Les podcasts que j’écoute au travail #1

L’avantage de mon travail où je m’ennuie, c’est que mon cerveau est disponible pour autre chose, donc je peux écouter des podcasts. J’en ai déjà écouté beaucoup et je voulais vous faire part de mes préférés. J’ai prévu deux articles pour le moment, pour éviter que celui-ci soit trop long. Les émissions que j’écoute le plus sont celles-ci (il y a les liens des émissions dans les titres) :

GRAND BIEN VOUS FASSE

C’est une émission sur France Inter, animée par Ali Rebeihi. Un sujet est abordé pendant une heure, et des spécialistes de celui-ci interviennent pour en discuter. Des auditeur-rices témoignent aussi en direct. Cette émission parle de différents sujets de santé ou de société, et je la trouve intéressante. C’est une émission qui fait se sentir bien, qui ouvre notre esprit et qui en même temps amène à réfléchir sur la société et sur notre vie, sur ce que l’on pourrait apporter pour se sentir mieux.

Quelques émissions que j’ai apprécié :

  • Les bienfaits de la méditation : je médite 15 minutes tous les soirs avant de m’endormir, et cette pratique m’est salutaire pour m’aider à mettre à distance mon travail et pour contrer le stress du travail. Cela me permet aussi de me retrouver, d’avoir conscience de moi, et j’aime particulièrement ce moment. Ecouter cette émission permet de se rappeler pourquoi la méditation fait du bien, et encourage à continuer cette pratique.
  • Comment identifier un adulte surdoué : Le fait que je me sois toujours ennuyée dans mes différentes expériences professionnelles et que j’ai beaucoup de mal à trouver ma place dans le monde du travail m’interroge. Je me suis donc intéressée au sujet de la surdouance et cela m’a donné quelques pistes pour savoir ce dont j’avais besoin pour nourrir mon esprit (mais je ne sais pas si je suis surdouée ou pas et je m’en fiche), et cela m’a fait du bien. Cette émission donne quelques pistes. Elle m’a amené à lire le livre de Gabriel Wahl qui intervient dans l’émission, Les adultes surdoués, éditions Que sais-je, et c’est un livre qui donne des pistes de réflexion intéressantes mais qui ne dissipe pas le flou que l’on peut avoir, loin de là. C’est une première approche sur la surdouance, ce livre ne suffit pas.  Mais j’ai beaucoup aimé le discours de cet auteur parce qu’il dit qu’on peut être surdoué-e et heureux-se, alors que la pensée largement répandue est que surdoué-e = malheureux-se. Or je ne suis pas malheureuse, et cette idée me bloquait beaucoup dans mes questionnements. Entendre Gabriel Wahl m’a libérée et je me suis sentie plus légitime de m’intéresser à ce sujet.
  • Peut-on vraiment aimer plusieurs personnes à la fois? : Le sujet du polyamour m’intrigue et me fait réfléchir. Je ne sais pas si j’y serai confrontée un jour, mais je trouve cela intéressant comme configuration (juste intéressant, ça ne veut pas dire que cela me correspondrait), et entendre les témoignages de ces personnes qui s’épanouisse dans des relations amoureuses multiples amène à ouvrir son esprit sur d’autres configurations amoureuses.
  • La vie Ikéa : Une émission consacrée à ce géant de l’aménagement de nos intérieurs, Ikéa. Elle permet de prendre du recul sur cette entreprise, et sur le fait que oui partout dans le monde, tout le monde a les mêmes meubles ou presque… Je trouve qu’elle donne une perspective intéressante sur cette firme.

LA TÊTE AU CARRE

C’est aussi une émission sur France Inter, animée par Mathieu Vidard.  Un ou des spécialistes d’un sujet interviennent et apportent des précisions sur celui-ci pendant une heure. Cette fois cette émission parle de sujets scientifiques, de manière accessible à tou.te.s. Elle est intéressante car elle permet une approche sur des sujets très variés, et permet d’en apprendre plus sur ceux-ci. On peut ainsi en apprendre plus sur les civilisations précolombiennes, les espèces invasives, sur les sciences des données et elle pose des questions sur les enjeux éthiques de la PMA ou de l’intelligence artificielle…

Avant de discuter du thème de l’émission, quinze minutes sont consacrées à l’actualité scientifique.

Quelques émissions que j’ai apprécie :

  • La santé et le genre : Certaines personnes sont dites « cis », c’est à dire qu’elles s’identifient au genre qui leur a été assigné à leur naissance, mais d’autres ne le sont pas. Elles peuvent avoir été assignées femme et se sentir être un homme ou inversement. (Certaines personnes peuvent aussi se sentir agenre – sans genre -, entre autres). Cette émission s’intéresse aux personnes non cis, et elle permet d’avoir une meilleure idée de ce qu’elles ressentent, pensent et de leur vécu. Ce sujet apporte une ouverture d’esprit.
  •  Plongée avec les cachalots : Depuis que j’ai vu le magnifique film Océans, qui montre de magnifiques images des océans et des animaux qui y vivent, la mer m’attire et m’apaise particulièrement. Cette émission nous invite à une plongée dans la mer pour aller à la rencontre des cachalots, des espèces qui réservent bien des surprises… C’est une émission intrigante et apaisante, qui nous donne envie à nous aussi d’aller plonger pour naviguer aux côtés de ces géants.
  • Rêveries et méditations cosmiques : Deux astrophysiciens (Hubert Reeves et Trinh Xuan Than) sont invités dans cette émission, et ils parlent de leur passion de l’univers et de l’espace. Ils nous invitent à une contemplation de l’espace, du ciel qui recouvre notre planète et qu’on prend très rarement le temps de contempler malgré les belles images qu’il nous propose. Ce thème est une invitation à la rêverie et à la contemplation cosmique, une invitation à la méditation… J’ai écoute cette émission trois fois et je ne m’en lasse toujours pas et elle m’a aussi donné envie d’acheter les livres écrits par les invités.

