Tag – la lecture et moi

Un article plus léger pour changer un peu :) J’ai trouvé ce tag sur le blog de BernieShoot, et même si je n’ai pas été invitée à le faire, le thème me plaît beaucoup et comme je me suis remise à lire maintenant que j’ai beaucoup plus de temps pour moi, donc voilà je me permets :)

1) Plutôt corne ou marque-page ?

Plutôt marque page, je ne crois pas avoir déjà corné un livre.

 2) As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Oui, par ma mère (je profite de Noël pour compléter ma collection de livres de Douglas Kennedy (ah mais je les ai tous maintenant!) et de Robin Cook (il m’en manque encore un certain nombre de cet auteur de thrillers médicaux))

3) Lis-tu dans ton bain ?

Je ne prends pas de bain, donc…

4) As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

Non, je suis bien plus à l’aise pour écrire des textes courts (déjà que la fiction n’est pas un genre que je pratique beaucoup…)

5) Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ? 

Rien de spécial, ça demande juste plus de patience, en attendant de pouvoir connaître la suite du suspense ^^

6) As-tu un livre culte ? 

Hum… Je ne souffrirai plus par amour (surprise)

7) Aimes-tu relire ? 

Je relis les livres que j’ai beaucoup aimé oui. Les Harry Potter, je les ai lu au moins quatre fois chacun, et c’est agréable de relire un livre plusieurs années après parce qu’on a oublié ce qu’il s’est passé précisément et on peut se faire à nouveau surprendre. (Je me souviens d’un livre de Robin Cook que j’ai relu et je me suis fait surprendre par le coupable, j’avais complètement oublié qui c’était…) (Mais dommage, je ne l’oublierai plus jamais maintenant…)

8) Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés ?

Je ne vois pas pourquoi je répondrais « ne pas rencontrer »… Ca me ferait très plaisir de rencontrer un auteur dont j’apprécie beaucoup les livres oui, et je possède d’ailleurs un beau dessin de Diglee fait par elle même :*  (elle est venue dans ma ville deux jours avant mes partiels, mais je me suis dit que je pouvais bien sacrifier quelques heures de révision pour elle…)

9) Aimes-tu parler de tes lectures ? 

Pas vraiment l’occasion de le faire, à vrai dire…

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10) Comment choisis-tu tes livres ?

Selon mes envies du moment, mon état d’esprit, les livres que j’ai et qui attendent d’être lus…

11)  Une lecture inavouable ? 

50 nuances de Grey… (oui j’avoue) Enfin j’ai plus survolé que lu, tellement certains passages étaient insupportables…

12) Des endroits préférés pour lire ?

Dans mon lit.

13) Un livre idéal pour toi serait… 

Un livre qui m’inspire, qui me donne des envies d’améliorer ma vie et qui me fait me sentir bien.

14) Lire par-dessus l’épaule ?

Je ne suis pas adepte de cette pratique…

15) Télé, jeux-vidéos ou livre :

La télé m’ennuie, les jeux vidéos, j’ai souvent l’impression de perdre mon temps et donc livre, c’est ce qui m’apporte le plus dans ces trois loisirs.

16) Lire et manger ?

Oui, je lis quand je mange seule, ça occupe bien. (Mais jamais quand on est plusieurs à table, c’est ma maman qui me l’a appris)

17) Lecture en musique, en silence, peu importe ?

Lecture en musique, mais musique instrumentale…

18) Que deviendrais-tu sans livres ?

Je serais triste, se plonger dans un livre m’apporte autre chose que lire des articles de blogs.

19) Tu achètes un livre sur le net et tu le reçois un peu abîmé. Que fais-tu ?

Rien, je m’en fiche. Mais j’achète rarement sur Internet.

20) Quel est l’élément qui t’a donné le goût de la lecture ?

Sûrement ma mère, elle lit beaucoup elle aussi.

Illustration par Lesley Anne Ivory
Illustration par Lesley Anne Ivory

21) Que pensez-vous de toutes ces adaptations cinématographiques ?

Ca permet de mettre des livres en avant, donc c’est une bonne chose. Et comme certains films sont mieux que les livres, c’est intéressant. (J’ai beaucoup aimé Hunger Games en film, mais les livres m’ont beaucoup beaucoup moins intéressée, je me suis arrêtée au tome 1, et j’ai pas l’intention de continuer…)

22) Si tu ne devais retenir qu’un seul personnage rencontré dans tes lectures, ce serait lequel ?

