Ma résolution 2015: apprendre à me connaître

Je ne me suis encore fixée aucun objectif pour 2015 (des vrais objectifs, pas le truc des résolutions de nouvelle année, mais vraiment quelque chose que je veux faire et obtenir dans l’année à venir), contrairement à ce que j’ai fait ces dernières années. Parce que je suis dans une phase un peu obscure depuis janvier. Marie Kléber avait lancé un défi photo « La couleur de votre ciel ».  J’y ai réfléchi plusieurs fois, mais je suis incapable de définir la couleur de mon ciel. Je suis dans une phase démotivante au travail, qui me questionne beaucoup et qui ne me fait pas me sentir bien dans mon job. Je n’ai pas encore fini mes études et j’ai encore beaucoup d’efforts à fournir. (Allez motivation, c’est la dernière ligne droite!) J’apprends à apprivoiser mon couple, et ce n’est pas facile car on est deux personnalités opposées, et je me pose beaucoup de questions.

Je suis dans une année tournant actuellement : la fin de mes études et l’entrée – la vraie entrée – dans la vie active, où je dois faire un choix définitif sur le travail que je veux exercer plus tard. Et je me pose beaucoup de questions : est-ce que je veux vraiment travailler à ce poste? Est-ce que j’ai vraiment envie de passer toutes mes journées derrière un ordinateur? Est-ce que ma place ne serait pas ailleurs? Ne serais-je pas capable d’autre chose? Et si je pouvais m’épanouir ailleurs?

Et puis je suis en couple avec une personne très indépendante, sur lequel je ne peux absolument pas compter pour combler ma solitude (enfin je veux dire, l’autre n’est pas là pour combler ses blessures et ses douleurs -cela ne doit jamais être le cas, c’est à nous d’apprendre à les combler tout seul -, mais je ne peux pas compter sur lui pour occuper ma solitude plutôt). Il est toujours en mouvement, toujours à droite, à gauche, toujours occupé. Donc je me retrouve face à moi et à ma solitude. Et je me dis « Et moi, qu’est ce que j’aime faire? Et moi qu’est-ce que je veux vraiment faire de ma vie? »

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 J’ai toujours eu un tempérament solitaire et j’ai compris dernièrement que je ne pourrai pas le changer. Les autres, les activités, me prennent mon énergie, et j’ai besoin d’être seule pour me ressourcer. J’écoute alors le désir de mon corps et de mon esprit : rester tranquille, au calme. Et en plus, j’ai peu d’amis, peu de personnes avec lesquelles faire des sorties, des activités, peu de personnes pour m’inciter à faire des choses. Donc je reste seule avec ma solitude et mes activités calmes.

Mais je réalise de plus en plus que, si ça se trouve, je me censure. A force de me réfugier dans la solitude, je dissimule ma personnalité. Je ne me connais pas tant que ça dans le fond, enfin si quand même, mais il y a des zones d’ombre que j’aimerais explorer, il y a des zones que j’aimerais découvrir, mieux connaître.

Et pour cela, il faut que je me confronte à d’autres activités, à celles dont je n’ai pas l’habitude. Que je sorte de ma zone de confort pour résumer. (Oui cette fameuse zone)

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Donc pour cela, mes objectifs:

– faire des activités pour me révéler, mais me révéler extérieurement, pas cachée derrière un stylo ou un clavier ou dans un groupe de danseuses. Prendre des cours de chant, pour travailler ma voix, qui reste dissimulée la plupart du temps et pour faire travailler ma respiration qui en a bien besoin (« ancienne » asthmatique tout ça)(faudra que je parle de ça un jour d’ailleurs)

– partir en voyage seule, enfin du moins pas dans un voyage organisé, mais dans un voyage où je me confronterai aux autres et où j’organiserai les choses moi même et avec d’autres (ça rejoint ce projet de voyage au Maroc) (et ça va commencer ce week end où je pars seule à Barcelone, allez « petit » défi, je dois parler à des gens là bas)

– continuer à danser, parce que j’aime vraiment beaucoup la danse

– continuer à m’éloigner de ces relations qui ne m’apportent rien

– saisir les opportunités de sorties qui me sont proposées : la solitude est une facilité qui doit parfois être évitée

– oser

– m’exprimer, accepter que je sois quelqu’un d’intéressante, qui vaut la peine que l’on s’y intéresse et oser m’affirmer, défendre mes goûts, points de vue et idées

– préparer mon départ en Allemagne (fin bon, la question n’est pas « Vais-je partir? », mais « Que vais-je faire là bas? » Je le savais et puis je ne sais plus, orientation professionnelle tout ça…)

– Obtenir mon master (ben oui quand même)

– Et…. continuer mon blog ; )

Aucun rapport avec l'article, mais j'aime bien cette photo de "Sheep Family Portrait" :p http://photography.nationalgeographic.com/photography/photo-of-the-day/sheep-portrait-new-zealand/
Aucun rapport avec l’article, mais j’aime bien cette photo de « Sheep Family Portrait » :p
http://photography.nationalgeographic.com/photography/photo-of-the-day/sheep-portrait-new-zealand/

Une journée où j’ai surmonté mes peurs

Je ne parle pas vraiment précisément de ma vie sur mon blog, c’est plutôt l’endroit où je fais mes analyses psychologiques de moi-même, mais pour une fois j’ai eu envie de vous parler plus précisément d’une de mes journées :) Parce que ça a été une journée importante pour moi niveau développement personnel, on va dire ça comme ça.