CA PEUT PAS FAIRE DE MAL

Et enfin la dernière émission de cet article : Un peu de lecture, ça peut pas faire de mal, toujours sur France Inter. Une fois par semaine, un livre est mis en avant dans cette émission. Des extraits de l’oeuvre sont choisis et lus, et ils permettent de suivre une histoire. La façon dont l’histoire est racontée est très appréciable, d’autant plus que de la musique s’y rajoute, ce qui nous transporte encore plus dans le récit.

  • Alice au pays des merveilles : Je n’ai encore jamais lu Alice au Pays des Merveilles (c’est prévu, je possède déjà le livre) et ce podcast a permis de m’en donner un avant goût. L’interprétation est bien faite, et la musique qui l’accompagne nous transporte dans l’univers fou dans lequel Alice est tombée. J’ai beaucoup apprécié cette écoute qui m’a encore plus donné envie de lire cette oeuvre.
  • L’homme qui voulait vivre sa vie, Douglas Kennedy : Douglas Kennedy est un de mes auteurs préférés, j’aime beaucoup sa façon de plonger ses personnages dans des cauchemars, et les réflexions qu’il nous fait avoir sur notre vie quotidienne qui ressemblent parfois à des prisons dont on ne peut s’échapper… Cela permet de prendre du recul sur notre vie.
  • J’ai apprécié d’écouter cette lecture d’extraits choisis d’un de ses livres. Dans cette histoire, le héros tue dans un accès de rage l’amant de sa femme, et la solution qu’il trouve pour échapper à l’emprisonnement, c’est… prendre l’identité de sa victime. L’émission retrace bien le livre et on se fait absorber par le suspense de l’histoire. Par contre, la fin n’est pas racontée et je ne sais pas si c’est prévu, mais le cas échéant, attendez vous à avoir envie de lire le livre 🙂
  • Harry Potter : J’ai déjà écouté le premier livre d’Harry Potter et malheureusement le narrateur gâche un peu le plaisir parce que c’est lui qui fait toutes les voix de tous les personnages. Et certains personnages sont mal interprétés, dans le sens où la personnalité qui ressort de leur façon de parler ne correspond pas à leur personnalité décrite dans le roman. C’est très dommage, et cela ne m’a pas donné envie de continuer à écouter la saga Harry Potter. Et oui, je fais partie de ces gens qui ne se lasseront jamais de lire et de relire et de relire encore ces livres, à chaque lecture c’est toujours la même magie qui me transporte.
  • Ce podcast retrace les sept livres de la saga Harry Potter. Les extraits des livres lus sont issus des films et des livres audio. Ce sont seulement quelques extraits choisis parmi les sept tomes, mais si vous vous voulez vous replonger dans la saga Harry Potter pendant une heure, ce podcast est pour vous 🙂

C’est tout pour cette fois, à un prochain article pour vous faire découvrir d’autres émissions 🙂 Et si vous avez des podcast à me conseiller, je suis preneuse !

Je m’ennuie (passionnément) au travail

Depuis juin, j’ai un nouveau travail et le moins que l’on puisse dire c’est que ce travail ne me passionne pas du tout, loin de là, et même pire il m’ennuie. Peu importe à quel point mes journées sont remplies, je m’ennuie. Je m’ennuie 8 heures voire 9 heures par jour parce que mes tâches ne m’intéressent et ne me stimulent absolument pas.

L’année dernière, je quittais un CDI sans objectif professionnel derrière parce que les conditions de ce job étaient beaucoup trop intenses et ne me convenaient pas du tout. Je me suis retrouvée face à cette magnifique question que je me pose régulièrement depuis que j’ai mon bac « Quel poste me conviendrait? »

J’ai un Master et grâce à des alternances, j’ai pu avoir différentes expériences professionnelles. Aucune ne m’a plu à 100%, j’ai toujours fini ces alternances en m’ennuyant prodigieusement. Je savais donc ce que je ne voulais pas faire, mais je ne savais toujours pas ce que je voulais faire.

Il y avait encore un contexte professionnel que je n’avais pas encore essayé, et je pensais que cela pouvait me convenir parce qu’il m’offrait de la diversité, des tâches variées et des contacts avec les clients. C’est exactement ce que je recherchais. Quelle chance, l’entretien a marché et me voici embauchée.

