L’attachement aux souvenirs

Je me suis fait voler mon ordinateur dernièrement, et j’ai perdu un certain nombre de données. Du coup, j’avais envie de partager mes réflexions et ressentis sur l’attachement aux souvenirs tel que je le vis depuis quelques jours… (nb : oui je sais il faut utiliser un disque externe, c’est la base en sécurité je le sais plus que très bien, mais je n’en ai pas, donc tant pis pour moi, mais ce n’est pas l’objet de ce post). (traduction : ne me faites pas la morale, merci)

Pour l’histoire, je me suis fait voler mon ordinateur dans le train. J’avais posé mon sac dans le compartiment à bagages, et en voulant redescendre à mon arrêt, je me suis rendue compte qu’on avait fouillé dans mon sac et que mon ordi avait disparu… La dame qui avait sa valise à côté de moi s’est fait voler sa valise et un autre monsieur s’est fait voler son sac avec son ordinateur… (donc conclusion : je sous-estimais et prenais à la légère les vols dans le train, mais force est de constater que sisi ça existe, et qu’il faut faire attention à ses affaires…)

J’ai perdu toutes mes musiques, mais c’est pas grave ça, ça se retélécharge, ça se retrouve sur les cds. J’ai aussi perdu des documents, mais rien d’essentiel je crois… (Mon CV et mon mémoire de fin de master se trouvent dans des mails.) Non ce qui m’embête, ce sont les images. J’avais mon ordinateur depuis 6 ans, donc on en accumule des choses en 6 ans, et surtout on en vit des choses pendant 6 ans… On fait des sorties avec sa famille, avec des ami-e-s, on passe des bons moments avec elles et eux, on a des ou une relation(s) amoureuse(s), et puis on voyage… Et on en collecte des choses, des belles images, des images qui (re)donnent le sourire, au travers de nos errances sur Internet… Et toutes ces choses, tous ces souvenirs, tous ces moments ne se revivent pas. La photo a été prise à un moment donné, a un lieu précis, lors d’un évènement précis, et cet évènement ne se reproduira jamais.

Je n’ai pas perdu toutes mes images car toutes celles que j’ai prises avec mon téléphone portable de 2015 à aujourd’hui sont sur Dropxbox, une partie de celles que j’ai prises en 2011-2013 sont sur des cartes SD, mais j’ai perdu toute l’année 2014, sauf les photos qui sont sur Instagram (Dropbox et mon tel n’avaient plus de mémoire). Et en 2014, je suis sortie avec un mec, ce qui signifie que je n’ai plus de photos de cette relation. On dit souvent que quand on se met en couple, il faut se débarrasser de tous les souvenirs physiques et concrets que l’on a des autres relations. Jeter toutes les photos, jeter tous les cadeaux, tous les mots d’amour qui ont été écrits, toutes ces choses que l’autre nous  a donné et que l’on a vécu avec lui. Mais je ne suis pas d’accord avec cette idée, car cette relation a existé, elle nous a apporté des choses, nous a rendu heureuses et nous a fait grandir, et je ne vois pas pourquoi, sous prétexte que l’on n’aime plus cette personne et qu’une autre est dans notre vie, on devrait se débarrasser de ce passé – tant que l’on en a des bons souvenirs. Et aujourd’hui, me retrouver sans souvenirs de cette relation, même si je n’ai plus regardé les photos depuis notre rupture, cela me fait bizarre. Comme si cette relation n’existait plus que dans ma mémoire maintenant, et que rien ou presque ne pouvait attester son existence. Comme si seule ma mémoire pouvait se souvenir de son existence, que tout reposait sur ma mémoire dorénavant, et c’est assez étrange comme sensation.

Ce qui me marque beaucoup, c’est que les photos que j’ai perdues, je ne les regardais pas. Elles étaient là, en souvenir des beaux moments et des belles expériences que j’avais vécu, mais je ne ressentais ni l’envie ni le besoin de les regarder. Et pourtant, depuis que je ne les ai plus, elles me manquent. Il y a un vide de ces photos dans mon nouvel ordi. Ce que j’avais le plus peur de perdre, ce sont mes photos de voyage. Je ne sais pas exactement pourquoi c’est à ces photos que je pense le plus. Tous les voyages que j’ai fait depuis 2012 étaient de très belles expériences qui m’ont laissé enchantée. Et je tiens à ces photos comme preuve de ce que j’ai vécu, et parce que je ne pourrai jamais revivre la même chose. Même si j’y retourne, je ne partirai pas forcément avec les mêmes personnes, je ne recroiserai pas les mêmes gens, et surtout cela ne sera plus de la découverte. Et je me rends compte qu’il y a des voyages auxquels je tiens le plus. Je ne sais pas pourquoi, mais les premiers auxquels j’ai pensé, c’est ceux que j’ai fait en Norvège et au Maroc en 2012, Monaco et Nîmes que j’ai visité en 2013, et ensuite le Chemin de Stevenson que j’ai fait en 2015 (et le Chemin de Compostelle que j’ai fait il y a deux semaines). Et après je me suis rappelée de mes 4 mois en Allemagne en 2012. Mais a priori j’ai toutes les photos de ces voyages, enfin presque.