Un des personnages de Douglas Kennedy, qui s’est sorti d’une situation douloureuse. Je dirais l’héroïne de Quitter le monde, qui a surmonté le décès de sa fille de deux ans, ou celle de Cinq jours, qui a changé sa vie après avoir mis fin à une relation de couple dans laquelle elle s’ennuyait.

23) Quels sont les 5 livres de ta pal qui te font le plus envie?

Mange, prie, aime, pas d’autres livres en attente pour le moment…

24) Si tu ne pouvais plus lire qu’un seul type de livre, lequel ce serait? 

Le genre de livre comme ceux de Douglas Kennedy (oui j’aime BEAUCOUP cet auteur), où l’on suit un personnage dans sa vie.

25) Comment classer vous vos livres dans votre bibliothèque?

Par couleur, par taille et par auteur! (oui tout ça à la fois)

26) Etes-vous livre papier ou ebook ?

Livre papier, j’ai testé e book, et c’est clairement pas la même expérience de lecture, les mêmes sensations, et j’ai pas accroché… Même si c’est beaucoup plus pratique pour transporter un livre, au moins c’est léger…

Je ne tague personne, mais les amoureuses de livres, faites vous plaisir :) (je pense à Marie de Bleu Lavande, Miss Tamara et à Marie Kléber, mais je suis sûre que ce ne sont pas les seules ;) )

« Je préfère être seule…

… plutôt qu’être avec un mec qui ne me donne pas l’impression d’être en couple. »

Petite précision avant de commencer : cet article n’est pas un réquisitoire contre mon ex. J’ai eu envie de l’écrire et de le publier plutôt pour en faire un témoignage et vous amener, si nécessaire, à réfléchir sur les relations amoureuses.

La phrase qui m’a faite accepter la rupture et qui, pour moi, justifie le fait que nous ne soyons plus ensemble est celle-ci: « Je préfère être seule plutôt qu’être avec un mec qui ne me donne pas l’impression d’être en couple. »

J’ai commencé à vraiment éprouver cette sensation quand je suis partie dans la ville de mon entreprise, et que lui est resté dans la ville de mes études, et donc qu’on ne se voyait pas de la semaine. Il est très peu sms et téléphone, donc en gros, de lundi à vendredi soir, nos contacts se réduisaient à un appel de 15/20 minutes. Bon ok, pourquoi pas, il paraît, d’après des internautes avec lesquelles j’ai discuté, que ce n’est pas le seul mec à ne pas aimer les contacts à distance. Cependant, j’avais vraiment l’impression que pendant la semaine, nous vivions nos vies chacun de notre côté, sans que l’autre n’en fasse partie. Nous ne faisions que nous raconter ce qu’il se passait dans nos vies, et lui ne se tournait jamais vers moi pour rechercher du soutien, pour m’annoncer une nouvelle, ou autres. Si j’avais besoin de lui, je ne pouvais pas toujours compter sur lui. Il n’y avait pas de partage ni de complicité entre nous, j’avais compris qu’il fallait que je me tourne et m’appuie sur d’autres personnes que lui. (nb: anyway, notre vie ne doit de toute façon pas tourner autour de seulement et seulement notre partenaire) Et c’est pour ça que je n’avais plus l’impression d’être en couple.

Mais je me disais « Vous vous entendez bien quand vous êtes ensemble IRL, il te montre qu’il t’aime quand même, c’est sa personnalité d’être comme ça, de se passer de l’autre à distance, c’est toi qui as une vision idéalisée du couple, alors accepte le comme il est, et fais avec. »

Certes. Sauf que, ce mode de fonctionnement ne me convenait pas, ne me rendait pas heureuse et me frustrait beaucoup. J’avais envie de pouvoir compter sur mon mec, j’avais envie de partager des moments de complicité avec lui. Mais je ne le pouvais pas. et cela me frustrait. Je me disais que, si je n’étais pas en couple, si j’étais vraiment seule, au moins cette frustration je ne la ressentirais pas.

