28 ans, en décalage

28 ans… Bientôt 30 ans, la vingtaine défile… Et cette année, contrairement aux dernières années depuis mes 25 ans, âge auquel on se rend compte que l’insouciance de la vingtaine s’éloigne pour rentrer dans l’âge adulte approchant des 30 ans, cette année, j’ai moins bien vécu ce chiffre en plus.

Contrairement à mes 26 ans, je ressens moins de sérénité actuellement. (Cet article sur mes 26 ans génère toujours beaucoup de vues sur mon blog, je ne sais pas pourquoi) (Je n’ai pas écrit d’article quand j’ai eu 27 ans, donc je prends celui d’il y a deux ans ^^) Ma vie est en effet plus à l’arrêt actuellement.

Source: Photo of a day - National Geographic / ma vie : un champ de fleurs prêtes à éclore, mais qui sont encore en sommeil...
Source: Photo of a day – National Geographic / ma vie : un champ de fleurs prêtes à éclore, mais qui sont encore en sommeil…

Au niveau professionnel, j’ai fini mon fucking contrat d’apprentissage fin décembre 2015, et depuis je n’ai aucune avancée concrète pour mon travail. C’est un choix comme je l’ai expliqué dans l’article « Prendre le temps« , mais 4 mois plus tard je n’ai pas de piste concrète et les candidatures aux postes qui m’intéressaient prioritairement n’ont rien donné du tout, donc je suis toujours dans le flou actuellement. Mais la formation que j’ai faite en février m’a rassuré sur ma confiance en moi au niveau professionnel, et j’ai repris de l’énergie pour aborder plus sereinement un nouveau travail.

Avoir 28 ans sans travail ni rien de concret est assez pesant. Cependant, c’est plus ou moins un choix, et j’ai confiance en l’avenir, même si cela a un côté stressant.

Source: Photo of a day - National Geographic
Source: Photo of a day – National Geographic

Au niveau personnel… #Compliqué Relation mise en suspens avec mon copain, trop de négatif, de pression et d’incertitudes ces derniers temps… Je ne sais plus si j’ai envie de continuer, j’ai peur d’être en couple avec une personne dépendante… Notre couple connaît beaucoup de négatif et de tensions depuis plusieurs semaines, cela joue dans ce climat de pressions, donc… #Incertitudes

J’aborde ainsi mes 28 ans en n’étant pas engagée dans une relation stable et durable, sans visibilité. Mais il était prévu que je sois célibataire de toute façon puisque j’ai pour projet de partir à l’étranger et que mes envies de découvertes étaient/sont prioritaires sur mes envies d’être en couple. Être en couple est loin d’être le seul moyen de s’épanouir et d’être heureuse.

J’ai 28 ans et je suis un peu perdue actuellement, mais je fais en sorte de bien le vivre : c’est une période temporaire, je ne perds pas de vue mes projets et je me donne toujours les moyens de les réaliser, ainsi que d’avancer sur le chemin de l’amour de soi et de la découverte de soi… (Un peu plus difficile quand on est en couple cependant, enfin pour moi du moins)

Source: National Geographic - Photo of a day / Une image d'ours, histoire d'avoir une ligne directrice par rapport à mon article sur mes 26 ans :p
Source: National Geographic – Photo of a day / Une image d’ours, histoire d’avoir une ligne directrice par rapport à mon article sur mes 26 ans :p

Perdue.

Depuis quelques années, tout était planifiée dans ma tête : je finis mes études, et je pars en Allemagne, parce que j’aime parler allemand et parce que je veux vivre une expérience à l’étranger. Et puis. Evidemment. Rien ne se passe comme prévu. Je rencontre un mec un mois avant la fin de mes études et de ma recherche d’emploi. Evidemment, on tombe amoureux et on se met en couple. Je l’avais prévenu que je voulais partir en Allemagne, il était au courant et il m’avait répondu « On trouvera un moyen de s’arranger » Ok, parfait, on se lance dans notre histoire.