Je me suis donc retrouvée à un poste que j’ai toujours dit pendant mes études que je ne ferai jamais. Tu entends JAMAIS. Mais le reste n’avait pas fonctionné, donc j’ai voulu tenter. Le problème c’est que je n’avais pas encore d’expérience dans ce type de structure, et donc j’ai commencé au bas de l’échelle. J’exerce actuellement un poste niveau bac +2 maximum alors que j’ai un Master. Quasiment toutes mes connaissances acquises pendant ce Master me sont inutiles. J’exécute des tâches répétitives qui demandent très peu de réflexion toute la journée. Je fais aussi des tâches administratives. Toute la journée. 8h par jour. 5 jours par semaine.

Et je m’ennuie. Je m’ennuie.

De plus, j’ai finalement peu de contacts avec les clients. Un peu mais pas trop. Et mes collègues et moi sommes chacune face à notre ordinateur toute la journée, avec peu de contacts. De plus, je travaille dans une structure où notre temps est facturé aux clients. C’est à dire que notre temps, c’est de l’argent. C’est à dire qu’il faut se dépêcher en permanence et qu’il y a beaucoup de pression. C’est à dire que je dois me dépêcher pour faire des tâches qui ne m’intéressent et ne me stimulent pas.

Autant dire que je ne m’épanouis pas du tout à mon poste, bien au contraire. J’ai accepté ce poste dans l’espoir de gagner en expérience pour faire des tâches plus intéressantes. Mais actuellement je ne suis plus sûre que les tâches que je pourrai faire plus tard m’intéresseront vraiment.

Pourquoi je reste à ce poste du coup? Parce que je ne sais pas quoi faire. Je n’ai strictement aucune idée du poste qui me conviendrait. J’aime bien mon domaine d’études mais je déteste la façon dont c’est appliqué dans le monde du travail. Ce qui pourrait me convenir demande un fort investissement et je refuse de passer ma vie à travailler. Vraiment. Je n’ai pas envie de tenter ailleurs parce que j’ai déjà fait plusieurs expériences pro et que pour le moment je ne veux pas prendre le risque de m’ennuyer encore à nouveau. Et c’est usant de toujours changer, la stabilité fait du bien aussi.

Je ne veux plus rechercher un poste dans mon domaine d’études. Je réfléchis à un autre projet professionnel, mais je ne sais pas trop quoi encore.

Je suis incapable d’être enthousiaste de mon poste. Quand on me demande si ça va au travail, je réponds d’un ton neutre voire blasé « Oui ça va, rien de spécial ». Je n’aime pas parler de mon job. Les seules choses positives dans mes journées, ce sont les podcasts que j’écoute. Au moins j’apprends des choses et au moins mon cerveau est stimulé.

Je m’ennuie au travail et cela commence à me peser. Je me reconnais moins car avant je me réjouissais des petits détails et des petites découvertes qui embellissent et émerveillent le quotidien. Avant j’étais positive, maintenant j’ai du mal à l’être. Je ne veux pas que mon travail me déprime, il faut donc que je change mon état d’esprit pour retrouver celle que j’étais avant. Je ne veux pas me perdre.

Je m’ennuie passionnément au travail, et cela me pèse.

Pourquoi j’ai disparu de la blogosphère

Bonjour à toutes et à tous, (ça fait trop formel comme formule de politesse, c’est pas grave)

Ca faisait longtemps, très longtemps, que je n’avais pas écrit pour mon blog, mais je crois que j’ai envie de reprendre le clavier et de republier à nouveau.

Je me suis éloignée de la blogosphère et du virtuel pour plusieurs raisons :