Source : Photo of a day, National Geographic

J’ai fait d’autres voyages aussi, mais pour ceux-ci cela me dérange moins si je n’ai plus les photos. Peut être parce que ces voyages étaient moins marquants, moins riches en émotions, moins riches en découvertes, moins riches en aventures… Ce qui m’a rassuré et consolé un peu, c’était que j’ai des souvenirs physiques de ces voyages, puisque depuis 2012, je tiens des journaux de voyage. J’ai un carnet dans lequel je raconte ce que je fais, et j’y ai collé des photos, des images. Ceux-là au moins on ne pourra pas me les enlever… (sauf si la maison prend feu, mais c’est une autre histoire)

Ce qui m’a rassuré aussi en pensant à mes photos perdues de 2014, c’est que j’en avais posté sur Instagram, et que mon blog est toujours là pour me rappeler les souvenirs de cette année. Même s’il n’y a pas de photos perso, il y a mes écrits, il y a cette année qui est consignée quelque part sur le net. Tout n’est pas perdu, et cela me rassure, cela me fait du bien de le savoir.

Et pour les images que j’avais trouvées sur le net et que j’ai perdu définitivement (ou la capture d’écran de la toute première fois où j’ai été en une sur Hellocoton) (oui j’avoue), finalement je relativise avec le temps qui passe. Oui cela me faisait toujours plaisir de les regarder, de savoir qu’elles étaient là, mais au final j’en retrouverai d’autres qui me feront sourire aussi, et puis ces souvenirs ne s’effaceront pas… Et puis on évolue aussi. J’ai le disque dur de mon premier ordi, qui consigne mes souvenirs de 2008 à 2011, et cela me fait bizarre de revoir celle que j’ai été à ce moment là, de voir ce que j’aimais, ce qui m’animait à cette période. Ce n’est plus vraiment moi maintenant, et donc je me dis que c’est bien aussi que des choses appartenant au passé restent dans le passé. Elles nous définissaient à un moment donné, nous parlaient, mais ce n’est plus le cas maintenant. L’important c’est de savoir d’où l’on vient et ce que l’on a vécu, le reste ce sont des détails…

Donc si j’ai un seul conseil à vous donner, c’est : multipliez les sources de vos souvenirs. Ecrivez sur un cahier, sur le net, imprimez les photos, rangez les dans un album, publiez sur le net les moments qui vous font du bien (d’ailleurs je n’ai pas parlé de Facebook pour la simple raison que je ne poste quasiment rien là bas, donc Facebook n’est pas ma mémoire ^^) Bref faites vivre votre mémoire, rendez la concrète. Parce que si jamais un jour une partie de vos souvenirs disparaît, au moins il en restera toujours une trace quelque part….

Et d’ailleurs petit aparté, oui le stockage de ses données en ligne, dans des mails, sur le cloud, c’est bien, mais il ne faut pas oublier que pour conserver ces données sur Internet, il y a des serveurs qui tournent, et qui dit serveurs dit utilisation de beaucoup de ressources et dont dit pollution. C’est la raison pour laquelle j’évite d’abuser de ces fonctionnalités, même si elles sont très pratiques.

29 ans, en équilibre

Cette année, j’avais envie d’écrire cet article pour peut être rassurer et déculpabiliser celles et ceux qui en auraient besoin… Déculpabiliser parce que la situation de ma vie n’est pas très différente d’il y a un an, elle est même « pire » (entre guillemets), puisque je suis célibataire cette fois, et au chômage, toujours…

Et pourtant… Et pourtant, je me sens mieux que l’année dernière.

J’avance dans ma vie, même si on pourrait penser que non. Je suis à nouveau au chômage, mais j’ai trouvé un travail entre temps. Ca a été une expérience très intéressante, qui m’a aidé à mieux me connaître, et à mieux savoir ce que je recherche dans le monde professionnel. (Et ça fait une jolie ligne sur mon CV) Je voulais faire ce travail parce que sinon je ne savais pas quoi faire d’autre, je savais pourquoi ce métier m’attirait, et je suis très contente d’avoir pu le tester. Même si je me serais bien passée de retourner au chômage, même si ce n’est pas facile à digérer qu’un travail sur lequel on planifiait des projets et un avenir ne soit en fait qu’une erreur, même si j’avais déménagé pour ce travail, je suis contente d’avoir pu l’expérimenter, et je suis contente d’être dans la région dans laquelle je suis actuellement. J’ai confiance en l’avenir, je commence à mieux cerner quel genre de poste me conviendrait, dans quel contexte, il ne reste plus qu’à me lancer, et j’espère que tout va bien se passer cette fois…

J’ai été triste de quitter la ville où j’étais avant, parce que je l’aime beaucoup, et parce que j’avais un groupe d’amis là bas, j’avais rencontré de belles personnes avec lesquelles je me sentais bien, mais j’ai tout quitté parce que je voulais un travail qui me permette de parler allemand. Je ne suis pas partie en Allemagne parce que c’était compliqué, mais je suis très contente d’être dans une région à laquelle je ne connais rien. Avant j’habitais à 1h de route de chez mes parents, avant j’étais dans ma région d’origine, même si ce n’était pas le même département, maintenant j’habite à 1h de TGV de chez mes parents (3h de route environ), maintenant je suis dans une nouvelle région, et toute cette nouveauté je trouve cela plutôt excitant et intéressant. Ce n’est pas un nouveau pays, mais c’est une nouvelle région dans laquelle j’ai beaucoup moins de répères, et je suis heureuse d’être là.

