Quelques nouvelles…

# J’ai fini mon semestre de cours (mon tout dernier semestre de cours, fini les cours !), j’ai donc quitté – définitivement – la ville de mes études et suis retournée dans la ville de mon entreprise (once again) Mais c’est la DERNIERE fois que je change de ville comme ça, je ne suis plus entre deux villes, et ça franchement ça fait vraiment du bien ! Je retrouve enfin mon appartement à moi, je ne suis plus dans un appartement en sous (sous) location, avec des meubles pas à moi, un bureau pas confortable, mais je suis obligée de faire avec parce que faut bien que je travaille, non seulement mes affaires à moi, et ça ça fait du bien.

# J’ai donc quitté définitivement la ville de mes études, celle où je suis depuis mon lycée, avec deux trois années d’interruption, et… je suis contente d’en avoir fini avec cette ville en fait. Je l’aime beaucoup physiquement parlant (la façon dont elle est construite, les activités que l’on peut y faire, les magasins, le marché, ma salle de sport…), mais j’ai l’impression d’en avoir fait le tour, surtout au niveau social. Je me suis éloignée de beaucoup de personnes qui ne m’apportaient plus rien, c’est là où j’ai rencontré mon ex et vécu mon histoire avec lui (d’ailleurs je crois que je me suis faite draguer par un ami proche de mon ex… #momentawkward), et je me sens mieux hors de cette ville. Les personnes que j’ai rencontré dans la ville de mon entreprise m’apportent beaucoup plus, je me sens mieux avec elle, plus en accord avec moi même, plus enrichie. Et je ne pensais pas, mais je ne regrette pas de quitter cette ville, ça me fait rien en fait.

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# Surtout que mon dernier semestre de cours a été assez difficile. Je me suis retrouvée dans un – encore – nouvel appartement (le 5e en moins de deux ans, mais c’est pas grave), dans un appartement qui n’était pas mon chez moi, à être encore entre deux villes, à quitter ma routine de la ville de mon entreprise alors que j’avais trouvé un équilibre dans lequel je me sentais bien. Equilibre qui a été bouleversé, avec les cours qui m’ennuient, vraiment je crois que les cours j’en ai eu ma dose pour toute ma vie ou presque (8 années d’études !), le travail scolaire à faire, les choses à apprendre encore et encore, les travaux de groupe à faire, me forcer à travailler les soirs de semaine et les week ends, alors que bon j’aimerais bien profiter de ma vie… Et la solitude avec tout ça. Je n’ai pas spécialement d’affinité avec les gens de ma classe, j’en parle à quelques uns, mais voilà, et je suis amie avec une fille qui est amie avec une fille avec laquelle je n’ai vraiment aucune affinité. Je n’ai rien contre elle, mais c’est vraiment le genre de personne avec laquelle je ne suis pas à l’aise et avec laquelle je ne sais pas quoi dire. Mais elle, elle est à l’aise, elle parle, elle dit des conneries, elle fait rire les gens, ce que je ne fais pas moi. Et j’ai un peu mal vécu parfois le rapprochement avec cette fille, parce que je ne me sentais pas du tout à sa hauteur, et j’avais juste l’impression d’être ennuyeuse à côté d’elle.

# De plus, mon amie voulait fêter son anniversaire le jour du spectacle de mon école de danse de la ville de mon entreprise. Cette école, c’est une des choses que je regrettais le plus en changeant de ville, les cours de danse c’est quelque chose qui me rendaient heureuse, qui m’apportaient beaucoup de bien, et je tenais vraiment à aller à ce spectacle, que j’avais vraiment vraiment beaucoup aimé l’année dernière. Donc j’en ai parlé à mon amie, mais la date avait été fixée et elle ne voulait pas la changer parce qu’elle voulait fêter son anniversaire le jour même. (On était seulement 4 à venir, donc la date aurait facilement pu être changée) Et je me suis sentie plutôt nulle de préférer une activité en solitaire à une activité à plusieurs, surtout pour un anniversaire. Et ce choix me donnait plutôt envie de m’éloigner d’elle parce que je ne m’estimais pas être digne d’être son amie. Donc je me suis retrouvée encore plus seule… Puis finalement je ne me sentais pas la motivation d’aller à ce spectacle, les déplacements j’en avais marre, surtout en cette période de révisions de partiels, et j’ai renoncé à ce spectacle pour aller à son anniversaire. A ce moment là, je me suis sentie plus en accord avec moi, je me suis à nouveau rapprochée d’elle et je me suis sentie mieux. (Oui je sais, ce paragraphe est vraiment n’importe quoi, j’ai honte, mais enfin bref)

# Et d’ailleurs,  j’ai envie que les gens fassent des choses pour moi, et pas que ça soit uniquement moi qui fasse des choses pour eux. Une amie de la ville de mes études me verra avec plaisir si je me déplace, mais par contre elle je ne suis pas sûre qu’elle ait l’intention de venir me voir… Alors que pourtant j’ai autant de raisons d’aller dans cette ville que elle d’aller dans ma ville… On verra.

