Bilan – Un an et demi après la dépendance affective

(#titreracoleur)

La dépendance affective, cette fameuse dépendance affective, sujet de beaucoup d’articles sur mon ancien blog… Et un an et demi plus tard, qu’en est-il maintenant? Après toutes mes prises de conscience et mes avancées, et après une relation amoureuse, où est-ce que j’en suis maintenant?

Pour rappel, la dépendance affective c’est un truc toujours aussi compliqué à définir, que j’avais défini ainsi: « Un besoin affectif inassouvi et persistant, que l’on tente de combler de façon inappropriée avec d’autres personnes » « C’est le fait de certains couples, unis par un lien excessif et déséquilibré, ne comportant pas les caractéristiques d’une relation saine: la considération, l’honnêteté, l’empathie, le respect mutuels » « C’est le fait d’être incapable de mettre fin à une relation qui fait souffrir » (cf aussi le livre de Lucia Extebarria, Je ne souffrirai plus par amour)

J’ai donc pris conscience que j’avais tendance à m’attacher à des personnes avec lesquelles la réciprocité n’existait pas, des personnes qui a priori n’étaient pas heureuses ni épanouies, et ainsi cela me permettait de combler ma solitude, de ressentir un sentiment d’utilité puisque je cherchais à les aider à aller mieux, cela m’occupait et ainsi cela me renvoyait un sentiment plutôt positif, ou du moins cela me permettait de fuir le négatif, et de ne pas me consacrer à moi et de ne pas me poser de questions sur moi.

Cependant, c’est absolument vain de chercher à aider quelqu’un contre son gré, qui ne veut pas aller mieux, et qui n’a d’ailleurs même pas conscience qu’elle pourrait aller mieux, se sentir mieux avec elle-même et les autres. De plus, c’est une relation non réciproque et cela sera toujours ainsi. C’est ainsi s’épuiser et souffrir pour une personne qui ne nous donne absolument rien en retour, mais à laquelle on demande beaucoup, beaucoup trop. En effet, on souhaite que cette personne comble nos manques, nous aide à combler nos failles. Or, seules nous pouvons nous aider à aller mieux. Et cela ne sera surtout pas le cas avec une personne pas équilibrée qui ne nous apporte rien.

Scent of summer - Incredi - Deviantart
What’s your flavour ? – Incredi – Deviantart

J’ai donc pris conscience de manière brutale il y a plus d’un an et demi (hello mon inconnu du net) qu’il fallait avant tout que je travaille sur moi pour ne plus m’attacher (= devenir dépendante) de personnes qui ne pouvaient pas m’apporter de positif, mais qui au contraire allaient me faire souffrir encore plus. Je suis donc allée chez un psy, j’ai lu sur le sujet, je me suis posée des questions, je me suis faite tatouer histoire de marquer le coup « Pour ne jamais oublier, pour ne jamais recommencer », je me suis concentrée sur moi, j’ai fait des activités que j’aimais pour moi, sans penser à qui que ce soit, sans me demander si ce que je faisais là pouvait intéresser cette fameuse personne, j’ai rencontré des personnes équilibrées et positives, bref j’ai appris à vivre sereinement ma solitude, et à me sentir bien avec moi même.

Quelques mois plus tard, j’ai rencontré mon ex. Rencontre inattendue, je n’avais vraiment pas du tout prévu de me mettre en couple maintenant, parce que je commençais à me sentir vraiment bien avec moi-même et ma solitude, et j’avais peur de ce que je pouvais ressentir et penser si je me mettais en couple. J’ai beaucoup fait attention aux questions suivantes avec lui: « Essaye-t-il de me soumettre à son emprise? Me laisse-t-il être moi-même? Est-il exigeant? Fait-il preuve d’autorité? Semble-t-il équilibré? Aime-t-il la solitude? » Ce sont les principales questions que je me posais pour savoir si je partais dans une relation équilibrée et saine.

Cela s’est bien passé au début, j’acceptais le fait qu’on se parle peu puisqu’on ne pouvait pas se voir because les vacances et parce qu’il est peu porté sur les contacts sms et appels. Il me donnait aussi et faisait des choses pour moi, bref j’avais le sentiment d’être dans une relation réciproque et je le vivais bien. Mais petit à petit, j’ai eu à me poser plusieurs questions sur des choses que j’éprouvais : « Est-ce la dépendance affective qui parle? Est-ce que je suis dans mon droit de ressentir ceci? Est-ce que j’en demande trop? »

Depuis que je me suis penchée sur ce sujet de la dépendance affective, j’ai fortement conscience des comportements et pensées à ne pas avoir. Et quand je ressens ces sensations, émotions, sentiments, quelque chose en moi s’allume et me dit : attention, ce n’est pas forcément la faute de l’autre si tu réagis ainsi, mais c’est peut être une faille, une peur, un doute qui te fait agir ainsi. Cela me renvoie à moi même et je réfléchis sur pourquoi je réagis ainsi et ce que je peux faire pour améliorer ce sentiment négatif. Cependant, comme j’ai conscience de cela, cela me fait ressentir autre chose aussi : la culpabilité. Si j’avais une réaction vraiment équilibrée, je ne réagirais pas de façon négative et je ne ferais pas subir ce négatif à mon partenaire.

Good morning world - Incredi - Deviantart
Good morning world – Incredi – Deviantart

Il faut donc gérer toutes ces émotions, et cela peut s’avérer être pesant. De savoir, mais de ne pas réussir à réagir de manière juste. Pour cela, j’ai compris plusieurs choses qui étaient importantes et qui m’aidaient à mieux vivre mes relations avec les autres :

  • Apprendre à me connaître et m’apprécier, m’aimer comme je suis. C’est vraiment le point plus essentiel. Cela permet de s’accepter telle que l’on est et de ne pas rejeter un sentiment de culpabilité, de honte à l’autre. Par exemple, j’ai compris l’année dernière que j’étais introvertie, que j’aimais la solitude et que cela me convenait très bien, même si c’est contraire aux injonctions sociales. Et avoir compris ce fait et l’avoir accepté, cela m’a apporté beaucoup de paix, envers moi même et envers les autres.

