Lutter contre ses pensées négatives

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Pour revenir aux bonnes vieilles habitudes, parlons un peu de dépendance affective et de développement personnel. (En fait je ne dis pas ça pour rigoler, ça me culpabilise vraiment d’aborder autant ce thème sur mon blog. D’ailleurs il y a une ou deux semaines, j’étais super motivée pour reprendre mon blog, j’avais trouvé plusieurs idées d’articles (qui attendent toujours d’être rédigés), et puis je me suis dit « bon ben voilà c’est reparti, je vais ENCORE recommencer à parler de dépendance affective et de relations », je me suis demandée dans quel ordre j’allais publier mes articles pour que cela ne soit pas TOUJOURS le même thème, et puis en fait ça m’a coupé toute envie d’écrire, je me suis dit « Autant ne pas publier, ça m’évitera de me prendre la tête avec « quoi publier » et « j’aborde encore ce thème là, elles vont vraiment en avoir marre » », et puis ça m’a paralysé et j’ai pas du tout retrouvé l’envie d’écrire et de publier depuis. Et donc voilà.)

Mais donc, je me retrouve confrontée à un gros problème en ce moment : mon couple, la distance et l’absence de contacts.

Parce que oui, je suis en couple avec une personne très indépendante, qui se passe très bien de contacts et qui n’a pas besoin de compter sur qui que ce soit pour vivre et gérer sa vie.

Et moi forcément, j’ai du mal à le vivre bien. J’accepte que l’on ne se parle pas tous les jours, mais j’ai du mal à gérer cette absence de contacts, à supporter sa totale indépendance qui se passe très bien de discuter avec moi.

Un message non envoyé alors que j’aurais eu besoin qu’il me réponde? Interprétation négative! « il s’en fout de moi et de mes problèmes »
Un soir où c’est impossible de se parler parce qu’il est avec des potes mais qu’il ne m’avait pas dit qu’il n’allait pas être joignable? Interprétation négative! « il ne me prend pas en considération »
Une absence de réponse juste parce qu’il ne fait pas attention à son téléphone alors qu’il est chez lui? Interprétation négative! « il n’en a rien à faire de moi »

Et moi je suis là, avec ma douleur, avec ses silences, et je me demande comment avancer, comment me sentir bien avec moi même, comment me sentir bien dans mon couple, comment me sentir bien avec lui.

Et puis je relis mon article sur la dépendance affective publié dans mon ancien blog chéri (OverBlog je te déteste de m’avoir forcée à quitter ta plateforme)(désolée mais je n’ai pas 60€ à te donner tous les ans), et je me dis que quand même, merde!, j’ai beaucoup avancé depuis et que tout ce que j’ai décrit dans cet article, je ne le ressens plus. Non je n’ai plus l’impression qu’il n’est pas sincère avec moi, qu’il joue avec moi. Non je ne cherche plus à attirer son attention par divers moyens. Non ce n’est plus le centre de ma vie et de mes pensées (et ça, ça fait vraiment du bien d’être enfin libérée).

J’avance petit à petit, je me retrouve toujours confrontée à de nouvelles difficultés, à de nouveaux obstacles. Je prends sur moi, même si c’est plus facile de se complaire dans sa douleur et dans sa souffrance, même si c’est plus facile de rester dans ce négatif. Je prends sur moi, j’avance et je me rassure. Parce que je sais qu’il est sincère avec moi, j’en ai conscience, je sais que cette relation vaut la peine d’être conservée. J’avais publié un article négatif dernièrement, et je me suis rendue compte que j’ai ressenti tout ça parce que je n’avais plus la solitude, la vraie solitude, pour me ressourcer. Celle où on se sent bien avec soi même, où l’on prend du temps pour soi, sans culpabiliser, sans attendre l’autre, mais où on est seule et sereine. Je me suis perdue dans l’autre pendant ces quatre mois de cohabitation, et ça a finit par me bouffer et par m’épuiser. Je me suis rendue compte aussi, que certes, j’accepte de plus en plus le fait que je suis une personne introvertie, solitaire, qui a peu d’amis et qui sort peu souvent, parce que ça me convient. Mais comme j’ai beaucoup tendance à me définir par ma sociabilité, j’ai du mal à percevoir une valeur positive de moi. « Je suis nulle, j’ai peu d’amis, peu de potes et je ne sors pas beaucoup » « Je suis nulle, je ne fais pas rire les gens » Mais quand je suis seule, tout ce qui est lié à la sociabilisation et au rapport avec les autres, je m’en fous. Mais quand je suis confrontée aux autres, c’est différent. Tous les amis de mon copain sont des personnes à l’aise avec les autres, avec lesquelles il s’amuse bien. Moi je ne suis pas comme eux, je ne recherche pas les mêmes choses. Les soirées avec moi sont beaucoup plus calmes que celles avec ses amis. Et ça, voir la différence entre les deux quand on passe des moments ensemble, je vous assure que ça a vraiment fini par me bouffer. Je me sentais nulle, inintéressante, à me demander ce qu’il faisait avec moi, moi qui ne suis pas du tout comme eux.