Fond d'écran, Natacha Birds
Fond d’écran, Natacha Birds

De plus, il n’exprimait vraiment rien de ce qu’il ressentait et il ne comprenait pas ce que je ressentais. Je lui avais fait la remarque que j’aimerais que l’on se parle plus la semaine, il m’a répondu « Mais tu t’ennuies les soirs? » Mais non, rien à voir ! Pour moi, c’était normal d’avoir envie de discuter, d’avoir des nouvelles de celui que l’on aime, ce n’était pas du tout une question d’occuper ma solitude. Ou autre exemple, on aurait du ne pas se voir pendant quatre semaines, et il ne m’a pas du tout donné l’impression que j’allais lui manquer pendant tout ce temps. Il allait voir des gens qu’il aime et faire des choses qu’il apprécie, donc oui on n’allait pas pouvoir se voir, mais peu importe il allait être occupé. Il est occupé, je ne peux pas lui manquer, cela a toujours été comme ça. Mais pour moi, même si je suis occupée, le mec que j’aime me manque et je vais avoir hâte de le revoir.

Lui non, il se situe plutôt dans la catégorie « Moins on se voit, plus on s’aime. », alors que ce n’est pas le cas pour moi, et cela me frustrait vraiment.

Mais pareil, je me disais que je devais faire avec sa personnalité, que j’avais une vision trop idéalisée du couple, que l’on s’entendait bien quand on se voyait, que c’était un mec bien, qu’il me respectait, qu’il me laissait être moi, qu’il me montrait quand même qu’il m’aime, et que c’était le principal.

Mais ce mode de fonctionnement ne me rendait plus heureuse, je voulais me sentir aimée, je voulais du partage, de la complicité, et ce qui compte avant tout, c’est d’être heureuse dans son couple.

Donc même si la solitude fait peur, même si l’idée d’être en couple est rassurante, l’essentiel c’est d’être heureuse en couple. Et si vous ne l’êtes pas, c’est que cette relation ne vous convient pas.

« Si une relation ne te rend pas heureuse,

C’est qu’elle n’est pas faite pour toi,

Un point c’est tout! »

Polyamour

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Nous nous sommes rencontrés un jour de juin, la musique battait son plein pour célébrer l’arrivée de l’été. C’était le soir quand nous nous sommes vus la première fois, et malgré l’obscurité, je me suis sentie troublée quand nos regards se sont croisés. Une curieuse sensation de sérénité, de « je me sens bien ».

Nous avons passé la soirée ensemble, avec des amis à toi. Je me suis sentie bien. Nous nous sommes revus le lendemain, puis encore une semaine après, et cela s’est confirmé : nous étions attirés l’un par l’autre. Une belle histoire a alors commencé entre nous…

Assez rapidement, tu m’as parlé de ton passé sentimental. Tu venais de sortir d’une relation qui avait duré dix ans. Vous aviez habité ensemble dans ton appartement et étiez pacsé. Et oui, dix ans c’est long ! C’était tellement énorme pour moi qui avais certes connu plusieurs histoires, mais la plus longue avait duré un an et demi. Dix ans… Une histoire qui ne s’efface pas ainsi, du jour au lendemain. Mais tu m’as rassuré en me disant que oui, c’était vraiment fini entre vous, sinon tu ne serais pas en couple avec moi. J’ai choisi de te faire confiance. Tu me montrais que tu tenais à notre relation et que tu voulais t’investir avec moi. Au bout d’un mois, tu as annoncé à ton ex qu’il faudrait qu’elle vienne chercher ses affaires chez toi. « Elle viendra en septembre. », m’as tu assuré.

L’été est passé, nous avons vécu de belles vacances tous les deux, nous nous sentions bien. Et puis septembre est arrivé, je suis revenue dans la ville de mes études, et comme nous étions voisins, j’ai rapidement passé tout mon temps dans ton appartement. Ton appartement, où d’après la liste des logements de l’immeuble, habitaient encore toi et ton ex. Cette liste me narguait chaque fois que je pénétrais dans le hall, mais je voulais que cela soit toi qui barres le nom de ton ex. Tu n’y pensais jamais, et puis finalement, après de nombreuses semaines, un jour où j’ai insisté, tu as fini par rayer son nom. Mais celui-ci figurait toujours sur ta boîte aux lettres, mais comme elle ne s’était pas occupé des changements administratifs, tu ne pouvais pas le retirer.

