L’acné et moi

Ca faisait depuis longtemps que j’avais cet article en tête, et le voici enfin : à bientôt 30 ans 29 ans, je souffre toujours d’acné, et j’avais envie de partager mon histoire avec vous.

J’ai de l’acné depuis longtemps, j’en avais surtout sur les joues et sur le menton. Je ne savais pas trop quoi faire contre ça, donc je mettais de la crème matin et soir (je n’arrive plus du tout à me souvenir quoi par contre…), je lavais mon visage avec un savon spécial visage, et une fois par semaine, je faisais un gommage classique, avec un produit de supermarché. Bien sûr mon acné était toujours là. J’ai vu une dermatologue qui m’a prescrit un produit. Je crois que cela faisait du bien à ma peau. Cela aurait pu faire du bien à ma peau. Mais je réduisais tous les bienfaits de ces soins à cause d’une mauvaise habitude : j’étais toujours en train de me toucher mes boutons. Oui je le savais, ce n’était pas bien, je le savais très bien, mais cela ne m’empêchait pas d’arrêter. Pourtant je voyais bien que ma peau était mieux à mon réveil, parce qu’elle avait le temps de travailler tranquillement pendant la nuit et de se reconstituer en paix. Mais je ruinais tout ce travail pendant la journée, en infectant et en abîmant ma peau.

Donc j’ai continué ainsi jusqu’à mes 26 ans (juin 2014). Puis j’ai finalement eu une prise de conscience. Deux mois plus tôt, je venais de rencontrer mon cher inconnu du net, et j’avais pris la ferme décision de travailler vraiment sur ma dépendance affective et donc sur mon estime de moi et sur l’amour de moi. Je venais de rencontrer mon ex, et cela m’a donné l’impulsion pour arrêter de toucher toujours à ma peau.

Parallèlement à cela, j’ai découvert le blog de Camille G., où elle parle de son combat contre l’acné. Camille parle beaucoup de l’alimentation, qui a un impact sur son acné. Le gluten, les sucres raffinés et les mauvaises graisses contribuent à développer l’acné. J’ai diminué le gluten, le sucre raffiné (et les mauvaises graisses), mais je ne peux pas affirmer que cela a un impact sur mon acné. Je peux juste dire que je me sens bien plus légère après un repas sans gluten qu’avec gluten, et que je ne supporte plus de manger des produits trop sucrés.

Je me suis aussi plus renseignée sur les soins et les produits naturels. J’ai découvert le rhassoul, et ah les masques au rhassoul, quel bonheur… Pour une fois, un produit nettoyait et purifiait vraiment ma peau. Rien à voir avec les gommages, je sentais vraiment que ma peau était moins grasse, et elle était toute douce et toute lisse le lendemain. Cela faisait beaucoup de bien, et je m’en suis beaucoup servi quand ma peau était plus grasse (c’est à dire avant mes règles).

Je suis ensuite passée à l’huile de jojoba et à l’aloe vera. Ce sont des produits intéressants contre l’acné : l’aloe vera permet de lutter efficacement contre l’acné grâce à ses propriétés cicatrisantes, anti-inflammatoires, hydratantes et antiseptiques, et l’huile de jojoba a une composition proche de celle de notre sébum. Ainsi, notre peau va automatiquement le réguler et moins en produire. J’aime beaucoup ces produits. Je n’ai pas de marque d’huile de jojoba préférée, mais pour l’aloe vera, seul celui de LR me satisfait. (malheureusement LR est une marque qui vend seulement à domicile, il faut donc connaître des vendeur.se.s pour en acheter…)

Ma peau s’améliorait petit à petit. En septembre 2015, un dermatologue me prescrit un antibiotique, et cela a fait beaucoup de bien à ma peau. Cela lui a permis de s’assainir en profondeur, d’éliminer des kystes tenaces. Elle est repartie sur des bases plus saines.

Finalement mon acné sur les joues a fortement diminué. Surtout parce que je touchais beaucoup, beaucoup moins ma peau.

Et c’est là que je me suis rendue compte de l’origine de mon acné : elle est hormonale. C’est à dire qu’elle me fait le plaisir de revenir tous . les . mois, lors de mon ovulation et la semaine précédant mes règles. Je m’en suis rendue compte parce qu’elle revenait avant mes règles et parce qu’elle est située au niveau du menton, lieu de l’acné hormonale. Pour contrer cela, j’applique un masque de rhassoul, qui permet à la peau de se purifier et d’être moins grasse. Et surtout j’ai découvert un produit qui me fait beaucoup de bien : de la tisane de sauge. Lorsque je sens que j’ai une poussée d’acné, je bois une tisane de sauge, et cela fait vraiment (vraiment) du bien à ma peau.

Et quand je vois un bouton arriver, je ne lui laisse pas le plaisir de s’épanouir, j’applique le soir une goutte d’huile essentielle de tea tree pour le calmer, et c’est effectivement efficace. (Enfin en ce moment, j’utilise de l’Hexamidine, qui s’achète en pharmacie, parce que les médicaments conventionnels inspirent plus confiance à mon ex que les produits naturels) (c’est lui qui me l’a offert alors que je n’avais rien demandé)

Pour laver ma peau, je suis passée au savon de Marseille. Il est très bien, je l’aime beaucoup. Je démaquillais ma peau tous les soirs avec un démaquillant. Mais depuis quelques temps, j’ai découvert les lingettes lavables en microfibres de Lamazuna qui ne nécessitent de l’eau, et je suis vraiment fan. J’ai été un peu sceptique au début, mais finalement, je trouve que cela nettoie plus ma peau en profondeur. Actuellement je n’utilise plus aucun savon pour laver ma peau, et elle ne s’en porte pas plus mal.

Ainsi, petit à petit, mon acné a beaucoup diminué. Il est toujours présent aujourd’hui parce que l’acné hormonale, mais j’ai vraiment, vraiment moins de boutons qu’avant. C’est un long travail à mettre place, cela prend du temps.

Mais ce qui a été la clé chez moi, c’est vraiment ce déclic de vouloir aller mieux. Jusqu’à mes 26 ans, je m’en foutais un peu d’avoir de l’acné. Enfin j’en avais, c’était comme ça, je ne pensais pas que je pouvais vraiment faire quelque chose et ne plus en avoir. Et puis, j’ai décidé de commencer à m’aimer vraiment et de combattre cette dépendance affective.

D’après Le grand dictionnaire des malaises et des maladies de Jacques Martel, la signification de l’acné est la suivante : « L’acné est une expression visible d’irritation, de critique, de ressentiment, de rejet, de peur, de honte ou d’insécurité face à moi-même ou aux autres, et témoigne d’une non-acceptation de moi-même. Je me trouve moche et parfois même dégoutant.e!  Ces expressions sont toutes liées à l’affirmation de mon identité, à l’amour et à mon acceptation inconditionnelle de moi-même.  (…) Je me replie sur moi et je veux rester ainsi. Je n’arrive pas à m’aimer suffisamment : alors les autres ne peuvent m’aimer. »

Et ce n’est pas un hasard pour moi si mon acné a fortement diminué depuis que j’ai pris la décision d’aller mieux et de m’aimer vraiment…