Dooooonc (suspense suspense), dernièrement je suis allée faire du ski (l’avantage de ne pas habiter loin de la montagne). Rien d’exceptionnel jusque là me direz vous, sauf que du ski, je n’en ai pour ainsi dire jamais fait. J’allais donc apprendre à pratiquer ce sport, et pas toute seule, loin de là. En effet, j’y suis allée avec mon copain. Mais pas seulement… On y est allé avec trois de ses amis. Rien d’exceptionnel pour beaucoup, mais moi qui n’aime vraiment pas du tout, mais vraiment pas du tout, me mettre en avant devant un groupe, ça amplifie les choses pour moi. Je me sens bien mieux dans des rapports avec deux ou trois personnes, sinon je me sens moins à l’aise, plus jugée. 

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Et donc j’allais faire mes débuts de ski, donc être mise en avant et observée, devant plusieurs personnes. Et bien, je vous assure que je ne faisais pas du tout la maligne avant de monter sur les pistes… Il fallait mieux ne pas essayer de discuter avec moi…

Mais j’y suis allée. Avec l’aide d’une des personnes, je me suis élancée. Elle m’a accompagnée, ils m’ont tous donné des conseils. Ils ont tous été bienveillants envers moi. Ils m’ont même fait des compliments et m’ont dit qu’ils étaient fiers de moi.

Et ça, cette journée, ces moments passés à plusieurs, je peux les garder précieusement, comme un moment où j’ai osé, où j’ai été confrontée au regard des autres, et où j’ai dépassé mes peurs. Mais aussi comme un moment où les gens m’ont montré qu’ils m’appréciaient, et que je pouvais être appréciée.

C’est en faisant des expériences et en sortant de sa zone de confort que l’on apprend à surmonter ses peurs. C’est ce que j’ai fait ce jour là, et voilà pourquoi je vous parle de cette journée ; )

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Et en plus, cette journée fut encore plus utile puisqu’on a regardé Les Bronzés font du ski – film que je n’avais encore jamais vu -, et oui je me suis cultivée, la classe non? (après l’histoire ne dit pas si j’ai aimé ce classique ou pas ; ) )

Lutter contre ses pensées négatives

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Pour revenir aux bonnes vieilles habitudes, parlons un peu de dépendance affective et de développement personnel. (En fait je ne dis pas ça pour rigoler, ça me culpabilise vraiment d’aborder autant ce thème sur mon blog. D’ailleurs il y a une ou deux semaines, j’étais super motivée pour reprendre mon blog, j’avais trouvé plusieurs idées d’articles (qui attendent toujours d’être rédigés), et puis je me suis dit « bon ben voilà c’est reparti, je vais ENCORE recommencer à parler de dépendance affective et de relations », je me suis demandée dans quel ordre j’allais publier mes articles pour que cela ne soit pas TOUJOURS le même thème, et puis en fait ça m’a coupé toute envie d’écrire, je me suis dit « Autant ne pas publier, ça m’évitera de me prendre la tête avec « quoi publier » et « j’aborde encore ce thème là, elles vont vraiment en avoir marre » », et puis ça m’a paralysé et j’ai pas du tout retrouvé l’envie d’écrire et de publier depuis. Et donc voilà.)

Mais donc, je me retrouve confrontée à un gros problème en ce moment : mon couple, la distance et l’absence de contacts.

Parce que oui, je suis en couple avec une personne très indépendante, qui se passe très bien de contacts et qui n’a pas besoin de compter sur qui que ce soit pour vivre et gérer sa vie.

Et moi forcément, j’ai du mal à le vivre bien. J’accepte que l’on ne se parle pas tous les jours, mais j’ai du mal à gérer cette absence de contacts, à supporter sa totale indépendance qui se passe très bien de discuter avec moi.

Un message non envoyé alors que j’aurais eu besoin qu’il me réponde? Interprétation négative! « il s’en fout de moi et de mes problèmes »
Un soir où c’est impossible de se parler parce qu’il est avec des potes mais qu’il ne m’avait pas dit qu’il n’allait pas être joignable? Interprétation négative! « il ne me prend pas en considération »
Une absence de réponse juste parce qu’il ne fait pas attention à son téléphone alors qu’il est chez lui? Interprétation négative! « il n’en a rien à faire de moi »

Et moi je suis là, avec ma douleur, avec ses silences, et je me demande comment avancer, comment me sentir bien avec moi même, comment me sentir bien dans mon couple, comment me sentir bien avec lui.