  • Mon travail et les temps de trajet me prennent pas mal de temps. Lire des blogs prend pas mal de temps. Je rentre tard chez moi le soir, et j’ai moins de temps pour moi, et je me suis demandée si j’avais envie de passer ce temps là à lire des articles de blogs ou si j’avais envie de faire autre chose.
  • Je me suis interrogée sur le fait de publier sa vie et ses pensées en public. Ecrire ou publier des photos sur le net revient à s’exposer et à potentiellement recevoir des commentaires, qui vont donner leurs avis sur ce que l’on a écrit, qui vont valider ou ne pas valider ce que nous avons écrit. Et j’ai eu envie de prendre du recul sur cette visibilité et sur cette validation ou non validation. Le dernier article que j’ai publié est très intime, peut être même un peu trop, je me suis beaucoup (trop?)  exposée. Et je ne suis pas sûre de l’avoir bien vécu en fait. Ce que l’on ressent, c’est perso, et on n’a pas toujours envie d’avoir les avis des autres dessus, même si c’est positif. C’est pour ça que j’ai désactivé les commentaires sur mon blog.  Et puis j’ai ressenti l’envie de ne plus avoir la validation des gens. Oui vos commentaires me font plaisir, mais à ce moment là je n’avais plus envie d’avoir des « c’est bien tu avances ». Je voulais me retrouver plus confrontée à moi-même, seule, sans avis ou soutiens extérieurs. J’ai aussi remis en cause mes publications sur Instagram. Je me suis demandée ce que cela m’apportait, à part le fait de recevoir quelques likes. Pourquoi ce besoin de partager sa vie en public, même si on n’a pas (forcément) de retours?
  • Les raisons débiles ou ridicules mais que j’assume : Honnêtement, je constate que la blogosphère sur Hellocoton est constituée d’un réseau, qu’il y a des liens plus ou moins forts entre certaines bloggueuses, et que je suis peu intégrée dans celui-ci. Même si je vous apprécie, je ne recherche pas à avoir des liens plus proches. Je ne me sens donc pas forcément à ma place, et cela m’incite moins à rester.
  • De plus, on a toutes nos manières d’écrire, et certaines touchent plus que d’autres, transmettent plus d’émotions, et la mienne ne fait pas partie de celle-là, et j’avoue que cela me décourage un peu. (Je n’écris pas ces deux points pour être rassurée ou autres, c’est juste mon ressenti)
  • Dans les blogs que je lis, les autrices racontent plus ou moins leur vie. Et en fait je me suis rendue compte que lire tous les jours ou presque la vie des gens, ça n’a rien d’anodin en fait. Selon ce que la personne dit, cela peut amener à s’interroger sur sa vie à soi, ou à ressentir sa tristesse, ses difficultés. Ce n’est pas anodin de lire tous les jours la vie des autres. Par exemple, quand j’ai commencé à prendre du recul, j’étais célibataire et très heureuse de l’être. Honnêtement j’en ai strictement rien à faire d’être en couple ou non (d’ailleurs je crois que je préfère être célibataire, c’est plus simple à gérer), et je n’avais donc vraiment aucune envie de lire des articles qui disent « l’amour c’est trop bien, ça apporte beaucoup de bonnes choses ». Oui ok, mais moi je me sens bien dans mon célibat, donc pourquoi est-ce que je devrais lire ces articles qui me font culpabiliser de me sentir bien d’être seule? C’est difficile de faire le tri dans son fil Hellocoton. On lit forcément le titre des articles et de quoi ils parlent, donc même si c’est juste un aperçu, cela a un impact aussi. Et puis je me dis, oui c’est une bloggueuse que j’apprécie, alors je devrais lire tous les articles qu’elle publie, sinon c’est moins sympa. Donc je me suis interrogée là dessus, et j’ai eu envie de prendre du recul sur la vie des gens pour me concentrer sur ma vie à moi, sur mes ressentis, sans me sentir influencée par la façon dont les gens vivent leur vie.

 

Plusieurs mois après, où j’en suis :

  • Pendant un mois, je me suis imposée de ne lire aucun blog. J’avais l’habitude de le faire tous les matins, et à la place j’ai lu mon magazine Flow et j’ai beaucoup apprécié. A force, j’ai perdu l’habitude de lire des blogs, et je n’ai plus l’idée de le faire tous les jours.
  • Cependant, honnêtement, errer sur le net fait partie d’une des « activités » qui me ressource après une journée de travail. Je ne sais pas si c’est une perte de temps ou pas, mais toujours est-il que je me sens généralement plus reposée après une session glandage sur Internet. Je m’interroge beaucoup sur ce que cela m’apporte, mais je ne suis pas sûre d’avoir envie de perdre ce moment.
  • Je me suis rendue compte que la force des blogs (et d’Instagram), c’est de faire partie d’une communauté. Et une communauté, c’est fort. Les personnes qui ont un groupe d’ami-e-s IRL ne ressentent pas forcément cela, mais de mon côté je n’ai pas de groupe d’ami-e-s IRL, et le virtuel m’apporte beaucoup. A côté des blogs, je suis sur un autre forum, et ce virtuel m’apporte beaucoup. L’invitation de Rozie à venir chez elle m’a beaucoup touchée, et m’a rappelé la force de cette communauté.
  • J’écris tous les jours dans un cahier et j’ai trouvé une application pour archiver mes photos, mais je trouve que cela ne remplace pas un blog. Dans mon cahier, j’écris à chaud tous les jours. Dans un blog, j’écris un article sur un thème qui me permet de prendre plus de recul. Et garder ses écrits pour soi n’est pas la même chose que les partager sur le net. Je trouve que cela n’a pas la même implication ni le même effet. C’est un peu un engagement de partager ses écrits en public, et puis il y a aussi la joie d’être lu-e par les autres.

Je vais peut-être, sûrement, reprendre mon blog, on verra comment j’arrive à caser ça dans ma vie. Tout ce que je sais maintenant, c’est qu’écrire et publier cet article me réjouit 🙂

Pour faire un point sur ma situation actuelle :

  • J’ai toujours le même job et honnêtement je n’aime pas mon travail, je m’ennuie passionnément à mon poste, et je ne suis pas du tout enthousiaste de ce que je fais. Mais bon c’est comme ça pour le moment, c’est compliqué, j’y reviendrai dans un autre article.
  • Je suis en couple depuis 3 mois, je pense que c’est un couple sain où nous respectons la liberté de chacun, mais j’ai du mal avec le fait de m’affirmer et de concilier ma vie avec quelqu’un d’autre.
  • Cela se passe bien dans la région où je suis depuis un an et quatre mois, même si l’intégration sociale est compliquée et je crois que l’absence d’ami-e-s proches me pèse un peu.
  • Pour résumer : ça va mais ça pourrait être mieux 🙂