# Et en parlant de la ville de mon entreprise, je suis retournée dans ma boîte, et on verra comment ça va se passer, mais la motivation n’est pas revenue pendant cette pause de 3 mois. Je ne suis pas dans un contexte favorable à mon épanouissement professionnel, j’ai besoin d’une certaine pression pour ne pas procrastiner, j’ai besoin de sentir que ce que je fais est utile, or ici ce n’est pas le cas… Bref je ne sais pas ce que vont donner ces 6 mois qu’il me reste à faire. Surtout que je ne sais toujours pas ce que je veux professionnellement parlant. Les métiers auxquels me prépare mon master pourraient m’intéresser, mais ce sont des métiers qui demandent beaucoup d’investissement, de temps de travail, de déplacements, et moi clairement je ne veux pas que mon travail soit ma seule source d’épanouissement, je tiens vraiment à faire des activités à côté. Donc je ne sais pas.

Source des images : National Geographic
Source des images : National Geographic

# Mais dans tous les cas, j’ai certes fini mes cours, mais j’ai encore plein de travail à faire avec des examens à préparer pour fin octobre, avec une tonne de choses à apprendre d’ici là, et un mémoire à rendre… Donc pas de quoi m’ennuyer #motivation #motivation

# Et sinon, je vais partir faire une randonnée de plus d’une semaine cet été dans le Massif Central, toute seule comme une grande avec une amie, et ça sera vraiment, vraiment cool ! (Même si j’ai un peu peur de décéder de fatigue)

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Lettre à cette rencontre éphémère – Les Jolies Plumes #12

Source: Naked in the rain, Deviant Art
Source: Naked in the rain, Deviant Art

Cher presque inconnu,

Je me permets de t’écrire pour mettre des mots sur le tourbillon que tu as été dans ma vie. Notre rencontre fut libératrice… bouleversante, et je voulais que tu le saches. Cela s’appelle gratitude, remercier la vie pour ce qu’elle nous offre.

Laisse moi te rappeler l’expérience hors du commun que nous avons vécu, laisse moi faire vivre à nouveau ces sensations que j’ai éprouvées avec toi, laisse moi coucher sur le papier ces mots retenus dans mon esprit, dans mon corps…

En ce jour ensoleillé, j’étais sur un banc, dans un des recoins du parc où j’avais l’habitude d’aller. Je lisais, un roman sur l’histoire de la guerre froide, mais tout en restant consciente de l’environnement qui m’entourait. Je sentais le frisson de l’air qui m’effleurait, légère brise, je sentais la chaleur du soleil sur ma peau, douce sensation. Et je t’avais vu, toi, assis sur un banc, pas très loin. Tu semblais plongé dans un livre, un bel ouvrage avec des reliures dorées, mais je savais que tu faisais seulement semblant d’être captivé par ce que tu lisais. Ce qui te captivait, c’était… moi. J’avais remarqué tes discrets, mais fréquents, coups d’oeils dans ma direction.

Ce manège dura quelques temps, jusqu’à ce que nos yeux finissent par se croiser. Intensité de nos regards, nous étions irrésistiblement attirés l’un par l’autre. Tu savais que le moment était venu, tu t’es rapproché, sans un mot. Seul le vent dans les arbres, seuls les bruits lointains de la ville  rompaient le silence qu’il y avait entre nous. Tu t’es assis à côté de moi, doucement, tu t’es penché, nos regards se fixaient… et nous nous sommes embrassés.

Toi, cette personne à laquelle je n’avais jamais parlé, toi dont je ne savais rien, sauf ton intérêt pour la lecture et les beaux livres, toi tu étais là, en contact physique avec moi.

Ce baiser avait attisé notre désir, alors, sans un mot, par peur de briser la magie qui s’était installée entre nous, nous sommes allés chez moi. Et je tairai la suite… Par peur que des mots mal choisis, qu’une tournure de phrase maladroite, brise la magie du moment hors du temps que nous avons vécu. Gardons cet instant précieux pour nous, pour notre seule mémoire…. Chut, souviens toi seulement….

Mais je voulais que tu saches que ce moment m’a libérée. Je me suis sentie libre, libre comme je ne l’avais jamais été. C’était la première fois que je m’autorisais à céder à mes sensations physiques, la première fois que j’acceptais de sortir de ce cadre d’une relation amoureuse. Et je me suis sentie libre, tellement libérée, désinhibée… Et cela m’a fait tellement de bien, de sortir de ce cadre que je m’étais imposée pour respecter les préceptes de la société. Je me suis sentie en accord avec moi même, et je voulais que tu saches tout le positif que cela m’a apporté.

Je te remercie, M., presque inconnu, pour ce moment,

I.

Titre: "When life gives you lemons, make limonade" - Naked in the rain - Deviant Art
Titre: « When life gives you lemons, make limonade » – Naked in the rain – Deviant Art

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Voici ma participation au 12e Jolies Plumes :) Et oui, déjà un an que cet atelier d’écriture a commencé! Je remercie Célie et Fabienne d’organiser ce rendez vous des amoureuses de l’écrit!

Le thème ce mois-ci était « écrire une lettre », pour le reste, liberté à notre imagination!

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PS: Cette histoire n’est pas autobiographique ;) (j’espère ne pas vous avoir choqué)

PPS: J’avais pensé à écrire ma lettre sur le thème de la souffrance, quelqu’un qui souffre et n’arrive pas à se débarrasser de sa douleur, mais je ne voulais pas vous infliger un thème aussi triste, donc j’en ai trouvé un autre :)