Les gens m’ont demandé si j’avais l’intention de rentrer chez moi, de redéménager, mes anciens managers étaient persuadés que j’allais le faire, mais je n’ai aucune raison de le faire. J’ai la chance d’être ici, et je veux en profiter, je ne veux pas la gâcher. Surtout que je n’ai pas eu le temps de vraiment la découvrir en 6 mois (travail trop intensif), et je veux aller à la rencontre de cette ville que j’ai plus effleurée que découverte pour le moment. Et je pense que c’est une bonne idée que je m’éloigne un peu de ma famille, que je m’éloigne plus.

Donc non, je suis contente d’être dans cette nouvelle ville, et même si je n’ai plus mon travail, que je n’ai aucun-e ami-e ici (je n’ai pas eu le temps de rencontrer des gens because travail trop intensif), je suis contente d’être là.

Source : Find your way, ferrohanc, Deviant Art

Et donc forcément, je n’ai pas rencontré de gens, donc je suis toujours célibataire. Pendant ces six derniers mois, ma (presque) seule préoccupation c’était  de trouver un équilibre malgré mon travail envahissant. Je pensais à mon équilibre avant tout, j’avais déjà du mal à le gérer, donc je ne voulais pas rajouter un mec là dedans… En juillet ça fera un an que je serai célibataire, mais je le vis très bien. Ca reste un peu difficile de bien le vivre et de ne pas ressentir l’envie d’être en couple vis à vis des autres qui sont en couple, parce que bon j’ai 29 ans quand même… Mais je m’en fiche, je suis heureuse comme ça.

Et j’avance aussi sur le plan de l’épanouissement personnel. La méditation me fait beaucoup de bien, j’arrive à prendre plus de recul vis à vis de mes pensées, j’évite au maximum les pensées négatives dont le seul intérêt est d’avoir un impact négatif sur nous, et je me sens moins stressée. J’ai de plus en plus conscience de ma personnalité, je sais que je suis introvertie, peut être un peu plus sensible que les autres, je sais que j’ai encore mon moi intérieur à découvrir, que je cache encore beaucoup de choses au fond de moi et qu’il faut que j’aille à leur rencontre. Ca avance tout doucement.

Source : John Peter, Deviant Art

J’ai aussi pris beaucoup de distance vis à vis de la dépendance affective. J’ai bien avancé, je m’en suis rendue compte en reparlant avec N. La période où on se parle est passée, on a quasiment plus de contacts, mais je suis contente qu’on se soit reparlé, car j’ai pu voir mes avancées, voir que je pouvais prendre de la distance, et j’éprouve de la gratitude pour cette pseudo amitié car elle m’apprend tellement sur les relations humaines… Même si bon c’est loin d’être la plus joyeuse et la plus profonde qui soit, c’est celle qui m’apprend le plus.

Donc j’avance, je ne vous cache pas que cela me fait bizarre d’approcher des 30 ans, d’avancer dans le cycle de la vie, mais j’avance et c’est le principal.

Bien vivre * un travail (trop) intensif

* L’expression correcte serait plutôt « Vivre le mieux possible un travail (trop) intensif. »

La période très intensive est passée à mon travail, et je voulais partager avec vous ce qui m’a aidé à la vivre la mieux possible. Je ne peux pas dire que je l’ai bien vécue puisqu’elle m’a dégoûtée de mon travail, mais j’ai essayé de la vivre le mieux possible.

Cette période intense a duré 2 mois et demi environ. Par période intensive, j’entends longues journées + travail le soir en rentrant chez soi + le week end, + des délais courts à tenir et donc beaucoup de stress, de pression + subir régulièrement des remarques de ses supérieurs parce qu’on a oublié ou mal fait quelque chose (quand on débute et que l’on doit tout faire dans l’urgence, ce n’est pas évident de tout bien faire). (c’est juste pour expliquer la situation dans laquelle j’étais)

Mon travail est assez stressant car j’ai des nouvelles missions toutes les semaines, c’est à dire que je me déplace dans une nouvelle entreprise toutes les semaines, donc je suis dans de nouveaux endroits très régulièrement et mes interlocuteurs sont toujours différents. Cet inconnu entraîne du stress. De plus, on a beaucoup de choses à faire, et peu de temps pour le faire, et on a beaucoup de pression. Pour lutter contre ce stress, j’ai médité. Et c’est vraiment la méditation qui m’a été le plus salutaire. Je n’avais jamais médité régulièrement lorsque je travaillais, mais là je me suis forcée à le faire, et cela m’a fait beaucoup de bien. Je médite le soir juste avant de dormir car c’est cet horaire qui me convient le mieux. On peut aussi le faire le matin, mais l’avantage du soir c’est que cela permet de faire une coupure entre la journée de travail et le sommeil. Cela permet de se vider la tête  et ça fait vraiment du bien. Seulement lire ne m’apportait pas ce bienfait. Cela me permet de déstresser et aussi de me recentrer sur le moment présent. J’avais tendance à m’inquiéter sur comment telle nouvelle mission allait se passer ou sur comment j’allais bien pouvoir faire telle tâche, et le fait de méditer m’a rappelé que cela ne servait à rien de m’inquiéter pour quelque chose qui ne se déroulait pas maintenant et que c’était plus bénéfique de penser à maintenant. Je médite maintenant tous les soirs de semaine, et je suis vraiment vraiment beaucoup moins stressée. Cela permet aussi de prendre du temps pour toi, et de se reconnecter à soi. De prendre conscience que l’on est, que l’on est toujours présente et que l’on existe malgré le travail. Et ça fait vraiment, vraiment beaucoup de bien…