A bientôt pour un nouvel article et au plaisir de vous lire! Et merci à vous ❤

PS : Aujourd’hui ça fait 4 ans jour pour jour que je bloggue 🙂

Ce que la maladie de mon frère a changé chez moi

J’en avais parlé il y a deux ans (ma seule et unique grande Une sur Hellocoton, qui a fait exploser les statistiques de mon blog, et de très loin mon article le plus lu sur mon blog) (ça n’a pas d’importance, c’est juste pour rallonger l’introduction de cet article pour que le fait essentiel n’apparaisse pas sur Hellocoton ^^), mon petit frère est décédé à l’âge de 11 ans des suites d’un cancer, il y a de ça 12 ans (pfiou oui ça fait très très loin, ça me fait bizarre que ça soit aussi lointain…), et je me rends compte que voir un enfant aussi jeune tomber malade et en mourir, ça a impacté ma vie et ma manière de penser, et ce encore aujourd’hui.
Voici donc les changements que j’ai pu identifier (je me confie sans filtre dans cet article, je ne me suis jamais dévoilée ainsi à qui que ce soit) :

* Je suis désolée d’écrire ça, mais les décès des personnes âgées, des grands parents, me laissent plus ou moins insensible. Je veux dire, c’est normal que vous soyez triste et qu’un décès soit douloureux, et je le comprends, mais j’ai du mal à compatir à votre douleur parce que c’est dans l’ordre des choses qu’une personne âgée décède alors que ce n’est pas dans l’ordre des choses qu’un enfant s’en aille. (J’ai lu dernièrement un article de blog d’une personne qui parlait de la perte de sa grand mère, et je n’ai pas réussi à ressentir vraiment d’émotions, et cela m’a un peu troublé)

* Je suis désolée d’écrire ça aussi, mais je n’ai pas de compassion envers les gens qui « ont peur des aiguilles » parce que si tu es (gravement) malade et que tu doives aller à l’hôpital, que tu aies peur ou non, il faudra bien que tu les subisses ces aiguilles. Mon frère n’a pas eu le choix, donc je suis assez insensible à cet argument. (Et les gens qui ne donnent pas leur sang à cause de cet argument m’énervent un peu)

* De la même manière, je ne comprends pas les gens qui s’opposent au don d’organes.

* La peur de mourir dans un accident de la route est assez présente quand je conduis. Cela ne me freine pas, mais j’en ai particulièrement conscience. Parce que c’est une mort tellement évitable (je ne veux culpabiliser personne dans cette phrase, mais la plupart des accidents pourrait être évitée), tellement soudaine, que je ne souhaite pas que ma famille soit confrontée à cela. Et après avoir été frappés par la maladie de manière totalement inexplicable, cela me fait peur que quelque chose d’aussi évitable nous arrive. (Je ne suis pas sûre d’être claire ici)

* J’ai conscience de la fragilité de la vie, que tout peut aller bien et que du jour au lendemain, tout ne peut plus aller bien. On ne sait pas ce que l’avenir nous réserve, et j’ai particulièrement conscience de cela. Je suis moins sereine après l’annonce de la naissance d’un enfant, parce que oui tout va bien maintenant, mais on ne sait pas ce qu’il peut se passer plus tard… Ce n’est pas une pensée envahissante, juste une ombre qui passe. Cependant, je m’interroge sur l’impact que cela a sur mon désir d’avoir des enfants. Avoir conscience qu’un enfant peut tomber malade sans raison peut être un frein dans le fait d’en vouloir et je me demande si cela m’impacte ou pas. Je pense que oui, mais d’un autre côté je n’ai pas envie que cette peur prenne le dessus… De plus, comme j’ai une conscience accrue qu’un enfant peut décéder, j’ai plus envie d’avoir trois enfants, car si l’un des trois décède, au moins il en restera deux (comme ça a été le cas pour ma soeur et moi) (j’en ai parlé à une amie et elle m’a répondu « ah oui le décès de ton frère t’a beaucoup impacté, tu es déjà allée voir un psy? » Donc ne me dites pas la même chose, merci)

* Je n’aime pas répondre à la question « Et toi, tu as combien de frères et soeurs? », parce que je réponds que j’ai une soeur, et je ne parle pas de mon frère. Si je parle de lui, cela crée tout de suite un malaise, un silence désagréable parce que c’est triste, et parce que je ne veux pas être perçue comme une fille qui a vécu des choses douloureuses dans sa vie, donc je ne parle de lui que rarement. Mais à chaque fois qu’on me pose cette fameuse question, je pense toujours très fort « et j’ai un frère aussi, mais il n’est plus là… »

