Abandonner ou pas?

Je suis en arrêt maladie cette semaine. Et pas parce que je suis malade physiquement. C’est la première fois que je suis arrêtée alors qu’a priori tout va bien. Mais non, je ne supporte plus mon poste que j’occupe depuis plus d’un an et demi, je ne supporte plus de m’ennuyer la plus grande partie de mes journées, je ne supporte plus de faire des tâches pas du tout au niveau de mon master, je ne supporte plus de perdre mon temps pour rien alors que je pourrais travailler pour un examen censé être très utile pour mon avenir professionnel et que je pourrais travailler sur mon mémoire. Je ne supporte pas le fait que le directeur veuille me faire travailler majoritairement sur des tâches qui ne demandent aucune réflexion et qui n’ont rien à voir avec mes études.

Je ne supporte plus tout ça, donc j’ai craqué et je suis en arrêt cette semaine. (Oui je sais, merci)

Une semaine libre ? Idéal pour préparer mon examen et faire mon mémoire ! Sauf que… La pression de cet examen commence à sérieusement me peser. Il a lieu fin octobre, j’ai une tonne de choses à apprendre d’ici là, nous n’avons pas pu tout voir en cours – loin de là -, et comme je travaille en journée, je ne peux le préparer que le soir. C’est à dire peu de temps à m’y consacrer, et surtout, c’est à dire que je dois passer ma vie à travailler. Me concentrer sur mon travail, et point final, ne rien faire d’autre – ou presque – à côté. Ok, avec de la motivation, ça se fait. Sauf que. J’en suis à ma 8e année d’études, que ce master a été particulièrement intensif, que j’en ai marre de passer mon temps à travailler, marre de ne pas pouvoir m’épanouir autrement, marre d’être confinée dans mon travail scolaire.

Le dernier semestre a été vraiment difficile, je l’ai mal vécu, j’ai du me faire violence pour travailler, j’avais ENCORE quitté ma routine pour venir dans ENCORE un autre appartement qui n’est pas mon chez moi, bref je n’étais vraiment pas été heureuse pendant ces trois mois. Et après direct retour en entreprise, sans avoir le temps de vraiment me reposer.

A snowy owl shoot in a very cold snow storm. Source : Photo of a day - National Geographic
A snowy owl shoot in a very cold snow storm.
Source : Photo of a day – National Geographic

Je suis usée, devoir passer ma vie à travailler, sans même être sûre de la réussite au bout car c’est un examen très intensif, et il y a tellement de choses à savoir et tellement peu de temps pour tout apprendre, et je le vis mal. Cela pèse vraiment sur mon moral, je suis de mauvaise humeur, énervée, et je suis particulièrement fatiguée. Il reste 3 mois à tenir à ce rythme là, car une fois fini l’examen, allez hop on se consacre à mon mémoire ! Et je ne peux pas quitter mon putain de poste, donc encore 4 mois dans cette entreprise (contrat d’apprentissage, c’est trop compliqué).

Cet examen est « seulement » un plus pour mon futur. (J’ai déjà le diplôme de mon master, c’est encore un autre diplôme) Un très beau plus qui fera très joli sur mon CV et qui me démarquera des autres candidats. Sauf que. Je ne sais même pas s’il me sera utile plus tard car je ne sais toujours pas quoi faire professionnellement parlant et je ne suis pas sûre de me tourner vers les filières où il sera utile. Mon apprentissage actuel m’a dégoûté de la filière dans laquelle je suis censée travailler, j’ai trop peur de retomber – encore une fois – dans un poste aussi épanouissant que celui là.

Donc je me demande, oui j’ai les capacités de l’avoir, mais est-ce que cela vaut le coup? Est-ce que cela vaut le coup que je m’use encore pendant 3 mois comme ça? Je me demande, je continue, j’abandonne, je continue, j’abandonne… ?

Et pour que je me pose cette question, moi qui suis toujours allée au bout de ce que j’entreprends, qui suis déterminée, qui n’ai jamais connu de vrais échecs dans mes études (enfin si en prépa, mais ça compte pas), c’est que vraiment, ça me pèse beaucoup…

Source: Photo of the Day, National Geographic
Source: Photo of the Day, National Geographic

PS: écrire cet article a joué sur mon moral puisque cela m’a énervé alors que je ne l’étais pas avant d’avoir commencé. En fait.

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