C’est d’ailleurs important de prendre du temps pour soi, de se préserver. Même si on a peu de temps, c’est vraiment important de s’aérer l’esprit et de ne pas tout le temps penser travail. De plus, penser autant au travail est nuisible à la concentration. Donc parlez avec vos proches, coloriez, lisez, allez vous promener, bref changez vous les idées. (ça me fait penser à une citation qui dit « Si vous n’avez pas le temps de méditer 15 minutes, alors méditez 30 minutes »)

Faire du sport et se dépenser fait vraiment beaucoup de bien aussi. Au moins deux fois par semaine, j’allais me promener le long de la grande rivière de ma ville, et marcher et entendre les bruits de la nature, l’eau qui s’écoule, les oiseaux qui chantent, m’apaisait beaucoup. J’aimais beaucoup voir mes amis les canards et les ragondins ici. Et cela permet aussi d’évacuer sa frustration, ses tensions, tout son ressenti negatif. J’ai pris l’habitude de le faire car rester assise pendant plus de 10h derrière un ordi est frustrant, j’avais besoin de depenser mon énergie. Et donc même un vendredi soir à 21h où il faisait -7°, je suis allée marcher et cela m’a bien apaisé…

Je faisais du sport le week end aussi, j’ai trouvé un club de course d’orientation qui fait des cours tous les samedi après midi. Pour moi qui ne suis pas disponible en semaine et qui n’aime pas me lever le samedi matin, c’était parfait. Et courir dans la nature me faisait beaucoup de bien, après une semaine enfermée dans des bureaux (surtout que parfois j’étais coincée entre l’entreprise et l’hotel et que je ne pouvais pas du tout marcher de la semaine).

J’ai ensuite suffisamment dormi. Et même si ma collègue soutient que c’est une question de volonté de travailler tard et de dormir moins, je soutiens que non, il est essentiel de dormir suffisamment pour avoir un bon moral et pour avoir une bonne capacité de concentration. Il faut prendre soin de soi le plus possible.

Cela passe aussi par l’alimentation. Si manger est un moyen acceptable de passer sa frustration lors de périodes intenses, il faut aussi manger équilibré à côté pour pouvoir donner du bon carburant à notre corps. Et donc même si c’est restaurant midi (et soir), cela fait du bien à notre corps de prendre des aliments qui lui apportent de la bonne énergie. (d’ailleurs parenthèse hors sujet : c’est possible de manger végétarien même en mangeant dans des restaurants différents tous les jours) (végétalien c’est beaucoup plus compliqué par contre)

Il est ensuite important, très important, d’être entourée et de pouvoir s’exprimer. J’ai beaucoup parlé à mes proches pendant cette période, j’ai dit ce qui m’énervait, ce que je vivais mal, et cela m’a fait du bien, de parler mais aussi d’être soutenue. Je discutais aussi avec d’autres personnes qui me changeaient simplement les idées et qui me faisaient sourire, ce qui était précieux lors de cette période là. (oui discuter sur Fb pendant le travail c’est pas bien, mais cela me faisait tellement de bien au moral)

Échanger avec ses collègues et se soutenir est aussi intéressant, mais je n’ai pas vraiment eu l’occasion d’expérimenter cette situation. (une de mes collègues a même plutôt compliqué la situation pour moi)

Être indulgente envers soi est aussi important : nous ne sommes pas des robots, nous ne pouvons pas travailler 24h/24h, et si on ne peut plus, et bien on ne peut plus. On fait le maximum lors de périodes similaires, c’est déjà éprouvant, donc inutile d’en rajouter encore en nous mettant la pression et en étant critique de manière négative envers nous. Oui on peut craquer, oui on peut ne plus en pouvoir, oui on peut être fatiguée et ne plus réussir à travailler, oui on peut ne pas être une super héroïne/un super héros, et c’est normal.

Ainsi, tous ces moyens en place m’ont permis de vivre le mieux possible cette période trop intense. Bien sûr cela n’a pas été facile, loin de là. Il m’est arrivé de pleurer, de ne plus en pouvoir, mais grâce à ces solutions, j’ai réussi à tenir jusqu’au bout de mon contrat, qui se finit mardi.

Et vous, qu’est ce qui vous aide quand vous avez trop de travail?

Ce qu’une séance d’astrologie m’a apporté

Au détour des blogs, j’ai découvert celui d’Ornella, et un article parlait de l’astrologie puisqu’elle la pratique. Intriguée, je l’ai lu et j’ai appris qu’une séance permettait « d’avoir un oeil objectif sur ses qualités, ses défauts, ses fragilités, ses domaines de compétence, de se déculpabiliser, s’apprivoiser, faire le deuil d’une projection parfaite et sans aspérités de soi, et d’avancer en pleine conscience de ses atouts, savoir s’en saisir pour servir ses desseins ». Bref, d’apprendre à mieux se connaître. J’ai gardé ces informations en tête, et quelques temps plus tard, j’ai fait le choix d’arrêter mon travail actuel parce que je ne m’y plaisais pas. Se pose donc à nouveau la fameuse question : mais qu’est ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie professionnelle? (je commence à en avoir marre de me poser cette question entre nous)

Comme je ne sais pas vraiment comment répondre à cette question, j’ai repensé à ce fameux article, et je me suis dit que cela pouvait être une bonne idée d’avoir des pistes, que j’en apprenne plus sur ma personnalité. J’ai donc contacté Ornella, et nous avons décidé d’une séance à distance, comme je ne suis pas dans la région parisienne où elle habite. Je lui ai donné ma date de naissance, avec l’heure, et la ville dans laquelle je suis née.