Et ses affaires étaient toujours là. Elle ne pouvait pas venir. Elle a failli venir un jour, mais a finalement annulé la veille. Cela t’a énervé, je me suis dit que tu avais vraiment envie que cette histoire soit définitivement finie. Tu me l’avais même assuré: « C’est vraiment désagréable d’être pris entre deux histoires. »

Je l’imaginais bien, alors j’ai pris mon mal en patience, et j’ai attendu que les choses évoluent. Comme cela devenait sérieux entre nous, je vivais de moins en moins bien l’immobilisme de la situation. Ses affaires étaient toujours là, et tu ne savais pas quand elles allaient partir. Tu disais que c’était à elle de venir les chercher. Surtout, j’avais vraiment hâte que vous mettiez fin au pacs. Pour moi, la rupture de ce contrat signifiait le réel et définitif achèvement de votre histoire.

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Et puis elle est finalement venue un jour. Je n’étais pas là, bien évidemment. Vous vous êtes vus rapidement, car tu n’avais que peu de temps à lui accorder. Cela t’a troublé de la voir. Normal, revoir la personne qui a partagé dix ans de notre vie et que l’on n’avait pas croisé depuis huit mois… Elle a emmené une partie de ses affaires, et voir devenir vides certains recoins de ton appartement t’a affecté. La séparation devenait vraiment réelle et effective : dix ans de ta vie étaient en train de partir et tu t’es dit que c’était cette prise de conscience qui t’affectait vraiment. Tu étais sûr de toi, il n’y avait plus d’amour entre vous. Pendant un an, vous avez vécu à distance, vous vous êtes habitués à une vie l’un sans l’autre et vous vous êtes éloignés. Et puis finalement, envolé l’amour… Tu ne pouvais pas ressentir quelque chose pour elle, c’était impossible. Tu étais avec moi, et tu n’éprouvais que des sentiments pour moi. Tu avais envie d’être en couple avec moi.

Tu as alors repris ta vie, en te concentrant sur notre histoire et en cachant dans un coin de ta tête ce que tu as ressenti ce fameux vendredi où elle est venue. Mais elle n’avait pas pu emmener toutes ses affaires, et vous n’aviez pas eu le temps de rédiger la lettre mettant fin au pacs. Elle a alors du revenir un mois plus tard. Et cette fois, tout a basculé.

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Tu as ressenti à nouveau ce trouble quand tu l’as vue, mais ce n’était pas un trouble de gêne causé par le fait de revoir celle que l’on avait aimé. Non c’était plutôt un trouble positif, joyeux, comme quand l’on est heureux de revoir une personne qui nous a manqué. Et tu t’es rendu compte que ta vie avec elle, sa présence te manquaient. Tu t’es rendu compte que parler avec elle et partager des moments ensemble te manquaient. Tu avais essayé de le nier pendant le mois qui venait de s’écouler, mais tu ne pouvais plus faire semblant – oui, elle te manquait. Mais tu ne comprenais rien, car tu étais sûr de toi : tu m’aimais, tu aimais être avec moi. – Que se passait-il au fond  de toi?

Votre rencontre a été une nouvelle fois très rapide, vous étiez tous les deux pressés par le temps. Mais cette fois, tu ne pouvais pas mettre de côté ce que tu avais ressenti. Vous n’aviez toujours pas pu mettre fin au pacs, mais cette pensée ne t’attristait pas. Il existait encore un signe quelque part que votre histoire continuait toujours, et cela te réchauffait le coeur.

Nous ne pouvions pas nous revoir avant une semaine, et tu as profité de ce moment pour réfléchir sur tes sentiments, et sur ce que tu voulais vraiment. Tu étais bien avec moi, je t’apportais beaucoup de choses positives, mais elle aussi t’avait apporté beaucoup de positif. Et tu n’avais plus envie d’y renoncer. Tu ne pouvais choisir entre les deux, maintenant que les sentiments avaient refait surface.

Sûr de toi, tu as décidé de m’en parler. Attentive et observatrice, j’avais bien remarqué que tu n’avais pas réellement envie de mettre fin à cette histoire. Mais je n’y comprenais rien car tu semblais sincère avec moi. Tu faisais attention à moi, tu t’intéressais à moi, tu me montrais que tu m’aimais. L’idée que tu éprouves des sentiments pour elle aussi avait doucement commencé à germer dans mon esprit. Mais c’était juste un doute, une ombre de soupçon – je n’avais pas spécialement envie de te partager, et encore moins de renoncer à toi.