Et puis je suis retournée dans la ville de mon entreprise, seule la semaine, et retrouver cette solitude, vraie sereine et apaisée, m’a fait du bien. Mais dans cette solitude, il y a aussi l’absence de contacts et le fait de voir qu’il se passe très bien de moi la semaine. Et ça, ce silence, cette absence, fait ressortir tous mes démons. Plus le temps passe, et plus les interprétations négatives refont surface et deviennent majoritaires. Et pourtant, ça se passe bien entre nous quand on se voit. Et pourtant, il me montre des signes d’intérêt.

Mais le négatif est plus facile que le positif, alors le négatif vient, vient, vient… Donc maintenant je me retrouve face à deux choix: soit je continue à me faire bouffer par le négatif et je mets sérieusement en danger mon couple, soit je lutte contre toutes ces pensées négatives et je préserve mon couple. A moi de voir ce que je souhaite.

Et pour lutter contre ce négatif, solution: faire ressortir le positif. Ecrire (dans un carnet) tous les points positifs. Tous les moments où il nous a montré qu’il nous aimait. Tous les moments où des amis ou des personnes m’ont montré qu’elles m’appréciaient et qu’elles faisaient attention à moi. Tous les moments où j’ai été fière de moi. Tous les moments où on m’a fait des compliments. Tous les moments qui montrent que je suis une personne intéressante, qui vaut la peine qu’on s’intéresse à elle et qu’on l’aime.

Et ne pas vivre dans l’attente de l’autre, mais vivre pour soi. Faire ce qui nous fait plaisir, prendre du temps pour soi, s’accepter telle que l’on est, passer du temps avec des amis…

Et petit à petit, le positif reprendra le dessus sur le négatif…

http://photography.nationalgeographic.com/photography/photo-of-the-day/tawny-frogmouth-australia-raptor/
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6 commentaires sur « Lutter contre ses pensées négatives »

  1. Je comprends ton désarrois, Illyria. Personnellement, je suis une personne qui aime beaucoup la solitude, qui a peu d’amis et qui n’aime pas trop sortir, mais par contre je ne supporterais pas un homme extrêmement indépendant qui ne me donnerait que peu de nouvelles… J’aurais, moi aussi, l’impression de ne pas compter assez pour lui… J’ai souvent besoin d’être rassurée quant à son amour et son affection, et cela passe par des mots, des contacts, une présence régulière… Oui, je comprends que tu puisses te sentir si mal parfois. Mais je trouve bien que tu essaies de voir le positif dans ta situation car cela peut, en effet, préserver ton couple. Bon courage ma belle. Bises

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    1. Merci beaucoup pour ton gentil commentaire La miss Tamara :) Oui je suis comme toi, et c’est bien pour ça que je me pose des questions, si on est vraiment fait pour être ensemble ou pas. Merci, bon courage à toi aussi, bises!

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  2. Je suis aussi une personne solitaire, je vois peu de monde, les grandes sorties entre copains ne me plaisent pas du tout, les grands rassemblements non plus.
    Pour ce qui est de l’autre, cela fait quelques années que je suis « célibataire », mais j’avoue avoir toujours eu du mal avec l’indépendance de l’autre, indépendance qui souvent prend toute la place. Mais je sais aussi qu’un couple se construit petit à petit et qu’il faut apprendre, comme tu le fais, à repérer les marques de tendresse et d’affection. Si vous êtes bien tous les deux et si il reste avec toi, c’est qu’il se sent bien avec toi, même si tu es différente des autres personnes qu’il fréquente.
    Et pourtant je n’appréciera pas non plus quelqu’un d’omniprésent, qui envahirait mon espace. Etre en couple demande des ajustements, qui au début ne sont pas aisés à mettre en place. Il faut qu’à deux, vous trouviez le juste équilibre.
    Mais je vois que tu y travailles, c’est bien Illyria. As-tu pu lui en parler, discuter avec lui de ce qui te fait souffrir? Parfois, les problèmes viennent de nous mêmes, peur du rejet, de l’abandon, alors même que l’autre est très à l’aise et ne voit pas d’où pourrait venir le problème.
    Grosses bises et prends soin de toi.

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire pertinent et constructif Marie!
      Les problèmes viennent plus de moi, je n’ai pas été dépendante affective pour rien… Mais tu as raison ça se construit à deux tout ça :)

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  3. Je me reconnais bien dans ton article!
    oi-même, je suis introvertie, je sors peu et tout ça et quand je vois que l’autre semble « n’avoir rien à faire de moi » lorsqu’il ne répond pas à mes messages, par exemple, c’est très-très frustrant.
    Mais comme toi, j’apprends à travailler sur moi-même et à réaliser ma vie mais dur-dur de n’avoir aucune attente envers l’autre…

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    1. On est d’accord, dur dur de n’avoir aucune attente l’autre… Mais enfin il faut apprendre à faire avec, à se rassurer, à se faire confiance et à faire confiance à l’autre!

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