A partir de ces informations, elle a fait la carte du ciel de mon thème astral. Nous avons ensuite discuté pendant plus d’1h30 sur Skype, et elle m’a expliqué ce que les astres révélaient de ma personnalité.

Ornella m’a donné beaucoup d’informations sur ma personnalité, sur mon caractère, sur ma santé, sur les tâches professionnelles qui me conviendraient, sur ce qui a de l’importance pour moi entre autres. C’est une analyse très riche et précieuse précise (j’ai écrit précieuse en voulant écrire précise, mon inconscient m’a dicté ce mot, donc je le laisse), et elle ne peut correspondre qu’à moi. Ce n’est vraiment pas une analyse générale qui pourrait s’appliquer à tout le monde si les phrases sont bien tournées, loin de là.

Que m’a apporté cette séance ?

Déjà, cela fait beaucoup, beaucoup de bien, qu’une personne nous dise de manière objective et sans jugement ce qu’est notre personnalité. Vraiment, c’est une chose que de comprendre, de deviner, ce que l’on est, mais c’est vraiment autre chose que quelqu’un nous le dise.

Je vais prendre un exemple pour expliquer. J’ai fini par comprendre que j’avais besoin de beaucoup de sommeil, de bien plus que certaines personnes. Certaines de mes connaissances peuvent se coucher (relativement) tard, dormir peu, et être toujours en forme le lendemain. Avoir autant besoin de dormir me faisait complexer par rapport à eux. Une de mes collègues m’a dit dernièrement aussi que c’était une « question de volonté » de travailler jusqu’à tard (plus de minuit) pendant des semaines et de pouvoir encore tenir malgré tout. Mais pour moi, ce n’est vraiment pas une question de volonté si je ne peux pas me coucher tard si je veux être en forme le lendemain. Mais je complexais par rapport à ça, de ne pas pouvoir faire comme elles. Ornella m’a dit que mon thème astral indiquait que j’avais besoin de beaucoup de sommeil. Et qu’elle me le dise, vraiment, ça m’a fait du bien. Ca a légitimé mon besoin de beaucoup dormir, je l’accepte maintenant, et je le vis mieux.

C’est un exemple parmi d’autres issu de la séance, et toutes ces petites choses font qu’on ressort de la discussion en ayant plus confiance en soi. Cela m’a boostée, je m’accepte encore plus. Je trouve vraiment que c’est un bon moyen pour se sentir mieux avec soi.

Source : Dance with me, Incredi, Deviant Art

Cela m’a aussi donné beaucoup de pistes de réflexion  sur ma personnalité et mes intérêts. Par exemple, mon thème indique que je suis très sensible, mais que mes émotions sont passées au filtre de la raison, par sécurité, par peur de se laisser embarquer et dominer par les sentiments. Et c’est un aspect qui ne m’étonne pas vraiment, mais que je nie à moi-même, et qui mériterait que je travaille. Que je laisse les émotions, ma sensibilité, vraiment s’exprimer. Que l’on me dise ça m’aide à en prendre conscience, à y réfléchir et à me poser des questions, pour qu’au final je sois plus proche de ce que je suis, et de ma vraie personnalité.

Notre thème astral indique aussi dans quels éléments nous nous situons le plus (eau, terre, feu, et air). Il se trouve que je suis beaucoup en terre, mais pas du tout en feu. Cela signifie que je manque d’enthousiasme, d’entrain, de volonté et de punch. Et il est vrai que je ne montre pas d’enthousiasme, de dynamisme. Que cette information me soit dite me donne envie de travailler sur ce point, et me pousse à plus exprimer mon dynamisme, à montrer plus de courage et de volonté. Je trouve que c’est important d’avoir conscience des points que l’on peut améliorer dans notre personnalité.

Ornella m’a aussi parlé de mon côté créatif. Depuis l’année dernière, j’essaie de plus le développer. J’ai conscience que j’en ai un, mais je le laisse beaucoup de côté (c’est plus facile de passer du temps sur l’ordi et sur la console). Qu’elle me le dise me montre ce côté de ma personnalité, et me fait prendre conscience que c’est quelque chose qu’il faut que je travaille, que c’est dommage que je passe à côté de cet aspect.

Comme déjà évoqué, je traîne une tendinite au coude droit depuis des années, et quand je lis les significations de cette douleur, je ne m’y retrouve pas, je ne comprends pas en quoi cela me concerne (alors que quand je l’ai fait pour deux amis, je me suis dit à chaque fois « oui ça ne m’étonne pas de lui », bref c’est frustrant). Mais depuis cette séance d’astrologie, je comprends mieux pourquoi j’ai cette douleur. Bon j’ai encore beaucoup de travail avant d’améliorer les choses, mais cela m’a donné des explications et des pistes alors que ce n’était pas clair du tout avant.