 

  • Faire des choses que l’on aime, le faire pour soi parce que cela nous fait plaisir, prendre du temps pour soi, se consacrer à soi.

 

  • Travailler sur soi, comprendre quelle peur il y a derrière cette réaction négative. Pourquoi est-ce que je réagis ainsi et de quoi ai-je peur? Cela permet de mieux se comprendre, de se rassurer et de réfléchir à ce que l’on peut faire pour ne plus réagir ainsi la prochaine fois, ou du moins d’atténuer ce sentiment négatif.

 

  • En parler avec son partenaire, et être avec un partenaire bienveillant, qui nous accepte telle que l’on est. Exprimer ce que l’on ressent peut permettre de mieux canaliser le négatif, et de l’atténuer car le discours en face nous rassure. Cela permet de se rendre compte que son attitude n’est pas lié à nous et que cela ne remet rien en cause par rapport à nous. Il a agi comme cela, parce que cela lui convenait, pas pour nous faire du tort. Cela peut ainsi nous aider pour les prochaines fois et ainsi on pourra se rappeler ce moment positif pour atténuer le négatif.

 

  • S’entourer de personnes positives, qui nous apportent du positif. Ce sont des personnes qui vont nous faire nous sentir bien, nous apporter quelque chose de positif. Faire le tri dans son entourage pour éliminer toutes les personnes qui nous prennent notre énergie d’une mauvaise manière.

 

  • Méditer. C’est vraiment une chose qui m’apporte beaucoup de positif, qui me permet de m’apaiser et de me sentir mieux après. Cela permet de se poser, de faire le point, de se concentrer sur nous même, et on se sent bien plus apaisée après. Cela permet aussi de prendre du recul sur ce que l’on ressent, de diminuer le négatif, et de juger moins durement ce que l’on ressent. C’est vraiment une chose essentielle pour moi. Je me sers de l’application Headspace qui est vraiment géniale et complète, et qui propose des « packs » de méditation centrés sur des points que l’on veut travailler plus précisément. Comme l’estime de soi ou les relations.
Scent of summer - Incredi - Deviantart
Scent of summer – Incredi – Deviantart

Ainsi, souffrir moins de la dépendance affective demande un gros travail sur soi : apprendre à mieux se connaître, mieux se comprendre, savoir quelles sont nos peurs, apprendre à s’aimer, et si nous sommes en couple, être avec un partenaire bienveillant, qui nous aidera à nous accepter et à nous aimer telle que nous sommes.

C’est un travail qui demande du temps, beaucoup de temps. Mais cela vaut le coup de se lancer, car cela permet de se sentir mieux avec soi-même – je me sens beaucoup plus apaisée depuis que j’ai appris à me connaître et à plus m’accepter telle que je suis -, et de se sentir mieux avec les autres – cela évite des réactions négatives, des situations de conflit alors que l’autre a réagi de manière juste pour lui et que cela ne remet strictement rien en cause par rapport à nous. Il faut ainsi preuve de bienveillance envers soi : on fait ce que l’on peut, comme on peut, selon notre personnalité, notre histoire, cela prend le temps que cela doit prendre, le principal est de faire ce qu’il faut pour que l’on se sente bien avec soi-même et avec les autres.

« Faut déjà croire en soi même pour pouvoir changer la donne »

(Keny Arkana – le thème du son d’où est issu cette phrase n’a strictement rien à voir avec le sujet de l’article :p)

Publicités

5 commentaires sur « Bilan – Un an et demi après la dépendance affective »

  1. Je me reconnais totalement dans ton article, du début à la fin. Je fonctionnais de la même manière, je suis passée par le même processus, et j’en ai tiré les mêmes leçons. Mais j’ai plus de difficultés à m’y tenir que toi apparemment… Je te découvre à peine, mais j’en suis très heureuse pour toi :)

    J'aime

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire June! Ca me fait plaisir de voir quelqu’un qui vit les mêmes choses que moi :) J’ai tellement pas envie de revivre la même relation qui m’a apporté tellement de négatif que je cherche à m’y tenir le plus possible et comme je suis en couple, ça me motive encore plus pour me sentir bien, parce que c’est pénible d’apporter du négatif/de se prendre la tête/de se sentir moins bien alors qu’il n’y a pas de raison que ça me motive bien ^^ Mais bon après c’est clair que ça demande du travail sur soi et de la motivation, donc c’est pas facile tout le temps… Mais le principal c’est d’avancer petit à petit, et je te souhaite que tu te sentes bien aussi :)
      Merci pour ton passage et ton abonnement!

      J'aime

  2. Je suis heureuse de lire ton bilan Illyria, qui est très positif. Pour ma part, j’ai pris pas mal de distance avec la dépendance affective, en me recentrant sur moi. Je crois que l’essentiel est là, prendre conscience de nous mêmes, prendre confiance, être vecteur d’amour envers soi pour ne pas quémander cet amour auprès d’un autre, qui ne saura pas nous le donner.
    Je t’embrasse et bonne continuation!

    J'aime

    1. Merci de ton commentaire Marie! Je suis heureuse pour toi aussi que tu aies réussi à aussi prendre de la distance! C’est en effet très juste ce que tu dis, j’aime particulièrement ta dernière phrase. Grosses bises et bonne continuation à toi aussi, une fois qu’on est lancé, il faut continuer sur cette belle lancée!

      Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s