* Je sais que des choses peuvent arriver sans explications dans la vie. C’est une chose douloureuse à admettre et à accepter que oui un enfant peut tomber gravement malade, et que oui c’est comme ça, il n’y a aucune explication, point final. Il nous a fallu longtemps, à ma famille et moi, pour l’accepter. Le plus compliqué, pour moi, cela a été de concilier cela avec la religion. Comment accepter que Dieu accepte que de jeunes enfants tombent gravement malades et en décèdent? Vraiment, c’est compliqué de faire avec cette réalité. Cela m’a éloigné de la religion pendant quelques années, mais je ne me sentais pas en paix avec Dieu pendant ces années là. Finalement j’ai rencontré un mec (musulman) très croyant et son intérêt pour la religion m’a donné envie de faire la paix avec Dieu. Je me suis replongée dans ma religion (catholique) et puis finalement, je sais pas, j’ai fini par trouver la paix. J’ai ressenti la présence de Dieu et j’ai compris qu’Il était Amour et qu’Il nous accompagnait dans cette épreuve. Pour réussir à concilier cela, j’ai accepté l’idée que c’est arrivé de manière indépendante de Dieu, parce que cela devait arriver, et Dieu était là pour nous accompagner, mais qu’Il n’était pas responsable de cela. Je ne peux pas accepter, je ne peux vraiment pas accepter, que Dieu ait décidé que mon frère soit malade. Vraiment je ne veux pas et ne peux pas croire en un Dieu qui soit comme cela.
Et donc j’ai accepté que des choses dans la vie puissent arriver sans raison, et quand des personnes se demandent pourquoi telle maladie, tel drame, arrive, je peux juste leur dire « parce que c’est ainsi », mais je sais que c’est un chemin d’acceptation que l’on doit faire soi-même, et que peu importe ce que les autres disent, seul-e nous même pouvons accepter cette vérité.
J’ai donc conscience qu’un cancer peut arriver sans aucune raison, et que même si on tente de s’en préserver en mangeant sain et en faisant de l’activité sportive (en gros), cela diminuera seulement le risque de ne pas en avoir un, mais ne l’éliminera jamais totalement… (on vit dans un monde tellement pollué de toute façon…)

* Je ne suis donc pas attirée par toutes les questions existencielles, parce que pour moi la seule réponse possible, c’est « parce que c’est ainsi ». J’ai conscience que c’est une forme de protection, que la seule réponse possible que je peux accepter, c’est le « c’est ainsi ». C’est une quête douloureuse pour moi et donc « c’est ainsi », et cela me suffit.

* Il m’a fallu longtemps, longtemps, pour réussir à parler de mon frère sans pleurer. Il m’a fallu 10 ans environ pour y arriver. Ca a commencé à évoluer il y a 3 ans, quand j’ai eu le déclic qu’il fallait que je m’attaque au problème si je ne voulais pas retomber dans une situation de dépendance affective. Je peux pas trop expliquer ce qu’il s’est passé, j’ai pris conscience que le départ de mon frère était un poids et qu’il fallait que j’ose en parler, que je pouvais en parler. Et donc depuis j’arrive plus facilement à en parler. Aujourd’hui j’ai enfin la sensation d’être en paix avec mon deuil (et ne me dites pas le contraire s’il vous plaît). C’est un chemin assez douloureux le deuil, on sait quand il commence, mais on ne sait pas quand il finit. De devoir accepter, de se sentir en paix, de bien vivre et de vivre bien avec le poids de cet événement… C’est assez compliqué de l’appréhender et de se sentir bien.

* Je culpabilise assez facilement pour diverses choses, et je me demande si cela a un lien avec la maladie de mon frère. Le fait que ça soit lui qui soit parti et pas moi, le fait de ne pas avoir été assez présente pendant sa maladie, de m’être énervée parfois, de ne pas avoir compris ce qu’il se passait… Je m’interroge sur l’impact que cela a sur moi.
Par ailleurs, je culpabilise un peu de m’éloigner géographiquement parlant de ma mère, parce qu’on est les seuls enfants qu’il lui reste avec ma soeur (mes parents ont divorcé) et donc je suis fière d’avoir réussi à partir habiter à 3 heures de route de chez mes parents, d’avoir réussi à m’affranchir de cela, mais il y a quand même toujours ce poids de la culpabilité vis-à-vis de ma mère qui est plus ou moins présent.

* Je me suis faite tatouer le mot « éphémère » parce que

Ainsi, tout passe sur la terre

Esprit, grâce, beauté, talent

Telle est une fleur éphémère

Que renverse le moindre vent…

* J’ai parlé des choses dont j’ai conscience mais je trouve cela assez difficile de se rendre compte vraiment de l’impact qu’une telle épreuve a sur nous, dans toute son étendue et toute son intensité. Donc je ne sais pas tout ^^

J’ai bien conscience que vous n’allez pas forcément apprécier certaines phrases que j’ai écrites et je suis désolée de cela, j’ai écrit les choses telles que je les ressens.

« Et si j’étais comme ça », alors… ça ne changerait rien

En 2013, quand c’était compliqué avec N., je me disais « Si je n’étais plus dépendante de lui, si j’étais patiente, si j’acceptais la situation, s’il prenait moins de place dans ma vie, alors il serait plus en confiance, alors il me parlerait plus et on serait plus proche. » Et j’ai – enfin – réussi à ne plus être dépendante, on a – enfin – des contacts apaisés, sans tensions, mais, devinez quoi : la situation n’a pas changé du tout. Lorsqu’on s’est rencontré, il a décidé (décidé n’est pas forcément le bon terme, mais je m’interroge quand même sur la dimension du choix ici) que je resterai toujours au bord du chemin de sa vie, que je ne ferai jamais partie de sa vie, et quoique je fasse, ça ne changera jamais. J’ai pris conscience de ça dernièrement, que je pouvais bien faire tout ce que je voulais, ça ne changera jamais rien à la situation, il ne veut pas que l’on ait une amitié plus profonde, autre chose que des rapports amicaux superficiels, et ça ne changera jamais.