Par rapport au travail, mon thème indique des tâches qui me conviendraient, dans lesquelles je me sentirais bien, et donc cela me donne des pistes de réflexion.

Source : The secret garden, by Incredi, Deviant Art

Je pourrais encore continuer pendant longtemps, mais pour résumer, ce que cette séance m’a apporté est :

  • une prise de conscience et une légitimité de mes qualités, donc de la confiance en moi ;
  • une prise de conscience de ce que je suis, de ce que ma personnalité est, mais que je dissimule, et donc des aspects que je peux révéler de moi ;
  • des pistes des aspects de ma personnalité, de mon caractère que je peux améliorer pour me sentir mieux.

Je trouve vraiment qu’une séance d’astrologie est un bon outil pour apprendre à mieux se connaître, et pour savoir dans quelle direction travailler pour se révéler, s’accepter, et avoir plus confiance en soi. Mon thème dit bien plus de choses que ça, mais je suis obligée d’écourter et de sélectionner les exemples, l’article est déjà assez long comme ça ^^

Il faut aussi savoir que notre thème astral n’est pas figé. Il ne faut pas prendre les éléments donnés en se disant « cela veut dire que je suis comme ça, donc ça ne sert à rien que je travaille ça. » Non, au contraire. Il est possible de refaire une analyse en prenant notre date de naissance +30 jours par exemple, et ainsi de voir l’évolution.

Je suis vraiment contente d’avoir fait cette séance, cela m’a donné beaucoup de pistes de réflexion. C’est assez bouleversant d’en faire une. Surtout que ce n’est pas facile de se confronter vraiment à soi-même, cet article a été assez difficile à écrire… Mais je ne peux que vous conseiller d’essayer, car comme Ornella le dit, pour le croire et s’en rendre compte, il faut en faire l’expérience…

 

L’acné et moi

Ca faisait depuis longtemps que j’avais cet article en tête, et le voici enfin : à bientôt 30 ans 29 ans, je souffre toujours d’acné, et j’avais envie de partager mon histoire avec vous.

J’ai de l’acné depuis longtemps, j’en avais surtout sur les joues et sur le menton. Je ne savais pas trop quoi faire contre ça, donc je mettais de la crème matin et soir (je n’arrive plus du tout à me souvenir quoi par contre…), je lavais mon visage avec un savon spécial visage, et une fois par semaine, je faisais un gommage classique, avec un produit de supermarché. Bien sûr mon acné était toujours là. J’ai vu une dermatologue qui m’a prescrit un produit. Je crois que cela faisait du bien à ma peau. Cela aurait pu faire du bien à ma peau. Mais je réduisais tous les bienfaits de ces soins à cause d’une mauvaise habitude : j’étais toujours en train de me toucher mes boutons. Oui je le savais, ce n’était pas bien, je le savais très bien, mais cela ne m’empêchait pas d’arrêter. Pourtant je voyais bien que ma peau était mieux à mon réveil, parce qu’elle avait le temps de travailler tranquillement pendant la nuit et de se reconstituer en paix. Mais je ruinais tout ce travail pendant la journée, en infectant et en abîmant ma peau.

Donc j’ai continué ainsi jusqu’à mes 26 ans (juin 2014). Puis j’ai finalement eu une prise de conscience. Deux mois plus tôt, je venais de rencontrer mon cher inconnu du net, et j’avais pris la ferme décision de travailler vraiment sur ma dépendance affective et donc sur mon estime de moi et sur l’amour de moi. Je venais de rencontrer mon ex, et cela m’a donné l’impulsion pour arrêter de toucher toujours à ma peau.

Parallèlement à cela, j’ai découvert le blog de Camille G., où elle parle de son combat contre l’acné. Camille parle beaucoup de l’alimentation, qui a un impact sur son acné. Le gluten, les sucres raffinés et les mauvaises graisses contribuent à développer l’acné. J’ai diminué le gluten, le sucre raffiné (et les mauvaises graisses), mais je ne peux pas affirmer que cela a un impact sur mon acné. Je peux juste dire que je me sens bien plus légère après un repas sans gluten qu’avec gluten, et que je ne supporte plus de manger des produits trop sucrés.

Je me suis aussi plus renseignée sur les soins et les produits naturels. J’ai découvert le rhassoul, et ah les masques au rhassoul, quel bonheur… Pour une fois, un produit nettoyait et purifiait vraiment ma peau. Rien à voir avec les gommages, je sentais vraiment que ma peau était moins grasse, et elle était toute douce et toute lisse le lendemain. Cela faisait beaucoup de bien, et je m’en suis beaucoup servi quand ma peau était plus grasse (c’est à dire avant mes règles).

Je suis ensuite passée à l’huile de jojoba et à l’aloe vera. Ce sont des produits intéressants contre l’acné : l’aloe vera permet de lutter efficacement contre l’acné grâce à ses propriétés cicatrisantes, anti-inflammatoires, hydratantes et antiseptiques, et l’huile de jojoba a une composition proche de celle de notre sébum. Ainsi, notre peau va automatiquement le réguler et moins en produire. J’aime beaucoup ces produits. Je n’ai pas de marque d’huile de jojoba préférée, mais pour l’aloe vera, seul celui de LR me satisfait. (malheureusement LR est une marque qui vend seulement à domicile, il faut donc connaître des vendeur.se.s pour en acheter…)

Ma peau s’améliorait petit à petit. En septembre 2015, un dermatologue me prescrit un antibiotique, et cela a fait beaucoup de bien à ma peau. Cela lui a permis de s’assainir en profondeur, d’éliminer des kystes tenaces. Elle est repartie sur des bases plus saines.