Et puis je relis mon article sur la dépendance affective publié dans mon ancien blog chéri (OverBlog je te déteste de m’avoir forcée à quitter ta plateforme)(désolée mais je n’ai pas 60€ à te donner tous les ans), et je me dis que quand même, merde!, j’ai beaucoup avancé depuis et que tout ce que j’ai décrit dans cet article, je ne le ressens plus. Non je n’ai plus l’impression qu’il n’est pas sincère avec moi, qu’il joue avec moi. Non je ne cherche plus à attirer son attention par divers moyens. Non ce n’est plus le centre de ma vie et de mes pensées (et ça, ça fait vraiment du bien d’être enfin libérée).

J’avance petit à petit, je me retrouve toujours confrontée à de nouvelles difficultés, à de nouveaux obstacles. Je prends sur moi, même si c’est plus facile de se complaire dans sa douleur et dans sa souffrance, même si c’est plus facile de rester dans ce négatif. Je prends sur moi, j’avance et je me rassure. Parce que je sais qu’il est sincère avec moi, j’en ai conscience, je sais que cette relation vaut la peine d’être conservée. J’avais publié un article négatif dernièrement, et je me suis rendue compte que j’ai ressenti tout ça parce que je n’avais plus la solitude, la vraie solitude, pour me ressourcer. Celle où on se sent bien avec soi même, où l’on prend du temps pour soi, sans culpabiliser, sans attendre l’autre, mais où on est seule et sereine. Je me suis perdue dans l’autre pendant ces quatre mois de cohabitation, et ça a finit par me bouffer et par m’épuiser. Je me suis rendue compte aussi, que certes, j’accepte de plus en plus le fait que je suis une personne introvertie, solitaire, qui a peu d’amis et qui sort peu souvent, parce que ça me convient. Mais comme j’ai beaucoup tendance à me définir par ma sociabilité, j’ai du mal à percevoir une valeur positive de moi. « Je suis nulle, j’ai peu d’amis, peu de potes et je ne sors pas beaucoup » « Je suis nulle, je ne fais pas rire les gens » Mais quand je suis seule, tout ce qui est lié à la sociabilisation et au rapport avec les autres, je m’en fous. Mais quand je suis confrontée aux autres, c’est différent. Tous les amis de mon copain sont des personnes à l’aise avec les autres, avec lesquelles il s’amuse bien. Moi je ne suis pas comme eux, je ne recherche pas les mêmes choses. Les soirées avec moi sont beaucoup plus calmes que celles avec ses amis. Et ça, voir la différence entre les deux quand on passe des moments ensemble, je vous assure que ça a vraiment fini par me bouffer. Je me sentais nulle, inintéressante, à me demander ce qu’il faisait avec moi, moi qui ne suis pas du tout comme eux.

Et puis je suis retournée dans la ville de mon entreprise, seule la semaine, et retrouver cette solitude, vraie sereine et apaisée, m’a fait du bien. Mais dans cette solitude, il y a aussi l’absence de contacts et le fait de voir qu’il se passe très bien de moi la semaine. Et ça, ce silence, cette absence, fait ressortir tous mes démons. Plus le temps passe, et plus les interprétations négatives refont surface et deviennent majoritaires. Et pourtant, ça se passe bien entre nous quand on se voit. Et pourtant, il me montre des signes d’intérêt.

Mais le négatif est plus facile que le positif, alors le négatif vient, vient, vient… Donc maintenant je me retrouve face à deux choix: soit je continue à me faire bouffer par le négatif et je mets sérieusement en danger mon couple, soit je lutte contre toutes ces pensées négatives et je préserve mon couple. A moi de voir ce que je souhaite.

Et pour lutter contre ce négatif, solution: faire ressortir le positif. Ecrire (dans un carnet) tous les points positifs. Tous les moments où il nous a montré qu’il nous aimait. Tous les moments où des amis ou des personnes m’ont montré qu’elles m’appréciaient et qu’elles faisaient attention à moi. Tous les moments où j’ai été fière de moi. Tous les moments où on m’a fait des compliments. Tous les moments qui montrent que je suis une personne intéressante, qui vaut la peine qu’on s’intéresse à elle et qu’on l’aime.

Et ne pas vivre dans l’attente de l’autre, mais vivre pour soi. Faire ce qui nous fait plaisir, prendre du temps pour soi, s’accepter telle que l’on est, passer du temps avec des amis…

Et petit à petit, le positif reprendra le dessus sur le négatif…

http://photography.nationalgeographic.com/photography/photo-of-the-day/tawny-frogmouth-australia-raptor/
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