C’est ce qu’il se passe dans une relation non satisfaisante, on se dit « et si j’étais plus comme ça, et si j’étais moins comme ça, alors il m’aimerait plus, alors il serait plus gentil, alors il ne me ferait pas de remarques. » Le poids de la responsabilité de la relation et de la culpabilité reposent sur nous, mais c’est une illusion. On croit pouvoir changer la situation, on croit que l’autre va se sentir plus en confiance, on croit qu’il va réagir à notre attitude, vouloir se rapprocher de nous. Mais en fait non.

Seule la personne peut décider d’elle même de vouloir changer, seule la personne peut décider d’elle même de nous accorder plus de place dans sa vie. Une phrase d’un roman d’Agnès Ledig l’illustre particulièrement bien :

« Tu peux tendre la main à une personne, mais tu ne peux pas la sortir du trou dans laquelle elle s’enfonce si elle ne prend pas la main que tu lui tends. A moins d’y tomber avec elle, ce qui ne résout pas les choses. On est à deux au fond du trou, mais on est quand même au fond du trou. »

(je savais déjà ça, mais cette phrase illustre tellement bien l’idée qu’elle m’a permis d’en prendre plus conscience et donc je devais la partager) (ça vient du livre Juste avant le bonheur) (Je ne sais pas si je vous le conseille, car la moitié de l’histoire est joyeuse et l’autre triste, donc à vous de voir… – TW : décès)

L’idée de « et si » génère beaucoup, beaucoup d’espoir. C’est une chose qui fait tenir la relation, qui l’entretient, de se dire qu’avec de la patience, cela peut changer… Et donc c’est difficile d’accepter que non ça ne changera jamais rien… Mais il faut savoir se résigner, déposer les armes, (partir), redevenir nous même, et enlever ce sentiment de responsabilité et de culpabilité…

Car on mérite mieux que de se donner du mal et d’user notre énergie pour une personne qui en fait mauvais usage, pour une personne à qui cela n’apporte rien de positif. D’autres personnes sauraient tirer du positif de cette énergie, et surtout d’autres personnes pourraient nous apporter des choses positives.

D’ailleurs, N. n’a pas confiance en lui, et il contre ce manque de confiance en rabaissant et en dénigrant les autres. Ce que je trouve fort dommage car c’est un cercle vicieux qui éloigne les gens de lui et qui donc entraîne encore moins de confiance en lui… J’ai longtemps voulu l’aider à avoir plus confiance en lui, mais une amie m’a dit une chose très juste « ce n’est pas forcément la meilleure manière, mais chacun choisit son chemin pour aller mieux. » Et donc il a choisi son chemin, et quoique je fasse, quoique d’autres personnes fassent, personne ne pourra l’y détourner tant qu’il n’aura pas envie lui même de changer…

Conclusion :

« Ne perdez pas de temps à taper sur un mur en espérant le transformer en porte » (Coco Chanel)

(cet article est un peu décousu et n’a pas de réelle conclusion mais ce sont des prises de conscience importantes sur les relations que je souhaitais partager avec vous 🙂 )

PS : En fait je me rends compte qu’il faut que je fasse le deuil de cette pseudo amitié, parce que maintenant que c’est apaisé et que j’ai réussi à prendre de la distance, je me rends compte qu’il ne m’apporte plus grand chose. Je partage occasionnellement des choses avec lui, mais vraiment ce n’est pas profond et c’est peu significatif. Mais autant avant j’acceptais qu’on arrête de se parler parce que c’était tendu entre nous et ce n’était pas un contexte épanouissant, ni sain. Mais maintenant, la seule chose qui nous éloigne c’est le fait que finalement… on n’a pas grand chose à partager, qu’il y a trop de barrières entre nous pour que cela soit une amitié constructive et intéressante, et j’ai du mal à l’admettre, qu’en fait, après toutes ces années, toutes ces tensions, toutes ces prises de tête, tous ces espoirs, toutes ces discussions, après tout ça, ben en fait l’éloignement se fait de lui-même, et juste voilà. Et le « juste voilà », il est un peu compliqué à accepter…

En vrac

J’avais envie de mettre à jour mon blog sur ma situation actuelle, mais je n’ai pas de quoi faire un article entier sur un thème, donc voici des nouvelles diverses et variées sur ma vie actuelle :

Vue sur la plaine d’Alsace featuring les Alpes en arrière plan (peu visibles malheureusement…)
  • Je suis en Alsace depuis 8 mois, et je suis contente d’être dans une nouvelle région. Je me rends de plus en plus compte qu’habiter dans une nouvelle région, ce n’est pas seulement découvrir une nouvelle ville, c’est découvrir tout un nouvel environnement. Je ne savais rien (ou presque) de l’Alsace avant d’arriver ici, je n’avais aucun point de repère, et j’ai donc tout à découvrir. Apprendre à me repérer à Mulhouse et dans sa périphérie, apprendre les villes et villages qu’il y a dans les alentours, apprendre la géographie de la région, les endroits à fréquenter dans la ville… Et puis surtout je n’ai pas grandi ici, donc je n’ai pas de souvenirs que les autres ont. Si j’entends parler de collège ou lycée, cela ne m’évoque rien, car ce n’est pas ici que j’ai fait ma scolarité. Bref, je ne connais rien à cette région, j’ai tout à apprendre, c’est un peu déstabilisant de se retrouver dans un univers plutôt inconnu, et j’aime beaucoup en fait.