Finalement mon acné sur les joues a fortement diminué. Surtout parce que je touchais beaucoup, beaucoup moins ma peau.

Et c’est là que je me suis rendue compte de l’origine de mon acné : elle est hormonale. C’est à dire qu’elle me fait le plaisir de revenir tous . les . mois, lors de mon ovulation et la semaine précédant mes règles. Je m’en suis rendue compte parce qu’elle revenait avant mes règles et parce qu’elle est située au niveau du menton, lieu de l’acné hormonale. Pour contrer cela, j’applique un masque de rhassoul, qui permet à la peau de se purifier et d’être moins grasse. Et surtout j’ai découvert un produit qui me fait beaucoup de bien : de la tisane de sauge. Lorsque je sens que j’ai une poussée d’acné, je bois une tisane de sauge, et cela fait vraiment (vraiment) du bien à ma peau.

Et quand je vois un bouton arriver, je ne lui laisse pas le plaisir de s’épanouir, j’applique le soir une goutte d’huile essentielle de tea tree pour le calmer, et c’est effectivement efficace. (Enfin en ce moment, j’utilise de l’Hexamidine, qui s’achète en pharmacie, parce que les médicaments conventionnels inspirent plus confiance à mon ex que les produits naturels) (c’est lui qui me l’a offert alors que je n’avais rien demandé)

Pour laver ma peau, je suis passée au savon de Marseille. Il est très bien, je l’aime beaucoup. Je démaquillais ma peau tous les soirs avec un démaquillant. Mais depuis quelques temps, j’ai découvert les lingettes lavables en microfibres de Lamazuna qui ne nécessitent de l’eau, et je suis vraiment fan. J’ai été un peu sceptique au début, mais finalement, je trouve que cela nettoie plus ma peau en profondeur. Actuellement je n’utilise plus aucun savon pour laver ma peau, et elle ne s’en porte pas plus mal.

Ainsi, petit à petit, mon acné a beaucoup diminué. Il est toujours présent aujourd’hui parce que l’acné hormonale, mais j’ai vraiment, vraiment moins de boutons qu’avant. C’est un long travail à mettre place, cela prend du temps.

Mais ce qui a été la clé chez moi, c’est vraiment ce déclic de vouloir aller mieux. Jusqu’à mes 26 ans, je m’en foutais un peu d’avoir de l’acné. Enfin j’en avais, c’était comme ça, je ne pensais pas que je pouvais vraiment faire quelque chose et ne plus en avoir. Et puis, j’ai décidé de commencer à m’aimer vraiment et de combattre cette dépendance affective.

D’après Le grand dictionnaire des malaises et des maladies de Jacques Martel, la signification de l’acné est la suivante : « L’acné est une expression visible d’irritation, de critique, de ressentiment, de rejet, de peur, de honte ou d’insécurité face à moi-même ou aux autres, et témoigne d’une non-acceptation de moi-même. Je me trouve moche et parfois même dégoutant.e!  Ces expressions sont toutes liées à l’affirmation de mon identité, à l’amour et à mon acceptation inconditionnelle de moi-même.  (…) Je me replie sur moi et je veux rester ainsi. Je n’arrive pas à m’aimer suffisamment : alors les autres ne peuvent m’aimer. »

Et ce n’est pas un hasard pour moi si mon acné a fortement diminué depuis que j’ai pris la décision d’aller mieux et de m’aimer vraiment…

Comment j’arrive à avoir des rapports amicaux apaisés avec N.

Et oui… N. et moi on se reparle, et devinez quoi, ça se passe bien en fait. J’ai hésité à publier cet article parce que, soyons honnêtes, nos rapports amicaux n’ont rien d’idéal et ce n’est clairement pas une amitié modèle. Mais on s’apprécie et on s’entend bien, donc on se parle (#logiquestupide). J’ai voulu publier cet article parce que je voulais partager avec vous comment j’ai réussi à en arriver là (il m’a fallu 9 ans pour que j’en arrive à là), et cela peut peut être vous donner des pistes si une relation vous fait souffrir. Et même de manière générale, j’ai appris des leçons sur les relations qui permettent de faire en sorte qu’elles se passent mieux. Et soyons honnête bis, j’accepte cette relation parce qu’elle est amicale, mais clairement une relation amoureuse ne doit pas fonctionner ainsi, ce n’est pas une relation épanouissante et saine. Je me demande d’ailleurs régulièrement comment ça se passe avec sa copine, comment fonctionne leur relation, mais bon je n’aurai jamais la réponse…

Entrons dans le vif du sujet. Pour résumer pourquoi ça se passe bien, deux mots clés : acceptation et lâcher prise.

Acceptation parce que je l’accepte comme il est et donc comme nos rapports amicaux sont, et lâcher prise parce que je ne me prends plus la tête, je ne prends plus les choses pour moi, et je laisse couler.

