vie en public, même si on n’a pas (forcément) de retours?
  • Les raisons débiles ou ridicules mais que j’assume : Honnêtement, je constate que la blogosphère sur Hellocoton est constituée d’un réseau, qu’il y a des liens plus ou moins forts entre certaines bloggueuses, et que je suis peu intégrée dans celui-ci. Même si je vous apprécie, je ne recherche pas à avoir des liens plus proches. Je ne me sens donc pas forcément à ma place, et cela m’incite moins à rester.
  • De plus, on a toutes nos manières d’écrire, et certaines touchent plus que d’autres, transmettent plus d’émotions, et la mienne ne fait pas partie de celle-là, et j’avoue que cela me décourage un peu. (Je n’écris pas ces deux points pour être rassurée ou autres, c’est juste mon ressenti)
  • Dans les blogs que je lis, les autrices racontent plus ou moins leur vie. Et en fait je me suis rendue compte que lire tous les jours ou presque la vie des gens, ça n’a rien d’anodin en fait. Selon ce que la personne dit, cela peut amener à s’interroger sur sa vie à soi, ou à ressentir sa tristesse, ses difficultés. Ce n’est pas anodin de lire tous les jours la vie des autres. Par exemple, quand j’ai commencé à prendre du recul, j’étais célibataire et très heureuse de l’être. Honnêtement j’en ai strictement rien à faire d’être en couple ou non (d’ailleurs je crois que je préfère être célibataire, c’est plus simple à gérer), et je n’avais donc vraiment aucune envie de lire des articles qui disent « l’amour c’est trop bien, ça apporte beaucoup de bonnes choses ». Oui ok, mais moi je me sens bien dans mon célibat, donc pourquoi est-ce que je devrais lire ces articles qui me font culpabiliser de me sentir bien d’être seule? C’est difficile de faire le tri dans son fil Hellocoton. On lit forcément le titre des articles et de quoi ils parlent, donc même si c’est juste un aperçu, cela a un impact aussi. Et puis je me dis, oui c’est une bloggueuse que j’apprécie, alors je devrais lire tous les articles qu’elle publie, sinon c’est moins sympa. Donc je me suis interrogée là dessus, et j’ai eu envie de prendre du recul sur la vie des gens pour me concentrer sur ma vie à moi, sur mes ressentis, sans me sentir influencée par la façon dont les gens vivent leur vie.

 

Plusieurs mois après, où j’en suis :

  • Pendant un mois, je me suis imposée de ne lire aucun blog. J’avais l’habitude de le faire tous les matins, et à la place j’ai lu mon magazine Flow et j’ai beaucoup apprécié. A force, j’ai perdu l’habitude de lire des blogs, et je n’ai plus l’idée de le faire tous les jours.
  • Cependant, honnêtement, errer sur le net fait partie d’une des « activités » qui me ressource après une journée de travail. Je ne sais pas si c’est une perte de temps ou pas, mais toujours est-il que je me sens généralement plus reposée après une session glandage sur Internet. Je m’interroge beaucoup sur ce que cela m’apporte, mais je ne suis pas sûre d’avoir envie de perdre ce moment.
  • Je me suis rendue compte que la force des blogs (et d’Instagram), c’est de faire partie d’une communauté. Et une communauté, c’est fort. Les personnes qui ont un groupe d’ami-e-s IRL ne ressentent pas forcément cela, mais de mon côté je n’ai pas de groupe d’ami-e-s IRL, et le virtuel m’apporte beaucoup. A côté des blogs, je suis sur un autre forum, et ce virtuel m’apporte beaucoup. L’invitation de Rozie à venir chez elle m’a beaucoup touchée, et m’a rappelé la force de cette communauté.
  • J’écris tous les jours dans un cahier et j’ai trouvé une application pour archiver mes photos, mais je trouve que cela ne remplace pas un blog. Dans mon cahier, j’écris à chaud tous les jours. Dans un blog, j’écris un article sur un thème qui me permet de prendre plus de recul. Et garder ses écrits pour soi n’est pas la même chose que les partager sur le net. Je trouve que cela n’a pas la même implication ni le même effet. C’est un peu un engagement de partager ses écrits en public, et puis il y a aussi la joie d’être lu-e par les autres.

Je vais peut-être, sûrement, reprendre mon blog, on verra comment j’arrive à caser ça dans ma vie. Tout ce que je sais maintenant, c’est qu’écrire et publier cet article me réjouit 🙂

Pour faire un point sur ma situation actuelle :

  • J’ai toujours le même job et honnêtement je n’aime pas mon travail, je m’ennuie passionnément à mon poste, et je ne suis pas du tout enthousiaste de ce que je fais. Mais bon c’est comme ça pour le moment, c’est compliqué, j’y reviendrai dans un autre article.
  • Je suis en couple depuis 3 mois, je pense que c’est un couple sain où nous respectons la liberté de chacun, mais j’ai du mal avec le fait de m’affirmer et de concilier ma vie avec quelqu’un d’autre.
  • Cela se passe bien dans la région où je suis depuis un an et quatre mois, même si l’intégration sociale est compliquée et je crois que l’absence d’ami-e-s proches me pèse un peu.
  • Pour résumer : ça va mais ça pourrait être mieux 🙂

A bientôt pour un nouvel article et au plaisir de vous lire! Et merci à vous ❤

PS : Aujourd’hui ça fait 4 ans jour pour jour que je bloggue 🙂