Belle histoire, ça se passe bien entre nous. Et puis. Des crises à propos de mon envie de partir commencent à se faire. Il a encore 3 années d’études à faire et ne peut donc pas me suivre. Ca le rend malheureux de vivre seul, il a besoin d’affection, il a besoin de parler, il a besoin de quelqu’un avec lui pour ne pas être malheureux. Il ne supporte pas l’idée d’une relation à distance, et même 2h de train de distance, il le vit mal. Partir mettra donc notre couple sérieusement en danger, et ça l’angoisse. Il ne comprend pas que je veuille réaliser ce projet, alors que je sais pertinemment qu’il y a beaucoup de chances que notre couple n’y survive pas. Lui ne l’aurait pas fait. Les crises continuent, et je finis par prendre conscience que si je pars, effectivement, notre couple n’y survivra pas. Je capitule. Je trouve une autre idée, et je repousse mon projet de partir cette année. Si tout se passe bien, je pourrai partir dans 3 ans.

Source: Photo of a day - National Geographic
Source: Photo of a day – National Geographic

Même si je ne sais pas si je serai encore avec lui dans 3 ans, même si je ne sais pas combien de temps notre histoire va durer, même si j’ai ce projet en tête depuis longtemps et que le repousser ne donne pas la certitude qu’il va se réaliser. Peut être que je loupe une opportunité unique, et que après, une fois prise dans le monde du travail, je ne pourrai plus partir.

Je me rassure en me disant qu’il veut bien partir avec moi une fois ses études finies. Que pour une fois je vais laisser de la place à l’amour dans ma vie, et vivre les choses à deux plutôt que seule, ce qui serait le cas si je partais. J’accepte de réaliser les choses à deux, et ça me convient. Je me dis que si l’univers a mis l’amour sur mon chemin, c’est sûrement parce que c’est l’amour qui doit primer et qu’il a quelque chose à m’apporter. Qu’un travail c’est bien, mais ça ne fait pas tout. Je me dis que je préfère être heureuse avec lui dans sa ville, plutôt que seule avec mon travail là bas.

Sauf que. Mes candidatures dans sa ville ne marchent pas finalement. Trop d’incohérences dans mon projet professionnel sûrement – ou autre, qui sait. Et ça me pèse beaucoup de me retrouver « coincée » dans sa ville, car je sais très bien  qu’il n’acceptera pas une relation à distance. Et je le vis mal de me retenir comme ça, surtout que je me dis que c’est pour des mauvaises raisons.

Source: Photo of a day - National Geographic
Source: Photo of a day – National Geographic

Je me suis rendue compte que – ironie de l’histoire pour moi qui l’ai été (ou qui le suis toujours?) -, c’est très probablement un dépendant affectif. Il a beaucoup de mal à me laisser mon indépendance, ne s’aime pas, n’aime pas être seul et faire des choses seul, il angoisse facilement, il a beaucoup besoin de moi, et dès que c’est possible, il veut que l’on soit ensemble, sinon il le prend mal. Je comprends alors petit à petit, que si je vais dans sa ville, ça sera pour des mauvaises raisons. Ca sera parce qu’il sera malheureux lui, mais mon bien être à moi n’est pas pris en compte du tout.

Je reste parce qu’il sera malheureux, et c’est une mauvaise raison. L’autre ne peut pas tout résoudre et être en couple ne suffit pas pour être soudainement super heureux et plein de bonheur. Etre en couple n’est pas LA solution pour que tout aille bien. Comprendre ça me fait douter. Si je pars, on va s’engager dans une relation à distance pour 3 ans, ça sera compliqué, très compliqué. Et puis c’est plus simple, plus rassurant à deux…

J’ai envie de pouvoir être libre dans mes envies, de pouvoir faire ce que j’ai vraiment envie de faire, mais c’est parfois difficile quand on est dans un couple avec quelqu’un qui vit (très) mal la distance… Qu’est ce qu’il est juste de faire dans ce cas là?

Source: Photo of a day - National Geographic
Source: Photo of a day – National Geographic

PS: j’ai délaissé mon blog et perdu toute envie d’écrire suite à un évènement qui m’a fait comprendre qu’apprendre à s’aimer et partir à la découverte de soi, c’est bien, mais c’est encore mieux de le faire en respectant les limites de son partenaire. Je ne l’ai pas fait (je ne l’ai pas trompé), et ça m’a bien calmé…