En 2008, quand on s’est rencontré, j’avais du mal à accepter plusieurs choses :

  • Le fait qu’il ne parle pas de lui, ou du moins qu’il dévoile peu de choses sur lui,
  • Sa susceptibilité et le fait qu’il avait beaucoup tendance à critiquer et à remettre (injustement) en cause les gens, à le faire comprendre de manière relativement virulente si ce qu’on disait ne lui plaisait pas ou si on n’était pas d’accord avec lui,
  • Le fait que malgré toutes ses belles paroles, je me sentais difficilement en confiance et réellement appréciée par lui, parce qu’il ne s’ouvrait pas à moi et parce que notre relation n’était pas réellement réciproque.

En 2012, quand on a repris à nouveau réellement contact, je savais tout ça, et ce que j’avais du mal à accepter c’était que nos rapports amicaux n’étaient pas conformes à une amitié épanouissante, et pour moi, ce n’était pas possible. Je voulais des amitiés épanouissantes et réciproques, mais ce n’était pas le cas avec lui. Ca a causé beaucoup de conflits intérieurs, et je me suis longtemps demandée si c’était une cause valable de sortir quelqu’un de sa vie, surtout si cette personne nous apprécie. (réponse : OUI )

Aujourd’hui, 3 ans après la fin de nos contacts, cela se passe bien car :

  • J’accepte comme il est, je sais que je ne pourrai pas le changer, et donc j’accepte. Grâce notamment (surtout) à lui, j’ai compris que cela ne servait à rien de chercher à aider quelqu’un qui n’avait rien demandé, qui n’avait jamais manifesté l’intention ni l’envie de se sentir mieux. Donc je ne perds plus mon énergie à essayer de trouver des solutions, il est comme il est, c’est lui que ça regarde, moi j’accepte seulement. J’ai failli retomber dans ce piège fin 2016, mais une pause dans nos contacts m’a permis de prendre réellement de la distance. J’accepte les limites qu’il y a dans notre relation. Ca va faire 10 ans cette année que je le connais, je sais comment il est, je sais qu’il ne changera jamais, donc cela ne sert à rien que je perde et que j’use mon énergie pour essayer de changer une situation qui ne changera jamais.
  • J’ai pris de la distance et je ne prends plus les choses personnellement : je sais maintenant que c’est lui qui réagit beaucoup trop fort et beaucoup trop vivement quand il m’accuse d’être « susceptible » par exemple, donc je ne le prends pas personnellement. Je sais aussi que si parfois il est plus froid, cela n’a rien à voir avec moi. S’il était plus froid par message avec moi, je me posais beaucoup (beaucoup) de questions en me demandant s’il m’appréciait toujours, si je ne l’avais pas vexé ou autre. Maintenant je prends de la distance, et je sais que cela ne remet rien en cause, qu’un message plus froid ne signifie pas qu’il m’apprécie moins.
  • J’accepte le fait que nos rapports ne soient pas réciproques ni conformes à une amitié épanouissante. J’ai lâché prise là dessus. Si je lui parle, je sais qu’il va me répondre, et voilà. Et s’il ne me répond pas, peu importe, ce sont des choses qui arrivent. Bien sûr, ce n’est pas une relation qui mérite que je m’implique beaucoup pour elle, et je garde mes distances malgré tout.
  • Si je lui donne quelque chose, et que je n’ai rien en retour, je ne le prends pas mal parce que il ne m’a rien demandé, c’était mon choix personnel de lui donner quelque chose, donc je n’ai pas à exiger de lui qu’il me donne quelque chose en retour. J’ai beaucoup fait cette erreur, je lui donnais beaucoup, et je le vivais mal parce qu’il ne me donnait pas autant en retour, loin de là. Mais j’ai fini par comprendre qu’il ne m’avait rien demandé, que je le faisais pour attirer son attention et recevoir son affection. Donc je donne sans rien attendre en retour.
  • Il ne remplit plus ma vie. Avant, je pensais beaucoup (beaucoup) beaucoup à lui, je réfléchissais beaucoup sur notre relation, je me posais beaucoup de questions, je cherchais à l’aider, bref il comblait un vide. Maintenant, j’ai passé 3 ans sans aucun contact avec lui, donc je sais que je peux très bien me passer de lui, et que je peux être très heureuse sans lui. Je me suis construite moi, loin de lui, je sais qui je suis, je sais ce qui m’intéresse, et je n’ai donc plus besoin de chercher à attirer désespérément son attention. Je fais les choses pour moi, je les apprécie parce que moi ça me plaît et cela change tout. Je suis moi, et je ne veux plus m’intéresser à ce qui l’intéresse dans le but qu’il s’intéresse à moi ou dans le but d’avoir à quelque chose à lui dire.

Pour résumer la situation actuelle : je m’en fiche. J’ai fini par comprendre et intégrer le fait qu’il m’appréciait, mais qu’il ne le montre pas de la même manière que les autres. Donc on se parle, tant mieux, on ne se parle plus, peu importe c’est ainsi.

Pour conclure : sois toi-même, tu es une belle personne qui a de la valeur, ne laisse jamais personne te laisse croire le contraire.

(PS: je suis fière d’avoir réussi à en arriver là parce que je me sens clairement mieux, mais je ne suis pas sûre d’être fière de publier cet article ^^)