  • Je ne suis pas partie en Allemagne comme j’avais le projet de le faire après mes études, et ce n’est pas prêt de se réaliser avant quelques années. J’aurais eu l’opportunité de le faire là, puisque je me suis retrouvée sans engagement après avoir quitté mon ancien travail, mais je n’avais ni l’énergie ni le moral pour me retaper ENCORE un déménagement, ENCORE un nouvel endroit à découvrir. Donc je n’ai pas cherché à partir, à aller ailleurs en recherchant un autre travail. Cela met donc mon projet de vie à l’étranger entre parenthèses pendant quelques années, mais en fait je l’accepte plutôt bien. Je l’accepte parce que je suis malgré tout dans un environnement relativement germanophone, puisque l’Allemagne et la Suisse sont à moins de 30 minutes de Mulhouse, et franchement j’apprécie énormément ça, de pouvoir aller aussi facilement dans ces deux pays. Et puis, je peux écouter la radio allemande dans ma voiture, et rien que ça, c’est le kif absolu.

Vue sur les Vosges depuis le Hartmannswillerkopf, un champ de combat de la première guerre mondiale, où les tranchées et fils de barbelé sont encore visibles!
  • Et en plus, j’ai finalement retrouvé un travail ! Et c’est un travail dans un cabinet qui travaille avec des clients allemands et suisses, donc je vais utiliser l’allemand dans mon métier, et je suis ravie car c’était mon objectif ! C’est pour cela que j’ai déménagé en Alsace, et je suis contente que ce projet ait porté ses fruits. Je suis vraiment contente d’avoir trouvé ce poste, même si je vais faire des tâches que je n’ai jamais vraiment apprécié dans mes anciennes expériences… Mais là le contexte sera différent, c’est un poste qui m’ouvrira des opportunités d’avenir intéressantes, et je serai dans un contexte germanophone. Je me suis rendue compte que je ne pouvais pas exercer tout de suite le métier qui m’intéressait vraiment, qu’il fallait que je commence par la base, et ce poste va me permettre de le faire. J’ai beaucoup, beaucoup, réfléchi pendant ma période de recherche d’emploi, et j’ai eu un déclic en lisant cette phrase : « La liberté n’est pas de faire ce que tu aimes, mais d’aimer ce que tu fais. » Cette phrase est discutable, mais elle m’a parlé. Et je me suis rendue compte que je pouvais accepter de faire des tâches que j’aimais moins, mais qui avaient un sens dans un contexte plus global. Donc je vais voir comment je vais vivre ce poste, si je me trompe totalement ou pas…

  • Je suis donc dans une nouvelle ville, et qui dit nouvel environnement, dit réseau à reconstruire… Je ne connais personne ici… J’ai sympathisé avec une ancienne collègue, mais c’est une stagiaire qui part dans deux semaines, donc bon… Donc je suis tout à fait seule à Mulhouse. Et vous savez quoi, je le vis plutôt bien en fait. L’année dernière, j’ai été au chômage aussi, et j’avais très peur de me retrouver toute seule toute la journée sans avoir personne à qui parler. C’est pour ça que j’étais contente d’être en couple, et que j’ai eu du mal à accepter de quitter mon ex. Et ironie de la vie, cette année je me suis retrouvée au chômage, et j’étais célibataire ET EN PLUS j’étais dans une vie où je ne connaissais personne ! Et pourtant, je l’ai très bien vécu. Je me suis rendue compte que les peurs n’étaient parfois que des peurs… Je ne sais pas trop encore comment je vais sympathiser avec des gens… Je fais des sorties organisées sur le site On va sortir, j’aime beaucoup, mais je ne sais pas si cela va me permettre de sympathiser avec du monde. On verra, mais bizarrement je suis plutôt sereine et en confiance, je sais que les choses vont bouger petit à petit, même si ça risque de prendre du temps…

Coucher de soleil sur les cigognes d’Alsace 🙂
  • Je me rends compte aussi, quasiment un an après la rupture avec mon ex, que je n’ai toujours aucune envie d’être en couple, et que je n’ai même aucune envie de me faire approcher par un mec. Je me braque si un mec m’approche, a envie de plus me connaître, parce que ma dernière relation a été en fait assez éprouvante. Mon dernier mec essayait d’aller à l’encontre de ce que j’étais, et je n’ai pas envie de revivre ça, de prendre le risque de revivre ça. De devoir lutter en permanence pour affirmer qui je suis, de devoir accepter des choses que je ne fais pas seule… Enfin bref j’ai un bel équilibre seule dans ma vie, et je n’ai pas envie qu’il soit brisé par une intervention extérieure. Donc bref, cela passera quand je ferai une rencontre qui me donnera envie de le briser, mais je me braque très facilement pour le moment.

  • Et j’en ai écrit pas mal pour le moment, donc je vais m’arrêter là 🙂