Ainsi, quand tu as commencé à te dévoiler, je n’ai pas été réellement surprise. Bien sûr, cela a été difficile à admettre. Tu m’as expliqué qu’elle était vraiment importante pour toi, que tu te sentais incomplet quand elle n’était pas là. La revoir avait réveillé toutes ces sensations que la distance avait enfoui. Tu m’as aussi expliqué que tu tenais vraiment à moi, que tu étais heureux avec moi et que cela te rendrait vraiment malheureux de me perdre.

J’ai cherché à comprendre et à accepter ce que tu ressentais. On a pu discuter tous les deux. Je t’ai demandé si elle était au courant de tes sentiments. Tu m’as répondu que non, tu voulais d’abord m’en parler. Elle allait revenir habiter dans la région, donc c’était l’occasion à saisir pour se relancer à nouveau, et retrouver ce que la distance avait effacé.

J’ai réfléchi et je me suis demandée si j’allais pouvoir accepter le fait de te partager. Tu avais été sincère et tu étais toujours respectueux et correct envers moi. Si j’acceptais que tu te remettes en couple avec elle, il n’y aurait pas de changement : tu verrais deux femmes, mais tu n’irais surtout pas voir ailleurs. Etre en couple avec nous deux suffirait à ton bonheur, et tu ne voulais surtout pas prendre le risque de briser cet équilibre. On continuerait à partager les mêmes choses, à avoir la même complicité, à être autant amoureux, mais tu serais moins disponible pour moi. Cela serait le seul changement. Mais cela serait du temps en plus pour me retrouver et pour vivre ma vie.

J’avais conscience que cette relation avec elle était très importante pour toi, surtout qu’elle avait représenté une bonne partie de ta vie, et y renoncer définitivement te fendait le coeur. Tu n’arrivais pas à t’y résoudre.

Nous nous sommes endormis après un câlin prolongé, chacun plongé dans nos réflexions. « Notre couple va-t-il survir à ce changement? Allons nous réussir à trouver un équilibre? » « Vais-je être réellement heureuse ainsi? »

Je tenais à ton bonheur et je voyais que cela te tenait vraiment à coeur. J’étais rassurée sur tes sentiments, alors j’ai décidé de te laisser vivre cette autre histoire.

Tu lui en as parlé, elle était heureuse d’entendre ces mots car elle aussi s’était rendu compte que ses sentiments avaient ressurgi et qu’elle ne voulait pas mettre définitivement fin à votre histoire. Elle savait que tu étais en couple, mais elle savait que ce que tu éprouvais pour elle était sincère et réel – les dix ans passés ensemble lui avaient prouvé. Elle décida elle aussi de te faire confiance, et accepta de construire cet équilibre avec toi.

Tu étais alors heureux : tu pouvais profiter des deux femmes que tu aimais. Bien sûr, cela n’était pas toujours facile, mais ceci est une autre histoire…

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***

PS: c’est long >.> Merci à vous si vous avez lu jusqu’au bout :D Cette histoire est inspirée de la réalité, mais n’est pas la réalité. La réalité je ne la connais pas, et je n’ai pas envie de la connaître de toute façon. (Surtout qu’on s’en fiche) J’ai juste découvert le sujet du polyamour sur les forums de Madmoizelle, et c’est un sujet qui m’intrigue et me fait réfléchir, donc j’avais envie d’écrire dessus.

Si vous vous voulez en savoir plus sur les différents « modèles » de relation amoureuse, je vous invite à lire le blog Les fesses de la cremière, qui est vraiment pertinent et bien renseigné. Dans ce blog, le polyamour est défini ainsi: « Le terme polyamoureux désigne ceux qui aiment (ou du moins s’autorisent à aimer) plusieurs personnes à la fois.

Avec le polyamour, on sort de la notion traditionnelle de couple, dans la mesure où il n’y a aucune raison de considérer une hiérarchie entre les différentes relations qui se nouent. Il s’agit d’une organisation amoureuse très ouverte, où les projets des uns avec les autres donnent lieu à des discussions croisées très denses pour tâcher de répondre aux besoins, aux envies, aux peurs de chacun sans imposer à quiconque un schéma tout fait. «